Juillet-Août 2025

Étude bouddhique

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Étude bouddhique

Apprendre de La Nouvelle Révolution humaine, volume 26

Le volume 26 de La Nouvelle Révolution humaine commence en septembre 1977 lorsque Shin’ichi Yamamoto se rend au village d’Atsuta (devenu aujourd’hui un quartier de la ville d’Ishikari) dans le Hokkaido, lieu de naissance de son maître Josei Toda, le deuxième président de la Soka Gakkai. Là, la Soka Gakkai avait fait construire le parc mémorial Toda, en l’honneur du président Toda, et Shin’ichi participa à la cérémonie d’inauguration le 2 octobre. L’idée d’établir un parc se fondait sur une remarque faite un jour par le président Toda : « Ne serait-il pas alors merveilleux qu’il y ait un lieu où nous pourrions nous reposer paisiblement avec nos compagnons après avoir achevé notre tâche ? » Shin’ichi indique que, à la lumière du principe bouddhique de l’unité de la vie et de la mort, ces mots exprimaient aussi la détermination de Toda de renaître et de lutter à nouveau au côté de ses compagnons de kosen rufu dans leur prochaine vie. De ce point de vue, le parc mémorial peut être considéré comme un symbole du voyage éternel de kosen rufu et de la relation de maître et disciple. Lors d’une cérémonie de Gongyo, Shin’ichi, qui avait gravé les paroles de son maître dans son cœur et s’efforçait d’en faire une réalité, déclara : « Il n’est pas exagéré de dire que, désormais, les bases de la Soka Gakkai ont été solidement établies. » Mais, au moment même où la Soka Gakkai établissait solidement les bases de kosen rufu, un groupe de moines de la Nichiren Shoshu conspirèrent pour creuser un fossé entre Shin’ichi et les membres et, dès 1977, il y eut divers signes annonciateurs de ce qui allait devenir le premier différend avec les moines. Quand la Soka Gakkai lança la deuxième phase de kosen rufu à l’automne 1972, elle entreprit de bâtir ses propres centres bouddhiques alors qu’elle avait auparavant accordé la priorité à la construction et au don de temples pour soutenir le clergé de la Nichiren Shoshu. C’est aussi à peu près à cette époque qu’elle s’élança dans un nouveau et ambitieux mouvement d’étude afin de promouvoir le bouddhisme de Nichiren dans le monde. Un groupe de moines de la Nichiren Shoshu fit une mauvaise interprétation de ces initiatives sincères du mouvement laïc. Les considérant comme une tentative de se détacher du clergé, ils se mirent à critiquer sans cesse la Soka Gakkai dans les cérémonies organisées dans divers temples, à partir de 1977. Malgré cela, Shin’ichi fit de son mieux pour se réconcilier avec ces moines en se fondant sur son souhait sincère de maintenir des relations harmonieuses entre les moines et les laïcs. C’est dans ce contexte que Shin’ichi s’adresse aux participants lors de la cérémonie d’ouverture du parc mémorial Toda, en leur disant : « Mes amis, quoi qu’il arrive, ne soyez pas surpris, n’ayez pas peur. Je serai votre toit, je serai votre rempart contre les tempêtes les plus violentes. » Il était animé par la détermination inébranlable de protéger ses compagnons de pratique, quels que soient les obstacles qui se dresseraient en chemin. Shin’ichi approchait alors son cinquantième anniversaire [le 2 janvier 1978]. On trouve dans les chapitres « La bannière de la Loi » et « Des responsables courageux » du volume 26 ses pensées sur la signification de cette période cruciale de la vie d’une personne. Nichiren avait lui aussi cinquante ans au moment de la persécution de Tatsunokuchi et de son exil à Sado 1. En se rappelant l’état de vie indomptable de Nichiren à cette époque [celle où « il rejeta le transitoire pour révéler le véritable »], Shin’ichi fait le profond et solennel serment de prendre un nouveau départ et de « révéler lui aussi le véritable », à la fois dans sa vie et dans la Soka Gakkai. Le chapitre « Des responsables courageux » explique que, pour nous, le défi de rejeter le transitoire pour révéler le véritable consiste à faire kosen rufu – la réalisation du bonheur pour tous les êtres humains –, ce qui correspond à notre objectif le plus élevé et à notre mission, et à réaliser cette