Janvier 2025

Étude bouddhique

Thème

Citations

Jour après jour, mois après mois

Le temps est venu pour les membres du département des hommes de montrer leur courage en tant que solides piliers dans leur environnement. Le temps est maintenant venu de se dresser ! Le temps est maintenant venu de prendre l’initiative ! (Série d’essais « La voie éclatante de la victoire ») *** Fondons-nous sur une prière forte imprégnée par le vœu puissant de réaliser kosen rufu dans notre environnement immédiat ! (Série d’essais « La voie éclatante de la victoire ») *** Dialoguer et partager les uns avec les autres sur un plan d’égalité en tant qu’êtres humains et forger des liens d’amitié contribuent à établir les fondations de la paix. Les dialogues de personne à personne nous permettent de briser les barrières. (Discours prononcé à la conférence des responsables au Kansai, novembre 2007) *** N’abandonnez jamais ! Ne soyez jamais vaincus ! Remportez la lutte contre vous-même. Celles et ceux qui possèdent cet esprit se créent une vie riche en réalisations éclatantes. (Extrait d’une compilation d’essais Haha no uta [Ode aux mères]) *** « On dit que le roi-lion avance de trois pas, puis se prépare à bondir. » (Réponse à Kyo’o, Écrits, 415) Lançons-nous de tout cœur dans chaque épreuve et travaillons de toutes nos forces pour réussir. De grandes victoires sont le résultat de ces efforts sincères et réguliers. (Discours prononcé à la conférence des représentants des départements, juillet 2003) *** Nichiren écrit : « Cent années de pratique dans la Terre du Bonheur-Suprême ne peuvent se comparer au bienfait obtenu par un jour de pratique dans ce monde impur. » (Sur l’acquittement des dettes de reconnaissance, Écrits, 742) Lutter avec courage et persévérance quand le moment l’exige apporte des bienfaits éternels. (Discours à la réunion des responsables du siège, juin 2004) *** Aider des personnes de tous horizons à créer un lien avec le bouddhisme de Nichiren, même dans une situation éprouvante ou hostile, est l’incarnation de l’esprit de bienveillance. Tel est l’esprit avec lequel nous conduisons nos dialogues en tant que pratiquants du mouvement Soka. (Série d’essais d’étude, « Passages clés du Recueil des enseignements oraux » *** Nul besoin d’être formel ou d’avoir un statut quelconque pour toucher le cœur des autres. L’important est d’insuffler espoir et inspiration. Comme Nichiren le dit : « C’est par la voix que s’accomplit l’œuvre du Bouddha. » (OTT, 4) (Discours prononcé au séminaire des représentants des quatre départements, août 2007) *** Quand vous êtes dos au mur, consacrez encore plus d’énergie à la prière et à l’action. Cela vous permettra de développer un vaste état de vie, tout en continuant à aller de l’avant. (Série d’étude « Le monde des écrits de Nichiren ») *** Un ancien dicton japonais dit : « Un est la mère de dix mille » (cf. Conversation entre un sage et un ignorant, Écrits, 132). Tout dépend de nous. Notre prière, notre sagesse, notre esprit de défi et nos actions créent la dynamique de kosen rufu, comme une seule vague en soulève d’innombrables autres. (Série d’essais « La citadelle éternelle de Soka ») *** Quand nous avançons vers un objectif, les obstacles ne manquent pas d’apparaître sur notre chemin, et c’est précisément le moment de vérité où commence la lutte contre notre faiblesse intérieure. Si nous dominons notre tendance à abandonner ou à faire des compromis et continuons à avancer, la situation changera dans un sens positif. (La Nouvelle Révolution humaine, vol. 30, part. 1, p. 260) *** Le pouvoir de la Loi merveilleuse est illimité. Avançons courageusement pour atteindre chacun de nos objectifs, avec la détermination de continuer à aller de l’avant, pas à pas. (Discours prononcé à la conférence des responsables de la zone Tokyo-2, novembre 2005) *** « Les disciples de Nichiren sont comme des lions qui rugissent. » (Sur les persécutions subies par le Sage, Écrits, 1008) Faisons entendre avec force le courageux rugissement d’un lion en faveur de la vérité et de la justice, afin d’activer les fonctions protectrices de l’univers ! (Message adressé à la réunion des responsables du siège de la Soka Gakkai, janvier 2023) *** Ouvrir la voie de l’espoir sans crainte ni hésitation, quelle que soit la situation – tel est le défi à relever pour créer des valeurs dans l’esprit du mouvement Soka. (Message pour la cérémonie de remise de diplômes de l’université Soka et de la Faculté des femmes Soka, mars 2014) *** Kosen rufu est une lutte sans concession entre les forces du Bouddha et les forces démoniaques. Nous devons garantir la victoire du bien. Créons une terre de la paix et du bonheur où résonne le chant triomphant des personnes ordinaires. (Série d’encouragements « La grande voie de la victoire de la jeunesse ») *** Continuez à prier et à agir sur la voie de la relation de maître et