Avril 2024

Étude bouddhique

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Messages SGI

Notre serment du 26 janvier, jour de la Soka Gakkai internationale

C’est aujourd’hui le 26 janvier. Cette date marque le début de la cinquantième année depuis la fondation de la Soka Gakkai internationale en 1975. En cette journée historique, le président Ikeda a conclu son discours en lançant un appel aux membres : « Plutôt que de chercher gloire et louanges, j’espère que vous consacrerez vos nobles vies à semer les graines de la paix de la Loi merveilleuse dans le monde entier. Je ferai de même1. » Par la suite, il a continué d’œuvrer à l’avant-garde de notre mouvement pour empêcher que l’histoire tragique des deux guerres mondiales ne se répète. Il a mené des dialogues avec des dirigeant(e)s et des intellectuel(le)s de maints pays afin d’éviter, dans la perspective spirituelle du bouddhisme, une aggravation des divisions et des conflits dans le monde. Dans le même temps, il s’est employé à promouvoir énergiquement une culture de la paix à travers la solidarité entre les peuples. À cette fin, le président Ikeda a mené plus de 1 600 dialogues avec des dirigeant(e)s et des expert(e)s du monde entier, dont 80 ont été publiés. Le premier d’entre eux a été son dialogue publié en 1972 avec le comte Richard Coudenhove-Kalergi (1894-1972), connu comme le père de l’intégration européenne. Le président Ikeda a rencontré le comte Coudenhove-Kalergi pour la première fois en 1967, alors que la guerre du Viêt Nam s’intensifiait. Après quoi, ils ont dialogué à plusieurs reprises. Le comte Coudenhove-Kalergi a averti que, si les divisions qui déchiraient le monde venaient à persister, rien ne pourrait empêcher une troisième guerre mondiale, ce qui conduirait à l’effondrement total de toute notre civilisation. Il a ajouté : « Seul un nouveau courant religieux peut arrêter cette évolution et sauver l’humanité. La Soka Gakkai représente donc un grand espoir2. » Je pense qu’il a fait cette déclaration parce qu’il avait saisi le profond engagement du président Ikeda à œuvrer et voyager sans relâche pour réaliser le souhait ardent de son maître, Josei Toda, qui était d’éradiquer la misère de la surface de la Terre. On trouve un épisode qui illustre les fondements de cet engagement dans La Sagesse du Sutra du Lotus. En 1964, lorsque le président Ikeda rédigeait son cours sur le traité de Nichiren intitulé Choisir en fonction du moment (Écrits, 541-598), le monde était encore sous le choc de la crise de Berlin de 1961, qui s’était produite un an après sa nomination comme troisième président de la Soka Gakkai, et de la crise des missiles de Cuba de 1962. Alors qu’il mettait tout son cœur à extraire de chaque mot et phrase de cet écrit l’esprit de Nichiren de façon qu’il puisse servir de base de réflexion et d’avertissement pour le monde contemporain, il en vint au passage suivant : « De grandes luttes et querelles telles qu’on n’en a jamais connu dans le passé éclateront dans tout le Jambudvipa [le monde entier] […]. » (Écrits, 547) Parmi les responsables du département d’étude avec lesquels il discutait de ce passage, certains considéraient qu’il pouvait être interprété comme prédisant une troisième guerre mondiale. Le président Ikeda rejeta catégoriquement cette conclusion : « Si la troisième guerre mondiale éclatait, l’humanité entière serait anéantie par les armes nucléaires. L’humanité doit-elle subir des souffrances encore plus cruelles et horribles que celles qu’elle a déjà endurées ? Laisser pareil fléau se produire serait faire preuve d’un abominable manque de compassion en tant que bouddhistes ! Décidons dès maintenant que c’est à la Seconde Guerre mondiale que Nichiren fait référence lorsqu’il parle de “grandes luttes et querelles telles qu’on n’en a jamais connu dans le passé”. Quoi qu’il arrive, nous ne pouvons pas laisser une autre guerre mondiale se produire. [...] Accomplissons kosen rufu sans faute, le rêve d’une paix et d’un bonheur durables pour toute l’humanité3. » Fort de cette conviction, il a effectué ses premières visites en Chine et en Union soviétique en 1974, un an avant la fondation de la SGI. Il a commencé à préparer son voyage en Union soviétique immédiatement après son retour de Chine en juin. Bien que ses visites dans les pays communistes lui aient valu des critiques virulentes, il n’a pas changé d’avis. « Je vais aller en Union soviétique parce que je veux faire tout ce qui est en mon pouvoir pour empêcher une troisième guerre mondiale. C’est pour cela que je me rends là-bas après ma visite en Chine. Ensuite, j’irai aux États-Unis. En tant qu’émissaire de Nichiren, je voyage en m’appuyant sur notre philosophie de la paix et du respect de la vie, avec la détermination de lever le rideau sur une ère de la paix mondiale4. » Sans se laisser influencer par les tempêtes de critiques, le président Ikeda a effectué sa première visite en Union soviétique en septembre 1974 et il est