Avril 2026

Étude bouddhique

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Jour après jour, mois après mois

L’espoir est le trésor de la vie et la force motrice de la victoire. Les pratiquants du mouvement Soka allument la flamme de l’espoir dans le cœur des gens, les uns après les autres. (Série d’essais « L’éclat de notre révolution humaine »)   Le temps est maintenant venu d’ouvrir la voie de la paix. Renouvelons nos efforts pour élargir notre mouvement, en allumant dans notre vie la noble flamme de la croyance, comme nous l’enseignent les cinq orientations éternelles de la Soka Gakkai ! (Série d’essais « Le chant de la victoire humaine »)   Ceux qui ont pris un engagement ferme sont forts. Décidés à traverser, quoi qu’il arrive, toutes les épreuves et difficultés qu’ils rencontrent en chemin, ils sont capables d’atteindre l’objectif qu’ils se sont fixé et d’être victorieux dans l’existence. C’est pourquoi Nichiren nous exhorte « de ne pas s’attendre à des temps favorables, mais à considérer comme certain que les temps à venir seront durs » (Sur les persécutions subies par le Sage, Écrits, 1009). (La Nouvelle Révolution humaine, vol. 30-I, chap. Nouvel élan », p. 248)   On ne crée pas de dialogues en attendant passivement. Nous devons aller vers les autres pour leur parler. Trouvons des moyens de créer des liens, même lors des rencontres les plus anodines. (Série d’essais « La lumière du siècle de l’humanisme »)   Un bouddha n’est pas un être spécial. Une personne qui lutte courageusement, par l’esprit et l’action, contre les forces négatives et qui persévère jusqu’à la victoire – voilà ce qu’est un bouddha. (La Sagesse pour créer le bonheur et la paix, vol. 2, La révolution humaine, part. 2/2, chap. 14, « La foi pour surmonter les obstacles », p. 65)   La société est en constante évolution. […] Nous ne devrions pas […] céder au désespoir. […] La foi est l’ultime force spirituelle qui nous permet de puiser en nous-mêmes encouragements et inspiration. (La Nouvelle Révolution humaine, vol. 15, chap. « Floraison », p. 321)   Nous pouvons faire surgir notre sagesse précisément parce que nous sommes confrontés à des difficultés. Notre pratique du bouddhisme de Nichiren nous permet de connaître une transformation fondamentale de notre perception des phénomènes en nous appuyant sur cette vérité. C’est en raison des rigueurs de l’hiver que nous goûtons pleinement la joie de la vitalité et du renouvellement quand vient le printemps. (Série d’essais « Réflexions sur La Nouvelle Révolution humaine »)   Continuez à réciter régulièrement Nam-myoho-renge-kyo. Une voie s’ouvrira à coup sûr devant vous. Vos expériences de victoires sur les obstacles grâce à la foi deviendront une source d’espoir et d’inspiration pour de nombreuses personnes, en particulier les jeunes. (Série d’essais « Notre voie éclatante de la victoire »)   Se faire de nouveaux amis est une source de joie dans la vie. Offrons des encouragements chaleureux et des paroles attentionnées à nos amis, nouveaux et anciens. (Série d’encouragements « Ouvrir ensemble une nouvelle ère de kosen rufu »)   Parfois, quelques mots peuvent suffire à inquiéter ou blesser une personne. De même, quelques mots peuvent suffire à la rassurer ou à lui insuffler du courage. Des propos réfléchis, mûrement pesés, témoignent de la profondeur de notre considération en tant qu’êtres humains. (La Nouvelle Révolution humaine, vol. 4, chap. « Tempête de printemps », p. 19)   « Matin après matin nous nous levons avec le Bouddha, soir après soir nous nous couchons avec le Bouddha. » (OTT, 83) Commencer la journée de manière revitalisante est source de victoire et de développement dans tous les domaines. (Discours prononcé à la réunion des responsables de la région de Chubu, août 1988)   Nichiren exhorte chacun à « [être] des millions de fois plus prudent qu’auparavant » (Le héros du monde, Écrits, 846). Tout en restant vigilants et en accordant la priorité à notre santé et à notre sécurité, vivons pleinement chaque journée ! (Discours prononcé à la conférence des représentants des départements, août 2004)   Il est important d’avoir l’esprit de nous améliorer nous-mêmes. […] Nous devrions nous efforcer de nous développer et d’avancer sans cesse. C’est ainsi que l’on peut faire apparaître créativité et ingéniosité. (La Nouvelle Révolution humaine, vol. 27, chap. « L’esprit de recherche »)   Grâce au pouvoir de la Loi merveilleuse, vous pouvez manifester pleinement votre individualité et vos qualités uniques. Nous possédons chacun une mission que nous seuls pouvons accomplir. (Série d’étude « Une religion de la révolution humaine »)   Avec le temps, les gens vous diront naturellement leur admiration pour vos efforts dévoués et invisibles. Ils seront touchés par vos prières, et vous serez entourés de gratitude et d’éloges. Tel est le grand pouvoir bénéfique de la Loi merveilleuse. Vivons chaque jour avec sagesse, en accomplissant notre mission de bodhisattva surgi de la Terre ! (Série d’encouragements « Graver les écrits de Nichiren dans notre cœur »)   Dans tout ce que nous accomplissons, la conclusion est essentielle. Que ce soit dans nos efforts pour kosen rufu ou dans notre travail, il s’agit d’aller jusqu’au bout et de finir avec éclat. (Discours prononcé à la conférence des représentants, août 2006)   Les dialogues à cœur ouvert sont joyeux. Échanger avec des personnes d’autres générations et d’autres régions enrichit notre existence et nous aide à élargir notre état de vie. (Série d’essais « La citadelle éternelle qu’est le mouvement Soka »)   Lorsque nous récitons Gongyo et Nam-myoho-renge-kyo, nous parlons le langage du Bouddha qui imprègne tout l’univers. En récitant de puissants Daimoku, menons une vie longue et en bonne santé, en remportant la victoire jour après jour. (Discours prononcé à la conférence des représentants des départements, août 2008)   Ceux qui luttent pour de meilleurs lendemains ont une force vitale éclatante. Déployez vos ailes et élancez-vous vers un avenir radieux, au nom de la paix et pour la victoire de l’humanité ! (La Nouvelle Révolution humaine, vol. 23, chap. « L’avenir », p. 56)   Renouveler notre détermination ouvre une nouvelle ère et fait naître un nouvel espoir. En baignant dans la lumière du soleil qui illumine l’ère future du bonheur, avançons fièrement sur la grande voie de kosen rufu. (Discours prononcé à la réunion mensuelle des responsables, janvier 1991)   Accomplir sa révolution humaine signifie progresser sans cesse, faire ne serait-ce qu’un pas de plus que la veille, un pas de plus que l’an dernier. Soyez à l’initiative du changement ! Ouvrez vous-même un chemin vers la victoire ! (Éditorial du Daibyakurenge, janvier 2010)   Le mot-clé est amitié. Vous, les jeunes, montrez la voie à suivre. En répandant un esprit amical et en faisant preuve de bonne volonté, annoncez une nouvelle ère.   En établissant un rythme quotidien sain et équilibré fondé sur la foi dans la Loi merveilleuse, nous pouvons faire un pas en avant dans la transformation de notre vie familiale. Les familles qui respirent l’harmonie et le bonheur peuvent être une source d’espoir et d’inspiration pour les autres. (La Nouvelle Révolution humaine, vol. 26, chap. « Des responsables courageux », p. 217)   La détermination, l’engagement à passer soi-même à l’action, telle est la force qui mène à la victoire. Cela correspond au principe bouddhique des « trois mille mondes en un instant de vie ». (Discours prononcé à la réunion mensuelle des responsables, janvier 1998)   L’énergie nécessaire pour lutter avec courage et détermination chaque jour, à chaque instant, ouvre la voie à la victoire. Cette énergie provient de la récitation de Nam-myoho-renge-kyo avec une puissance semblable au « hennissement des chevaux blancs » (cf. Le roi Rinda, Écrits, 996). (Série d’essais « Notre voie éclatante vers la victoire »)   Si nous ne ménageons pas nos efforts et maintenons l’esprit d’unité entre le maître et le disciple, la Soka Gakkai prospérera éternellement. Conscients que chacun d’entre nous est responsable de la réalisation de kosen rufu, faisons de la Soka Gakkai la meilleure organisation au monde ! (Discours prononcé à la conférence des représentants des départements, juin 2008)   Nichiren nous enseigne à « croire continuellement sans jamais régresser » (Les deux sortes de foi, Écrits, 