Mai 2024

Étude bouddhique

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Paroles d'encouragement

La lumière du siècle de l’humanisme : Comme les fleurs des champs

En 1987, le président Ikeda a désigné le 30 mai Jour des femmes du mouvement Soka de France. En ce mois de mai, alors que nous allons célébrer le 37e anniversaire de cet événement, nous avons décidé de republier ici un texte déjà paru dans Odes aux femmes, soleils de la paix, tome I, p. 113. Un beau matin, j’entendis ma femme fredonner doucement une chanson. Je reconnus l’air immédiatement, il m’était très familier et, pourtant, résonnait à mes oreilles avec une fraîcheur toute nouvelle. « Comme les fleurs des champs agitées par le vent. Comme les fleurs des champs qui donnent du plaisir à ceux qui les regardent. » « Quelle est cette chanson ? lui ai-je demandé. — Oh, c’est un air très connu », me dit-elle. Il s’agissait de Fleurs des champs, mélodie ravissante, rendue célèbre par un couple japonais qui chantait en duo, les « Da Capo ». Ma femme poursuivit en souriant : « Comme les fleurs des champs battues par la pluie, comme les fleurs des champs qui apaisent ceux qui les regardent. » « Quelle jolie chanson, lui dis-je. Elle traduit exactement l’esprit héroïque des personnes ordinaires. » Cette chanson me plongea dans une douce méditation. « Fleurs des champs » – les paroles ne citent aucun nom de fleurs en particulier. Et c’est peut-être mieux ainsi car, selon l’endroit où ils habitent, les gens ont de ces « fleurs des champs » des représentations différentes. Au Japon, par exemple, on imaginera des gnaphales des bois, orchidées, violettes, fleurs des prés, lys ou cosmos (une variété de marguerites). Le nord du pays est encore couvert d’un épais manteau de neige. Quand la neige finira par fondre et que boutons d’or et adonis se mettront à pousser au pied des montagnes, les cœurs humains bondiront de joie en sentant l’approche du printemps. Sur la côte d’Echizen, les jonquilles poussent à même les falaises abruptes qui dominent les flots tumultueux de la mer du Japon et endurent les redoutables vents hivernaux jusqu’à l’arrivée du printemps. Hiroshima et Nagasaki ont été anéanties par la bombe atomique. Les gens s’imaginaient qu’il faudrait des dizaines d’années avant que la vie ne rejaillisse sur cette terre brûlée. Pourtant, les lauriers-roses se sont mis à pousser et à fleurir peu de temps après, apportant ainsi espoir et courage aux survivants qui luttaient pour reconstruire leur vie. Je crois que nous avons tous en nous une image de ces fleurs des champs intrépides, fleurissant allègrement ici et là, nullement découragées par la pluie ou le vent. Qu’on les remarque ou non, ces fleurs sauvages, où qu’elles se trouvent, dressent leurs tiges, déploient leurs feuilles et engendrent des fleurs magnifiques, chacune à sa manière. Certaines fleurissent sur le bord de la route, dans des endroits aussi discrets qu’incongrus, provoquant notre étonnement et notre admiration devant tant de force et de ténacité. J’ai souvent photographié ces fleurs, appuyant sur l’appareil comme pour applaudir leurs efforts héroïques. « Fleurs des champs – mais bien sûr ! Voilà un hymne idéal pour notre département des femmes », ai-je déclaré. Mon épouse hocha la tête en guise d’approbation : « Oui, c’est vrai. En fait, c’est une membre du département des femmes de Meguro qui m’a parlé de cette chanson dans une lettre. » Il se trouve que cette femme avait fait partie de la toute première promotion du collège et du lycée Soka de jeunes filles, dans le Kansai. Elle avait lutté sa vie durant, faisant tout son possible pour élever sa fille atteinte d’une maladie chronique. Elle récitait Daimoku avec la plus grande force de conviction et allait vaillamment de l’avant, jour après jour, sans repos ni répit. Un jour, elle entendit cette chanson et se mit à la chanter : « La vie est parfois pleine de difficultés. Mais, après les nuages et la pluie, le soleil finit toujours par briller. « Voilà ce qui vous attend si des fleurs des champs vous percevez l’intrépide esprit. » « Un esprit intrépide » – ce sont là, à n’en pas douter, des mots qui décrivent le courage. La vie est une suite de défis incessants ; la vie, c’est lutter pour faire éclore les fleurs du bonheur, sans se soucier des difficultés rencontrées en chemin. Les yeux brillants, mon épouse me raconte toujours, en termes élogieux et admiratifs, les combats courageux et les nobles victoires des membres du département des femmes et des jeunes femmes, partout au Japon et dans le monde entier. Un jour, en visite dans la préfecture de Hyogo, dans la région du Kansai, j’ai partagé avec mon auditoire ce poème que je connais depuis l’enfance : « On le piétine, encore et encore on le piétine, mais toujours il fleurit, le souriant pissenlit. » Ce poème décrit merveilleusement toutes ces personnes ordinaires, hommes et femmes, qui mènent une vie courageuse, le sourire aux lèvres, quelle que soit la difficulté ou l’épreuve rencontrées. Pourquoi le pissenlit n’est-il pas vaincu par ce piétinement constant ? Sa force tient à la longueur de sa racine vigoureuse qui pénètre profondément dans la terre. Les racines pivotantes des pissenlits peuvent atteindre jusqu’à un mètre de long. Le même principe s’applique aux êtres humains. Les vrais vainqueurs dans la vie sont ceux qui, en butte à des défis et à des déboires continuels, ont cependant planté les racines de leur être à une telle profondeur que rien ne peut les ébranler. L’écrivain allemand Schiller l’a parfaitement exprimé dans La Pucelle d’Orléans, un drame consacré à Jeanne d’Arc, par cette image : « Ô fleur magnifique de la victoire ! » Le 12 février [2005], le 3 000e épisode de La Nouvelle Révolution humaine a été publié. Les héroïnes de ce roman sont des femmes ordinaires. Certaines, vivant à l’étranger, étaient tourmentées par le mal du pays et pleuraient, les yeux tournés vers leur terre natale, au-delà des océans. Parce qu’elles avaient rencontré la Loi merveilleuse et s’étaient lancé le défi de transformer leur karma, ces femmes s’élancèrent courageusement dans une nouvelle vie, fières pionnières du kosen rufu mondial. Au Japon