pratique courageuse dans notre existence quotidienne, en nous éveillant à notre identité de bodhisattva surgi de la Terre. Les actions essentielles pour les responsables Lors de la réunion des responsables au siège de la Soka Gakkai à l’occasion du Nouvel An 1978 fut annoncée la mise en place du nouveau système de chapitres pour la deuxième phase de kosen rufu. Cela marqua un nouveau départ dans l’organisation au cours duquel les districts devinrent des chapitres et les responsables de district des quatre départements des responsables de chapitre. À la lumière de ce nouveau système et de la nature toujours plus multidimensionnelle des activités de la Soka Gakkai, Shin’ichi souligna que le plus important pour ceux qui exercent des responsabilités est de « rester fidèles à nos principes fondamentaux ». Il offrit trois orientations concernant les actions essentielles que les responsables devraient entreprendre. La première est d’accorder la priorité aux encouragements personnels. « J’estime que, de nos jours, on consacre quatre fois plus de temps aux réunions qu’aux contacts personnels entre pratiquants. Mais si vous vous fixez pour objectif d’inverser cette situation, vous parviendrez à soutenir un plus grand nombre de personnes de valeur et à développer une organisation plus forte. En premier lieu, c’est à vous de vous développer en tant que responsables. » La deuxième est d’éveiller dans toute l’organisation le fervent désir de partager le bouddhisme avec les autres. Shin’ichi voulait que les responsables de chapitre des quatre départements prennent la tête des activités de la Soka Gakkai en parfait accord avec son esprit. La troisième est de considérer le chapitre comme « le siège local de la Soka Gakkai » et de promouvoir et d’établir les enseignements bouddhiques dans notre environnement, avec cet esprit-là. […] Notre mouvement doit certes toujours s’adapter aux changements d’époque mais l’esprit fondamental de nos activités ne doit pas changer. Actuellement, dans la période de crise qui est la nôtre, il est d’autant plus crucial de chercher à étudier et à adopter l’esprit de la Soka Gakkai tel qu’il apparaît dans La Nouvelle Révolution humaine et de nous engager concrètement dans les activités. Le volume 26 réaffirme qu’« un changement dans l’attitude sous-jacente des membres est essentiel pour revitaliser l’organisation et promouvoir kosen rufu dans notre environnement » et que la détermination inébranlable des responsables est la force motrice de notre progression. Nous engager sans cesse dans le processus consistant à mettre en pratique les orientations énoncées par notre maître nous permet d’établir de solides fondations pour ouvrir une nouvelle ère de kosen rufu. Orientations pour les ultimes années de notre vie Comment faire fructifier pleinement les ultimes années de notre vie ? C’est l’un des thèmes majeurs de ce livre. Dans le chapitre « Atsuta », Shin’ichi souligne que « la vieillesse n’est pas simplement une période où l’on attend la fin. C’est le moment pour nous d’apporter les touches finales à notre vie présente et de préparer la suivante. » Il nous indique que les clés pour cela, à la fois du point de vue de notre vie personnelle et pour garantir les fondations de kosen rufu, sont : 1. Faire de la révolution humaine la base de nos activités. 2. Établir de fortes relations avec nos voisins basées sur la confiance et faire constamment des efforts pour promouvoir l’amitié. 3. Transmettre notre foi à la prochaine génération. Dans le chapitre « Avancer avec audace », nous voyons aussi, à travers le récit d’une tournée d’encouragements réalisée durant l’été 1957 que Shin’ichi a fait tout son possible pour soutenir l’ultime entreprise de son maître – atteindre l’objectif de 750 000 foyers de pratiquants. Cette année-là, cet objectif paraissait enfin accessible. Déterminé à obtenir la victoire pour son maître, en août, en tant que responsable de l’arrondissement d’Arakawa à Tokyo, Shin’ichi se consacra de toutes ses forces à encourager les membres, ce qui permit une augmentation de dix pour cent de leur nombre – soit plus de deux cents nouveaux foyers – en seulement une semaine. Il