909). Ce qui importe, c’est de nous polir et de nous forger continuellement sur la base de la foi dans la Loi merveilleuse. (Série de cours « Le bouddhisme du soleil »)   Se laisser facilement influencer par les autres et se lamenter de sa situation ne mène pas à la victoire dans la vie. Votre esprit de recherche et votre détermination à vous améliorer vous permettront de jouir d’une jeunesse épanouissante et de suivre le bon chemin dans la vie. (Discours prononcé à la réunion générale conjointe des arrondissements, janvier 1988)   La force de la Soka Gakkai est la force des personnes ordinaires qui œuvrent au sein de nos chapitres et sont aux premières lignes de notre mouvement. C’est une formule éternelle et immuable. (Éditorial du Daibyakurenge, octobre 2011)   Ce qui touche le cœur des gens et facilite leur compréhension du bouddhisme, c’est la considération et la sincérité que nous manifestons à leur égard. C’est notre personnalité. (Discours prononcé à la réunion des responsables de la région du Kansai, septembre 1987)   Apprendre nous aide à faire surgir notre potentiel et à accomplir notre noble mission. J’espère que vous, mes jeunes amis du groupe Avenir, deviendrez des champions qui se lancent des défis et que vous accorderez la priorité à vos études. (Série d’essais « Notre voie éclatante vers la victoire »)   Kosen rufu commence par la révolution humaine d’une seule personne. Une personne déterminée à passer à l’action donne à une autre l’envie de faire de même. Cette détermination qui se transmet d’une personne à une autre est la formule immuable du développement de notre mouvement. (Série d’essais « Notre voie éclatante de la victoire »)   Plus l’obscurité qui enveloppe la société est profonde, plus le bouddhisme de Nichiren brille avec éclat car il nous enseigne comment transformer n’importe quel phénomène négatif, selon le principe de la transformation du poison en remède. L’important est d’aller résolument de l’avant avec le cœur d’un roi-lion. (Discours prononcé à la conférence des responsables exécutifs, novembre 2008)   Notre souhait, en tant que pratiquants du bouddhisme de Nichiren, est de créer une ère de respect de la dignité de la vie grâce à notre philo­sophie humaniste, en ayant l’esprit bienveillant d’alléger les souffrances et d’insuffler la joie. (Série d’étude « À mes amis des quatre départements engagés dans notre lutte commune »)   Quoi qu’il arrive, appuyons-nous toujours sur le Gohonzon et sur la foi. Nous remporterons alors à coup sûr la victoire absolue. Nous deviendrons sans aucun doute heureux. Telle est la finalité du bouddhisme de Nichiren. (Discours prononcé à la conférence des responsables exécutifs, novembre 2008)   Grâce au pouvoir de nos paroles et de notre voix, agrandissons les champs fertiles du bonheur. Plus nous tissons de liens avec les autres, plus grands sont les bienfaits et la bonne fortune que nous accumulons. (Série d’essais « Notre voie éclatante de la victoire »)   Prendre l’initiative est primordial. Le sens, la satisfaction et le bonheur véritables dans la vie découlent des actions que nous engageons avec un esprit d’initiative résolu. (Discours prononcé à la réunion des responsables du siège, mars 1992)   Kosen rufu est l’entreprise suprême des personnes ordinaires qui œuvrent ensemble pour le bien-être et la prospérité de la société. Déployons un maximum d’efforts dans la prière, passons à l’action et dialoguons avec les autres. En manifestant une unité toujours plus grande, écrivons un nouveau chapitre marqué par des accomplissements encore plus éclatants ! (Série d’essais « Le chant de la victoire humaine »)   Quel est le but de notre vie ? La mission signifie être conscient du but de notre vie. Quand nous décidons de nous consacrer aux nobles idéaux communs des maîtres et des disciples du mouvement Soka, rien ne peut nous arrêter. (Série d’essais « Le chant de la victoire humaine »)   Les grandes réalisations découlent en définitive de l’accumulation de petits efforts quotidiens. Par conséquent, évitons toute complaisance et faisons tout notre possible pour remporter la victoire face à tous les défis qui se dressent devant nous. (Série d’essais « Notre voie éclatante de la victoire »)   « Aujourd’hui encore je crée des nouvelles valeurs ! » – avançons toujours avec cette résolution ardente et cet esprit passionné. Tel est le mode de vie des pratiquants du mouvement Soka. (Discours prononcé à la réunion commémorative, juin 2007)   Le développement de notre réseau Soka conduira au développement de la paix et de l’amitié à travers le monde. Partout dans le monde, avançons avec audace, joie et harmonie au côté de nos compagnons de croyance ! (Discours prononcé à la réunion mensuelle des responsables, février 2006)

Étude bouddhique

La voie éclatante du kosen rufu mondial

Commentaires de Hiromasa Ikeda, vice-président de la SGI, du volume 27 de La Nouvelle Révolution humaine 1. Traduit du journal Seikyo, quotidien affilié au mouvement bouddhiste Soka au Japon, du 24 mars 2021. Le chapitre « Justice » du volume 27 de la Nouvelle Révolution humaine est paru dans le journal Seikyo de janvier à mars 2014, peu après l’achèvement du Hall du grand vœu pour kosen rufu en novembre 2013. Le thème de l’année 2014 dans la Soka Gakkai était « Année de l’ouverture d’une nouvelle ère pour le kosen rufu mondial » et ce chapitre établit clairement que, au début de cette nouvelle phase, il était crucial de garder à l’esprit ce qui suit : « Shin’ichi était tout à fait conscient que l’esprit fondamental de la Soka Gakkai ne pourrait se transmettre et le courant pur de kosen rufu se répandre et se développer jusqu’à devenir un fleuve puissant que si les pratiquants gardaient vivant dans leur cœur le noble esprit de se consacrer avec altruisme à la propa­gation de la Loi, incarné par Makiguchi et Toda. » Dans ce chapitre, nous apprenons comment ce noble esprit a été adopté par les trois présidents fondateurs de la Soka Gakkai – Tsunesaburo Makiguchi, Josei Toda et Daisaku Ikeda. Je suis convaincu que l’essentiel pour que la Soka Gakkai fasse encore un grand bond en avant en tant que mouvement religieux mondial, c’est d’hériter de cet esprit et de le mettre en pratique dans notre vie quotidienne. Quand le premier président Makiguchi se convertit au bouddhisme de Nichiren en 1928, il chercha « à revenir à l’enseignement originel et à suivre cette grande voie en tant que disciple authentique, en accord parfait avec l’esprit de Nichiren », plutôt que de réaliser simplement la pratique de la Nichiren Shoshu qui avait sombré dans le formalisme et était devenue purement rituelle comme les autres écoles bouddhiques traditionnelles du Japon. Au cœur de la Seconde Guerre mondiale, redoutant les persécutions des autorités militaristes [qui cherchaient à unir le pays autour du shintoïsme d’État pour soutenir l’effort de guerre], les moines de la Nichiren Shoshu acceptèrent le talisman shinto. En revanche, Makiguchi et Toda le refusèrent fermement, ce qui mena par la suite à la détention et à la mort en prison de Makiguchi, au terme d’une vie noble consacrée à la propagation altruiste de la Loi. Déterminé à perpétuer l’engagement de son maître pour kosen rufu, le président Toda entreprit de rebâtir l’organisation laïque après sa libération de prison [le 3 juillet 1945]. Tout en continuant à soutenir et à protéger la Nichiren Shoshu, il était bien conscient qu’une tendance négative à mépriser les laïcs persistait parmi les moines et il se dressa résolument contre ces derniers. Dans le même esprit que son maître, Shin’ichi Yamamoto avait aussi fait de son mieux pour protéger et soutenir la Nichiren Shoshu, tout en disant parfois ce qui devait être dit, afin de maintenir des relations harmonieuses entre les laïcs et le clergé. Mais beaucoup de moines de la Nichiren Shoshu n’appréciaient pas ses conseils concernant le comportement approprié pour les moines, et un sentiment de supériorité par rapport aux laïcs continua à prévaloir parmi eux. L’hostilité du clergé envers la Soka Gakkai est alors exacerbée par les manœuvres secrètes de Tomosama Yamawaki, un avocat travaillant à la fois pour la Soka Gakkai et le clergé, dont l’intention était de contrôler secrètement l’organisation laïque. À partir de 1976, il avait commencé à répandre des rumeurs incendiaires auprès de certains moines qui, ainsi