et dans le monde entier, des femmes intrépides ont lutté courageusement contre la maladie, les accidents, les difficultés financières, les dissensions familiales, ainsi qu’une multitude d’autres problèmes. Surmontant ces obstacles pénibles et douloureux les uns après les autres, elles ont écrit l’histoire magnifique de leurs victoires personnelles, illustrant ainsi les mots de Nichiren : « L’hiver se transforme toujours en printemps. » (L’hiver se transforme toujours en printemps, Écrits, 539) Aujourd’hui, elles vivent un véritable âge d’or, comblées de bonheur et de bonne fortune. En revanche, les gens arrogants qui, en groupe ou individuellement, ont ridiculisé et blessé ces femmes si dignes qui luttent pour kosen rufu ont, nous le savons tous, disparu dans l’obscurité la plus totale. Comme le dit Nichiren : « Par le passé et à l’époque actuelle de la Fin de la Loi, les souverains, les hauts dignitaires et ceux qui méprisent les pratiquants du Sûtra du Lotus ont d’abord paru n’encourir aucune sanction, mais ils sont en définitive voués à la chute. » (Sur les persécutions subies par le Sage, Écrits, 1008) Ces mots sont sévères et sans compromis. Les femmes pionnières de la Soka Gakkai sont des citoyennes ordinaires, sans couronne, sans statut social particulier, sans richesse ni renommée. Ce sont elles qui ont fait de la Soka Gakkai la magnifique organisation qu’elle est aujourd’hui. Le bouddhisme a pour raison d’être de permettre à ces femmes de devenir heureuses. Nichiren déclare que le Sûtra du Lotus donne en exemple l’atteinte de la bouddhéité par les femmes, afin de convaincre tous les simples mortels qu’ils peuvent parvenir à l’illumination. Le bouddhisme enseigne que les femmes qui ont fourni les plus grands efforts, celles qui se lancent le plus de défis, seront couronnées par les fleurs magnifiques du bonheur. Toutes les femmes qui luttent face aux problèmes et difficultés du monde réel emprunteront le chemin éblouissant qui mène au bonheur. Un poète a écrit : « Avec calme, observe Les faussaires emportés par les flots, Et va sur ton propre chemin, sans regret, Il est orné de fleurs. » Les fleurs sauvages ne sont ni vaines ni arrogantes, pas plus qu’elles ne sont jalouses ou serviles. Vivant en accord avec leur mission unique, illustrant ainsi le principe bouddhique selon lequel « les cerisiers font des fleurs de cerisier, les pêchers des fleurs de pêcher et les pruniers des fleurs de prunier », elles n’envient pas plus les autres fleurs qu’elles ne se sous-estiment elles-mêmes. Elles tirent fierté de leur identité propre, sachant que chacune connaîtra l’épanouissement qui lui convient. Les plus jolies et les plus délicates des fleurs des champs ne sont en rien faibles. Malgré leur fragilité apparente, elles sont en fait vigoureuses. Pluie ou vent, rien ne les perturbe. Illustrant ce même esprit indomptable, notre devise est : « Rien ne peut nous vaincre ! » Mon épouse, elle aussi, considère le combat qu’elle a mené en première ligne pour kosen rufu depuis sa jeunesse comme sa plus grande source de fierté et d’honneur. Quand, en juillet 1951, le président Toda institua le département de la jeunesse, j’étais un jeune responsable du département des jeunes hommes et mon épouse exerçait la même responsabilité dans le département des jeunes femmes. Le mois suivant, une jeune femme rejoignit la Soka Gakkai et mon épouse lui rendit visite chez elle pour enchâsser son Gohonzon. Mon épouse était plus jeune qu’elle, mais son aînée dans la croyance. Elles se lièrent d’amitié et mon épouse fit tout son possible pour être disponible à tout moment, écoutant ses problèmes, lui donnant des conseils et lui prodiguant des encouragements. Cette jeune femme se développa de façon extraordinaire et devint elle-même responsable dans le département des jeunes femmes. Plus tard, elle continua à se consacrer de tout son cœur au bouddhisme et occupa l’une des plus hautes responsabilités dans le département des femmes jusqu’à la fin de sa vie. Lors de la campagne historique de février 1952, le département de la jeunesse, avec l’esprit passionné de réfuter ce qui est erroné et de révéler la vérité, tint une réunion d’étude à laquelle assista le président Toda. Mon épouse, en tant que représentante du département des jeunes femmes, monta sur l’estrade pour réfuter la croyance erronée selon laquelle la malchance personnelle est due aux influences négatives des esprits défunts, idée extrêmement populaire à l’époque, véhiculée par les nouvelles religions apparues au Japon après la Seconde Guerre mondiale. Elle exposa différents points avec une grande précision et démonta vigoureusement cette croyance. Souriant, M. Toda posa un regard chaleureux sur elle et sur les autres jeunes femmes dans lequel on pouvait sentir sa conviction : les membres du département des jeunes femmes, en développant une force fondée sur l’étude du bouddhisme, constituent la fleur de l’espoir pour kosen rufu. Malgré un emploi du temps extrêmement chargé, Wangari Maathai, la célèbre militante kenyane pour l’environnement, trouva le temps de me rendre visite dans les locaux du journal Seikyo le 18 février dernier [2005]. Fondatrice du Mouvement Ceinture Verte, le Pr Maathai est une « combattante pour l’environnement » qui s’est vu décerner le prix Nobel l’année dernière (2004). Les membres de la Société d’amitié panafricaine de l’université Soka l’ont accueillie en interprétant la chanson kenyane Guku ni Gwitu (Voici notre foyer). Mme Maathai a chanté avec entrain tout en se balançant au rythme entraînant de la musique : « Voici notre foyer. Planter des arbres ici, C’est notre but. Chez nous, les femmes sont chez elles, allez, venez, prenons ces plants d’arbres et mettons-les en terre. » Par le passé, le Mouvement Ceinture Verte a été persécuté et Wangari Maathai a été emprisonnée plusieurs fois du fait de ses activités. Elle a même subi des tortures. Malgré cela, tout en élevant ses trois enfants, elle a agi courageusement, en accord avec ses convictions, pour briser le cercle vicieux de la pauvreté et de la destruction de l’environnement. On m’a dit que les sept premiers arbres plantés par le Pr Maathai étaient des