Ce principe enseigné en bouddhisme peut susciter des questionnements. Prendre conscience d’avoir une « dette » envers ceux qui nous entourent, et au-delà, peut créer d’abord un sentiment d’obligation ou même un élan de contestation… Dans son ouvrage À mes chers amis de la jeunesse, Daisaku Ikeda revient sur le développement de ce que l’on entend par « esprit de reconnaissance », moteur de la révolution humaine.
Le président fondateur de la Soka Gakkai, Tsunesaburo Makiguchi, entoura les mots « comprendre leurs obligations [ou dettes de reconnaissance] et s’en acquitter » dans son exemplaire personnel des Écrits de Nichiren, afin d’indiquer l’importance qu’il leur accordait. Les gens d’aujourd’hui ont peut-être le sentiment que les mots « obligation » ou « dettes de reconnaissance » sont d’un autre temps et impliquent une relation à sens unique, imposée de haut, comme un devoir exigé par un supérieur ou un parent. Mais dans le bouddhisme, et...