retourné en Chine en décembre de la même année. Il s’est ensuite rendu aux États-Unis le 6 janvier 1975, où il a remis au siège de l’ONU une pétition de 10 millions de signatures pour l’abolition des armes nucléaires, recueillies par les membres du département de la jeunesse de la Soka Gakkai. Le 26 janvier 1975, le président Ikeda a assisté à la réunion inaugurale de la SGI sur l’île de Guam, qui avait été le théâtre de violents combats pendant la guerre du Pacifique. Après avoir fondé la SGI, il a redoublé d’efforts pour diffuser des messages de paix à travers le monde. Dans un discours prononcé lors de la réunion générale des responsables qui s’est tenue à Hiroshima en novembre de la même année, il a souligné qu’il importait que les États s’engagent à ne jamais être les premiers à utiliser l’arme nucléaire, ce principe étant une des priorités pour parvenir à l’abolition de ces armes. En mai 1978, il a présenté une proposition à la première session extraordinaire de l’Assemblée générale des Nations unies consacrée au désarmement, dans laquelle il a réitéré son appel de longue date en faveur de l’interdiction de la fabrication, des essais, du stockage et de l’utilisation des armes nucléaires par toute nation, afin de les éradiquer à terme de la surface de la planète. Le Traité sur l’interdiction des armes nucléaires (TIAN), qui est entré en vigueur en janvier 2021, s’inscrit dans le droit fil de cet appel. En juin 1982, il a également soumis une proposition sur le désarmement à la deuxième session extraordinaire de l’Assemblée générale des Nations unies et, le 26 janvier 1983, il a publié la première de ses propositions annuelles pour la paix à l’occasion du Jour de la SGI. À compter de cette date et jusqu’en 2022, il a rédigé un total de quarante propositions annuelles. La première proposition pour la paix était axée sur la menace que constituaient les armes nucléaires et, à partir de ce moment-là, parallèlement aux discussions sur des questions d’intérêt mondial, telles que la prévention des conflits, les droits humains et les problèmes environnementaux et humanitaires, un thème récurrent, année après année, a été l’interdiction des armes nucléaires, assorti de nombreuses propositions concrètes visant à ouvrir la voie à leur abolition. Le président Ikeda a toujours plaidé en faveur d’un traité interdisant les armes nucléaires, dans ses propositions annuelles et à chaque fois qu’il en avait l’occasion. Et, de fait, le Traité sur l’interdiction des armes nucléaires a été adopté par les Nations unies le 7 juillet 2017. Le 14 août 2017, à l’occasion du 70e anniversaire de sa première rencontre avec M. Toda, le président Ikeda a fait part de ses réflexions sur l’adoption du traité : « Dans mes propositions concrètes pour l’abolition des armes nucléaires, j’ai accordé une importance particulière aux quatre points suivants : 1. Renforcer la solidarité dans la société civile afin d’amplifier la voix des personnes qui s’opposent aux armes nucléaires. 2. Inscrire le caractère inhumain des armes nucléaires au centre du discours sur l’abolition. 3. Faire des Nations unies la tribune désignée pour la formulation des textes des traités. 4. Veiller à ce que les voix des victimes des armes nucléaires (hibakusha) contribuent à l’esprit fondamental de ces accords. « Depuis le lancement en 2007 de son initiative “Décennie de l’action du peuple pour l’abolition des armes nucléaires”, la SGI a collaboré avec la Campagne internationale pour abolir les armes nucléaires (ICAN) et d’autres groupes ayant les mêmes objectifs dans le but de créer un vaste réseau de citoyennes et citoyens œuvrant pour la paix. Dans le contexte des efforts continus déployés par la communauté internationale pour promouvoir des activités conformes aux quatre points susmentionnés, le Traité sur l’interdiction des armes nucléaires a été adopté grâce aux voix de 122 États ayant voté pour. « En tant que disciple de Toda Sensei, je ressens une fierté et une satisfaction incomparables devant cet accomplissement historique, qui fait écho au serment que j’ai fait à mon maître, ce jour-là, au stade Mitsuzawa [où M. Toda a énoncé sa déclaration appelant à l’abolition des armes nucléaires]. Le Traité sur l’interdiction des armes nucléaires devrait être ouvert à la signature au début de la session de l’Assemblée générale des Nations unies en septembre, le mois même où nous célébrons le 60e anniversaire de la déclaration du président Toda5. » Depuis que le président Toda a fait cette déclaration, le président Ikeda a œuvré sans relâche à sa réalisation, dans l’esprit de la lutte commune du maître et du disciple. Cette conviction est exprimée dans les paragraphes de conclusion de ce qui s’est révélé être sa dernière Proposition pour la paix, en 2022 : « La nature inhumaine des armes nucléaires ne se limite pas aux conséquences catastrophiques de leur usage. Quel que soit le nombre de personnes qui s’efforcent de créer un monde et une société