tulipiers du Gabon, réputés pour leurs fleurs d’un rouge ardent. La flamme rouge du courage qui brûle dans son cœur a, durant ces trente dernières années, enflammé pareillement le cœur de 100 000 personnes et la plantation de ces sept premiers arbres a entraîné dans son sillage la plantation de plus de trente millions d’arbres. Dans Une révolution silencieuse, un film traitant des problèmes de l’environnement coproduit par la SGI, le Pr Maathai a dit ceci : « Il est très important pour nous d’agir au niveau local parce qu’il nous arrive de nous sentir impuissants lorsque nous réfléchissons à un niveau global, tandis qu’en agissant à un niveau local, nous nous renforçons. » Ces mots vont dans le même sens que la philo­sophie qui est à la source des activités principales et de l’organisation de nos départements des femmes et des jeunes femmes. C’est pourquoi le Dr Maathai a également exprimé sa sincère sympathie à l’égard de notre philosophie Soka et de notre mouvement, qui accorde de la valeur tant à l’individu qu’à la société, tant à la vie qu’à l’environnement. Wangari Maathai, qui adhère elle-même à une philosophie d’espoir, a déclaré : « Nous savons que nos actions, si modestes soient-elles, opèrent un changement positif. Si nous pouvons multiplier cela des millions de fois, nous pouvons changer le monde – c’est certain. » C’est exactement cela. Nous devons continuer à développer notre « champ de fleurs », permettant à chaque bouton d’éclore l’un après l’autre en une fleur heureuse et harmonieuse. C’est ainsi que nous réussirons une « révolution silencieuse », un vrai bouleversement dans le siècle de la femme. L’harmonie est la plus grande source de beauté dans la vie, c’en est la fleur. Je me rappelle une histoire ancienne, alors que la Soka Gakkai était encore une petite organisation. Les affaires de mon maître, Josei Toda, se trouvaient dans un état catastrophique : nous n’avions pas d’argent, pas de personnel qualifié, nous touchions le fond. Un jour, M. Toda cueillit soudain une fleur près de lui et l’accrocha à ma chemise, comme s’il s’agissait d’une médaille. Je passais toutes mes journées à me battre désespérément et absolument seul, à lutter pour mon maître, à le protéger. M. Toda me dit : « Je suis désolé pour tous les ennuis que je te crée. Tu fais un travail vraiment excellent, Daisaku. » Cette fleur symbolique en a fait rire quelques-uns mais pour moi, c’était vraiment une médaille pour kosen rufu remise par mon maître de kosen rufu. Aucun hommage ne pouvait égaler celui-là. Quand j’ai regagné mon petit appartement misérable, j’ai placé cette fleur devant le Gohonzon et j’ai récité Daimoku avec une immense gratitude. Je porte toujours cette fleur offerte par mon maître dans mon cœur et poursuis mon combat avec le même esprit que le jeune homme que j’étais alors. Cette fleur s’est maintenant transformée en 23 brillantes médailles honorifiques décernées par des pays du monde entier [Ndlr : en 2005]. Le bouddhisme enseigne que le disciple est comme la plante et le maître comme la terre. Il montre également le chemin pour s’acquitter de ses dettes de reconnaissance, en expliquant que les fleurs de la victoire que les disciples ont fait fleurir retourneront à la terre sous forme de bonne fortune pour le maître, et que les nouvelles fleurs de la victoire naîtront de cette terre du maître et du disciple. Ma femme et moi sommes fiers d’avoir suivi ce chemin tout au long de notre vie. Notre souhait le plus cher est de remettre solennellement à toutes les femmes engagées et sincères de la Soka Gakkai une couronne de fleurs du bonheur qui surpassera en éclat toutes les tiares incrustées de pierres précieuses. Nous souhaitons leur remettre la couronne de fleurs de la victoire absolue, une couronne de fleurs qui symbolise l’éternité, le bonheur, le véritable soi et la pureté. Ce matin-là, notre conversation a donc d’abord porté sur une chanson qui exalte les fleurs des champs. « Une nouvelle journée pleine de défis rafraîchissants s’annonce devant nous, n’est-ce pas ? m’a dit mon épouse. — C’est vrai ! » lui ai-je répondu. « Continuons à œuvrer au ­bonheur et à la victoire des personnes ordinaires, plus précieuses que tout. » Un sourire s’est épanoui sur le visage de mon épouse, telle une fleur splendide. Les fleurs des champs, aussi, se dressent, enthousiastes. Le printemps est arrivé ! Le printemps est arrivé !

Réflexions sur la NRH

En route vers une grande victoire

Le matin du jour de l’An, j’ai prié pour la santé, la réussite des projets et la longévité de chacune et chacun d’entre vous, mes chers compagnons de croyance. Je suis déterminé à toujours prier solennellement pour ces objectifs tant que je vivrai. Quand cette année touchera à sa fin, j’espère que nous entonnerons à nouveau ensemble le chant joyeux de la victoire dans la vie ! Nous sommes des compagnons unis par de nobles liens, qui possèdent le sabre spirituel pour engager la lutte en faveur du grand bien et de la vérité. Léguons à la postérité l’histoire de nos victoires retentissantes, obtenues grâce à la détermination et à ­l’espoir que nous avons cultivés dans notre cœur. Ainsi, la bannière de notre noble esprit et de notre juste cause continuera de flotter avec audace pour l’éternité et sera honorée par les générations futures. Cette année, progressons encore avec fierté, entonnons un chant de gloire, avec des cœurs qui battent à l’unisson, en nous fondant sur notre immense et magnifique vœu. Le 2 janvier de cette année [2003], j’ai fêté mon 75e anniversaire avec une grande joie et un sentiment d’accomplissement, aux côtés de mes compagnons de croyance du monde entier. Dans le premier essai de cette série, que j’ai commencée à l’âge de 70 ans, je fais le bilan de ma vie et j’écris que mon objectif pour mes 80 ans est « l’achèvement des fondations du kosen rufu mondial ». Les cinq dernières années se sont écoulées en un clin d’œil et me voilà déjà à la moitié de cette décennie. Je suis déterminé à consacrer le reste de ma vie à la réalisation de mon objectif et à servir mes compagnons de croyance Je me souviens de la visite de mon maître, Josei Toda, un homme d’une grandeur sans pareille, dans mon