décrit ainsi ses motivations de l’époque : « La lutte finale du maître consiste à s’assurer que ses disciples remportent de grandes victoires. En tant que disciples, il était par conséquent important que nous montrions la preuve factuelle afin de pouvoir dire fièrement à M. Toda : “J’ai triomphé !” C’est cela l’unité du maître et du disciple. C’est parce que j’ai fait mien cet état d’esprit que j’ai pu faire surgir toute ma force. » Une véritable unité entre maître et disciple est impossible si les disciples adoptent une approche passive. Il incombe aux disciples d’« étudier profondément les orientations du maître et de les intérioriser afin de remporter des victoires pour le bonheur des autres et le développement de kosen rufu ». Gravons cet esprit dans notre cœur afin que chacun de nous parvienne à la victoire dans sa vie. Passages clés du volume 26 « Quand notre esprit est brisé, les graines de l’espoir dépérissent et ne peuvent pas s’épanouir. L’espoir naît dans le terreau d’un esprit fort et plein de ressources ; on ne le trouve pas en dehors de soi-même. » Chap. « Atsuta » « Dans le monde de kosen rufu, une organisation solide, une organisation invincible, c’est une organisation où les expériences de bienfaits ne cessent de fleurir dans la vie des membres. » Chap. « La bannière de la Loi » « L’humanisme ne correspond pas à un mode de vie particulier ; cela consiste simplement à faire preuve d’empathie envers les autres – en se tournant vers ceux qui mènent des luttes difficiles ou qui sont en proie à la souffrance et en partageant la joie avec ceux qui sont heureux. » Chap. « La bannière de la Loi » « La pratique du bouddhisme de Nichiren commence et s’achève par une prière sincère devant le Gohonzon. Sans la récitation de Nam-myoho-renge-kyo, nos efforts ne peuvent pas être couronnés par une victoire authentique. » Chap. « Des responsables courageux » « Persévérer dans la foi est important mais cela ne veut pas dire se contenter de faire aujourd’hui la même chose qu’hier. Il s’agit là uniquement de la force de l’habitude. Le véritable sens de la persévérance dans la foi est de se motiver à toujours relever de nouveaux défis, jour après jour, en renouvelant notre détermination. » Chap. « Avancer avec audace »   1. Moments inoubliables, volume 26 − par Hiromasa Ikeda, vice-responsable de la SGI Paru dans le journal Seikyo, le 10 février 2021.   Tenir ses promesses pour établir la confiance En octobre 1977, alors qu’il était en visite à Atsuta, sur l’île de Hokkaido, Shin’ichi Yamamoto s’arrêta dans une épicerie tenue par un couple, Toru et Tomi Motofuji. Toru exerçait la fonction de responsable de sous-groupe hommes et Tomi celle de responsable sous-groupe femmes (l’équivalent, aujourd’hui, de responsables de groupe) à Morai. Toru, qui avait surgi du fond de la boutique, s’écria : « Sensei ! » Tomi resta sans voix. « J’ai voulu tenir la promesse que je vous ai faite il y a dix-sept ans, dit Shin’ichi en souriant. J’ai économisé suffisamment d’argent pour acheter tout ce qu’il y a dans votre magasin. » Toru regarda Shin’ichi d’un air interdit : — Vous nous avez promis cela, il y a dix-sept ans ? — Tout à fait. En 1960, après être devenu président de la Soka Gakkai, je suis venu à Atsuta pour saluer tous les pratiquants locaux et j’avais alors promis de vous rendre visite dans votre boutique. — Ah, oui », dit Toru, comme si la mémoire lui revenait subitement. Tomi regardait elle aussi Shin’ichi, visiblement surprise. La confiance s’établit lorsqu’on respecte ses engagements. Le plus important pour gagner la confiance des autres, c’est de tenir nos promesses. Même si ceux à qui nous nous sommes adressés l’ont oublié, nous pouvons forger notre voie, nos convictions et notre caractère en respectant nos engagements. Shin’ichi acheta de nombreux articles dans la petite boutique des Motofuji. […] Tomi emballa rapidement les achats de Shin’ichi. Le sourire sur le visage de Toru prit peu à peu la forme d’une profonde émotion. « Le président Yamamoto est venu jusqu’à notre boutique malgré son emploi du temps très chargé, pensa-t-il, et tout ça, parce qu’il nous en avait fait la promesse il y