meilleurs, et quelle que soit la durée de ces efforts, si une guerre nucléaire éclate, tout aura été vain. La réalité de l’ère nucléaire est que nous sommes contraints de vivre en permanence en compagnie du pire – du plus incompréhensible et du plus absurde – des dangers qu’on puisse imaginer. « L’engagement de la SGI dans ce domaine remonte à la déclaration du président Toda en 1957, qui lança alors son appel à l’abolition des armes nucléaires. Au milieu d’une course aux armements qui s’intensifiait entre les États détenteurs d’armes nucléaires, l’Union soviétique venait de tester le mois précédent un missile balistique intercontinental, créant une nouvelle réalité dans laquelle toutes les parties du globe étaient désormais exposées à la possibilité d’une attaque nucléaire. « Face à cette réalité effrayante, M. Toda a souligné que l’utilisation d’armes nucléaires par n’importe quel État devait être radicalement condamnée, exprimant ainsi sa colère face à la pensée sous-jacente qui justifie leur possession : “Mon désir est d’attaquer le problème à la racine, autrement dit d’arracher les griffes cachées au cœur même de cette question 6, a-t-il déclaré. « Je me souviens comme si c’était hier de l’indignation de mon maître face à la nature inhumaine des armes nucléaires, qui peuvent priver chacun d’entre nous du sens et de la dignité de sa vie, et détruire entièrement les rouages de la société humaine. En tant que disciple déterminé à concrétiser sa vision, j’ai ressenti la justesse de sa colère au plus profond de mon être. « Convaincu que le destin de l’humanité ne peut pas être transformé si l’on ne résout pas le défi posé par les armes nucléaires, mal fondamental de la civilisation moderne, j’ai constamment abordé cette question dans mes Propositions pour la paix annuelles depuis 1983 et j’ai lutté pour l’interdiction des armes nucléaires. « Plusieurs décennies plus tard, le TIAN, un traité où résonne l’esprit de la déclaration de M. Toda, est entré en vigueur et la première réunion des États parties est sur le point de se tenir. Si nous continuons dans cette direction, nous pourrons parvenir à une étape cruciale pour l’abolition des armes nucléaires, l’objectif ardemment recherché par tant de personnes dans le monde, à commencer par les hibakusha – les victimes des bombardements de Hiroshima et de Nagasaki, et les personnes touchées par le développement et les essais de ces armes dans le monde. « Assumer notre responsabilité envers l’avenir, c’est agir en ce sens. Avec une profonde conviction, la SGI continuera d’avancer, en développant la solidarité au sein de la société civile et en mettant l’accent sur la jeunesse, afin de créer une culture de paix où chacun pourra jouir du droit de vivre en parfaite sécurité7. » Partageons ces paroles qui véhiculent les valeurs fondamentales de la mission de la Soka Gakkai dans la société, et faisons la promesse au président Ikeda que nous agirons ensemble pour la réaliser. Ces extraits de la dernière Proposition pour la paix, l’appel lancé par le président Ikeda lors de l’inauguration de la SGI, le plaidoyer de M. Makiguchi en faveur de la compétition humanitaire et l’esprit de la déclaration de M. Toda pour l’abolition des armes nucléaires serviront de fondement durable au mouvement pacifiste de la Soka Gakkai. Sur cette base, nous œuvrerons avec des personnes et des organisations partageant les mêmes idées à la réalisation d’un monde exempt d’armes nucléaires, d’un monde sans guerre. La SGI s’engage à continuer de développer des idées et des propositions pour relever les différents défis que l’humanité doit affronter, y compris l’abolition des armes nucléaires et la prévention de la guerre, la protection de l’environnement, la réalisation universelle des droits humains, la résolution de la crise climatique et de plusieurs questions humanitaires. En une occasion, le président Ikeda a rappelé les paroles suivantes de M. Toda, qui l’ont incité à s’efforcer de publier année après année une proposition pour la paix : « [Il est important] d’émettre des propositions concrètes pour la paix de l’humanité et de prendre des initiatives pour les faire adopter. « Même lorsque de telles propositions ne sont pas entièrement ou immédiatement acceptées, elles peuvent être les “étincelles” permettant à un mouvement pour la paix de se répandre par la suite comme un feu de forêt. Élaborer des théories qui ne s’ancrent pas dans la réalité restera un exercice futile. Les propositions concrètes fournissent un cadre pour la transformation de la réalité et peuvent servir à protéger les intérêts de l’humanité8. » En tant que disciples du président Ikeda, avançons dans le sillage des trois présidents fondateurs dans leur quête de paix et d’humanisme. Nous qui réalisons activement notre mission en transmettant une culture de la paix, transformons l’histoire tragique de la misère humaine en tissant une solidarité solide entre les peuples pour un avenir sans limites.