minuscule appartement de la résidence Sanno, dans le quartier d’Omori [situé dans l’arrondissement d’Ota à Tokyo]. Quand mon épouse et moi avons décidé de nous marier, M. Toda, qui, pour toutes sortes de raisons pratiques fut notre médiateur, se rendit également chez mes parents avec qui il eut un échange ouvert et cordial. Je me souviens notamment qu’il s’entretint longuement avec mon père. Aujourd’hui encore, ce souvenir et tant d’autres sont très précieux et constituent pour moi une grande source de fierté. Juste avant le mariage, M. Toda invita mes parents et ceux de ma future épouse à se retrouver près de l’ancien siège de la Soka Gakkai, dans le quartier d’Ichigaya. Il dit alors en versant des larmes : « Daisaku s’est épuisé à la tâche pour me venir en aide. Il a travaillé trop dur et cela l’a totalement éreinté. Il n’atteindra peut-être pas la trentaine. » Je suis certain que mon maître bien-aimé se réjouit qu’en dépit de tout, grâce à une force vitale renforcée et régénérée, selon le principe de « prolongation de sa vie par la foi », j’ai dépassé l’âge auquel le président fondateur Tsunesaburo Makiguchi est mort en prison et je suis toujours à la tête du mouvement de kosen rufu. La réalisation de kosen rufu commence par l’établissement d’un modèle ferme et inébranlable au Japon. Il est absolument crucial que nous, au Japon, nous levions une puissante force populaire pour la paix fondée sur les principes de l’humanisme bouddhique. Nous devons la construire avec une détermination indéfectible, quelles que soient les attaques ou le déferlement de vagues de jalousie et de calomnies auxquelles nous pouvons être exposés, parce que c’est la voie indestructible vers la victoire éternelle. C’est la raison pour laquelle je suis déterminé, cette année encore, à poursuivre résolument et sans faillir notre lutte. Je suis né en 1928 et, comme beaucoup d’entre vous le savent, c’est également l’année où Tsunesaburo Makiguchi et Josei Toda se sont rencontrés pour la première fois et ont adopté le bouddhisme de Nichiren. Deux ans plus tard, ils fondaient la Soka Gakkai. Cette année [2003] marque donc le 75e anniversaire de leur engagement commun. M. Makiguchi avait 32 ans quand il a publié son ouvrage majeur si novateur, La Géographie de la vie humaine [en 1903]. Cette année marque aussi le 100e anniversaire de cet événement. Dans ce livre, M. Makiguchi fait valoir avec force l’importance d’éviter tant le chauvinisme étroit qu’un cosmopolitisme qui prône un amour de l’humanité abstrait. Il déclare également qu’il n’a aucune intention d’adopter une posture critique désinvolte. Le plus important, explique-t-il, est que chacune et chacun de nous examine de près sa propre « terre » afin d’en acquérir une compréhension correcte et totale. C’est seulement en faisant de cette observation notre fondement, affirme-t-il, qu’il nous est possible de clarifier nos objectifs et nos priorités, de remporter la victoire dans tous les domaines de la société, et de mener l’humanité vers une coexistence pacifique. Quelle perspicacité ! Quelles paroles merveilleuses ! Durant ma jeunesse, quand j’ai lu ce livre pour la première fois, j’ai ressenti un profond enthousiasme. Notre « terre » est l’environnement et le lieu où nous vivons actuellement. Notre vie n’existe pas ailleurs qu’à l’endroit où nous nous trouvons et où nous menons nos activités quotidiennes. Les êtres humains parviennent à vivre même dans ces environnements artificiels que sont les métropoles géantes, jungles de béton et d’asphalte aux gratte-ciel immenses. D’autres encore habitent dans des contrées enneigées, dans un nord lointain, et leur esprit jeune est toujours radieux dans la lumière du matin. Il y a aussi ceux qui travaillent au quotidien dans des paradis tropicaux où les palmiers oscillent au vent, ou au cœur d’un magnifique paysage qui baigne dans les lueurs majestueuses du crépuscule. Partout, les personnes ordinaires s’engagent totalement avec un cœur enthousiaste – dans les villages de montagne, les villes portuaires, les petites usines et sur les étals des marchés où résonnent les cris des vendeurs. La sagesse bouddhique nous enseigne ceci : « Toutes les montagnes, les vallées et les champs où Nichiren et ses disciples vivent et récitent Nam-myoho-renge-kyo sont la Terre de la Lumière éternellement paisible. » (GZ, 781). Ces paroles de Nichiren transmettent un message profond : en tant qu’êtres humains, partout où nous résidons, nous ne devons jamais oublier notre noble et profonde raison d’être. Aussi troublé que soit le lieu où nous nous trouvons, aussi intenses que soient les luttes et les défis auxquels nous sommes confrontés, nous devrions vivre avec courage, nous frayer un chemin à travers les obstacles et triompher là où nous sommes, sans jamais nous laisser ébranler par le malheur. Nichiren affirme en effet que le lieu où nous nous trouvons est la noble terre du Bouddha, la Terre de la Lumière éternellement paisible. En d’autres termes, ce lieu où nous relevons des défis en déployant toutes nos forces est une terre précieuse et radieuse. Même si notre famille est pauvre ou traverse une passe difficile, nous pouvons transformer radicalement notre situation et goûter un bonheur sans égal et une vie familiale joyeuse et harmonieuse. Tel est l’enseignement de la Loi merveilleuse. Nichiren nous encourage également à nous dépasser dans notre pratique bouddhique avec le sens de nos responsabilités et de notre mission, et en ayant l’audace nécessaire pour engendrer de grands résultats concrets. Notre vie est l’entité des trois mille mondes dans un seul instant de vie. En d’autres termes, le domaine des êtres vivants et celui de l’environnement sont tous inclus dans notre vie personnelle. En tant qu’êtres humains, nous ne pouvons exister qu’au sein d’une relation entre nous-mêmes et l’environnement. Se sentir heureux ou traverser diverses souffrances ou difficultés dépend en définitive de l’état de nos relations avec ce qui nous entoure. Cependant, nous ne devrions jamais oublier que même si nous sommes confrontés à une suite ininterrompue de peines et de malheurs, nous pouvons les transformer et les orienter à coup sûr dans