manipulés, se mirent à calomnier et à attaquer la Soka Gakkai. En réponse à ces attaques, Shin’ichi déclare que l’important est « d’aider chaque membre à établir une foi profonde et inébranlable, et à incarner fermement l’esprit de maître et disciple qui consiste, dans la Soka Gakkai, à se consacrer à la mission de kosen rufu ». Déterminé à ne pas laisser une seule personne en arrière, il consacre toute son énergie à offrir des encouragements en se rendant dans huit régions en dehors de Tokyo entre janvier et mai 1978, afin d’y rencontrer les pratiquants. En juin, il se rend dans le Hokkaido, la neuvième région de sa tournée d’encouragement cette année-là. Il y passe seize jours durant lesquels il voyage dans toute l’île, pose pour des photos commémoratives avec environ cinq mille membres et en rencontre au total plus de vingt mille. Apprendre de l’esprit décrit dans le chapitre « Justice » ne concerne pas seulement ceux d’entre nous qui pratiquent aujourd’hui, alors que nous célébrons le 30e anniversaire de l’indépendance spirituelle de la Soka Gakkai par rapport à la Nichiren Shoshu [intervenue en novembre 1991]. Cela représente le point de départ et l’esprit fondamental de la Soka Gakkai auxquels les futures générations devraient toujours revenir. Notre famille Soka de Tohoku En mai 1978, alors qu’il se rend au Centre pour la paix de la Soka Gakkai de Tohoku [par la suite renommé le Centre pour la paix d’Oba], dans la préfecture de Miyagi, Shin’ichi fait part à ceux qui l’accompagnent de tout son respect et de toute son admiration pour les membres de cette région du nord-est du Japon. Il déclare : « La force des pratiquants de Tohoku est due au fait qu’ils se sont dressés avec courage face à toutes les épreuves qu’ils ont rencontrées – notamment le tsunami de 1960 provoqué par un tremblement de terre au Chili ou les dégâts causés par le froid dans les récoltes – et ils en ont fait la source d’un élan encore plus puissant pour kosen rufu. » Depuis les débuts de la Soka Gakkai, Shin’ichi avait vu à quel point les membres de Tohoku avaient lutté courageusement pour kosen rufu. Dans le chapitre « L’esprit de recherche », il affirme qu’ils ont montré la plus grande preuve factuelle de la foi sous la forme des « trésors du cœur », en manifestant la véritable force du bouddhisme de Nichiren. On peut sûrement dire la même chose de leurs efforts constants, jour après jour, pour restaurer leur cadre de vie après le tremblement de terre et le tsunami de mars 2011 à Tohoku. Le 7 mars de cette année [2021], les pratiquants de notre famille Soka de Tohoku ont tenu une réunion générale intitulée « Les liens de l’espoir » afin de célébrer le 70e anniversaire des débuts de kosen rufu dans la région ainsi que les dix ans de lutte pour restaurer la lumière du bonheur dans leurs villes natales. La réunion s’est tenue au centre culturel de Tohoku et a été diffusée dans 147 lieux situés dans les six préfectures de la région. Environ 10 000 membres y ont participé. Les liens précieux et durables qu’ils ont établis à la fois avec leur maître et entre eux brillent comme une source d’espoir pour le monde entier. Dans son essai de la série Le grand éclat de notre révolution humaine, intitulé « La lumière du bonheur brille dans nos victoires en tant qu’être humain », publié le 11 mars 2021 dans le journal Seikyo, soit le jour marquant le dixième anniversaire du tsunami et du tremblement de terre de Tohoku, le président Ikeda a exprimé tout l’espoir qu’il plaçait dans les membres locaux. Il écrit que « la force intrinsèque des habitants de Tohoku, si puissante face à l’adversité, aura un rôle moteur dans la création des valeurs qui façonneront une nouvelle ère 2 ». Il ajoute que dans les efforts de notre mouvement pour faire de ce siècle un siècle de vie et de révolution humaine, ce sont « nos précieux membres de la famille Soka de Tohoku » qui « joueront un rôle clé pour consolider les bases de notre mouvement ». En gravant cet encouragement dans leur cœur, nos amis membres de Tohoku ont pris un nouveau départ plein d’énergie. Dans le chapitre « L’esprit de recherche », il y a aussi une scène où Shin’ichi encourage les responsables des six préfectures de Tohoku à s’élancer dans les dix prochaines années en escaladant avec lui les hauts sommets de kosen rufu. « Une nouvelle progression engendre un nouvel espoir », écrit-il. Je suis certain que les efforts incroyables accomplis par nos compagnons de pratique de Tohoku pour restaurer la lumière du bonheur dans leur région continueront de briller avec plus d’éclat dans la décennie à venir tandis que nous avançons vers le centenaire de la Soka Gakkai en 2030. Une nouvelle ère de l’éducation Soka L’école élémentaire Soka de Tokyo a ouvert en avril 1978. Dans le chapitre « Jeunes pousses », Shin’ichi déclare que, avec l’ouverture de cette école, « nous entrons à présent dans le deuxième acte du développement de l’éducation Soka ». Malgré son emploi du temps chargé, il se rend dans cette école en tant que fondateur pour encourager les élèves et le personnel. On peut sentir toute son affection pour les élèves et diplômés des écoles Soka dans le passage suivant : « Shin’ichi se sentait lui aussi en parfaite unité avec l’école élémentaire Soka de Tokyo et tous les autres établissements qui constituaient le système scolaire Soka. Le développement des élèves inscrits et les activités des diplômés dans la société lui procuraient une joie indicible. » Lors de la première cérémonie de remise des diplômes de l’école élémentaire Soka, en mars 1982, il encourage les élèves ainsi : « Pensez toujours à ce que vous pouvez faire pour la paix, faites tout votre possible pour développer vos capacités. » Le 16 mars de cette année [2021], l’école a organisé sa 40e cérémonie de remise des diplômes. Dans son message aux diplômés, le président Ikeda déclare avec passion que, en tant que fondateur, il considère sa vie et la vie des élèves comme « étant une et inséparable pour toute l’éternité ». Il a toujours fait preuve de la plus grande attention envers tous ceux qui ont étudié dans les institutions. Cette année, nous allons célébrer le 50e anniversaire de l’université Soka, le 2 avril, et le 20e anniversaire de l’université Soka d’Amérique (SUA) à Aliso Viejo, le 3 mai. On a aussi annoncé récemment que l’école internationale Soka de Malaisie ouvrira en 2023. On voit ainsi pointer à l’horizon le jour où les collégiens et lycéens issus de cette nouvelle école poursuivront leurs études à l’université Soka du Japon ou des États-Unis. Nous sommes bien au début d’« une ère où l’éducation Soka montrera sa véritable valeur ». Passages clés du volume 27 « Le but de l’éducation n’est pas simplement d’inculquer des connaissances mais d’aider les élèves à se doter des moyens de penser par eux-mêmes et de mettre à profit les connaissances qu’ils acquièrent. » Chap. « Jeunes pousses » « En prenant conscience de notre dette de reconnaissance envers les autres, nous apprenons la voie de l’humanisme. S’acquitter de cette dette est le point de départ pour mener une vie véritablement digne. » Chap. « Jeunes pousses » « Ceux qui gardent et partagent la Loi merveilleuse sont des personnes qui agissent et luttent en accord avec les enseignements de Nichiren. Elles montrent la preuve factuelle, en brandissant la bannière de la victoire de kosen rufu. » Chap. « Justice » « En définitive, les gens sont amenés à abandonner leur foi par lâcheté et par désir de protéger leurs intérêts. » Chap. « Justice » « Ainsi, dans la Soka Gakkai, les personnes mises à l’honneur pour leurs remarquables contributions pour kosen rufu ne bénéficient pas d’une reconnaissance uniquement liée à ce qu’elles ont accompli par le passé ; ce sont des personnes toujours tournées vers le futur et qui se lancent de nouveaux défis pour kosen rufu. » Chap. « Une lutte acharnée » « À long terme, la société finira par apprécier la valeur d’une progression permanente et régulière. Sans base solide, toute entreprise s’effondrera, emportée par le tumulte des temps qui changent. La persévérance est la clé à la fois dans la vie et pour kosen rufu. » Chap. « L’esprit de recherche »   1. Moments inoubliables, volume 27 Traduit du journal Seikyo, du 9 mars 2021. Ne jamais oublier de manifester sa reconnaissance En novembre 1977, environ six mois avant la date d’ouverture prévue de