a dix-sept ans. En plus, il effectue tous ces achats pour nous encourager. Qui d’autre en ce monde se comporterait ainsi ? » Quand Shin’ichi eut fini ses courses, il dit aux Motofuji : « Une petite boutique comme la vôtre ne fait peut-être pas autant de profit qu’un grand supermarché mais elle joue un rôle vital pour les habitants des environs. « Ancrez-vous fermement dans votre quartier, devenez une présence solide et fiable, tel un arbre robuste. Le succès de votre boutique et votre bonheur seront la preuve de votre victoire dans la foi. Je reviendrai vous voir. Portez-vous bien ! » Les paroles de Shin’ichi firent prendre conscience à Toru que sa boutique n’était pas seulement là pour subvenir aux besoins de sa famille mais qu’elle répondait aussi aux attentes des personnes des environs et il ressentit alors profondément le sens de sa mission. Extrait du chapitre « Atsuta » Les personnes victorieuses sont celles qui font de kosen rufu leur priorité En novembre 1963, Shin’ichi participa à la cérémonie d’inauguration et d’enchâssement du Gohonzon au centre bouddhique de Matsuyama, premier centre de la Soka Gakkai dans la préfecture d’Ehime. Après la réunion et une brève rencontre avec Shin’ichi, un nouveau pratiquant nommé Naokazu Hanyu prit un profond engagement. Shin’ichi souligna dans son discours [prononcé à l’occasion de cette cérémonie] que les centres de la Soka Gakkai sont des citadelles destinées à former des personnes de valeur, des citadelles pour mener les êtres humains à l’illumination et des citadelles de la compassion. Il exhorta les membres à lutter avec la détermination d’aider tous les êtres humains à devenir heureux et à réaliser kosen rufu à Matsuyama. En quittant le centre, Shin’ichi serra la main des participants. Naokazu Hanyu, alors membre depuis un an, était également présent. Shin’ichi lui serra fermement la main et lui dit, en le regardant droit dans les yeux : « Je vous confie Matsuyama ! » Serrant lui aussi fortement la main de Shin’ichi, Naozaku répondit avec fougue : « Je ferai de mon mieux ! » Il fit intérieurement ce serment : « J’ai pris un engagement personnel et fais une promesse au président Yamamoto. Je dois faire en sorte que ce ne soit pas des paroles creuses. Je vais prendre la responsabilité de kosen rufu à Matsuyama ! » Fort de cette détermination, il lutta inlassablement. Son épouse Misako et lui-même furent les premiers responsables de district et de chapitre des départements des hommes et des femmes au temps des pionniers. L’un et l’autre firent de kosen rufu et de ­l’organisation à Matsuyama leur priorité. […] Prenant conscience que les membres étaient entravés par ­l’absence d’un centre local pour leurs activités, le couple ouvrit sa maison afin d’en faire un lieu de réunion. Leur logement se trouvait alors au premier étage, au-dessus de leur boutique, et les membres devaient entrer par le magasin. En apprenant qu’il y avait là un va-et-vient incessant, un représentant du service des impôts vint effectuer un contrôle. Il croyait que Naokazu gagnait en fait bien plus d’argent qu’il n’en déclarait. Mais quand ce dernier sortit ses livres de compte, l’inspecteur jugea inutile de les consulter et prit congé. Il avait compris qu’il y avait certes beaucoup de visiteurs mais qu’ils montaient à l’étage et repartaient sans achats. Ils venaient assister à des réunions. Dans ses affaires, Naokazu était toujours très attentionné envers ses clients. Il adopta la même attitude avec ses compagnons de pratique. […] Quand Naokazu et Misako étaient responsables de district hommes et femmes, la plupart des membres dont ils avaient la responsabilité se développèrent et devinrent de véritables champions de kosen rufu. Le chapitre Ehime, auquel ce couple appartenaient, possédait plus de dix districts, mais bien souvent plus de la moitié des résultats de propagation provenaient de leur ­district. […] [Bien des années plus tard, en 1978], quand Shin’ichi remercia Naokazu pour ses efforts au profit des membres locaux, ce dernier lui répondit : « Je vous en prie, ce n’est pas la peine de me remercier. Bien que j’aie par nature la tête dure et que je sois très direct, il