Citations

Jour après jour, mois après mois

L’amitié s’approfondit en éprouvant de la reconnaissance pour l’aide des autres, en l’exprimant et en essayant de faire soi-même preuve de sollicitude. (La Nouvelle Révolution humaine, vol. 21, chap. « Couronne de joyaux », p. 352) *** « Ne passez pas votre vie en vain pour le regretter pendant les dix mille ans à venir » (La question à méditer jour et nuit, Écrits, 626) Le moment est venu d’agir. [...] Trouvez un moyen d’apporter une contribution que vous, et nul autre, ne peut fournir. (La Nouvelle Révolution humaine, vol. 4, chap. « Grande lumière », p. 285) *** Un mode de vie équilibré en veillant à dormir suffisamment constitue les fondations d’une bonne santé. J’espère que chacune et chacun de vous créera des valeurs chaque jour et mènera sa vie avec sagesse et vigueur, tout en avançant vers le grand objectif de kosen rufu. (Discours prononcé lors d’une conférence nationale, le 1er août 2004) *** Je voudrais déclarer ceci : « Le moment est venu ! » Tous ensemble, changeons à nouveau le cours de l’Histoire grâce au pouvoir du peuple, en ouvrant la voie à un monde libéré des armes nucléaires, un monde libéré de la guerre. (Déclaration sur le Sommet de Hiroshima, la crise ukrainienne et le non-emploi en premier de l’arme nucléaire, le 27 avril 2023) *** Un simple « Merci » peut produire des effets merveilleux. Il enrichit notre vie et élargit à l’infini nos liens avec les autres. (Série pour le groupe Avenir « Déployez vos ailes vers l’avenir ») *** Rencontrer les autres et dialoguer avec eux sont les fondements de kosen rufu. La période des vacances scolaires nous offre l’opportunité de renouer avec d’anciens amis. Avec un esprit large, luttons pour aider les autres à créer un lien avec le bouddhisme. (Série « Aller de l’avant dans la nouvelle ère ») *** Ceux qui font un grand serment sont forts. Un serment est la source d’une force inébranlable, qui nous permet de vivre joyeusement et avec une grande confiance. (Série « La citadelle éternelle du mouvement Soka ») *** Notre foi fondée sur notre vœu de kosen rufu nous permet de tout transformer en impulsion pour changer le poison en remède. Encourageons-nous mutuellement avec une voix enthousiaste et pleine d’espoir. (Série d’encouragements « Créer la nouvelle ère ») *** Nous agissons pour le bonheur des autres, pour améliorer la société et pour instaurer la paix. Ces actions ouvrent les portes de notre palais intérieur et font briller notre vie avec la puissante et éclatante lumière du bonheur. (Série d’essais « Voyages inoubliables ») *** La clé consiste à prendre l’initiative et à montrer le résultat de nos efforts pour faire avancer kosen rufu. Tout commence par notre détermination et par nos actions en tant que responsables. (Discours prononcé à la conférence des responsables nationaux, août 2005) *** Nous, pratiquants du mouvement Soka, continuons à avancer avec un courage indéfectible ! Le courage éveille la détermination, incite à l’action et insuffle la joie. Mes chers jeunes amis du monde entier, soyez courageux ! (Série d’étude « À mes jeunes amis du département de la jeunesse ») *** Le talent ne peut se développer qu’au prix de grands efforts. Mes amis, Remportez la victoire sans ménager vos efforts ! Remportez la victoire à force de persévérance ! Et, finalement, dressez-vous tels de grands arbres majestueux ! (Poème « À mes jeunes amis, soyez des vainqueurs et menez une noble vie ») *** Nous avons de la bonne fortune car nous possédons « la foi pour surmonter les obstacles », « trésors du cœur » indestructibles, et des compagnons dans la foi avec qui nous sommes unis par un but commun depuis le passé éternel. (Série « L’éclat de notre révolution humaine ») *** Réalisons des efforts encore plus grands pour utiliser notre voix et apporter aux autres « une force illimitée », grâce à nos encouragements chaleureux. Telle est la manière d’unir la bonté inhérente des gens et de revitaliser nos sociétés. (Série d’encouragement « Escaladons ensemble un nouveau sommet de kosen rufu ») *** Toutes les « actions du Bouddha » que nous menons pour kosen rufu nous reviennent sous forme de bienfaits. Chaque pas que nous faisons apporte du bonheur. Chaque mot que nous exprimons répand la bonne fortune. (Discours prononcé à la réunion générale de la préfecture de Chiba, mai 1990) *** Ceux qui ont le sens de la reconnaissance sont heureux. […] En fait, c’est l’esprit de reconnaissance qui engendre une vie brillante. (La Nouvelle Révolution humaine, vol. 13, chap. « L’étoile polaire », p. 166) *** Si nous semons chaque jour les graines de l’espoir ne serait-ce que dans le cœur d’une seule personne, ces graines produiront plus tard de magnifiques fleurs et des fruits abondants. (Série « Voyages inoubliables ») *** Être tolérant signifie être sans crainte, imperturbable, inébranlable. L’esprit de tolérance s’accorde avec la force vitale du Bouddha. (Série « Notre voie éclatante vers la victoire ») *** Quels que soient les obstacles et problèmes qui apparaissent dans notre vie, nous pouvons prier avec une foi forte devant le Gohonzon, et nous soutenir et nous encourager mutuellement en tant qu’amis pratiquants. C’est pour cela qu’une vie vécue au sein de la Soka Gakkai est en soi une vie merveilleuse dans laquelle toutes les difficultés sont « la paix et la tranquillité ». (Les Cinq Orientations éternelles de la Soka Gakkai, Acep, p. 53) *** Nous sommes nés en ce monde pour remporter la victoire. Réciter Daimoku nous donne la force de triompher chaque jour, aussi difficiles que soient les difficultés auxquelles nous sommes confrontés. (Série pour le groupe Avenir « Déployez vos ailes vers l’avenir ») *** Ceux qui gardent constamment à l’esprit qu’ils ont une mission unique sont inébranlables et ne seront jamais vaincus, quelles que soient les difficultés. Ils sont capables de transformer n’importe quelle épreuve en force motrice pour leur développement afin de créer un avenir plein d’espoir. (Dialogues avec la jeunesse, t. I, p. 24) *** Partout dans le monde, la Soka Gakkai a toujours eu à cœur d’encourager les personnes ordinaires, qui sont honnêtes et travaillent avec ardeur. C’est la base même de nos réunions de discussion. (La Sagesse pour créer le bonheur et la paix, vol. 3, part. 1 sur 2, p. 154) *** La vie n’est pas un long fleuve tranquille. Mais, aussi profonde que soit l’obscurité du désespoir, la foi nous permet de continuer à faire briller la flamme de l’espoir dans notre cœur. (La Nouvelle Révolution humaine, vol. 25.) *** C’est dans la persévérance que se révèle la grandeur d’une personne. […] Tout commence maintenant. […] L’esprit d’aller de l’avant conduit à la victoire, à la gloire et au bonheur. (La Nouvelle Révolution humaine, vol. 24, p. 62-63.) *** Engager le dialogue d’égal à égal est essentiel pour promouvoir l’amitié. Et, fondamentalement, le dialogue consiste à d’abord apprendre humblement de la personne avec qui nous dialoguons. (Discours prononcé à la conférence de Tokyo zone n° 2, mars 1993) *** En adoptant une attitude positive et optimiste, échangeons avec ceux qui nous entourent et transmettons-leur la joie et la confiance dans la foi. Ce comportement contribue à notre révolution humaine et élargit la dynamique vers la réalisation de kosen rufu. (Série « Le chant de la victoire humaine ») *** Le bouddhisme de Nichiren est fondamentalement une religion humaniste. Il enseigne que la priorité absolue est d’aider ceux qui souffrent tout près de nous et de les guider vers le bonheur. (Série « Le bouddhisme du soleil ») *** « Quand nous faisons face à un miroir et que nous nous inclinons en signe de respect, l’image dans le miroir s’incline à son tour. » (OTT, 165) Ici, Nichiren révèle l’esprit essentiel que nous devrions adopter lorsque nous propageons la Loi merveilleuse. La propagation est une action qui implique de manifester le plus grand respect pour les autres, parce que nous révérons sincèrement la nature de bouddha inhérente à leur vie. (Discours prononcé à la réunion du département des femmes de la SGI-États-Unis, février 1990) *** Il est important de saluer les autres. Il suffit d’un « bonjour » joyeux pour amener de la bonne humeur. De plus, une voix pleine d’énergie change l’atmosphère. (Essai, « Le chant de la victoire humaine »)

Réflexions sur la NRH

La Malaisie brille de l’éclat doré de l’espoir

Ce matin, mon épouse et moi nous sommes assis face au Gohonzon que nous avons installé dans notre chambre d’hôtel et nous avons prié sincèrement pour la santé, la longévité et la bonne fortune des pratiquants de Malaisie. Nous avons également prié pour la santé et le bien-être de tous les pratiquants de la SGI du monde entier, avec le souhait qu’ils mènent une vie heureuse, emplie de bonne fortune. À la fin de notre pratique, j’ai pris le dossier où se trouvait le doctorat honorifique ès lettres que l’université Putra de Malaisie m’a conféré et je l’ai placé devant une photographie encadrée de mon maître, Josei Toda, pour le lui présenter humblement. Puis j’ai ouvert l’enveloppe afin de regarder le diplôme avec mon épouse. Cela m’a rappelé les nombreuses discussions que M. Toda et moi avions eues sur l’éducation. Le grand philosophe français Jean-Jacques Rousseau a déclaré : « Hommes, soyez humains. C’est votre premier devoir ; soyez-le pour tous les états, pour tous les âges, pour tout ce qui n’est pas étranger à l’homme. Quelle sagesse y a-t-il pour vous hors de l’humanité 1 ? » Nous devrions toujours faire preuve d’humanisme et servir les êtres humains. Tel est l’esprit de la SGI. À Kuala Lumpur, nous avons pu admirer les impressionnantes tours jumelles Petronas, les plus hautes au monde. Il y a aussi beaucoup de nouveaux gratte-ciel en construction qui semblent rivaliser les uns avec les autres pour atteindre le firmament. Tout cela se développe au milieu d’une abondante verdure, toujours plus luxuriante après chaque averse. La