Le 16 mars est le jour éternel du maître bouddhique et du disciple
Mes jeunes amis, Triomphez résolument de tout, Même au cœur de la tourmente des mauvais jours, En tant que champions de la jeunesse. Le héros coréen de l’indépendance, Yeo Un-hyeong (1886-1947), a déclaré : « Seule la jeunesse garde toujours des idéaux incroyablement élevés. Seule la jeunesse possède véritablement le dynamisme nécessaire pour concrétiser avec audace ces idéaux, sans la moindre hésitation 1. » Impressionné par ces mots, je les ai cités dans une interview que j’ai donnée au magazine coréen, Wolgan Chosun 2. Tout repose sur la jeunesse, car elle seule détient la clé. Le courage et les actions des jeunes gens, débordant d’un esprit précurseur, peuvent changer le cours du temps et faire surgir le soleil de l’espoir. Quelle que soit l’époque, c’est la jeunesse qui écrit les nouvelles pages de l’Histoire. En mars 2009, des bodhisattvas surgis de la Terre de soixante pays se sont réunis à Tokyo pour assister à la cérémonie du 16 mars, Jour de kosen rufu. En accord avec la réalisation du grand vœu de Nichiren, l’esprit de l’humanisme bouddhique de la Soka Gakkai internationale (SGI) rayonne aux quatre coins de la planète. Dans la Chanson des camarades, mon maître bouddhique, Josei Toda, deuxième président de la Soka Gakkai, a écrit : Où sont les jeunes porteurs de drapeaux ? Ne voyez-vous pas le sommet du mont Fuji ? Rassemblez-vous, vite, toujours plus nombreux ! Comme il se réjouirait aujourd’hui, de voir tant de jeunes successeurs, engagés et fiers d’agir pour la paix dans le monde entier ! Nichiren A appelé À une large transmission de la Loi. L’assemblée du mouvement Soka Accomplit fidèlement son décret. Début mars 1958, M. Toda m’annonça que le Premier ministre japonais, qui était l’un de ses amis, avait accepté son invitation à se rendre, le 16 mars, au Temple principal Taiseki-ji, dans la préfecture de Shizuoka. Il me demanda alors d’organiser une cérémonie de bienvenue, avec des représentants de la jeunesse. « Laissons la jeunesse conduire cette cérémonie, comme s’il s’agissait d’une répétition générale, d’un banc d’essai pour l’avenir de kosen rufu », ajouta-t-il. M. Toda souhaitait présenter aux grands dirigeants du pays les remarquables jeunes gens qu’il avait personnellement suivis et soutenus, et qui seraient les acteurs d’une ère nouvelle. Il voulait, en même temps, montrer à la jeunesse que les actions pour la paix ne se limitent pas à la sphère étroite de la religion, et sont une dynamique jouant un rôle essentiel et significatif pour la réalisation de la paix et la prospérité de la société. Toutefois, le point crucial était sa profonde détermination à passer le relais de la paix aux jeunes successeurs, entreprise à laquelle il avait consacré sa vie de bodhisattva surgi de la Terre. L’avenir dépend de la jeunesse. C’est pourquoi nous devons encourager les jeunes dotés d’un engagement sincère, et tout leur confier. Les mots de M. Toda résonnaient solennellement : « J’aimerais que tu prennes la responsabilité de cet événement, Daisaku. Fais de ton mieux et organise-le comme tu l’entends. » « Oui, je ferai en sorte que ce soit un rassemblement magnifique, durant lequel nous, vos successeurs, nous prendrons l’engagement de concrétiser votre vœu », lui ai-je répondu. Nous étions à l’unisson. Les dix années d’entraînement rigoureux dispensées par le maître bouddhique et les efforts dévoués du disciple allaient parvenir à leur apogée. M. Toda et moi ressentîmes dans notre cœur, lui en tant que deuxième président, et moi en tant que futur troisième président de notre mouvement, que ce rassemblement du 16 mars était une cérémonie grandiose symbolisant l’unité du maître et du disciple. C’est pour moi une cérémonie aussi significative que celle décrite dans le Sûtra du Lotus, au cours de laquelle le bouddha Shakyamuni confie la Loi merveilleuse à ses disciples. Depuis, le 16 mars symbolise le jour où la jeunesse se dresse, avec son maître bouddhique, pour accomplir le vœu de réaliser la paix dans l’unité, avec la même détermination éternelle. Dressez-vous, Jeunes