l’école élémentaire Soka de Tokyo, Shin’ichi Yamamoto visita le chantier de construction afin d’exprimer sa reconnaissance envers tous ceux qui travaillaient avec ardeur et pour que les délais fixés soient tenus. Shin’ichi dit à Motoo Suzuki, le responsable du chantier : « J’ai concentré toute mon énergie sur l’éducation, en décidant d’en faire l’œuvre ultime de ma vie. L’école élémentaire Soka de Tokyo servira de lieu pour former des personnes de valeur qui prendront la responsabilité de l’avenir. De nombreux dirigeants qui assumeront la responsabilité de la paix mondiale au XXIe siècle apparaîtront à coup sûr à partir de cette école. Ils prendront leur envol dans le monde. Ce bâtiment sera la scène où ils s’épanouiront et se développeront. […] « Je sais que nous vous avons causé beaucoup de soucis en raison du retard dans le lancement des travaux. Je vous suis très reconnaissant pour votre soutien indéfectible. J’espère que vous achèverez la construction de cette école avec votre équipe en toute sécurité et sans incident. » Shin’ichi exprima ce qu’il pensait en toute sincérité et serra la main de Suzuki. Ce dernier paraissait déterminé. Les remarques de Shin’ichi concernant la mission de l’école semblaient l’avoir profondément impressionné. […] [La construction fut finalement achevée dans les délais.] Après la cérémonie d’entrée du 9 avril 1978, Shin’ichi […] s’approcha d’un cerisier, planté juste à droite du portail principal. C’était l’arbre planté en l’honneur du responsable du chantier Motoo Suzuki. Shin’ichi le contempla et dit aux élèves : « Cet arbre est l’expression de notre gratitude envers ceux qui ont construit cette école. […] De nombreuses personnes ont participé à la construction, en travaillant sous la pluie, grelottant dans le vent froid du nord, et même sous la neige. […] « Il y a de nombreuses personnes autour de vous qui travaillent durement dans l’ombre pour votre bien, dit Shin’ichi. C’est le cas notamment de ceux qui ont bâti cette école. Et aussi de vos parents, de vos professeurs et des membres du personnel qui veilleront désormais sur vous. Il faut penser également aux conducteurs de trains et aux employés des gares qui vous permettent chaque jour de vous rendre à votre école. Tous travaillent dur pour vous dès le lever du jour et jusque tard dans la nuit. J’espère que vous n’oublierez jamais de manifester votre reconnaissance pour les efforts de celles et ceux qui vous soutiennent. » Extrait du chapitre « Jeunes pousses » Ode à la lutte commune du maître et du disciple Le 21 avril 1978, Shin’ichi entreprit un voyage d’encouragements dans la région de Chubu. Le soir de son arrivée, au terme d’une réunion avec des responsables locaux, deux membres du département des femmes s’approchèrent de lui. Après un instant d’hésitation, l’une d’elles prit la parole. C’était Yasue Hirahata, la responsable des femmes de la préfecture de Mie, où les pratiquants devaient organiser un festival de chorales le 23 avril. « Nous nous demandions, dit-elle, pourquoi la chorale des femmes ne pouvait pas interpréter le chant Toujours d’humeur joyeuse3 à notre prochain festival. C’est notre chant de la Soka Gakkai préféré, car il exprime les sentiments du département des femmes. Nous aimerions votre accord pour le chanter. » […] En baignant dans la lumière éclatante du matin, aujourd’hui encore, nous luttons ensemble, toujours d’humeur joyeuse. Quand nous sommes heureuses, quand nous sommes tristes, nos cœurs appellent « Sensei, Sensei, ô Sensei, notre maître ! » Shin’ichi était gêné qu’il soit question de lui dans ce chant, mais pour les pratiquantes, les paroles étaient une ode à la lutte commune du maître et du disciple, car elles exprimaient leur détermination à toujours œuvrer aux côtés de leur maître pour kosen rufu. Toujours d’humeur joyeuse avait figuré dans le programme initial du festival des chorales de Mie, et le département des femmes avait procédé à des répétitions. Puis le chant avait été subitement retiré de la liste. Cette décision semblait avoir été prise pour ne pas froisser les moines de la Nichiren Shoshu de Chubu invités à l’événement, certains d’entre eux étant connus pour leur attitude critique à l’égard de la confiance sincère des pratiquants de la Soka Gakkai envers leur président, Shin’ichi Yamamoto. Mais cette décision était inacceptable pour le département des femmes. Elles trouvaient incompréhensible que l’on interdise un chant qui exprimait leur esprit de recherche à l’égard de leur maître. Elles étaient remplies de gratitude envers Shin’ichi parce qu’elles avaient surmonté leurs difficultés et étaient devenues heureuses en pratiquant le bouddhisme en accord avec ses encouragements. Elles étaient fières de suivre la voie de maître et disciple vers la réalisation de kosen rufu. Le problème ne portait donc pas simplement sur l’interprétation d’un chant particulier. Elles sentaient que c’était leur fierté et leur mode de vie même qui étaient traités avec mépris. […] À Mie, les femmes sentaient qu’il n’était pas normal qu’elles soient contraintes de cacher le respect et l’admiration qu’elles éprouvaient pour leur maître. Suite à leur intervention, il fut décidé de réintégrer la chanson au programme. […] Quand elles apprirent qu’elles pourraient en définitive chanter Toujours ­d’humeur joyeuse, elles saluèrent cette nouvelle par des applaudissements. Beaucoup essuyèrent des larmes de joie. Extrait du chapitre « Justice » Tout confier à la jeunesse Le 5 mai 1978, Shin’ichi assista à la réunion nationale des groupes de musique du département des jeunes hommes au stade de l’université Soka. En cette occasion, il offrit des encouragements, puis s’entretint avec des journalistes à propos de son engagement auprès de la jeunesse. Après la réunion, Shin’ichi descendit de l’estrade des invités pour se rendre sur le terrain. Des acclamations s’élevèrent. Puis il se mit à encourager les membres des chorales et d’autres jeunes, un à un. […] Certains avaient brandi la bannière de leur région durant toute la réunion. Et parmi les membres des groupes musicaux, il y avait même des collégiens. Shin’ichi se déplaça dans le stade et serra la main des responsables régionaux des groupes de musique. Au passage, il donna une chaleureuse accolade à un collégien. « Quelle magnifique performance ! Et continue aussi à étudier sérieusement ! » […] Malgré la sueur qui coulait sur son front et dans son cou, Shin’ichi continua de serrer des mains et d’encourager les membres un à un. Certains avaient les larmes aux yeux en le voyant remercier ainsi les participants de tout son cœur. Par la suite, dans une salle de conférences de l’université Soka, Shin’ichi rencontra de façon informelle des journalistes de télévision et de presse écrite. « Les jeunes de la Soka Gakkai sont toujours pleins de passion, dit l’un d’eux. Je ressens aussi les liens profonds que vous partagez avec eux. Comment avez-vous fait pour cultiver cette relation de confiance ? — Laissez-moi vous faire part de ce que j’ai dit aujourd’hui aux jeunes que j’ai rencontrés, répondit Shin’ichi. Je leur ai dit que j’aspire à les voir se développer, que je prie pour cela et que je souhaite tout leur confier. C’est vraiment ce que je ressens concernant la jeunesse. « Je leur ai toujours dit que je suis comme un tremplin pour eux et que j’aspire à faire tout mon possible pour leur épanouissement. Et j’ai en effet une foi absolue dans nos membres de la jeunesse et suis prêt à les encourager et à les soutenir par tous les moyens possibles. « J’essaie toujours de procurer de la joie à tous les pratiquants de notre mouvement et pas seulement à ceux de la jeunesse. Ainsi, l’an dernier, j’ai inscrit 10 784 calligraphies pour les offrir aux pratiquants à titre d’encouragement. Je suis totalement déterminé à soutenir les membres de notre mouvement. Je pense que c’est pour cela que mes mots trouvent un écho en eux. Et c’est aussi pour cela qu’ils m’ouvrent leur cœur et se confient à moi. » Extrait du chapitre « Une lutte acharnée » Un voyage épique mû par un profond esprit de recherche Durant une visite dans le Hokkaido en juin 1978, Shin’ichi rencontra Kaztsuji Sugayama, un paysan qui tenait une laiterie dans la petite ville de Bekkai. Shin’ichi se souvint de la lutte que cet homme avait menée pour approfondir sa foi dans un contexte financier particulièrement difficile alors qu’il était membre du département des jeunes hommes, bien des années auparavant. C’était en septembre 1960 et Sugayama avait alors appris qu’une réunion des jeunes hommes devait se tenir dans la ville de Kushiro mais il n’avait pas les moyens de payer le voyage et il eut d’abord le sentiment d’être dans une impasse. En prenant le train, il aurait pu se rendre à Kushiro en trois heures, mais il n’avait pas d’argent pour payer le voyage. « Les membres souhaitent ma venue, mais comment faire ?