disciple, la voie de l’unité, et la voie du dialogue jusqu’au tout dernier instant. Telle est la voie de la victoire durable. (Discours prononcé à la réunion des responsables du siège, juillet 2009) *** Poursuivons notre voyage plein d’espoir sur la voie de la non-dualité du maître et du disciple, incarnant l’inséparabilité de la vie et de la mort, vers l’établissement d’une ère de paix à laquelle l’humanité aspire ! Luttons toujours ensemble ! Éternellement ensemble ! (Série d’étude « Une religion de la révolution humaine ») *** Les graines que nous semons donneront à coup sûr des fleurs magnifiques. Avec cette conviction, cultivons patiemment les graines de la Loi merveilleuse, les graines du bonheur et de la paix, que nous semons dans le cœur des autres. (Discours prononcé à la conférence des responsables de la zone n° 2 de Tokyo, février 2004 *** Ne perdez jamais votre profonde détermination à œuvrer pour kosen rufu. Prenez soin de vous et faites de votre santé une priorité. (Discours pour la session d’entraînement conjointe des régions du Kansai, Kyushu, Chugoku et Shikoku, août 2006) *** Je souhaite que vous chérissiez le rythme merveilleux qui imprègne toute vie et preniez ensemble un nouveau départ avec une détermination renouvelée. Là se trouve la clé pour un développement illimité et plein d’espoir. (Discours prononcé à la cérémonie de remise de diplômes des écoles Soka, mars 2018) *** « On peut connaître l’esprit d’un autre en écoutant sa voix. » (Ouvrir les yeux des représentations sculptées ou peintes [du Bouddha], Écrits, 87) Les mots venus du cœur touchent les autres. Quand nous nous tournons sincèrement vers nos amis pour dialoguer avec eux, nous illuminons également notre propre cœur. (Série d’encouragements « La grande voie de la victoire des jeunes ») *** La progression dynamique et courageuse des pratiquants du département des jeunes hommes changera le cours de l’Histoire. Le temps est maintenant venu de montrer joyeusement le magnifique principe selon lequel les « bodhisattvas surgissent de Terre » pour créer un monde en paix. (Message pour la réunion nationale des responsables du département des jeunes hommes, octobre 2022) *** Notre époque a besoin d’une philosophie saine. Devenez des personnes dotées d’une grande sagesse qui rayonneront de bonheur, remporteront la victoire et illumineront le cœur de leurs amis grâce aux enseignements pleins d’espoir du bouddhisme de Nichiren. (Série d’encouragements « Les enseignements humanistes pour la victoire ») *** Je veux que le mouvement Soka soit un lieu de revitalisation pour chacun – qui apporte un sentiment de bien-être, insuffle une nouvelle soif de vivre et élève l’esprit. (Discours prononcé à la réunion des responsables du siège, novembre 1993) *** Apprécier les autres et faire preuve de courtoisie et de bon sens sont des qualités essentielles pour les pratiquants du bouddhisme de Nichiren. C’est grâce à cela que le soutien et la compréhension à l’égard de notre mouvement vont se développer. (La Révolution humaine, vol. 12, chap. « Déclaration », traduction provisoire) *** En tant que personnes sages qui mettent en pratique la foi dans la vie quotidienne, faisons de notre mieux jour après jour pour rester en sécurité et éviter tout accident. En priant avec vigueur matin et soir, déployons des efforts en ce sens – par exemple en procédant régulièrement à des vérifications de sécurité et en nous encourageant mutuellement à prendre soin de nous. (Série d’encouragements « Graver les écrits de Nichiren dans notre cœur ») *** Notre bonheur dépend de nous – de notre cœur et de notre esprit. Quand nous faisons surgir une grande force intérieure, notre vision d’ensemble change. La force est la clé du bonheur. (Discours prononcé à la conférence des départements des jeunes femmes et des femmes, février 2006) *** Dans notre mouvement de kosen rufu, tout dépend des personnes de valeur. Nous devrions trouver, soutenir et réunir de nouvelles personnes talentueuses. Ceux qui réussissent dans cette entreprise sont eux-mêmes des personnes qui ont développé des capacités remarquables. (Discours prononcé à la réunion des responsables du siège, juillet 1997) *** Réciter Nam-myoho-renge-kyo avec conviction, faire surgir une puissante force vitale et s’engager dans les activités de la Soka Gakkai pour le bien de kosen rufu – telles sont les clés pour goûter une santé authentique. (Discours prononcé à la conférence des représentants des départements, juillet 2005) *** Notre environnement est la « véritable terre 1 ». Accorder la plus grande importance à l’endroit où nous vivons est le cœur de kosen rufu et de notre pratique bouddhique. (Discours prononcé à la conférence des représentants nationaux, novembre 1996) *** Prions et faisons de notre mieux pour faire en sorte que nos réunions de discussion soient les plus agréables du monde ! Diffusons