responsables Du nouveau siècle, Confiants en votre rôle De successeurs pour la paix. Pour nous, être un successeur signifie hériter du désir d’agir pour la paix, en nous fondant sur les enseignements de Nichiren. Ce ne sont pas les autres, mais nous-mêmes qui avons fait le vœu d’œuvrer pour la paix, et d’écrire l’histoire des victoires de notre noble cause, tout au long de notre vie. Le 6 mars 1958, je me suis présenté à la Cour de justice, à la suite des événements survenus à Osaka, l’année précédente 3. Ce fut une période durant laquelle j’ai dû renforcer ma foi, faire appel à toute ma détermination et décupler mes efforts pour remporter la victoire contre les forces d’opposition, avançant ainsi avec une loyauté sans faille pour défendre mon maître bouddhique et notre mouvement. Je ressentais ardemment l’importance de mon rôle : vaincre ce que le bouddhisme appelle les trois puissants ennemis 4 en parlant haut et fort, sans crainte, afin de rétablir la vérité. J’étais résolu à n’épargner aucun effort pour protéger le mouvement Soka que mon maître avait déclaré plus précieux que sa propre vie. J’étais tout à fait conscient de la profondeur et de la signification de ma mission. Le Pr Jim Garrison, président de la Société John Dewey aux États-Unis, m’a dit lors de notre rencontre, l’an dernier, que « les enseignements se transmettent de génération en génération. Ce sont les jeunes gens des générations futures qui décideront de la valeur et de la signification de nos enseignements. Je sais que vous accordez une grande importance aux successeurs et à l’esprit de poursuivre l’œuvre des prédécesseurs 5. » Il fallut informer tout le monde de la cérémonie du 16 mars, et ce, dans les plus brefs délais. Il n’y avait pas alors de téléphone portable et même, d’une manière générale, très peu de téléphones. Mais nous avons fait circuler l’information à la vitesse de l’éclair, lors de réunions, de rencontres à domicile, et même par télégramme. Certains ont pris le car ou le train de nuit, sachant seulement qu’ils allaient participer à une réunion spéciale, avec pour seule consigne d’apporter un bol et une paire de baguettes. M. Toda avait prévu pour eux une soupe de porc chaude, sachant que tous ces voyageurs auraient très certainement froid et faim à leur arrivée à destination. Mus par le désir passionné de servir la paix, les jeunes femmes et jeunes hommes, principalement de la région de Tokyo et de la préfecture de Shizuoka, se rassemblèrent avec enthousiasme, bientôt rejoints par la jeunesse du Kansai et d’autres régions du Japon. Comme dans la chanson de M. Toda, Rassemblez-vous, vite, six mille jeunes gens se sont alors réunis au côté de leur maître bouddhique. C’était une assemblée comparable à la « suite égale aux grains de sable de soixante mille Gange », décrite dans le 15e chapitre du Sûtra du Lotus, « Surgir de terre », (SdL-XV, 207). Tous étaient là dès 7 heures. Leur souffle dessinait de petits nuages blancs dans l’air froid. Chacun d’eux portait en lui le vœu d’agir avec son maître bouddhique, ce qui procurait à tous une joie sans pareil. L’important est notre attitude au moment crucial, le sérieux de nos actions au côté de notre maître bouddhique, notre détermination et la force de nos prières. Le bouddhisme parle de victoire ou de défaite. Finalement, tout dépend du comportement que nous adoptons. C’est le point capital qui détermine notre victoire ou notre défaite ultime dans la vie. L’ingratitude de ceux qui, dans le passé, soit par lâcheté, soit par ignorance, se sont détournés de leur maître bouddhique et de leurs compagnons de croyance au moment crucial laisse une marque noire indélébile. Comme l’écrit Nichiren : « C’est le propre des insensés que d’oublier les promesses faites lorsque vient le moment crucial. » (Sur l’ouverture des yeux, Écrits, 287,) Cette déclaration ne vaut pas que pour le passé. C’est un axiome de la foi qui vaut aussi pour le présent et l’avenir. Quand les affaires de M. Toda ont périclité, en 1950, des personnes prétentieuses de son entourage l’ont critiqué et se sont détournées de lui. La pérennité même de notre