Malaisie brille d’un espoir toujours plus étincelant qui évoque l’éclat indestructible de l’or. Telles ont été mes premières impressions lors de mon arrivée à Kuala Lumpur, la capitale de la Malaisie, en ce 27 novembre. C’est ma première visite dans cette péninsule dorée, depuis douze ans. La Soka Gakkai Malaisie (SGM) a réalisé des progrès spectaculaires. L’année prochaine, le grand centre culturel de la SGM tant attendu sera achevé à Bukit Bintang (un lieu dont le nom signifie Colline sous les étoiles), non loin du cœur de la ville de Kuala Lumpur. L’émotion me gagne quand je pense aux myriades de champions talentueux, qui contribueront à la culture et à la vie sociale dans cette nouvelle « citadelle de la culture » du xxie siècle. Je ne peux m’empêcher de penser ici à l’un des pratiquants pionniers de notre mouvement dans ce pays, M. Koe Teng Leng. C’était le frère aîné de l’actuel directeur général de la SGM, Koe Teng Hong. En tant que premier responsable de la Malaisie, il œuvra inlassablement au bonheur et au bien-être des autres. Malheureusement, il décéda soudainement en 1982 des suites d’une maladie. Il n’avait que 58 ans. Teng Leng fut plus qu’un frère aîné pour Teng Hong ; il se révéla être aussi par bien des manières un père. Ainsi, lorsque les deux frères perdirent leur père, Teng Leng se mit à travailler pour subvenir aux besoins de la famille. Teng Hong était encore enfant à l’époque. Finalement, Teng Leng décida de quitter la Chine pour s’installer à Penang, dans la péninsule malaisienne, avec la conviction qu’il gagnerait mieux sa vie là-bas. Il envoyait l’intégralité de son salaire à sa famille, ce qui permit à Teng Hong d’aller à l’école. À 16 ans, grâce au soutien de son frère, Teng Hong put le rejoindre en Malaisie. Teng Leng lui fit également connaître le bouddhisme de Nichiren. L’histoire de leur amour fraternel est véritablement magnifique. À la disparition de son frère adoré, qui avait été le pilier de sa vie, Teng Hong fut profondément attristé mais il se dressa en faisant surgir du plus profond de lui-même la ferme détermination de poursuivre la mission de son frère. Il devint par la suite le deuxième responsable de la Malaisie. Puis, en juin 1984, la SGM fut fondée officiellement et Teng Hong en devint le premier directeur général. Homme d’honneur doté d’une grande vision, il poursuit aujourd’hui ses actions dynamiques pour kosen rufu. Le 28 novembre, le lendemain de mon arrivée à Kuala Lumpur, mon épouse et moi avons dirigé une cérémonie de Gongyo commémorative en hommage à Koe Teng Leng, à son épouse, Teh Goik Dee, qui décéda après lui, ainsi qu’à d’autres pratiquants défunts qui ont œuvré avec passion aux débuts du mouvement en Malaisie. Teng Hong est toujours très profondément reconnaissant envers son frère, qui l’a élevé et a veillé sur lui. En tant que directeur général, il a lutté à son tour pour lui ressembler et être un « père » pour les jeunes pratiquants, qu’il s’efforça de soutenir et d’entraîner le mieux possible. L’avenir repose entre les mains des jeunes. Quand nous les chérissons comme notre plus grand trésor, le soleil de l’espoir brille avec éclat. En brandissant la bannière de la paix, de l’éducation et de la culture, la SGM a lutté concrètement pour contribuer à la société en jouant un rôle positif dans la construction du 21e siècle. « Soka », dans l’expression Soka Gakkai, signifie création de valeurs. La guerre détruit tout sur son passage et dérobe de précieuses vies humaines, c’est l’acte le plus barbare qui soit. C’est l’opposé de la création de valeurs. Voilà pourquoi notre président fondateur, Tsunesaburo Makiguchi, lutta contre le gouvernement militariste japonais. Cela lui valut d’être incarcéré et il mourut en prison pour ses convictions. Nous, ses successeurs, avons hérité de son esprit et aspirons à créer une paix durable. L’éducation – celle qui forme des personnes humanistes – est la base sur laquelle s’épanouissent les valeurs. C’est l’une des raisons qui incita [les deux premiers présidents fondateurs] à établir la Soka Kyoiku Gakkai (Association pour une éducation créatrice de valeurs) dont les membres étaient principalement des éducateurs. Lorsque nous créons des valeurs, celles-ci s’épanouissent dans le domaine de la culture qui, à son tour, nourrit et enrichit la société. En ce sens, promouvoir les activités en faveur de la paix, de l’éducation et de la culture est la mission sociale de la Soka Gakkai, qui s’appuie sur la philosophie humaniste du bouddhisme. Durant cette visite, j’ai pu m’entretenir à nouveau avec le Premier ministre malaisien, Mahathir bin Mohamad, douze ans après notre première rencontre. Il m’a dit combien il croyait à l’importance de mener une vie qui contribue à la société. La SGM a fait s’épanouir les magnifiques fleurs de la culture humaniste au sein de la société malaisienne, ce qui lui a valu confiance et éloges. La participation des pratiquants de la SGM à la cérémonie d’ouverture des