une direction plus positive et heureuse. Tel est le principe fondamental de l’enseignement bouddhique correct ; c’est l’essence même de la foi. La résignation est la caractéristique des perdants dans la vie. Les bouddhistes qui possèdent la force de mener une vie résolue sont les champions du bonheur. Quel que soit l’endroit où nous vivons, il est merveilleux et agréable de bien nous entendre avec nos voisins et concitoyens, et d’entretenir des relations chaleureuses et ouvertes dans notre environnement ! C’est ce à quoi aspirent sans aucun doute tous les êtres humains. Nichiren encourage ainsi l’un de ses disciples : « Je vous confie la propagation de la Loi bouddhique dans votre province. » (Les caractéristiques du riz, Écrits, 1124) Dans notre vie quotidienne, notre « province » fait référence à notre environnement immédiat – les habitants de notre quartier, nos voisins de palier, tous ceux qui vivent à côté de chez nous ou de l’autre côté de la rue. Notre quartier est l’« avant-garde » de kosen rufu qui nous a été confié par le bouddha de l’époque de la Fin de la Loi. Kosen rufu signifie créer le bonheur pour soi et aider les autres à faire de même. Goûter seul le bonheur sans se soucier des autres, en restant uniquement centré sur soi, n’est pas le véritable ­bonheur. Les enseignements bouddhiques incarnent la sagesse qui permet une coexistence pacifique et une prospérité mutuelle. Un dirigeant a dit un jour des pratiquants de notre mouvement qu’ils sont « de fiers architectes du bonheur » qui prennent la responsabilité du bonheur et du bien-être de leur environnement. Il y a plus de dix ans, un jeune homme, qui exerçait la profession d’infirmier dans une petite ville de l’État de Paraná, au nord du Brésil, a adhéré à la SGI. Sans se laisser ébranler par la forte opposition de sa famille à sa pratique bouddhique, il a déployé des efforts sincères dans sa foi en tant qu’unique membre de la SGI de sa ville. Une femme médecin qui travaillait dans le même hôpital que lui fut impressionnée par l’enthousiasme et le dévouement dont il faisait preuve au travail. Elle s’est rendue avec lui à une réunion de la SGI et a approfondi ainsi sa compréhension du bouddhisme. Cela l’amena à déclarer qu’elle souhaitait pouvoir rendre un jour hommage aux actions remarquables de la SGI. En novembre dernier [2002], la ville brésilienne de Jataizinho m’a conféré la médaille de l’ordre du Mérite de Jatai. Cette ville a également fait entrer ses écoles élémentaires dans le projet pédagogique Makiguchi [qui a été lancé au Brésil en 1994 et met en pratique dans les salles de classe les théories énoncées par le président Makiguchi sur l’éducation créatrice de valeurs.] Au cours de la cérémonie de remise de ce titre honorifique, la maire de Jataizinho, Teresinha Fátima Sanchez, a déclaré : « Tous les membres de la SGI-Brésil que je connais œuvrent pour les mêmes objectifs que le président de la SGI, Daisaku Ikeda, chacun ayant l’esprit de se dresser seul. C’est ce que l’on peut constater de manière évidente dans notre ville. » La maire de Jataizinho n’est autre que cette médecin qui travaillait dans le même hôpital que le jeune pratiquant brésilien mentionné plus tôt. Les actions sincères et dévouées d’un seul jeune ont fait naître de profonds liens de confiance. L’ancienne première dame des États-Unis et grande militante sociale, Eleanor Roosevelt (1884-1962), avait dit ceci à propos des relations avec nos voisins : « Vous devriez être prêts les accueillir [vos voisins] si vous souhaitez qu’ils vous accueillent. Afin de faire vôtre l’âme intime, intangible, de votre quartier, vous devriez désirer l’habiter non seulement physiquement mais aussi en y engageant votre esprit. » En ce sens, les efforts des pratiquantes du département des femmes sont véritablement merveilleux ! Elles sont des sources d’inspiration et font avancer notre mouvement de kosen rufu dans leurs environnements respectifs. Nous devrions tout faire pour créer des liens amicaux avec les personnes de notre environnement, en saluant tous ceux que nous rencontrons et en nous souciant sincèrement de leur bien-être. C’est la marque des émissaires animés d’un noble altruisme. Au cœur de la Révolution chinoise, l’ancien Premier ministre, Zhou Enlai, et son épouse, Deng Yingchao, s’appuyaient sur la devise : « Que je sois officier ou simple combattant, je ferai de mon mieux à chaque instant, là où je me trouve. » Précieux enfants du Bouddha, soyez victorieux dans votre environnement, là où vous vous trouvez maintenant ! Le siècle du triomphe véritable des personnes ordinaires débutera lorsque les acclamations de la victoire résonneront dans chaque quartier, chaque région, et aux quatre coins du monde.

Réflexions sur la NRH

L’île magnifique de Jeju.

Le ciel resplendissait. La mer scintillait. Et la ville de Jeju brillait du même éclat que la nature qui l’entourait. Les contreforts du mont Hallasan, qui s’élevait au milieu de l’île, se paraient de couleurs verdoyantes et composaient un tableau plein de poésie et de lumière. À mes yeux, Jeju est un joyau éclatant – c’est l’île de la poésie, une île qui fait de tous ses habitants des poètes. C’est l’île de la paix, reliant entre eux des cœurs magnifiques, aussi sereine que le ciel clair qui se déploie à l’infini après avoir surmonté des tempêtes de souffrances amères. Ma première visite sur l’île de Jeju avait déjà eu lieu un 16 mai, quelques années plus tôt. C’était cette fois ma troisième visite, un an après la précédente et le lendemain de l’inauguration tant attendue du mémorial de l’amitié Corée-Japon au centre bouddhique de Fukuoka, sur l’île de Kyushu. J’ai été invité par l’université nationale de Jeju, qui souhaitait me conférer un titre honorifique, le 17 mai 1999. J’aimerais exprimer à nouveau ma plus profonde reconnaissance pour cette distinction qui m’a été remise par son très dynamique président Cho Moon Boo. Je remercie aussi toutes les personnes de l’université nationale de Jeju pour leur chaleureuse amitié, aussi immense que la mer qui entoure leur île. En outre, le chancelier Choue Young Seek, de l’université Kyung Hee, et le président Chung Jong Taeck, de la faculté