la lumière de la révolution humaine auprès de tous ceux qui nous entourent ! (Éditorial du Daibyakurenge, septembre 2018) *** L’éducation est l’œuvre de personnes inspirantes, qui éveillent en elles la disposition à créer le bonheur par elles-mêmes. La source de cette inspiration est l’engagement passionné de celles et ceux qui se soucient profondément des intérêts des enfants. (Série d’essais « Réflexions sur La Nouvelle Révolution humaine ») *** L’esprit fondateur de la Soka Gakkai est l’esprit de maître et disciple. Suivons éternellement la grande voie de la non-dualité du maître et du disciple. C’est la voie ultime de la vie humaine. (Série d’encouragements « Sur notre voyage commun de kosen rufu) *** La lumière qui illuminera l’avenir réside dans notre cœur. Chacun de nous est un acteur du kosen rufu mondial. Prenons un nouveau départ plein de vitalité pour notre voyage et notre lutte commune visant à réaliser kosen rufu. (Série d’essais « Le bouddhisme du soleil ») *** Même quand une personne tombe malade ou souffre de handicaps sur le plan physique, tant que son esprit demeure invaincu, elle sera victorieuse. Remporter la victoire dans son cœur équivaut à la véritable victoire dans la vie. (Dialogue sur les mères et les enfants au XXIe siècle) *** C’est précisément quand vous êtes confrontés à des épreuves ou des défis qu’il convient de lire les écrits de Nichiren. Cette attitude clarifiera votre vision de la situation. La lumière de l’espoir dissipera l’obscurité et l’éclatant soleil du courage se lèvera dans votre cœur. (Série d’essais « La voie éclatante de la victoire ») *** Une des principales forces motrices de la Soka Gakkai, qui lui permet de réaliser de grandes avancées en tant que religion universelle est l’esprit consistant à se dresser par soi-même. La présence de personnes courageuses qui prennent des initiatives en vue d’accomplir leur mission pour kosen rufu soulèvera de nouvelles vagues de changement. (Série d’essais « Le chant de la victoire humaine ») *** Devenir une personne capable d’entourer chaleureusement les autres dans son environnement, c’est montrer la preuve factuelle de la foi. Kosen rufu consiste à gagner la confiance des personnes de votre entourage afin qu’elles puissent vous dire : « Ceux qui pratiquent le bouddhisme de Nichiren sont tout à fait admirables. » (La Nouvelle Révolution humaine, vol. 27, chap. « Justice », traduction provisoire)

Réflexions sur la NRH

Le dialogue est la voie suprême de l’humanité

Mon dialogue avec le professeur Arnold J. Toynbee (1888-1975), un des plus grands historiens du XXe siècle, débuta et s’acheva durant un mois de mai. Notre échange dura au total dix jours, répartis entre les deux visites que j’ai faites à Londres, chacune en mai. La première session commença le 5 mai 1972 et la dernière eut lieu le 19 mai de l’année suivante. Comme le dit une ancienne comptine anglaise, « Les vents de mars et les averses d’avril font s’épanouir les fleurs de mai. » Tournant le dos aux longues soirées froides d’hiver, Londres est d’une beauté éclatante au mois de mai. C’est la saison des fleurs. Le Pr Toynbee et son épouse choisirent tout spécialement ce moment de l’année pour nous inviter, mon épouse et moi. Je me souviens avec émotion m’être promené dans Holland Park avec le Pr Toynbee, en lui proposant de s’appuyer sur mon bras. Récemment, un groupe d’amis très chers de l’arrondissement d’Ota, à Tokyo, où j’ai grandi, m’ont offert une statue en bronze grandeur nature représentant ma rencontre avec le Pr Toynbee. Ce chef-d’œuvre, réalisé par le vice-responsable du département des artistes de la Soka Gakkai, Shunichi Takao, illustre avec éclat la noble allure du grand historien. Cette statue est précise et subtile, et l’auteur alla même jusqu’à représenter le professeur avec son pantalon un peu trop court. Je me souviens que ce grand érudit m’a dit un jour avec un sourire radieux qu’il préférait garder ses vieux habits et dépenser son argent pour s’acheter des livres. La statue montre le Pr Toynbee tendant sa main vers moi, comme s’il était sur le point de me remettre quelque chose. Le dernier jour de notre dialogue, le professeur, alors âgé de 84 ans, me regarda avec douceur, moi qui n’avais que 45 ans à l’époque, et me fit part de son souhait de me voir consacrer le reste de ma vie, qui s’annonçait encore longue, à engager des dialogues avec des penseurs de premier plan parce que l’avenir de l’humanité est dans le dialogue. Trente ans se sont écoulés depuis. J’ai répondu au vœu du Pr Toynbee en engageant plus de 1 500 dialogues au cours de ces trois dernières décennies. Quand je circule en voiture dans l’arrondissement où se trouve le siège de la Soka Gakkai, je traverse souvent les quartiers d’Aoyama, Sendagaya, Yoyogi et Shibuya [au centre de Tokyo]. J’ai mené des dialogues d’une grande portée avec des centaines ­d’invités de