XVIe Jeux du Commonwealth à Kuala Lumpur, en septembre 1998, a largement contribué à l’excellente réputation du mouvement Soka. Des athlètes de soixante pays et territoires s’étaient réunis pour participer à ces Jeux et, lors de la cérémonie d’ouverture au stade national, 5 000 pratiquants ont réalisé une magnifique fresque avec des panneaux de couleur pour célébrer l’idéal de la paix. Étaient présents le roi Tuanku Jaiafar, le Premier ministre Mahathir, et quelque 100 000 spectateurs. Les pratiquants affichèrent une banderole sur laquelle était inscrit « Malaysia Boleh ! » (La Malaisie peut le faire !) et leur prestation harmonieuse, réalisée dans une parfaite unité, insuffla du courage, de la confiance et de la joie, non seulement aux membres de la SGM mais aussi à tous les Malaisiens. Le ministre de la Jeunesse et des Sports, qui était responsable des Jeux, fit leur éloge, en déclarant que les membres de la SGM manifestaient tous le noble esprit de la Malaisie. La cérémonie d’ouverture fut retransmise par satellite à quelque 500 millions de spectateurs dans le monde. Quel encouragement et quelle source d’inspiration pour les membres de la SGI du monde entier ! La SGM est désormais un phare qui illumine le monde. Un dicton traditionnel de Malaisie dit : « La mer accueille toutes les rivières qui s’y jettent, la forêt accueille toutes les feuilles qui tombent. » Ces mots traduisent bien une sagesse empreinte de générosité et de tolérance. Reflétant le grand cœur de leur peuple, les pratiquants de la SGM ont réussi à élargir le cercle de la confiance et de l’amitié au sein de la culture multiethnique de leur pays sans créer la moindre friction ou tension. Je suis profondément touché par la sagesse dont ils ont fait preuve, en s’appuyant sincèrement sur le dialogue pour transmettre correctement la philosophie du bouddhisme et gagner le cœur des autres. Les dialogues sincères et honnêtes sont la clé qui permet de se comprendre mutuellement et de créer des liens de cœur à cœur. Je pense ici à nouveau à une citation de Jean-Jacques Rousseau : « Le talent d’orateur tient dans l’art de plaire. »

Étude bouddhique

C’est à vous, mes jeunes successeurs, que je transmets le relais

En février, des réunions appelées « Action pour l’avenir » se tiennent dans tout le Japon. Elles représentent une opportunité pour les pratiquants des départements des collégiens et des lycéens de s’engager joyeusement dans des discussions afin de se connaître et de créer des liens entre eux. Février est aussi le mois des examens d’entrée dans de nouveaux établissements scolaires. L’épisode de ce mois présente des extraits d’encouragements du président Ikeda traitant de questions qui occupent l’esprit des jeunes, ainsi que des encouragements pour préparer les élèves aux examens d’entrée. Faire jaillir notre force intérieure et le potentiel unique qui est le nôtre Beaucoup d’entre vous pratiquent le bouddhisme depuis leur enfance, depuis que vos parents, voire vos grands-parents sont membres de la Soka Gakkai. Peut-être vous êtes-vous demandé à un moment donné : « Pourquoi pratiquons-nous le bouddhisme de Nichiren ? » Le président Ikeda offre à ce sujet l’explication suivante. La jeunesse est une période pleine de soucis et d’inquiétudes. Je suis sûr que les défis auxquels vous faites face semblent sans fin, qu’il s’agisse de vos études, du choix de votre futur métier, de vos amitiés, des questions familiales, des relations humaines, etc. Mais, en définitive, la pratique bouddhique est la force motrice qui permet de faire face et de surmonter chaque difficulté. La prière est un acte solennel propre aux êtres humains. C’est l’expression de notre être intérieur, de son pouvoir profond et insondable. Il est dit dans le Sûtra du Lotus : « Ils [Les pratiquants] jouissent de paix et de sécurité dans leur existence présente et de bonnes circonstances pour leurs existences futures… » (SdL-X, 110) Cela signifie que notre existence actuelle va s’améliorer et que nous parviendrons immanquablement à un bonheur éternel. Nos prières nous donnent non seulement plus de force pour résoudre nos difficultés immédiates mais stimulent aussi notre développement et nous aident à mener une vie consacrée au bonheur des autres. Tel est le pouvoir fondamental de Nam-myoho-renge-kyo. Et c’est l’objectif de notre pratique quotidienne de Gongyo et de la récitation de Daimoku. La foi dans le bouddhisme de Nichiren n’enseigne pas à s’appuyer passivement sur un pouvoir extérieur. En fait, grâce aux prières ferventes et aux efforts sincères, nous pouvons faire jaillir notre véritable force intérieure et le potentiel intrinsèque unique qui est le nôtre. En agissant ainsi, nous pouvons nous améliorer et nous développer. Extrait de la série d’étude « À nos pratiquants du groupe Avenir, les porte-étendards de la justice – notre espoir pour l’avenir » La révolution humaine signifie devenir une personne meilleure et plus forte Vous avez peut-être entendu