mouvement semblait remise en question, avec le risque de s’écarter de la voie de maître et disciple – quintessence des valeurs bouddhiques qui permettent d’édifier un monde en paix. Tout au long de cette crise, j’ai soutenu M. Toda de toutes mes forces. Dans l’histoire du bouddhisme, aucun disciple ne s’était tant dédié à sa mission. Je suis fier d’avoir pu offrir un exemple solennel du rôle de disciple, voie ultime de la victoire absolue, fondée sur l’unité du maître et du disciple. Aujourd’hui, rien n’a changé. J’espère que les jeunes gens à l’engagement sincère garderont avec fierté ce grand vœu pour la paix, avec encore davantage de conviction face aux grandes difficultés et aux grands défis. Dans une lettre datée du 18 mars 1276, en réponse aux dons sincères offerts par son jeune disciple Nanjo Tokimitsu, Nichiren écrit qu’une telle aide revient certainement à « soutenir la vie du Sûtra du Lotus. » (WND-II, 655) Soutenir le maître bouddhique, véritable pratiquant du Sûtra du Lotus, équivaut à suivre la voie suprême menant à l’illumination pour tous, enseignement essentiel du Sûtra. C’est ainsi que s’ouvre la voie d’une vaste transmission de la Loi à travers le monde. Le 16 mars 1958, environ deux heures après le début du rassemblement, un train de marchandises dérailla et se retourna sur la voie, dans la préfecture de Shizuoka. En fait, ce jour-là, des pratiquants de diverses régions du Japon se rendaient aussi au Temple principal, pour une visite commémorative, sans lien avec la réunion spéciale de la jeunesse. L’accident provoqua de sérieux contretemps pour les voyageurs venant de Tokyo et des régions plus au nord, Otaru, Sendai, Ichinoseki et Yamagata. Il y eut aussi des répercussions sur d’autres lignes et les pratiquants de Kumamoto et Omuta, sur l’île de Kyushu, dans le sud, connurent eux aussi des retards. Fort heureusement, tous ceux qui devaient venir au Temple principal purent arriver à destination. Ils répétaient, avec humour, que les désagréments de la journée avaient rendu leur voyage d’autant plus mémorable. En tant que responsable du rassemblement du 16 mars et des autres visites commémoratives, j’avais prié pour leur bon déroulement, et je fus grandement soulagé en apprenant que tout s’était arrangé. J’avais également prévu d’accueillir nos invités d’honneur, tout en gérant aussi cette situation inattendue. J’étais déterminé à être une source d’inspiration, et à surmonter chaque obstacle pour qu’aucun participant ne s’inquiète. Tel est le rôle de la jeunesse qui agit avec le même esprit que le maître bouddhique. Les jeunes hommes du mouvement Soka, chargés du transport, ont agi en parfaite unité avec moi pour que la journée se déroule sans incident. Ce groupe des Transports a été le précurseur du groupe Soka actuel, dont on respecte et admire les membres qui sont les jeunes piliers pour la paix. Ce groupe de jeunes gens, discrets et dévoués, a toujours eu la fierté et la détermination de prier pour la sécurité des croyants, et de les protéger, quelles que soient les conditions et par tous les temps. L’harmonie et le grand succès de cette réunion du 16 mars, qui brillent dans les annales de l’histoire du mouvement Soka, ont été une victoire des membres du groupe des Transports, ainsi qu’un brillant témoignage de leurs efforts inlassables et vigilants. En tant que responsable de la jeunesse, je les avais encouragés de tout mon cœur, et ils se sont montrés à la hauteur de manière éclatante. Au début de notre mouvement, je m’étais personnellement occupé du groupe des Transports, et j’avais appris à mes cadets l’esprit de protéger le mouvement Soka et notre maître bouddhique. Je leur ai ainsi transmis mon engagement à protéger M. Toda, avec un dévouement désintéressé. Je leur ai enseigné l’esprit même du mouvement Soka, que l’on peut résumer ainsi : Avoir une foi directement reliée au maître bouddhique. S’engager à protéger les croyants. Agir rapidement. Communiquer avec précision et œuvrer en étroite cohésion. Parler haut et fort pour vaincre les forces destructrices. Les membres du groupe des Transports et leurs dignes successeurs