marque du monde entier au Hall international de l’amitié, à Sendagaya, ainsi que dans la Maison internationale de l’amitié Soka, à Shibuya. Il y eut notamment Henry Kissinger, Bryan Wilson, Aurelio Peccei, René Huyghe, Anatoli Logounov, Josef Derbolav, Chandra Wickramasinghe, Chang Shuhong, et Hazel Henderson, pour n’en citer que quelques-uns. Parler avec ces personnalités de philosophie, de paix, de culture et d’éducation, et travailler avec elles à la publication de nos échanges comptent parmi mes souvenirs les plus marquants. Le dialogue est pour moi une source d’inspiration majeure et l’essence même de ma vie. À ce jour [en 2003], trente-trois de mes dialogues avec des dirigeants et intellectuels de différents pays et traditions culturelles ont été publiés, et de nombreux autres sont prévus. Je suis actuellement engagé dans un nouveau dialogue avec l’économiste américain de renommée internationale, John Kenneth Galbraith, aujourd’hui âgé de 94 ans. Notre première rencontre remontait à l’automne 1978. Nous avions échangé pendant deux heures au siège du journal Seikyo, dans le quartier de Shinanomachi, à Tokyo. J’ai accueilli cet économiste et son épouse, Kitty, dans le hall d’entrée. Après lui avoir serré la main, j’ai fait un geste pour souligner combien sa grande taille m’impressionnait. Cette touche d’humour le fit sourire et il dit en plaisantant que, contrairement à ce que sa taille pouvait suggérer, il n’avait rien d’exceptionnel. En fait, il venait de publier un livre intitulé Le Temps des incertitudes, qui avait été un best-seller à l’époque, et je lui répondis alors : « Une personne de grande taille a une bonne vision de ce qui l’entoure tandis que les personnes de petite taille distinguent mieux le sol. En alliant ces deux perspectives, nous finirons bien par faire apparaître quelques “certitudes” ! » Ce sont nos différences qui nous permettent de créer de nouvelles valeurs et de faire de nouvelles découvertes à travers le dialogue. Le Pr Galbraith et moi n’étions pas d’accord sur tous les points abordés, mais il a déclaré garder un très bon souvenir de notre échange. Le Pr Galbraith eut l’amabilité de nous inviter, mon épouse et moi, dans sa maison de la banlieue de Boston [en septembre 1993]. Ce jour-là, il m’a dit que la vie l’avait amené à comprendre que rien n’est plus absurde ni plus cruel que la guerre, et que c’était la raison pour laquelle il éprouvait tant d’estime pour mon engagement à créer la paix par le dialogue. Je n’oublierai jamais ces paroles. Cet éminent professeur de Harvard me fit également l’honneur de commenter ma deuxième conférence dans cette université [en septembre 1993]. Ralph Waldo Emerson (1803-1882), un ancien étudiant de Harvard dont on va célébrer le bicentenaire de la naissance le 25 mai de cette année [2003] définit la conversation entre amis comme « la véritable école de la philosophie ». Le dialogue agit tel un miroir : il permet aussi bien de voir les autres que nous-même. En cela, il brise la coquille de l’ego et élargit notre état de vie. Le moine Ryokan chercha à nuire à Nichiren par pure jalousie. En raison de sa lâcheté, il refusait tout dialogue. Plutôt que ­d’affronter directement Nichiren, il s’esquiva en répandant de fausses accusations qui conduisirent en définitive à son arrestation. Quand Nichiren fut exilé sur l’île de Sado, Ryokan prétendit souhaiter avoir aussitôt que possible un débat avec lui sur les enseignements bouddhiques mais, dès le retour de Nichiren à Kamakura, Ryokan s’enferma chez lui, feignant la maladie, et fit tout son possible pour éviter tout débat. Nikken et les moines qui lui sont attachés ont écarté eux aussi toute possibilité de dialogue et choisirent d’attaquer et de persécuter la Soka Gakkai. Ils n’étaient de toute évidence en rien différents de Ryokan. Dans l’une des lettres adressées à la nonne séculière Sennichi, Nichiren écrit : « Renforcez plus que jamais votre foi. Quiconque enseigne les principes du bouddhisme aux autres s’attire inévitablement la haine des laïcs hommes et femmes, des moines et des nonnes. Laissez-les parler à leur guise. Confiez votre vie aux enseignements dorés du Sûtra du Lotus, du bouddha Shakyamuni, de Tiantai, Miaole, Dengyo et Tchang-an. » (WND, 626) Comme ce passage l’indique, quelles que soient les manifestations de haine dirigées contre nous ou les calomnies et les insultes professées à notre encontre, nous devrions parler en faveur de la vérité et de la justice sans la moindre crainte. Parvenir à une vaste diffusion du bouddhisme de Nichiren par le dialogue, avec la détermination ardente d’apporter le bonheur aux personnes qui souffrent autour de nous, est l’essence du noble esprit qui anime la Soka Gakkai. Il est évident que, dans notre monde actuel troublé et complexe, où le cœur des gens est assombri par les trois poisons, engager le dialogue avec les autres pour