Chung Cheong, ont eu la courtoisie de venir jusqu’à Jeju pour assister à la cérémonie malgré leur emploi du temps chargé. Ce signe de grande amitié m’a profondément touché. Dans le passé, le Japon a eu l’arrogance de bafouer les droits de la Corée, un pays qui a pourtant été son immense bienfaiteur et maître dans le domaine de la culture. Je suis donc d’autant plus conscient de la signification profonde du titre honorifique qui m’a été remis par la Corée. Des pratiquants de la SGI de Jeju ainsi que des représentants de la SGI-Corée participaient également à cette cérémonie, et ont ainsi partagé avec moi la joie de cet événement. Trois représentants de l’Association des résidents coréens d’Osaka s’étaient également joints à nous. Les liens entre l’île de Jeju et le Japon sont anciens. Quand Jeju était appelé le royaume de Tamna, au VIIe siècle, des échanges existaient déjà avec le Japon. Aujourd’hui, environ vingt pour cent des résidents coréens au Japon sont originaires de cette île. Les liens avec la région du Kansai sont particulièrement étroits et nombre de résidents dont les ancêtres sont originaires de Jeju habitent dans les quartiers d’Ikuno et de Higashinari à Osaka, près de notre centre culturel du Kansai. Une majorité d’entre eux sont de remarquables pratiquants du Kansai « toujours-victorieux ». En 1922, une ligne maritime directe pour le transport de voyageurs a été ouverte entre Jeju et Osaka, et c’est l’une des raisons pour lesquelles tant de personnes originaires de Jeju habitent actuellement à Osaka. Bien sûr, cela se passait dans le contexte du régime colonial du Japon en Corée, et on peut imaginer les difficultés et les terribles épreuves que ces résidents coréens au Japon eurent à endurer au fil des ans. Je tiens donc à partager ce titre honorifique qui m’a été remis par l’université nationale de Jeju avec les pratiquants de la SGI-Corée et avec ceux d’origine coréenne vivant au Japon, qui ont affronté d’indescriptibles souffrances. Une multitude de fleurs magnifiques s’épanouissent actuellement à Jeju, mais il faut attendre le cœur de l’été pour admirer cette fleur si élégante, considérée comme un symbole national en Corée, que l’on appelle la rose de Sharon, ou fleur immortelle (mugunghwa). Elle garde toute sa noble apparence malgré la chaleur écrasante de l’été et s’épanouit avec fierté comme pour réjouir le cœur des gens. Et si chacune de ces fleurs n’a qu’une journée de vie, ouvrant ses pétales à l’aube pour s’étioler au crépuscule, la plante qui les génère en produit chaque jour de nouvelles, de l’été à l’automne. C’est la raison pour laquelle la rose de Sharon symbolise le cœur du peuple coréen : la force de l’esprit, la persévérance, le goût du travail et le sens de l’initiative. La rose de Sharon, la fleur immortelle est le symbole parfait des pratiquants coréens, dont l’histoire est une succession de persécutions et de triomphes. Quel long et rude hiver ils ont enduré ! Sans se plaindre, ils ont travaillé avec ardeur dans la société, semant patiemment, sans relâche, les graines de la confiance et du bonheur. Après avoir enduré le long hiver, je renais, comme l’herbe. Oh joyeuse alouette Qui, depuis les crêtes, prend son envol dans le ciel ! Nos amis coréens ont triomphé, comme l’exprime ce poème intitulé Printemps, de Yun Tongju (1917-1945). Forts de leur esprit invincible, ils ont créé le jardin des fleurs de l’espoir pour les pratiquants de la SGI, présents partout dans le monde. Actuellement, une statue du héros de la non-violence, le Mahatma Gandhi, orne le siège de la SGI-Corée. J’aimerais évoquer ici celui que l’on nomme souvent le « Gandhi coréen ». Il s’agit d’Ahn Ch’ang-ho (1878-1938), qui fut un grand champion de ­l’indépendance coréenne. Quand Ahn Ch’ang-ho créa un groupe voué à promouvoir l’indépendance en 1913, l’une des qualités qu’il mit le plus fortement en avant était l’unité. Il appelait avec vigueur à l’établissement d’une unité immuable et indestructible au service de la justice. C’est ce qu’il appela « l’unité sacrée ». Cela correspond à l’unité selon le principe de « différents par le corps, un en esprit » enseigné dans le bouddhisme et à l’indestructible unité dans la foi afin de mener à bien la réalisation de notre grand objectif de kosen rufu. Ahn Ch’ang-ho enseigna également l’importance de l’action concrète. Il déclara : « Il est plus efficace d’apporter une seule preuve que mille explications. Une seule personne qui déploie sincèrement des efforts a plus de pouvoir d’entraîner un changement que mille personnes qui se contentent d’évoquer leur intention d’œuvrer sincèrement. » Certaines personnes parlent merveilleusement bien de ce qui doit être fait, mais elles laissent ensuite les autres agir à leur place. Elles-mêmes ne passent pas à l’action. Or, rien ne sape davantage la confiance et l’unité que ce type de gouvernance hypocrite. À ­l’inverse, si une seule personne sage se dresse et prend les devants, elle soulèvera un grand courant en faveur de kosen rufu. Tel est le principe de la révolution humaine. La Soka Gakkai tire précisément sa force du fait que des lions courageux se sont dressés, unis les uns aux autres, et ont relevé ensemble le défi. Le formidable développement de la SGI-Corée est la couronne de la victoire qu’ont remportée nos héros coréens, sous la conduite de leur directeur général, Park Jae Il, en persévérant avec sincérité dans leurs activités, tout en affrontant les tempêtes de l’adversité. Je leur présente mes plus sincères félicitations car ce sont des modèles pour le monde entier. Nichiren écrit : « Si [l’]esprit [des êtres vivants] est pur, leur terre l’est également. » (Sur l’atteinte de la bouddhéité en cette vie, Écrits, 4) Tout en admirant le ciel dégagé au-dessus de Jeju, qui paraissait sourire, comme imprégné par la joie de la victoire, je ne pus m’empêcher de formuler intérieurement cette prière : Que mes chers compagnons de croyance soient heureux et qu’ils réussissent et progressent à l’infini ! Quelle que soit la force des vagues qui déferlent, qu’un arc-en-ciel éternel, pont de la paix et de l’amitié entre la Corée et le Japon, se déploie joyeusement dans le ciel du 21e siècle !