du groupe Soka ont fidèlement hérité de cet esprit. J’ai ouvert la voie et j’ai personnellement développé le groupe Soka. Les jeunes hommes de ce groupe sont mes successeurs et disciples directs. Nous partageons le même esprit. Jeunes hommes sans égal Du groupe Soka, Vous êtes ma grande fierté. C’est à vous que je confie Le royaume Soka. Sous la pression de certaines personnes, le Premier ministre a annulé sa visite au dernier moment. Il a lui-même téléphoné pour s’excuser. Alité du fait de la maladie, M. Toda se leva pour lui parler d’une voix forte, tout à fait déconcertante au regard de sa condition physique. « Vous êtes en train de trahir la confiance de ces jeunes gens !… Ce n’est pas à moi que vous devriez présenter vos excuses, mais à eux ! » C’était véritablement un rugissement de lion. Aujourd’hui, quand la jeunesse se joint à moi pour accueillir des personnalités ou des invités de marque du monde entier, j’imagine toujours le bonheur qu’éprouverait M. Toda à nous voir ainsi. Je n’oublierai jamais ce moment où j’ai accompagné M. Toda pour accueillir le plus chaleureusement possible les membres de la famille du Premier ministre qui vinrent le représenter dans la loge officielle, à l’occasion de cette cérémonie du 16 mars. Ce jour-là, M. Toda a déclaré aux six mille jeunes rassemblés autour de lui : « La Soka Gakkai est reine en matière de religion. » Cette déclaration puissante a résonné comme un coup de tonnerre dans leurs cœurs. Les yeux des jeunes femmes brillaient d’une éclatante détermination. Une immense fierté se lisait sur tous les visages. En arrière-plan, le majestueux mont Fuji enneigé veillait sur cette rencontre de cœur à cœur entre un maître et ses disciples. Le mouvement Soka est une assemblée De nobles compagnons dans la foi Unis pour la cause de la paix. Puissiez-vous tous, sans exception, Devenir de grands vainqueurs. Comme l’a déclaré l’ancien philosophe romain, Sénèque : « L’âme est notre maître. » Un cœur imprégné par le mal est malheureux. La philosophie et la religion sont les boussoles guidant le cœur vers la vérité et la victoire sur soi-même. Ce n’est qu’en renforçant en nous notre engagement pour le bien suprême – c’est-à-dire pour le bonheur de chacun – que nous pouvons véritablement concrétiser l’idéal d’une paix durable et de la prospérité sur notre terre. C’est le principe de « l’établissement de l’enseignement correct pour la paix dans le pays », enseigné par Nichiren 6. On dit du Sûtra du Lotus qu’il est le roi des sûtras parce qu’il dévoile la voie vers l’illumination, accessible à tous. En tant que pratiquants du mouvement Soka, nous mettons fidèlement les enseignements de ce Sûtra en pratique, comme le Bouddha l’enseigne. Nous ne sommes pas influencés par les caprices des autorités séculières. Nous sommes les rois-lions et récitons la Loi merveilleuse en mettant notre vie en harmonie avec la Loi fondamentale de l’univers, qui réside dans le « palais de la neuvième conscience [la nature de bouddha pure et immaculée], réalité essentielle qui règne sur toutes les fonctions de la vie. » (La composition du Gohonzon, Écrits, 840) Nichiren déclare : « Celui qui consacre sa vie à la pratique bouddhique atteindra à coup sûr la bouddhéité. » (Lettre de Sado, Écrits, 304) Jeunes gens, soyez confiants ! N’éprouvez aucune peur ! Vous êtes de jeunes lions. Vous êtes les successeurs appelés à perpétuer la mission des grands rois-lions du mouvement Soka qui vous ont précédés. Après avoir participé à la répétition générale pour l’édification d’un monde en paix, la jeunesse du mouvement Soka s’est élancée sur la vaste scène du monde. Quand je suis devenu le troisième président du mouvement, en mai 1960, ces jeunes gens se sont ralliés à moi et se sont consacrés de tout cœur à ouvrir la voie de la paix en partageant les enseignements de Nichiren avec d’autres. Ils ont courageusement endossé la responsabilité de notre mouvement et ont accompli de remarquables progrès. Ils ont atteint l’état de vie du « héros du monde » (Le héros du monde, Écrits, 842,) et ont occupé des positions clés dans diverses sphères de la