développer une compréhension mutuelle n’est pas une tâche facile. Cependant, il est clair que sans dialogue ou échange toute compréhension mutuelle sera à jamais impossible. Camper sur des positions fondées sur des hypothèses et des idées préconçues, sans même essayer de se tourner vers les autres pour parler avec eux, engendre des malentendus et de l’hostilité inutiles. Que de souffrances indicibles ce type d’arrogance a infligées à l’humanité tout au long de son histoire ! Qu’il s’agisse de nos interactions personnelles avec nos voisins et les personnes de notre entourage, ou des relations entre nations, tout commence toujours par des rencontres, des dialogues pour apprendre à se connaître et à se comprendre les uns les autres. Le courage est absolument crucial pour aller à la rencontre des autres et dialoguer avec eux. Choisir la voie du dialogue est en soi la victoire de la paix et de l’humanisme. C’est la raison pour laquelle j’ai rencontré, d’égal à égal, toutes sortes de personnes, en transcendant nos différences de nationalité, d’ethnie, de religion, d’idéologie, de génération, de genre et de position sociale. J’ai également poursuivi des dialogues interreligieux en faveur de la paix avec des croyants de nombreuses autres religions, notamment le christianisme, l’islam, l’hindouisme et le judaïsme. Mes interlocuteurs ont été d’une incroyable diversité. Parmi eux figurent des dirigeants de pays, des personnalités politiques, de hauts fonctionnaires, des éducateurs, des spécialistes de littérature, des scientifiques, des économistes, des militants pour la paix, des journalistes, des romanciers, des poètes, des artistes dans le domaine des arts plastiques et dans le monde du spectacle, des astronautes… Certains ont même connu la prison en raison de leurs croyances. À chacune de ces rencontres, je me suis attaché à connaître la cause à laquelle mon interlocuteur a consacré son existence, le but de sa vie ou sa mission – et à en tirer des leçons. Écouter les profondes expériences et la sagesse de personnalités remarquables est toujours plus enrichissant que de lire une montagne de livres. Un dialogue est semblable à une pièce de théâtre comportant plusieurs actes. Il y a des moments où les échanges créent des étincelles et d’autres où l’harmonie engendre une grande joie. Les ­dialogues animés et dynamiques sont épanouissants et débordent de vitalité. C’est la raison pour laquelle je m’engage corps et âme dans chacune de mes rencontres. J’ai entretenu des amitiés profondes et durables avec de nombreux dirigeants chinois, du défunt Premier ministre Zhou Enlai et de son épouse Mme Deng Yingchao au président actuel Hu Jintao. Je suis également engagé dans des dialogues avec les jeunes dirigeants courageux de la Fédération de la jeunesse chinoise (ACYF), qui constitue la cinquième génération depuis la révolution en Chine (en 1949). Cette année, en avril, le « Festival annuel des cerisiers en fleurs Zhou Enlai » s’est tenu sous un ciel ensoleillé à l’université Soka. Ce jour-là, j’ai été interviewé par un représentant du Centre de recherche sur la littérature du parti du gouvernement chinois dans le cadre d’un programme visant à commémorer le centenaire de la naissance de Mme Deng Yingchao. Les questions portaient principalement sur la conversation que j’avais eue avec elle lors de sa visite au Japon en 1979. Lors de ma rencontre avec Mme Deng, à la Maison des hôtes d’État à Tokyo, je lui ai tout d’abord exprimé mon souhait de réaliser une exposition Zhou Enlai au Japon. J’ai également suggéré que la Chine soit incluse dans les prochains sommets des dirigeants des grandes nations du monde. En entendant cette dernière remarque, elle eut un large sourire et me dit que j’allais droit au cœur des choses. Je suis heureux de voir que, un quart de siècle plus tard, le président chinois Hu assistera au prochain sommet d’Évian en France [du 1er au 3 juin], une première pour un chef d’État chinois. Je prie pour que le dialogue menant à l’harmonie mondiale, l’harmonie parmi toute l’humanité, ne cesse de s’étendre. « Les mots sont des graines » est un proverbe de notre pays voisin, la Corée du Sud. Au fil du temps, les graines semées par le dialogue poussent et fleurissent. Lorsque nous parlons à quelqu’un, nous ne nous adressons pas uniquement à la personne devant nous. Cette personne a une famille, des amis et de nombreux jeunes successeurs qui poursuivront son travail. Un beau dialogue où les cœurs se rencontrent est toujours l’annonce de dialogues à venir, la première étape pour créer un réseau d’amitié toujours plus vaste. La voie menant du conflit à la coopération et à l’harmonie passe par le dialogue ; c’est ainsi que l’on peut construire un pont menant à la paix. Je suis déterminé à consacrer chaque jour de ma vie au dialogue, convaincu que nos jeunes suivront éternellement mes pas sur cette grande voie.