Citations

Jour après jour, mois après mois

Je voudrais déclarer ceci : le moment est venu ! Tous ensemble, changeons à nouveau le cours de l’Histoire grâce au pouvoir du peuple, en ouvrant la voie à un monde libéré des armes nucléaires, un monde libéré de la guerre. (Déclaration sur le Sommet de Hiroshima, la crise ukrainienne et le non-emploi en premier de l’arme nucléaire, le 27 avril 2023) *** La paix est une lutte constante pour transformer le désespoir en espoir. C’est une ode à l’humanisme, un hymne appelant au respect suprême de notre vie et de celle des autres. (Encouragement de la série « Dialogues pour l’avenir ») *** [Shin’ichi était convaincu] qu’il n’y avait pas à s’inquiéter si la jeunesse de la Soka Gakkai continuait à progresser et à se développer. Dans ce cas, le soleil d’une victoire glorieuse ne manquerait pas d’illuminer l’avenir. (La Nouvelle Révolution humaine, vol. 8, chap. « Rapides en furie », p. 287) *** Les gens ne peuvent pas se développer en restant isolés. Ils doivent combattre ensemble et se polir mutuellement. […] Les énergies conjuguées de tous généreront une force immense. Un groupe solidement uni possède une force bien supérieure aux forces cumulées de chacun de ses membres. (La Nouvelle Révolution humaine, vol. 3, chap. « Le bouddhisme retourne vers l’ouest », p. 62) *** La clé pour manifester notre force et notre potentiel consiste à réciter Nam-myoho-renge-kyo. Remportons la victoire et avançons jour après jour en nous appuyant sur la récitation puissante de Gongyo et de Daimoku, avec la force d’un « lion qui rugit » (cf. OTT, 152). (Extrait du discours prononcé à la conférence des représentants des départements) *** « La foi est la base de la Loi bouddhique. » (La composition du Gohonzon, Écrits, 840) Si nous avons la foi, nous pouvons faire surgir une conviction indéfectible. Et nous sommes alors assurés de goûter le bonheur et la victoire dans la vie. (Essai de la série « Le bouddhisme du soleil ») *** Il y a des moments où nous devons sortir de notre zone de confort et passer à l’action. Ce temps est arrivé. Dressez-vous avec détermination ! Commencez à agir là où vous vous trouvez, ici et maintenant ! (Essai de la série « La lumière du siècle de l’humanisme ») *** Faisons tout notre possible pour prier, passer à l’action et dialoguer avec les autres en ce mois de février, qui est traditionnellement le mois de la transmission au sein de la Soka Gakkai. En manifestant une unité encore plus forte, parvenons à de nouvelles réalisations encore plus glorieuses ! (Essai de la série « Le chant de la victoire humaine ») *** Si vous changez votre état de vie, votre environnement se mettra tout naturellement à changer lui aussi. C’est le principe de la non-dualité de la vie et de son environnement. Un grand palais du bonheur existe dans notre propre cœur. (La Nouvelle Révolution humaine, vol. 1, chap. « Soleil levant », p. 47) *** Unir le cœur des gens du monde entier est le meilleur moyen d’établir des fondations solides pour la paix. Ce type de liens humains forme la trame de la paix. (La Nouvelle Révolution humaine, vol. 21, chap. « La diplomatie du peuple », p. 189) *** La valeur réelle d’un être humain ne dépend pas de son niveau scolaire, de sa position sociale ou de son titre, mais de son intégrité, de son honnêteté et de son sérieux. (La Nouvelle Révolution humaine, vol. 5, chap. « La joie », p. 95) *** Il est important d’avoir un objectif clair. Plus votre souhait d’aider les autres est profond, plus vous parviendrez à relever le défi. (Discussions sur l’éducation et l’humanisme pour le XXIe siècle) *** Ceux qui peuvent sourire sont forts. Quand la situation est difficile, c’est précisément le moment d’encourager ceux qui vous entourent avec un sourire éclatant. Si la situation semble sans espoir, créez de l’espoir. (La Sagesse pour créer le bonheur et la paix, part. I Le Bonheur, chap. 4.3) *** Il est impossible de former des personnes de valeur sans y consacrer toute son énergie et tous ses efforts. Ce n’est qu’en faisant jaillir passion et sincérité du plus profond de notre être que l’on peut inspirer les autres et les aider à se développer. (La Nouvelle Révolution humaine, vol. 1, chap. « Soleil levant », p. 64) *** La joie est un sentiment qui jaillit du cœur. La véritable joie est une expression de notre foi – de notre désir d’aider les autres à devenir heureux en leur présentant le bouddhisme de Nichiren. (Extrait du discours prononcé à la réunion des responsables, janvier 2001) *** Nichiren cite le proverbe « Un est la mère de dix mille » (Conversation entre un sage et un ignorant, Écrits, 132). Tout commence par la rencontre avec une seule personne. Accorder la plus grande valeur à chacun, c’est chérir toute l’humanité. (Extrait du discours prononcé à la conférence des responsables du département des femmes, novembre 2007) *** Quand nous nous éveillons à notre pouvoir intrinsèque en tant que bodhisattvas surgis de la Terre, une force illimitée apparaît. Le temps est maintenant venu pour nous de nous dresser afin d’accomplir notre mission en tant que nobles bodhisattvas et de pleinement manifester notre immense potentiel. (Essai de la série d’étude « Le monde des écrits de Nichiren Daishonin ») *** Une organisation où vit un engagement durable à valoriser et à former les jeunes ne se retrouvera jamais dans une impasse. Elle connaîtra un développement infini. (La Nouvelle Révolution humaine, vol. 21, chap. « La SGI », p. 67) *** Celui qui s’est lancé corps et âme dans une bataille est rempli d’un sentiment profond de satisfaction et de joie. En relevant le défi, il a dépassé ses propres limites et écrit ainsi le grand roman de sa vie et de sa révolution humaine. (La Nouvelle Révolution humaine, vol. 7, chap. « Les fleurs de la culture », p. 83) *** Quand vous croyez profondément aux paroles de Nichiren, elles font entrer en vous le sens de votre mission et se muent en force motrice pour créer une vie au-delà de tout ce que vous pourriez imaginer. (Extrait d’un discours prononcé au cours d’été des jeunes hommes membres du groupe de protection, août 1990) *** Le courage de « commencer seul à réaliser [quelque chose] » (cf. La réalité ultime de tous les phénomènes, Écrits, 388) est l’esprit même du bouddhisme de Nichiren. Nous devrions d’abord nous dresser par nous-mêmes avec une ferme détermination et mener des actions résolues. (Essai de la série « Une religion de la révolution humaine ») *** La finalité du bouddhisme de Nichiren, c’est que chaque personne devienne heureuse, et nos réunions de discussion ont pour objectif d’inspirer chacun dans la foi. Ce sont des rassemblements où tous les participants jouent un rôle essentiel. (Essai de la série « La lumière du siècle de l’humanisme ») *** Kosen rufu se propage à la fois « horizontalement » grâce à des réseaux d’amitié toujours plus