se trouve que mes affaires se portent très bien. J’ai reçu beaucoup de bienfaits. J’ai donc pu comprendre profondément que lorsque nous luttons pour kosen rufu et pour le bonheur de nos compagnons de pratique, nous sommes à coup sûr protégés. C’est moi qui dois vous remercier et vous exprimer toute ma reconnaissance. » Extrait du chapitre « La bannière de la Loi » Efforcez-vous de chérir et d’encourager les membres Durant sa visite dans la préfecture de Nara en janvier 1978, Shin’ichi assista à la première réunion des responsables depuis la mise en place du nouveau système de chapitres, au centre culturel d’Atsuta. Lors de cette réunion, Katsuo Nishizaka, responsable du chapitre Kawaharajo, dans la ville de Tenri, monta sur l’estrade pour faire part de sa détermination en tant que représentant des responsables de chapitre du département des hommes. Katsuo relata comment les membres de son chapitre, qui avaient surmonté pauvreté et maladie, avaient montré ainsi la preuve factuelle des bienfaits de la pratique bouddhique et partageaient joyeusement leurs expériences en réunion de discussion. Il transmit ensuite les trois devises adoptées par son chapitre à ­l’occasion de ce nouveau départ : (1) En cas de difficultés, demandez un encouragement ! ; (2) Au lieu de vous plaindre, priez ! et (3) Au lieu de vous inquiéter, passez à l’action ! « Avec ces trois devises pour me guider, dit-il, je lutterai pour encourager chaque pratiquant et engagerai activement des dialogues sur le bouddhisme avec mes amis. » Shin’ichi voulait que chaque chapitre accomplisse ses activités dans la joie et avec un esprit positif, de façon à manifester au mieux ses caractéristiques uniques, parce que là réside la force motrice qui permet d’accomplir de grandes avancées. Pour conclure, Katsuo déclara : « Il y a deux ans, le président Yamamoto a offert ce poème aux pratiquants de Nara : Ne craignez rien – Nara la résolue rayonne de bienfaits et fait flotter fièrement la bannière de la Loi. « Fidèle à l’esprit de ce poème, je suis déterminé à déployer toute mon énergie pour le développement de Nara ! » Cette déclaration passionnée de Katsuo reflétait son très grand sérieux. Shin’ichi fut impressionné par l’esprit de ce nouveau responsable. Il voulut aussi lui offrir un cadeau mais il n’avait rien sous la main. Remarquant un énorme gâteau de riz mochi, d’environ 60 centimètres de diamètre, disposé en offrande devant le Gohonzon, il dit au responsable de la préfecture et aux autres personnes : « Offrons-le à Katsuo ! » Les participants applaudirent. Shin’ichi souleva le plat sur lequel reposait le gâteau de riz. Comme il pesait près de vingt kilos, le responsable de la préfecture Tokumitsu Okimoto se précipita pour l’aider. Mais Shin’ichi tenait déjà le plat dans ses bras et se dirigea vers Katsuo. La farine recouvrant la surface du gâteau s’était un peu répandue sur le costume de Shin’ichi. Sans y prêter attention, il tendit le gâteau à Katsuo en lui disant : « Je compte sur vous ! » Katsuo s’en saisit à son tour, en reculant légèrement sous le poids. En observant l’attitude de Shin’ichi, Tokumitsu eut le sentiment que son maître lui enseignait comment se comporter en tant que responsable. C’était comme s’il lui disait : « Ne comptez que sur vous-même et soyez prêt à tout ! Chérissez et encouragez toujours les pratiquants. Tel est le rôle d’un responsable de la Soka Gakkai ! » Extrait du chapitre « Des responsables courageux » Une vague de joie engendre un remarquable développement En 1952, tout en exerçant la fonction de conseiller dans le chapitre Kamata de Tokyo où il était parvenu à une victoire sans précédent avec les membres locaux 2, Shin’ichi était aussi responsable de groupe dans le département des jeunes hommes et il était également chargé de faire les cours sur les écrits de Nichiren dans les districts Kawagoe et Ichiba. Le soir du 9 décembre, après son cours dans le district de Kawagoe, il eut un échange d’une vingtaine de minutes avec un responsable du département des hommes. « La campagne de Kamata en février dernier était vraiment incroyable, lui dit ce responsable. J’ai appris que, sous votre