… » Un soir, en rentrant chez lui, il s’allongea pour se détendre et put voir distinctement les visages de ses compagnons de pratique de Kushiro. Ils semblaient dire : « Nous t’attendons ! Nous croyons en toi ! Allez, debout ! » Sugayama se leva. « C’est décidé ! Je vais y aller à vélo. Je ne peux pas me laisser arrêter par les circonstances. Je veux rencontrer tout le monde et entendre le président Yamamoto ! […] Si je pars maintenant, je pourrai arriver là-bas à l’heure. » Il se hissa sur sa bicyclette et s’élança résolument, comme pour surmonter ses hésitations. La route n’était pas pavée. Il s’accrochait fermement à son guidon pour ne pas tomber en heurtant des racines. Il n’y avait pas de réverbères pour éclairer la route ni de lumière provenant des maisons. La lune et les étoiles étaient dissimulées derrière un voile nuageux. […] Mais en pensant à ses compagnons de pratique qui comptaient sur lui, il était bien décidé à ne pas abandonner. […] Enfin, l’aube arriva et la ville de Kushiro apparut au loin, à travers la brume matinale. « Bientôt, je vais tous les retrouver », pensa-t-il. Il se sentit soulagé. Puis, soudain, toutes ses forces l’abandonnèrent et l’épuisement le gagna. Il s’arrêta, s’étendit sur l’herbe et plongea aussitôt dans un profond sommeil. La lumière du soleil le réveilla. Il avait dormi deux heures et se sentait régénéré. Il repartit à un bon rythme et, à environ huit heures du matin, il entra dans Kushiro. Il avait parcouru une centaine de kilomètres en une nuit. Son visage était couvert de sueur et de poussière mais son cœur était léger. Son puissant esprit de recherche lui avait permis de surmonter ses faiblesses. Tous ceux qui participaient à la réunion accueillirent le champion de Betsukai avec des applaudissements et des acclamations enthousiastes. Ils apprirent par son exemple ce qu’était le véritable esprit du département des jeunes hommes. Extrait du chapitre « L’esprit de recherche » 2. Vivre avec les écrits de Nichiren, volume 27 Traduit du journal Seikyo, du 18 mars 2021. « Même s’il s’agit du grand patriarche, si ce dernier avance une théorie arbitraire contraire à l’enseignement bouddhique correct, il ne faut pas le suivre. » (Les vingt-six articles de prévention, GZ, 1618) Garder l’enseignement correct À la fin du mois de juin 1943, Tsunesaburo Makiguchi et Josei Toda furent convoqués au temple principal de la Nichiren Shoshu où, en présence du grand patriarche Suzuki Nikkyo, un moine aîné les exhorta à accepter l’amulette shinto qui exprimait symboliquement le soutien à l’idéologie officielle du pays. Les moines l’avaient déjà eux-mêmes acceptée par crainte des persécutions du gouvernement militariste. Recevoir l’amulette touchait à une question fondamentale liée au cœur même des enseignements et doctrines du bouddhisme de Nichiren. Cela équivalait à renoncer à la liberté de croyance et à se soumettre à la politique de contrôle de la pensée instaurée par les autorités militaristes. Makiguchi répondit fermement : « Je ne puis accepter cette proposition. Je refuse totalement d’accepter ce talisman. » […] Après avoir quitté le temple principal, en s’efforçant de réprimer sa colère, Makiguchi confia à son disciple, Josei Toda : « Je ne redoute pas la disparition d’une simple école bouddhique, mais la ruine du pays tout entier. Je crains que Nichiren n’en soit profondément affligé. N’est-ce pas le moment d’adresser une remontrance au gouvernement ? 4 — Sensei, avait répondu son disciple, je vais lutter en y consacrant toute ma vie. Quoi qu’il arrive, je resterai constamment à vos côtés. » La relation de maître et disciple dans le mouvement Soka est une union spirituelle fondée sur un engagement total pour la réalisation de kosen rufu. Quelque temps après, Makiguchi et Toda furent arrêtés et jetés en prison pour haute trahison et violation de la loi sur le maintien de l’ordre public. Dix-neuf autres responsables de la Soka Kyoiku Gakkai furent eux aussi arrêtés. Dès l’arrestation de Makiguchi et des autres responsables du mouvement Soka, la Nichiren Shoshu, prise de panique, tenta de rompre tout lien avec la Soka Kyoiku Gakkai, en interdisant notamment les pèlerinages au temple principal aux pratiquants qui suivaient Makiguchi. Le courant pur du bouddhisme de Nichiren avait été rigoureusement préservé grâce aux efforts du maître et du disciple du mouvement Soka, Tsunesaburo Makiguchi et Josei Toda, restés fidèles à cet enseignement au risque de leur vie. Extrait du chapitre « Justice » « Les diverses souffrances endurées par tous les êtres vivants – toutes sont les souffrances de Nichiren. » (OTT, 138) Jeunes, partagez vaillamment les souffrances du peuple Le 5 mai 1978, lors d’une rencontre informelle avec des journalistes de la télévision et de la presse écrite, Shin’ichi fait part de ses réflexions sur l’importance de faire preuve d’empathie envers les personnes confrontées à de grandes difficultés. Il dit aussi aux journalistes comment les jeunes peuvent, selon lui, développer leurs capacités. Cela exprime l’état de vie infiniment bienveillant de Nichiren, qui considérait les souffrances de l’humanité comme les siennes et ouvrit à tous la voie de l’atteinte de l’illumination. En tant que disciples, nous nous efforçons de vivre avec le même esprit. Plutôt que d’être totalement absorbés par nos problèmes, nous éprouvons de l’empathie et partageons les luttes de toutes sortes de personnes, en consacrant notre vie à kosen rufu afin de leur montrer la voie vers un bonheur indestructible. Nous écoutons les problèmes et préoccupations de nos amis et faisons de notre mieux pour les encourager. En aspirant sincèrement à leur bonheur, nous leur parlons du bouddhisme de Nichiren et pratiquons pour eux. C’est grâce à de tels efforts quotidiens accomplis du fond du cœur que nous pouvons relier notre vie à Nichiren. En menant ce type d’existence, nous brisons la coquille étroite de l’égoïsme et faisons jaillir les vastes états de vie des bodhisattvas surgis de la Terre et de Nichiren, engageant ainsi une profonde transformation intérieure. […] Shin’ichi dit aux journalistes : « Nous ne pouvons pas comprendre les difficultés des autres si nous n’avons pas fait nous-mêmes l’expérience de la souffrance. Si des dirigeants dépourvus d’empathie exercent une influence dans la société, ce sera un ­malheur pour les simples citoyens. C’est pour cela que j’encourage toujours les jeunes, les dirigeants de l’avenir, à se lancer des défis et à faire face aux épreuves. Je veux qu’ils deviennent des personnes en mesure de comprendre les souffrances d’autrui. Pour cela, ils ne doivent pas éviter les difficultés mais au contraire les accepter de bon cœur et lutter plus que quiconque. » Extrait du chapitre « Une lutte acharnée »

Paroles d'encouragement

La lumière du siècle de l’humanisme. Se réjouir de la progression dynamique du département des jeunes femmes