vastes et « verticalement » par la transmission de la foi des parents à leurs enfants, d’une génération à l’autre. (Essai de la série « Réflexions sur La Nouvelle Révolution humaine ») *** La réalisation de kosen rufu au niveau des chapitres mène à la réalisation de kosen rufu à l’échelle mondiale. Déployer de plus grands efforts pour chérir notre environnement et développer nos liens avec notre entourage permettra à coup sûr de changer le monde. (Essai « Le chant de la victoire humaine ») *** Nos efforts en faveur du bonheur des autres deviennent tous nos trésors. « À nouveau, aujourd’hui, j’irai à la rencontre des autres ! » – lutter avec cet esprit est une source d’accomplissement immense dans la vie. (Discours prononcé à la réunion des responsables, mai 1993) *** Encourager une personne signifie lui donner de l’assurance, de l’espoir et du courage. Cela consiste à lui apporter de l’inspiration sur le plan spirituel, à l’aider à faire apparaître sa passion et la force indomptable de son esprit. (La Nouvelle Révolution humaine, vol. 21, chap. « Résonance », p. 228) *** Le rôle d’une religion universelle est de réaliser la paix. La voie qui mène à cela consiste à promouvoir un type de compétition humanitaire afin de rechercher ce qu’il y a de meilleur pour toutes les sociétés. (La Nouvelle Révolution humaine, vol. 21, chap. « La SGI », p. 17) *** Notre propre développement inspire les autres. Par conséquent, conservons toujours un esprit plein de fraîcheur, relevons de nouveaux défis et soyons courageux ! (Extrait d’un essai de la série « Le chant de la victoire humaine ») *** Une seule personne animée d’une détermination inébranlable – un pilier en or – est plus forte que dix mille autres réunies. Mes amis du département des hommes, piliers en or de notre mouvement, remportent la victoire et rayonnent tels des « héros du monde1» de la Soka Gakkai ! Je vous lance cet appel : manifestez la preuve factuelle en montrant que le bouddhisme est synonyme de victoire. (Extrait d’un essai de la série « Vers un avenir rempli d’espoir avec les écrits de Nichiren ») *** Le monde aspire à une philosophie créatrice de valeurs infinies pour l’avenir. L’ère de la jeunesse Soka est enfin arrivée. (Extrait d’un essai de la série « Le bouddhisme du soleil ») *** Celles et ceux qui font leur l’esprit de leur maître spirituel et vivent en rythme avec lui ne dévieront jamais de la voie correcte dans la vie, la voie du bonheur. (La Nouvelle Révolution humaine, vol. 26, chap. « Avancée audacieuse » – traduction provisoire) *** La Soka Gakkai s’engage à organiser des activités culturelles en faveur de la paix. Offrons à nos concitoyens des représentations artistiques de premier plan ! Créons un siècle de l’humanisme et de la paix grâce au pouvoir de la culture ! (Extrait d’un essai de la série « Notre voie éclatante vers la victoire ») *** Ceux qui luttent pour kosen rufu sont les émissaires du Bouddha. […] Ce sont de nobles bodhisattvas surgis de la Terre, les grands champions des personnes ordinaires. (La Nouvelle Révolution humaine, vol. 13, chap. « L’étoile polaire ») *** La Loi merveilleuse est un grand enseignement qui nous permet de changer le poison en remède. Grâce à la pratique, nous pouvons transformer toutes les souffrances en éléments positifs et bénéfiques, et acquérir un état de vie plus élevé. (La Sagesse pour créer le bonheur et la paix, part. 2, p. 94) *** Les « trésors du cœur » que nous avons accumulés en reliant notre vie à la Loi merveilleuse et le monde de kosen rufu ne pourront jamais être détruits. Ils sont à jamais indestructibles. (Extrait d’un essai de la série « Le bouddhisme du soleil ») *** L’important est ce que nous laissons derrière nous, la nature des valeurs que nous avons créées, et combien de personnes nous avons aidées à devenir heureuses. (La Sagesse pour créer le bonheur et la paix, vol. 2, part. 1/2, p. 99) *** La clé ne consiste pas à organiser de grands rassemblements mais des réunions de discussion par petits groupes. Ce sont les interactions de cœur à cœur qui importent. Rencontrer d’autres personnes est crucial. (Extrait du discours pour la réunion des responsables, de janvier 2001) *** Les efforts et un travail acharné bâtissent le pont qui relie vos rêves à la réalité. Ceux qui font des efforts continus sont pleins d’espoir. Et l’espoir, à son tour, surgit grâce aux efforts continus. (Dialogues avec la jeunesse, t. 1, p. 38) *** Être jeune n’a rien à voir avec l’âge. C’est une question d’attitude. Cela concerne la façon dont nous menons notre vie. Sont jeunes celles et ceux qui restent fidèles au serment de leur jeunesse. (Discours prononcé à la réunion conjointe de la SGI-Singapour et de la SGI-Australie, novembre 2000) *** Aller de l’avant est la clé pour remporter la victoire et établir le bonheur dans la vie. Mes jeunes amis, allez de l’avant ! Brandissez le flambeau de la spiritualité en tant que successeurs du mouvement de kosen rufu et allez de l’avant avec un esprit positif et enthousiaste ! (Extrait d’un essai de la série « La citadelle éternelle du mouvement Soka ») *** Nichiren déclare : « Un grand mal est suivi d’un grand bien. » (Grand mal et grand bien, Écrits, 1126) […] Si nous considérons les difficultés comme autant d’opportunités et conservons la ferme résolution de les utiliser comme tremplin pour nous développer, nous pouvons faire apparaître un grand bien. (La Nouvelle Révolution humaine, vol. 14, chap. « Vents violents », p. 228) *** C’est notre foi qui compte lorsque nous récitons Daimoku pour les autres. Le sens véritable des prières offertes aux défunts dans le bouddhisme de Nichiren, c’est qu’elles nous permettent de transmettre les bienfaits que nous avons accumulés grâce à une pratique bouddhique sincère aux personnes défuntes que nous chérissons. (Extrait d’un essai de la série « La voie éclatante de la victoire ») *** La paix commence dans notre environnement immédiat. […] Vous devez développer votre compassion – en d’autres termes, un esprit fort qui aspire au bonheur des autres et agit dans ce sens – et élever votre propre humanité. (La Nouvelle Révolution humaine, vol. 14, chap. « La puissance d’un fleuve », p. 299) *** Ce qui compte, c’est que vous soyez déterminés à devenir comme un « soleil » dans votre famille. Alors, les ténèbres se dissiperont. […] Quelles que soient les conditions, profitez pleinement de la vie avec la conviction que vous êtes comme le soleil. (Dialogues avec la jeunesse, t. 1, p. 29) *** Quand nous passons à l’action pour kosen rufu, nous forgeons notre vie et la développons. Nous accumulons ainsi une bonne fortune éternelle. Nous changeons notre karma et transformons toutes les formes ­d’adversité en bonheur indestructible. (Extrait du discours prononcé à la conférence des responsables du département des femmes de Tokyo, février 2001)

Podcast "Sème la joie"