direction, plus de deux cents nouvelles familles ont commencé à pratiquer le bouddhisme de Nichiren. Je voulais vous demander comment parvenir à un tel résultat. — Je crois qu’à notre époque, avec M. Toda comme président, nous avons vraiment la précieuse opportunité de développer kosen rufu, dit Shin’ichi. Le développement de notre organisation et le nombre de personnes de valeur que nous pourrons entraîner au cours des prochaines années détermineront notre victoire. Il n’y a jamais eu de moment plus crucial dans l’histoire du bouddhisme. « C’est la raison pour laquelle, en tant que disciple, j’ai décidé de me dresser et de me lancer dans l’action avec l’esprit de ne pas ménager ma vie. J’ai décidé tout particulièrement de me fixer un objectif personnel en ce mois de février, mois de naissance du président Toda, notre grand dirigeant de kosen rufu. Et j’ai encouragé les pratiquants à lutter de toutes leurs forces pour présenter le ­bouddhisme à de nombreuses autres personnes. […] « Quand nous décidons de dépasser nos limites pour répondre à notre maître, le courage et la joie jaillissent de notre vie. Je voulais que les pratiquants de Kamata réalisent cela. […] « De plus, j’ai encouragé à maintes reprises les pratiquants à engager cette lutte afin de transformer leur karma et leur état de vie. Tous étaient aux prises avec de graves problèmes, financiers, de santé ou autres. « La finalité de notre pratique bouddhique – notre prière et nos actions pour partager le bouddhisme – consiste à transformer notre karma pour devenir heureux. Les activités de la Soka Gakkai sont faites pour notre propre bien. Il n’y a pas de souffrance qui ne puisse être surmontée grâce à nos efforts dans la prière et la propagation du bouddhisme. M. Toda était catégorique sur ce point. […] « Tous les pratiquants ont pris la ferme décision de transformer leur karma, de faire surgir leur combativité et se sont mis à déployer de grands efforts. Ils se sont volontairement lancé des défis dans la prière et les dialogues sur le bouddhisme. C’est ainsi que le nombre de personnes qu’ils ont encouragées à rejoindre la Soka Gakkai s’accrut de jour en jour, à un rythme étonnant. « Puis, les uns après les autres, ils ont commencé à obtenir des bienfaits comme surmonter une maladie ou trouver enfin du travail après une période de chômage. […] En entendant leurs histoires, le nombre de personnes qui eurent le désir de rejoindre la Soka Gakkai et le nombre de pratiquants qui décidèrent d’accomplir de plus grands efforts pour partager le bouddhisme ne cessa d’augmenter. « Quand une vague de bienfaits et de joie se répand, cela crée un formidable élan pour nos activités. » Extrait du chapitre « Avancer avec audace » 2. Vivre avec les Écrits de Nichiren, extraits du volume 26 de La Nouvelle Révolution humaine Paru dans le journal Seikyo, le 17 février 2021.   « Le bouddha Shakyamuni possédait les trente-deux traits principaux dans leur totalité, son corps était de couleur dorée, et son visage pareil à la pleine lune. Et, pourtant, quand des personnes mauvaises le regardaient, certaines le voyaient couvert de cendre, d’autres couvert de suie et d’autres encore comme un ennemi. » (Perdre la foi et sombrer dans le mal, WND-II, 1079) La grande voie consistant à garder l’enseignement correct est toujours pleine de difficultés En octobre 1977, Shin’ichi Yamamoto assista à une cérémonie de Gongyo et à d’autres réunions commémoratives marquant l’ouverture de l’auditorium Toda, situé dans le parc mémorial Toda à Atsuta, dans le Hokkaido. Conscient qu’il y aurait toujours de l’adversité sur la voie de kosen rufu, il rappela aux membres qu’ils devaient être prêts à faire face à toutes les éventualités. « Shakyamuni est né en Inde avec ces trente-deux caractéristiques physiques supérieures qui étaient ses traits distinctifs en tant que grand homme. Il était respecté et révéré par les gens comme un bouddha. Pourtant, quand des personnes au cœur impur le regardaient, ils le voyaient comme vil ou impur, voire comme un ennemi. « Contrairement à Shakyamuni, Nichiren était une personne ordinaire née à l’époque mauvaise de la Fin de la Loi. De ce fait, on