Par Shin’ichi Yamamoto1 «Pour tout être mortel, le plus éclatant des dons est la faveur qui revient jour après jour. » J’ai toujours apprécié ces mots du poète de la Grèce antique Pindare, dans l’un de ses poèmes célébrant les vainqueurs. Dans le quartier de Shinanomachi, à Tokyo, le Centre Soka des jeunes femmes vient enfin d’être achevé. C’est le lieu du triomphe, de l’espoir et de la gloire pour les jeunes femmes du xxie siècle. Le bâtiment a été officiellement inauguré le 3 mai, Jour de l’An de la Soka Gakkai, sous les applaudissements des très nombreux pratiquants présents, le visage souriant. Ce jour-là, le ciel était dégagé et le soleil brillait d’un éclat magnifique. Une heureuse coïncidence a voulu que cette citadelle de l’espoir du département des jeunes femmes ait été inaugurée à la saison où le muguet (jpn suzuran, symbole de leur département) se met à fleurir. Cette fleur aussi appelée en anglais « clochette de mai » (May bells) fait tinter le doux son de l’espoir, comme pour célébrer le mois de mai du mouvement Soka. Mon épouse et moi nous sommes, l’un et l’autre, réjouis de l’ouverture de ce nouveau centre. Nous avons prié avec une profonde détermination pour le bonheur de toutes les jeunes femmes, si importantes pour kosen rufu, qui participeront à des activités dans ce centre. Les yeux brillants et le sourire aux lèvres, mon épouse n’a cessé de répéter : « Je suis tellement, tellement heureuse », aussi ravie de cette inauguration que si elle-même faisait partie du département des jeunes femmes. * « Les meilleurs dirigeants à mon sens sont des hommes et des femmes honnêtes et intègres, qui dirigent par l’exemple et savent différencier le bien du mal. » Tel est l’idéal de la gouvernance énoncé par Mme Anson Chan lors d’une intervention récente à l’université Soka (le 27 avril 2006). Mme Chan est la première femme à avoir exercé la fonction de secrétaire général de la région autonome et du Conseil exécutif de Hong Kong. Lors de notre visite à Hong Kong, il y a six ans (en décembre 2000), mon épouse et moi avons été accueillis par Mme Chan elle-même et par sa mère, la célèbre artiste Fang Zhaoling (1914-2006). Cette rencontre sera pour moi à jamais inoubliable. Lors de sa visite au Japon en cette année 2006, Mme Chan m’a offert un pinceau et un sceau que sa mère, qui venait de décéder en février, utilisait souvent pour ses peintures et calligraphies. Je suis profondément reconnaissant pour ces précieux souvenirs. Mme Chan prononça un discours à l’université Soka sur le mode de vie des femmes à l’ère moderne, qui marqua profondément son auditoire. De nombreuses questions lui ont été adressées, comme « Quelles sont les qualités que les femmes ne devraient jamais perdre ? », auxquelles elle répondit sincèrement. Pour conclure, elle encouragea les personnes présentes à toujours se rappeler qu’elles ont une responsabilité non seulement envers elles-mêmes mais également envers leur famille et leurs proches, ainsi qu’envers toutes les personnes qui vivent dans la société et toutes celles et tous ceux qui sont défavorisés. C’est en effet un conseil précieux. * Les membres du département des jeunes femmes mènent joyeusement leur vie, conscientes que leur lieu de travail et leur environnement, leur école et leur famille, sont les endroits où elles accompliront la mission unique qui est la leur durant leur jeunesse. Elles élargissent les magnifiques cercles d’une amitié durable, apportent leur soutien à leurs amies en difficulté et les encouragent à suivre avec elles la voie du bonheur indestructible. Dans le monde actuel où les gens sont toujours plus insensibles et indifférents les uns envers les autres et pensent uniquement à leur seul bien-être, c’est un mode de vie d’une infinie noblesse. Certaines personnes qui ont adhéré récemment à la Soka Gakkai rapportent qu’elles ont pris la décision de rejoindre le mouvement parce qu’elles avaient été touchées par le rayonnement et la passion des jeunes femmes pratiquantes et qu’elles-mêmes souhaitaient développer la même vitalité. De nombreux pratiquants ont également renouvelé leur détermination et se sont mis à participer avec enthousiasme aux activités de la Soka Gakkai fondées sur un objectif noble après avoir été inspirés par les réunions générales du département des jeunes femmes (qui se tiennent en avril et en mai dans tout le Japon). Je reçois beaucoup de nouvelles de jeunes pratiquantes qui se sont dressées dans la foi et ont apporté des changements positifs au sein de leur famille et sur leur lieu de travail. L’essor du département des jeunes femmes est le baromètre du mouvement Soka ; c’est le pouvoir de l’espoir éclatant qui ouvre la voie de l’avenir ; c’est une source de lumière. Les progrès réalisés par ce département ont un effet d’entraînement non seulement sur celui des femmes, mais aussi sur ceux des hommes et des jeunes hommes. La grande joie suscitée par la progression des jeunes femmes se répand dans toute la Soka Gakkai. Nous avons la grande bonne fortune de bénéficier de leur rayonnement et de leurs espoirs qui illuminent l’avenir. * Comme des mères aimantes soutenant leurs filles, les pratiquantes du département des femmes leur offrent des encouragements profonds et admirables. Les efforts incessants des responsables du groupe Suzuran (Muguet) notamment, ces pratiquantes du département des femmes à qui l’on a confié la mission de soutenir une jeune femme en particulier, ont permis à de nouvelles « Suzuran », jeunes femmes pleines d’espoir et de joie, de s’épanouir magnifiquement dans chaque région et quartier. Il y a aussi des femmes responsables de chapitre, qui ouvrent leur maison aux membres du département des jeunes femmes et les accueillent quand elles le souhaitent. Ces lieux sont pleins de vie – les jeunes femmes viennent y étudier les écrits de Nichiren, présenter le bouddhisme à leurs amis, ou recevoir des encouragements personnels dans la foi. J’ai lu de nombreux comptes rendus émouvants de femmes responsables déclarant avoir beaucoup appris en voyant leurs cadettes parler de leur foi avec une conviction absolue. Quand tous les membres mettent en commun leur sagesse et luttent ensemble pour entraîner et soutenir les nobles jeunes femmes au cœur pur qui les entourent, la citadelle du mouvement Soka s’étend et l’on voit s’ouvrir une nouvelle page de l’Histoire. Le deuxième président de la Soka Gakkai Josei Toda disait souvent qu’une pratiquante du département des jeunes femmes possède la force de dix, voire de cent personnes. Dans cet esprit, ceux qui, parmi nous, sont des aînés dans la foi devraient protéger les jeunes femmes et se réjouir de leur développement tout en faisant eux-mêmes de grands efforts. Là réside la clé pour remporter la victoire absolue. La progression dynamique du département des jeunes femmes ouvre un avenir éclatant pour kosen rufu. * L’historien français Jules Michelet (1789-1874), auteur de La Femme, a écrit : « Rien ne vit, rien n’agit, ne dure, qui ne soit fondé dans la conviction, fondé dans la volonté2. » Comme c’est vrai ! Avec une conviction et une volonté faibles, comment pouvons-nous ­prétendre réaliser notre grande révolution humaine ? Comment pourrions-nous devenir heureux ou remporter la victoire ? C’est précisément pour cela que je souhaite que chaque jeune femme prie et lutte de toutes ses forces au cœur de sa vie quotidienne, dans la société et dans les activités bouddhiques afin d’accumuler de nombreuses expériences concrètes de bienfaits qui découlent de la foi. Il est essentiel de prendre profondément conscience du pouvoir de la foi et d’en faire l’expérience dans tous les domaines parce que c’est ainsi que l’on peut établir des fondations indestructibles pour notre bonheur, ancrées sur la détermination et la croyance. De nombreuses jeunes femmes souffrent de ce qu’elles perçoivent en elles comme des défauts et manquent de confiance. Cependant, le bouddhisme de Nichiren enseigne la grande voie de la révolution humaine qui permet à chacune et à chacun de briller de la manière qui lui est propre. Grâce à cette philosophie, vous pouvez à coup sûr dépasser un état de vie faible, où vous vous laissez influencer, et devenir une personne forte et déterminée. Vous pouvez résister aux tempêtes de la souffrance et établir des fondations inébranlables qui vous soutiendront tout au long de votre noble vie. L’étude bouddhique est la seule boussole fiable pour vous guider à travers cette riche période de la jeunesse. Comme mon maître M. Toda l’a déclaré : « Étudiez le bouddhisme en profondeur ! » Sans l’étude, vous ne pourrez pas distinguer le vrai du faux ou le bien du mal. Vous ne pourrez pas reconnaître la voie suprême à suivre dans la vie, ni saisir véritablement ce qu’est l’inséparabilité du maître et du disciple. Sans cette conscience, vous ne pourrez pas savoir ce qu’est le véritable bonheur et, par conséquent, vous ne pourrez pas en faire l’expérience. L’étude est un entraînement qui nous permet de nous développer sur la voie bouddhique. C’est la raison pour laquelle M. Toda disait souvent, tel un père affectueux, aux jeunes femmes : « Fondez votre vie sur l’étude ! » Aujourd’hui vous, nobles pratiquantes du département des jeunes femmes, poursuivez avec passion la lutte commune des disciples au côté de votre maître, afin de créer une vie victorieuse en posant des