La vie de Nichiren

Nichiren – Un grand vœu de compassion pour le bonheur de l’humanité. Partie VIII. Onze lettres de remontrance

Au cours du premier mois de 1268, un événement allait changer le cours de l’histoire japonaise et marquer un tournant décisif dans les efforts de Nichiren pour diffuser son enseignement. Une lettre officielle de l’Empire mongol parvint au bureau du gouvernement de Dazaifu 1 dans le nord de Kyushu, qui gérait les affaires diplomatiques et militaires de la région. Elle fut transmise aux représentants du shogunat de Kamakura au cours du premier mois intercalaire 2 suivant et arriva à la cour impériale le deuxième mois. La lettre prônait des relations diplomatiques entre le Japon et l’Empire mongol, mais elle impliquait l’usage de la force militaire si le Japon ne s’y conformait pas. Les représentants du shogunat, tout comme la cour impériale, ne répondirent pas. Mais le shogunat ordonna aux gouverneurs militaires 3 des provinces de l’Ouest de se préparer à une attaque, et la cour impériale donna pour instruction aux temples et sanctuaires régionaux de prier pour la victoire contre les Mongols. Au cours du troisième mois de 1268, le régent Hojo Masamura, âgé de 64 ans, céda ses fonctions à Hojo Tokimune, le fils de Hojo Tokiyori, âgé de 18 ans, qui était le suivant dans la lignée du clan régnant Hojo. Masamura endossa le rôle de vice-régent de Tokimune 4. Cette restructuration visait à faire face à la crise nationale qui s’annonçait. Huit ans après que Nichiren eut soumis son traité Sur l’établissement de l’enseignement correct pour la paix dans le pays, l’un des deux désastres qu’il avait prédits dans ce traité – l’invasion étrangère – semblait imminent. Nichiren avait alors 47 ans. Ayant eu connaissance de la lettre des Mongols au cours du quatrième mois de 1268, Nichiren écrivit une œuvre courte intitulée Les raisons d’écrire Sur l’établissement de l’enseignement correct pour la paix dans le pays (Écrits, 163) et il l’envoya à un moine appelé Hokan, dont on pense qu’il avait des liens avec des personnalités importantes du shogunat. Nichiren y cite le grand tremblement de terre de l’ère Shoka et l’explosion des famines et des épidémies, et il explique pour quelle raison il a écrit Sur l’établissement de l’enseignement correct pour la paix dans le pays. De plus, il souligne que la lettre des Mongols s’accorde avec son avertissement émis dans ce traité concernant une invasion étrangère, et il exhorte les représentants du gouvernement à prendre en compte ses enseignements. Proposition de rencontrer le moine séculier Yadoya Le shogunat ne répondit pas et, le huitième mois de la même année, Nichiren envoya une lettre au moine séculier Yadoya, qui avait fait office d’intermédiaire lorsqu’il avait soumis son traité Sur l’établissement de l’enseignement correct pour la paix dans le pays, des années plus tôt. Nichiren y insiste sur le fait que, si les écoles bouddhiques calomniatrices continuent de prier pour écarter la menace mongole, les choses ne feront qu’empirer, et il demande à rencontrer Yadoya (cf. Letter to the Lay Priest Yadoya [Lettre au moine séculier Yadoya, WND-II, 312]. Ne recevant pas de réponse, Nichiren envoya une lettre de rappel le mois suivant (cf. Gosho zenshu [Œuvres complètes de Nichiren, nouvelle édition, p. 853]). En écrivant coup sur coup toute une série de lettres aux associés du shogunat, Nichiren montrait son intense détermination et sa profonde bienveillance. Il voulait protéger son pays en crise et sauver à tout prix le peuple. Dans chaque lettre, il indique clairement qu’il ne s’exprime pas pour son propre bien, mais pour la nation et pour le peuple. Une nouvelle fois, le moine séculier Yadoya ne répondit pas. Les dirigeants existent pour le peuple Ensuite, le dixième mois, Nichiren envoya onze lettres au régent, Hojo Tokimune, à d’autres représentants du gouvernement, et à des moines des temples influents de Kamakura, les exhortant à prendre en compte les avertissements présentés dans Sur l’établissement de l’enseignement correct pour la paix dans le pays. Ces lettres sont appelées les onze lettres de remontrance 5. Il demande à Hojo Tokimune de cesser de soutenir les temples bouddhistes qui enseignent des doctrines erronées. Il écrit : « Le destin de la nation dépend de la justesse de ses politiques gouvernementales. Et la validité des enseignements bouddhiques peut être déterminée en consultant le clair miroir matérialisé dans les textes des sûtras. » (Letter to Hojo Tokimune [Lettre à Hojo Tokimune], WND-II, 314) Un autre destinataire était Hei no Saemon-no-jo Yoritsuna, un serviteur du clan Hojo, qui acquit