des pratiquants, dans des réunions de discussion et en d’autres occasions, partager leur détermination en disant qu’ils luttent pour « accomplir leur révolution humaine ». Les deux romans du président Ikeda publiés en feuilleton 1 s’intitulent également La Révolution humaine et La Nouvelle Révolution humaine. Mais qu’est-ce exactement que la révolution humaine ? Le président Ikeda nous donne ici sa conception. La révolution humaine n’a rien d’inhabituel ou de spécial. Prenons l’exemple d’un garçon qui ne pense qu’à jouer et n’étudie jamais. Un jour, il prend cette décision : « Je vais désormais étudier. » Ou il se dit : « Je vais faire des efforts pour mon avenir. » Lorsqu’il se comporte ainsi, il s’engage dans sa révolution humaine. Prenons maintenant l’exemple d’une mère qui ne se préoccupe que du bien-être de sa famille. Puis, un jour, elle se dit : « On ne peut absolument pas savoir si notre bonheur présent se poursuivra éternellement. Je vais rechercher une forme de bonheur plus permanent. » Puis, par sa foi et sa pratique bouddhiques, elle devient un puissant soutien pour toute sa famille. C’est cela la révolution humaine de cette mère. Imaginons aussi un père qui ne se préoccupe que de lui-même, de sa famille et de ses amis. Puis, un jour, il décide d’avancer d’un pas pour dépasser cette sphère de préoccupations limitées et se tourner avec compassion vers ceux qui sont en proie à la maladie et à la souffrance afin de trouver un moyen de leur permettre de mener une vie heureuse. C’est la révolution humaine de ce père. En d’autres termes, la révolution humaine ouvre plus grand nos yeux et nous amène à regarder au-delà de nos préoccupations ordinaires, en luttant et en nous engageant dans des actions tournées vers ce qu’il y a de plus élevé, de plus profond et de plus large. Les moments où vous souffrez intensément, où vous ne savez pas vers quoi vous tourner, peuvent devenir d’importantes opportunités pour avancer à grands pas dans votre révolution humaine. Si vous avez tendance à vous décourager facilement, à chaque fois que cela se produit, renouvelez tout simplement votre détermination. Ceux qui sont bien décidés à considérer les difficultés comme des opportunités et réessayent encore et encore, en allant de l’avant avec un optimisme inébranlable, remporteront à coup sûr la victoire dans leur révolution humaine. Extraits de Dialogues avec la jeunesse Notre véritable objectif est de devenir heureux Cette période de l’année est celle des grands défis pour les élèves qui préparent leurs examens d’entrée dans une nouvelle école. Peut-être vous comparez-vous aux autres et avez-vous l’impression d’avoir un bon niveau à un moment donné et puis vous sentez-vous découragés l’instant d’après, ou éprouvez-vous de l’anxiété et avez-vous le sentiment d’être sous pression. Le président Ikeda offrit les encouragements suivants aux membres du département des collégiens qui ne ménageaient pas leurs efforts, en ayant comme objectif de réussir leur examen d’entrée au lycée. Ne vous comparez jamais aux autres. Dans la fable du lièvre et de la tortue, si la tortue remporta la victoire, c’est parce qu’elle ne se laissa pas impressionner par le fait que son adversaire était un lièvre. Elle se contenta de faire la course qui était la sienne, à son rythme, sans précipitation, en cherchant résolument à faire de son mieux, petit à petit, sans jamais s’arrêter. Tel est le comportement de ceux qui, à la fin, remportent la victoire. Plutôt que d’essayer d’être meilleur que les autres, nous devrions nous efforcer d’être meilleurs que nous ne l’étions auparavant. J’ai toujours été convaincu que, vous, les jeunes qui avez une mission, il est impossible que vous soyez vaincus. Vous êtes nés pour remporter la victoire ! Prenez donc vos rêves comme objectifs et luttez de toutes vos forces pour les concrétiser. Veillez aussi à dialoguer avec vos parents. Par ailleurs, vous ne devez jamais penser que votre vie est fichue ou que les portes de votre avenir se sont fermées parce que vous n’avez pas pu entrer dans l’école de votre choix. Être admis dans telle ou telle école n’est pas votre véritable objectif ; pour vous, le véritable objectif, c’est de devenir heureux. Si vous n’avez pas pu entrer dans le lycée de vos rêves, faites des efforts pour être admis par la suite à l’université à laquelle vous aspirez. Et si, là encore, les choses ne se passent pas comme prévu, vous remporterez la victoire lorsque vous ferez votre entrée dans le monde du travail. Si vous n’accomplissez rien de significatif dans la vingtaine, lancez-vous alors le défi d’y parvenir dans la trentaine. La vie est une suite constante de défis que l’on se lance à soi-même. Même si vous faites un long détour pour arriver à destination, ce qui compte, c’est de réussir finalement à franchir la ligne d’arrivée. Renforcez-vous. Être fort, c’est être heureux. Extrait de « Dialogue de l’espoir »

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