fondations éclatantes dans votre jeunesse. Vos efforts et votre persévérance sont véritablement inspirants. Il ne fait aucun doute que les bouddhas et bodhisattvas des trois existences (passé, présent et futur) et des dix directions font l’éloge de la pureté de votre cœur et vous protègent. La voie vers la victoire et le bonheur se trouve à l’endroit où vous vous trouvez maintenant. Elle réside dans les efforts que vous déployez aujourd’hui. Menez une jeunesse créatrice de valeurs éclatantes et développez ces magnifiques qualités que sont le courage et la persévérance. Avancez avec énergie, optimisme et fierté tout au long de votre jeunesse, le printemps de votre vie. * Martin Luther King (1929-1968), héros du mouvement des droits civiques américain, a déclaré : « Nous possédons la force intérieure de nous dresser face à toutes les situations auxquelles nous devons nous confronter. » Fidèle à ses convictions, il ne cessa d’agir, sans craindre les épreuves qui se succédaient les unes aux autres. Lors de la 25e commémoration de sa disparition (en 1993) marquée par un concert d’éloges, une jeune femme se distingua par l’hommage qu’elle rendit au grand dirigeant du mouvement des droits civiques : « Nous ferons tout notre possible pour honorer ta mémoire en nous engageant dans toutes les causes auxquelles tu as consacré ta vie. » Cette jeune femme était Bernice King, la plus jeune des quatre enfants de Martin Luther King. Elle n’avait que cinq ans lorsque son père fut assassiné. Dès la fin de son adolescence, elle décida de poursuivre la lutte et l’œuvre de son père au nom des personnes ordinaires. Dans l’un de ses discours, elle s’interroge : comment les gens peuvent-ils s’attendre à des changements si eux-mêmes ne sont pas prêts à faire appel à leur courage pour lutter contre l’injustice sous toutes ses formes ? Cela met en lumière sa détermination à lutter contre l’injustice, comme l’avait fait son père. Nous percevons là son engagement à vaincre l’injustice qui afflige les gens. Perpétuer l’esprit de quelqu’un signifie poursuivre son œuvre. * Nichiren encouragea une femme pratiquante [la nonne séculière Toki] en écrivant : « Devenir l’épouse d’un empereur, quel intérêt cela peut-il bien avoir ? Renaître dans le ciel, à quoi cela servirait-il ? Vous devriez plutôt suivre la voie de la fille du roi-dragon et vous ranger au côté de la nonne Mahaprajapati [la plus grande femme disciple de Shakyamuni]. C’est vraiment merveilleux ! Vraiment merveilleux ! » (L’arc et la flèche, Écrits, 661) Même si vous êtes née dans un milieu privilégié ou si vous réalisez un mariage spectaculaire qui fait beaucoup d’envieuses, cela ne garantit pas votre bonheur. Le bonheur ne dépend pas de la richesse ou de l’apparence, pas plus que cela ne repose sur la renommée ou la reconnaissance. Si votre cœur est vide, vous ne pourrez pas établir un bonheur véritable. * Il existe un vaste état de vie marqué par un bonheur profond et solide, qui transcende tous les critères matériels ou sociaux. C’est la foi. C’est l’état de bouddha. Comme Nichiren nous le rappelle : « C’est le cœur qui est important. » (La stratégie du Sûtra du Lotus, Écrits, 1011) C’est dans le cœur, c’est dans la foi que réside la bouddhéité, que brille un bonheur illimité et incommensurable. Le bonheur ne se trouve pas ailleurs, loin de nous. Nous devons comprendre qu’il existe dans notre propre vie. C’est ce qu’enseigne le bouddhisme de Nichiren et il nous montre comment parvenir à un bonheur indestructible. Votre bonheur et votre victoire dans la vie dépendent de votre capacité à prendre conscience, quand vous êtes encore jeunes, que le bonheur existe en vous. C’est pour cela que vous n’avez aucune raison de vous comparer aux autres, mais que vous devez au contraire lutter avec énergie et joie pour développer votre état de vie et vous améliorer jour après jour. Brillez telles que vous êtes, soyez fidèles à vous-mêmes, et progressez de la manière qui vous est propre. La profonde philosophie du bouddhisme de Nichiren enseigne cela à travers des principes comme « le cerisier, le pêcher, le prunier et l’abricotier » (cf. OTT, 200) – qui soulignent la beauté de chacun et la diversité – et « l’éveil et la manifestation de la nature fondamentale » (cf. Écrits, 752). Le muguet, fleur du département des jeunes femmes, est un symbole du bonheur. La finalité de la foi est de devenir absolument heureux. Le bouddhisme et la foi nous permettent de surmonter le malheur, de persévérer à travers toutes les épreuves, et d’établir un bonheur durable. Cela requiert des efforts. Nous devons nous libérer des souffrances provoquées par les fonctions destructrices, afin que brille l’éclatant bonheur inhérent à notre vie. L’objectif de la vie et de la foi est que chacun de nous, sans exception, devienne heureux. Pour cela, nous devons lutter contre le mal, les épreuves, l’inertie, les fonctions négatives, les ennemis qui cherchent à détruire le bouddhisme et le karma. Il est crucial de persévérer avec audace dans ces luttes, en brûlant d’une passion aussi éclatante que le soleil levant. Le grand maître Dengyo est parvenu à la conclusion que toute personne qui recherche l’enseignement bouddhique correct et le pratique avec courage est un véritable « trésor de la nation ». Cela décrit bien chacune d’entre vous qui luttez si admirablement, avec tant de sincérité. * Quand mon épouse était dans le département des jeunes femmes, elle s’est engagée totalement dans les activités bouddhiques du mouvement, participant un jour à une réunion de discussion, se hâtant le lendemain de présenter le bouddhisme à quelqu’un. Elle était profondément engagée dans le bouddhisme de Nichiren, visitant même les temples et les sièges des autres écoles bouddhiques japonaises pour réfuter leurs enseignements erronés. En tant que membre pionnière du département des jeunes femmes fondé en 1951, elle considère aujourd’hui encore sa jeunesse, riche de souvenirs dorés, comme un trésor précieux. Comme l’a écrit le poète grec Pindare : « Si le labeur fut grand, la joie qui en découle sera plus grande encore. » C’est tout à fait exact. * Nous ne pouvons pas nous améliorer sans déployer d’efforts. Sans passer à l’action, même si nous attendons longtemps, le bonheur ne viendra jamais. Une vie sans sommets ni vallées n’est qu’une illusion. La réalité est rude, parce que c’est une lutte acharnée. Telle est la voie pour les êtres humains. Par conséquent, vous ne devriez pas vous laisser malmener par la réalité, mais au contraire relever délibérément les défis et les utiliser comme des opportunités de vous entraîner et de vous renforcer. Mes chères jeunes amies, j’espère que vous polirez en profondeur votre vie et mènerez une existence qui vous vaudra la confiance de votre entourage. Si, au contraire, vous vivez en causant sans cesse des inquiétudes aux autres, ce sera un signe de défaite. Afin de ne pas succomber à vos propres faiblesses, vous devriez lutter avec sagesse en harmonie avec la Soka Gakkai, qui se consacre à une juste cause, et maintenir un lien étroit avec vos amis de bien et vos aînés dans la foi. C’est à vous qu’incombe la responsabilité d’orner votre vie de victoires et d’être heureuse. La manifestation de l’illumination par une seule femme a le pouvoir de conduire toute sa famille et les personnes qui lui sont chères à l’illumination. En outre, la victoire de chacune d’entre vous, pratiquantes du département des jeunes femmes qui représentez l’avenir, est la victoire de la Soka Gakkai dans son ensemble, et la force motrice qui conduira toute l’humanité au bonheur. Florence Nightingale (1820-1910), qui a fondé la profession d’infirmière telle que nous la connaissons aujourd’hui, déclara avec fierté : « Efforçons-nous de bien agir, non par égoïsme mais pour honorer et faire avancer la cause, le travail que nous avons entrepris. » L’esprit d’accomplir une mission noble est pur, puissant et magnifique. C’est cet esprit que nous devrions incarner. Le poète anglais Alexander Pope (1688-1744) a écrit : « [Sa sagesse] lui présente tout à la fois la vue brillante de son propre ­bonheur et le plus puissant motif pour aider à celui des autres3. » Que chacune d’entre vous, nobles pratiquantes du département des jeunes femmes, devienne heureuse. Que chacune d’entre vous brille de tout son éclat durant cette période sans égale de la ­jeunesse.