par la suite un pouvoir sans égal. Nichiren lui écrit : « Vous êtes la poutre principale de la nation, vous agissez comme les mains et les pieds d’une multitude de gens. » (Letter to Hei no Saemon-no-jo Yoritsuna [Lettre à Hei no Saemon-no-jo Yoritsuna], WND-II, 318) Nichiren décrit aux dirigeants la manière correcte de gouverner et il les exhorte à assumer leurs responsabilités. Ikeda Sensei explique la portée de ces lettres : « Nichiren déclara résolument que les dirigeants d’une nation doivent servir le peuple et que le peuple est à jamais souverain 6. » Les liens des moines bouddhistes avec les autorités militaires Les écoles Zen et Shingon-Ritsu étaient étroitement alliées au gouvernement militaire à Kamakura. La cinquième année de Kencho (1253), l’année où Nichiren proclama son enseignement, Hojo Tokiyori érigea le temple Kencho-ji 7 à Kamakura, et il invita le moine Rankei Doryu de l’école Zen Rinzai à en devenir le premier moine principal. Lorsque la construction du temple fut achevée, les moines prièrent pour la paix et la sécurité des familles de l’empereur, de la cour impériale, du shogun, et d’autres hauts responsables militaires du gouvernement. Ils organisèrent aussi un service commémoratif pour les trois premiers shoguns du clan Genji, Hojo Masako 8, et tous les défunts du clan Hojo. Kencho-ji fut le premier grand temple Zen à Kamakura 9. Dès lors, l’école Zen devint une force religieuse puissante, qui soutint de nombreuses mesures politiques du shogunat. Par la suite, l’école Shingon-Ritsu s’est imposée aux côtés du Zen comme une autre influence religieuse soutenant le gouvernement militaire. La personnalité centrale de cette école était Ryokan (aussi connu sous le nom de Ninsho). Ryokan, qui était actif dans la région de Kanto dès 1252, déménagea à Kamakura en 1261, l’année où le gouvernement exila Nichiren à Izu. L’année suivante, le maître de Ryokan, Eizon du temple Saidai-ji à Nara, se rendit à Kamakura, et il conféra les préceptes à Hojo Tokiyori, ainsi qu’à d’autres hauts responsables du shogunat. En outre, Dokyo, figure importante de la tradition de la Terre pure, reçut aussi les préceptes. C’est ainsi que l’enseignement des préceptes acquit largement le respect des habitants dans tout Kamakura, quelle que soit leur appartenance religieuse. Ryokan, invoquant le désir de sauver tous les êtres vivants, défendit un certain nombre de projets publics, tels que la construction de routes et l’aide aux pauvres. Et le shogunat l’autorisa à percevoir des taxes dans les ports et les postes de contrôle le long des routes. Grâce aux profits de ces diverses entreprises, le temple Gokuraku-ji, qui servait de base aux activités de Ryokan, accumula des richesses considérables. Tout en fournissant de l’aide médicale aux malades et en faisant la charité aux pauvres, Ryokan exploitait leur travail. Doryu et Ryokan reçurent chacun une lettre de remontrance de Nichiren. Dénoncer les faux sages arrogants Seul Nichiren percevait clairement la nature de ces moines des écoles bouddhistes affiliées au gouvernement, et il osa mener un combat par les mots afin de les dénoncer. Ryokan, devenu l’année précédente (1267) le supérieur du temple Gokuraku-ji, étendait son influence. Nichiren lui écrit : « Faux sage, individu doté d’une arrogance démesurée, dans cette existence présente vous serez certainement dépeint comme un traître à la nation, et dans votre prochaine existence vous tomberez dans la région de l’enfer. » (Letter to Ryokan of Gokuraku-ji [Lettre à Ryokan du Gokuraku-ji (WND-II, 324) « Faux sage, individu doté d’une arrogance démesurée » fait référence aux « faux sages arrogants », le troisième des trois puissants ennemis 10. Cela correspond aux religieux qui, tout en jouissant d’un large respect dans la société, font preuve de malveillance envers les pratiquants du Sûtra du Lotus et usent de leur influence auprès des autorités séculières pour les persécuter. Ensemble, avec ses disciples Après avoir écrit aux onze personnages clés (hauts dignitaires du shogunat et supérieurs de temples), Nichiren envoya aussi une lettre à tous ses disciples, les exhortant à se préparer aux persécutions (cf. Letter to My Disciples and Lay Supporters [Lettre à mes disciples moines et laïcs (WND-II, 333). Il explique ensuite la raison pour laquelle il a écrit les lettres de remontrance. Citant un passage de l’œuvre du grand maître Tiantai, Commentaire textuel du Sûtra du Lotus, il écrit : « J’ai utilisé un langage très dur dans mes lettres, mais c’est parce qu’il est nécessaire de “forcer les autres à écouter, même si cela les met en colère”. » (Ibid.) Il se conforme ici au principe