société. Aujourd’hui, au XXIe siècle, ce sont leurs enfants et leurs petits-enfants qui participent activement à l’amélioration de la société. Moi aussi, je suis ravi de voir ce qu’ont accompli les diplômés des écoles et universités Soka. Dans une autre lettre adressée à Nanjo Tokimitsu, pour indiquer combien il est noble de consacrer sa vie à transmettre la Loi, Nichiren écrit : « Puisque la mort surviendra de toute façon, vous devriez avoir le désir d’offrir votre vie pour le Sûtra du Lotus. Considérez une telle offrande comme une goutte de rosée qui rejoint l’océan ou un grain de poussière retournant à la terre. » (La Porte du Dragon, Écrits, 1013) Par la pratique, les compagnons de croyance qui, ensemble, se consacrent à l’édification d’une société en paix, font fusionner leur vie avec l’océan d’une éternelle bonne fortune, et développent un état de vie libre, vaste et illimité. Ils se forgent ainsi un soi aussi solide qu’un rocher, sans se laisser vaincre par les tourments de l’existence, et ornent leur vie de magnifiques succès. Dans le mouvement Soka, nous l’avons emporté sur tous ces tourments grâce à notre esprit sérieux et altruiste. La SGI est devenue ce qu’elle est aujourd’hui grâce au dévouement désintéressé des croyants qui se sont consacrés à faire connaître la Loi. Ne l’oublions jamais. S’engager sur la voie bouddhique de maître et disciple dans le mouvement Soka permet de savourer une vie heureuse et profondément accomplie. La grande assemblée de la paix Brillera éternellement, Grâce à l’engagement commun Du maître bouddhique et de son disciple. Des représentants des étudiants et des jeunes femmes du groupe Kayo ont chanté, à l’occasion de leurs réunions du 11 février et du 4 mars 2009. Leurs voix résonnent encore en moi. Les étudiants du groupe Shin’ichi, créé un 16 mars, il y a quinze ans, sont devenus des hommes accomplis. D’autres les ont rejoints. Je m’étais personnellement engagé à suivre et soutenir le premier groupe, précurseur du groupe actuel, dans l’espoir de voir ces jeunes gens devenir de remarquables responsables pour la paix. Aujourd’hui, de nombreux « Shin’ichi » prennent place sur la scène du nouveau siècle et déploient d’admirables efforts pour apporter leur soutien à leurs successeurs, dans le mouvement Soka. Un matin, peu après cette cérémonie du 16 mars, M. Toda m’a dit, depuis son lit : « Daisaku, hier j’ai rêvé que j’allais au Mexique. » Puis il a ajouté : « Daisaku, le monde est ton défi ; le monde est ta véritable scène. » J’ai inscrit ces mots au plus profond de mon être. En tant que fidèle disciple, en parfaite cohésion avec lui, je me suis élancé dans le monde pour réaliser cette grande tâche. Et maintenant, nos successeurs œuvrent à leur tour dans le monde entier. La voie bouddhique de maître et disciple est une grande aventure, une histoire débordant d’une joie indescriptible. Aujourd’hui, dans ce Mexique où M. Toda avait rêvé de se rendre, des jeunes de la SGI rayonnent et ne ménagent pas leurs efforts. En Argentine, les jeunes ont également tissé un merveilleux réseau de solidarité. La SGI-Europe a annoncé récemment qu’elle prévoyait d’organiser un nouveau sommet de la jeunesse. De par le monde, on célèbre le 16 mars par des victoires éclatantes. La réussite des disciples est celle du maître bouddhique. La victoire de la jeunesse assure la victoire à venir. Je suis actuellement engagé dans un dialogue par correspondance avec le prince Charles Napoléon, chef de la Maison impériale de France. Un jour, Napoléon Bonaparte (1769-1821) a déclaré : « Agissez avec audace, en vous efforçant d’être un modèle pour les autres. N’hésitez pas. Soyez sans crainte, et avancez avec courage. En toutes circonstances, soyez déterminés 7. » Mes jeunes compagnons, faites triompher vos efforts afin d’édifier un monde de paix et portez avec fierté l’étendard de la victoire de la jeunesse, unis par l’esprit bouddhique de maître et disciple ! Avec persévérance, Affrontez les courants Et gravissez les montagnes escarpées, Tout en chérissant le vœu d’établir la paix dans le monde.
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