Paroles d'encouragement

C’est à vous, mes jeunes successeurs, que je transmets le relais

Cette série contient des extraits d’encouragements du président Ikeda parus dans le mensuel Mirai 1, la revue du département des collégiens et des lycéens au Japon, le 1er janvier 2026. Certains de ces extraits ont déjà été publiés mais ils paraissent ici dans une version révisée. Chacun de vous est un coffre au trésor doté d’un potentiel infini Le président Ikeda encourageait souvent les membres du groupe Avenir à croire en leur potentiel infini et dans leur mission unique. Voir un ami qui vous paraît plus doué que vous peut vous donner le sentiment que vous n’êtes pas bon. Cela peut porter un coup à l’image que vous vous faites de vous-même. Mais vous n’êtes pas seul. Tout le monde rencontre des difficultés d’une manière ou d’une autre. Telle est la réalité. Même les amis qui semblent avoir une grande confiance en eux ont leurs propres soucis. Cela fait tout simplement partie de notre condition humaine. Bien sûr il vaut mieux obtenir de bons résultats scolaires. Mais si vous avez eu du mal à y parvenir jusqu’à présent, ne pensez pas pour autant que vous n’êtes pas brillant. Ce serait manquer de respect envers vous-même. Chacun de vous est un coffre au trésor d’un potentiel infini. Chacun de nous a une mission qui n’appartient qu’à lui seul, que personne d’autre ne peut accomplir. C’est pour cela que nous sommes nés. Si nous n’avions pas de mission, nous ne serions pas venus en ce monde. Regardez les étoiles. Comme elles sont nombreuses ! Dans cet univers plein d’innombrables étoiles, d’innombrables planètes, vous avez choisi de naître sur cette Terre, à ce moment précis. Il est certain que ce n’est pas une coïncidence. Il y a une signification à votre naissance. Vous êtes né et votre venue en ce monde est un bien. Vous avez une mission que vous seul pouvez accomplir. Il est certain que vous pouvez exceller dans un domaine ou dans un autre. Mais vous ne savez pas encore lequel. Vous ne devez jamais vous dénigrer ou penser que vous n’êtes pas brillant. Extrait de Dialogue pour l’espoir Réciter Nam-myoho-renge-kyo permet de lutter de tout son cœur Dans l’encouragement suivant, le président Ikeda explique la relation entre les efforts et la pratique de Nam-myoho-renge-kyo, en soulignant l’objectif de notre pratique bouddhique. Si vous continuez à pratiquer sincèrement, il est certain que tout évoluera dans une direction positive. La prière dans le bouddhisme de Nichiren est un vœu. C’est un engagement déterminé à réaliser à coup sûr votre souhait ou votre objectif. Si vous renforcez votre détermination, vous pourrez lutter en y mettant tout votre cœur. Et, grâce à vos efforts, vous deviendrez le type de personne qui fait de ses prières une réalité. Le bouddhisme est, avant tout, la raison. Il ne confère pas de pouvoir mystique ou magique. Un autre objectif de votre pratique bouddhique est d’accomplir votre révolution humaine. Si tous vos souhaits se réalisaient immédiatement, vous pourriez penser que tout se réalise naturellement sans que vous ayez besoin de fournir des efforts. Or, dans ce cas, vous ne pourriez jamais vous développer en tant qu’être humain. Si vous pratiquez et que vous faites des efforts, vos désirs les plus profonds seront à coup sûr exaucés. Ceux qui récitent sans cesse des Daimoku puissants connaîtront en définitive une jeunesse victorieuse et une vie de triomphe qui dépassera même tout ce qu’ils ont pu imaginer. C’est pour cela que vous ne devez pas vous laisser vaincre par une tristesse ou une souffrance momentanée uniquement parce que les choses ne vont pas dans le sens escompté. Ne soyez pas impatient. La vie est pleine de toutes sortes de défis et de difficultés, notamment la maladie, les problèmes financiers et les difficultés relationnelles. Mais si nous continuons à réciter Nam-myoho-renge-kyo, nous pourrons transformer toutes nos épreuves et créer la merveilleuse histoire de notre bonheur et de nos victoires. Il viendra à coup sûr un jour où vous pourrez regarder en arrière et vous dire : « C’est cette difficulté qui a fait de moi ce que je suis aujourd’hui. » Voilà la raison d’être de notre pratique bouddhique. J’espère que chacun de vous, mes jeunes amis, se fixera pour lui-même de grands objectifs à l’avenir, que vous pratiquerez sans cesse pour les réaliser et que vous agirez comme il convient. Je vais me joindre à vous et pratiquer chaque jour en ce sens. Extrait de Dialogue pour l’avenir Établir de magnifiques relations amicales, brillantes comme de l’or Dans l’extrait suivant, le président Ikeda partage sa conception de l’amitié. Si vous devenez forts, vous pourrez créer de magnifiques relations amicales, brillantes comme de l’or, que rien ne pourra jamais détruire. L’amitié part toujours de vous-même. Pour établir des amitiés profondes, vous devez garder vous-même un idéal élevé et vivre une jeunesse pleine de dignité. « Même si les autres me trahissent, je ne trahirai jamais personne ! » – ceux qui développent des relations amicales avec une attitude aussi intègre et déterminée et qui font preuve de courage et de persévérance en toutes circonstances créent la brillante histoire d’une victoire éternelle. Dans son traité Sur l’établissement de l’enseignement correct pour la paix dans le pays, Nichiren utilise l’expression « Un ami dans la chambre des orchidées » (Écrits, 25). Quand vous êtes dans une chambre pleine d’orchidées, vous êtes imprégné de leur parfum. De la même façon, les amis de bien qui exercent imperceptiblement une influence positive sur nous par leur présence ou leur exemple sont « des amis dans la chambre des orchidées ». C’est en développant ce type d’amitié que l’on peut établir une société de paix et de justice. Il est plus agréable de rire avec un ami que de rire seul. Un ami qui se réjouit de nos succès avec nous multiplie notre joie par deux. Un ami qui écoute vos problèmes peut être une grande source de réconfort. Quand vous vous retrouvez dans une situation difficile ou pénible, avoir un ami qui vous dit : « Ne l’inquiète pas, tout ira bien » peut ouvrir et réchauffer votre cœur et vous donner la force d’affronter la situation. Les amis sont un trésor. Ils sont comme un soleil éclatant qui diffuse l’espoir ou comme des étoiles qui scintillent dans le ciel hivernal de l’adversité. Ils sont comme une brise fraîche et réconfortante, comme une source bouillonnante qui ravive notre cœur. Oui, l’amitié est le grand vaisseau du courage qui vogue vers nos rêves, le puissant moteur de la sagesse qui nous propulse afin que nous prenions ensemble notre envol dans le vaste monde. Extrait de Dialogue pour l’avenir

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