selon lequel le fait de faire entendre l’enseignement correct même à ceux qui ne sont pas disposés à l’écouter leur permet d’établir un lien avec la Loi bouddhique. Il écrit : « Ne craignez pas les autorités. Le temps est venu de se libérer des chaînes du cycle des naissances et des morts, et ­d’obtenir le fruit de la bouddhéité ! » Il invite ses disciples à « lui rendre visite dans [sa] résidence lorsque ça leur convient pour examiner en personne le contenu des lettres » (ibid.). Après avoir surmonté son exil à Izu et la persécution de Komatsubara, Nichiren exhorte ses disciples à suivre son exemple, en les appelant à consolider leur détermination à se dresser à ses côtés dans le combat par les mots visant à établir l’enseignement correct pour la paix dans le pays. Les représentants du shogunat et les dirigeants bouddhistes répondirent aux appels passionnés de Nichiren par le silence. Un autre message officiel de l’Empire mongol arriva l’année suivante, en 1269. Les avertissements de Nichiren se concrétisant, un nombre croissant de personnes écoutaient ce qu’il avait à dire, et les dirigeants bouddhistes qu’il avait critiqués le considérèrent encore davantage comme une menace. (à suivre) Orientation donnée par Ikeda Sensei Nichiren défia directement le plus haut dirigeant de l’époque dans une lettre de remontrance (Letter to Hojo Tokimune [Lettre à Hojo Tokimune], WND-II, 314). L’objet de cette requête était de clarifier ce qui était vrai et correct – et ce qui était erroné – du point de vue du bouddhisme. Nichiren savait que cela provoquerait inévitablement des persécutions. Totalement préparé à en affronter les conséquences, il continua d’élucider la vérité. Ses actions découlaient de sa confiance absolue dans les véritables enseignements du bouddhisme ainsi que dans sa détermination bienveillante à sauver le peuple du Japon de la souffrance et d’empêcher la destruction de la nation. Dans son cours, Shin’ichi expliquait que les présidents Makiguchi et Toda avaient hérité de cet esprit de remontrance envers les autorités déviantes, et il décrivait leur lutte contre ­l’oppression du militarisme. C’était là, disait-il, l’héritage magnifique, impérissable, de la Soka Gakkai. La qualité de la gouvernance est d’une importance cruciale pour la vie et le bonheur du peuple. Si le gouvernement oublie le peuple, s’il est déchiré de part et d’autre par les ambitions personnelles et par la soif de pouvoir des dirigeants politiques, ou s’il est en proie à des luttes politiques internes, sa façon de gouverner sera alors dénuée d’idéal et de compassion. Dans ce cas, le peuple souffre 11. Note : « De mon vivant, par mes propres efforts, je transmettrai [le bouddhisme] à 750 000 foyers. » Josei Toda a fait cette déclaration lors de son investiture en tant que deuxième président de la Soka Gakkai, le 3 mai 1951. Six mois plus tard, à la sixième réunion générale de la Soka Gakkai, M. Toda partagea le texte intégral de la Lettre à Hojo Tokimune de Nichiren, et il transmit les orientations suivantes : « Dans cette lettre, Nichiren adresse une remontrance directe à l’ensemble de la nation japonaise. Il ne craignait pas les autorités, il n’était pas influencé par la richesse, et, par compassion envers tous les peuples, il leur transmit Nam-myoho-renge-kyo, la philosophie la plus importante et la plus bénéfique de l’époque de la Fin de la Loi. La Soka Gakkai a fait sien cet esprit. L’esprit de la Soka Gakkai consiste à restaurer la dignité du peuple japonais en menant une lutte contre les croyances religieuses erronées et trompeuses 12. » Ikeda Sensei a clarifié la signification de cette déclaration de M. Toda : elle signifiait que l’esprit de la Soka Gakkai s’accorde avec l’esprit de Nichiren visant à sauver toute l’humanité de la souffrance grâce à la Loi merveilleuse. M. Toda s’est ensuite engagé à réaliser kosen rufu au Japon et dans toute l’Asie de l’Est. Et Ikeda Sensei a affirmé qu’il était déterminé à persévérer dans sa mission consistant à concrétiser le vœu du président Toda, même au prix de sa vie. Jeune homme, Ikeda Sensei avait fait sien l’engagement noble de son maître de parvenir à 750 000 foyers de membres et d’accomplir kosen rufu en Asie de l’Est. Trois mois après cette réunion générale, en février 1952, la propagation ne progressait pas comme on l’avait espéré. M. Toda demanda à Ikeda Sensei : « Veux-tu te dresser et accomplir cela pour moi ? » et il le nomma conseiller du chapitre Kamata, à Tokyo. À ce titre, Sensei dirigea les efforts qui permirent de convertir 201 nouveaux foyers dans le chapitre Kamata en un seul mois, un record pour un chapitre de la Soka Gakkai.