s’attendait à ce qu’il soit inévitablement confronté à de l’hostilité et à des oppositions en propageant son enseignement. « En ce qui nous concerne, nous sommes des personnes ordinaires, disciples de Nichiren. Nous nous employons à faire de kosen rufu une réalité, conformément à ses instructions. Même si nous sommes des êtres n’ayant rien d’exceptionnel et que nous sommes dénigrés, nous réalisons la plus noble des missions. Il est alors inévitable que nous aussi rencontrions toutes sortes d’épreuves et de difficultés. « C’est pour cela que MM. Makiguchi et Toda ont été jetés en prison pour leurs croyances et que M. Makiguchi finit par y mourir. J’ai aussi constamment fait face à des oppositions durant toute ma vie. À la lumière des écrits de Nichiren, la Soka Gakkai continuera à être confrontée à de rudes obstacles. « Mais nous ne devons pas nous laisser vaincre. Nous ne devons pas reculer. […] « La voie consistant à garder les enseignements corrects est toujours jalonnée de grandes difficultés – telle est la vérité à laquelle nous nous éveillons grâce à une foi inébranlable. » Extrait du chapitre « Atsuta » « Chacun de vous devrait faire preuve du courage d’un roi-lion et ne jamais succomber aux menaces de qui que ce soit. Le roi-lion ne craint aucune autre bête sauvage, pas plus que ses lionceaux. Les calomniateurs sont comme des renards qui glapissent, mais les disciples de Nichiren sont comme des lions qui rugissent. » (Sur les persécutions subies par le Sage, Écrits, 1006) Garder notre maître dans notre cœur permet de vivre avec courage Le 25 septembre 1951, lors de sa première série de cours sur les écrits de Nichiren dans le district Kawagoe, dans la préfecture de Saitama, Shin’ichi se référa à des passages de quatre écrits, notamment La Lettre de Sado et Sur les persécutions subies par le Sage. Il expliqua alors aux membres ce que signifie « avoir le cœur d’un roi-lion ». « Que signifie avoir le “cœur d’un roi-lion” ? C’est avoir l’esprit infiniment noble de Nichiren, son souhait puissant de mener tous les êtres humains de l’époque de la Fin de la Loi à l’illumination. C’est aussi l’esprit des présidents Makiguchi et Toda, qui se sont lancés dans l’action pour réaliser kosen rufu, comme l’enseigne Nichiren. « Dans l’expression “roi-lion”, le mot lion s’écrit avec les caractères chinois désignant un professeur et un enfant, ou par extension le maître et le disciple. En d’autres termes, quand les disciples harmonisent leur esprit avec celui de leur maître et se dressent avec le même engagement que lui, ils peuvent faire surgir le cœur intrépide et sans crainte du roi-lion qui existe intrinsèquement dans leur vie. « Chaque jour, je me dis : “En tant que disciple du président Toda, je vais répondre à ses espoirs ! Je vais créer une histoire de kosen rufu dont il sera fier !” Avec ce cœur, quelle que soit la difficulté à laquelle je suis confronté, je peux faire surgir la détermination de ne jamais être découragé. « Celles et ceux qui gardent toujours l’esprit de leur maître dans leur cœur, qui vivent toujours avec lui, ne dévieront jamais de la voie correcte qui est la voie du bonheur. Quand nous vivons en gardant notre maître dans notre cœur, nous ne pouvons pas sombrer dans la lâcheté ou la paresse ; nous trouvons la force de faire preuve de courage, de dépasser nos limites et de mettre notre arrogance de côté. Nous pouvons peut-être duper les autres mais pas le maître qui est dans notre cœur. « Nous avons véritablement un grand maître en la personne du président Toda. Ceux qui, où qu’ils se trouvent, gardent toujours leur maître dans leur cœur sont de véritables disciples. » Extrait du chapitre « Des responsables courageux »

Réflexions sur la NRH

Le serment du 17 juillet

Par Ho Goku 1 Dans son Apologie de Socrate, Platon cite les mots de son maître, le grand philosophe Socrate : « Ce qui est susceptible de me condamner [...] c’est la calomnie transmise par beaucoup de gens et leur jalousie. C’est là, en vérité, ce qui a fait condamner beaucoup d’hommes de bien et qui en fera condamner sans doute encore. Il serait bien étrange que cela s’arrêtât à moi 2. » Comme vous le savez, Socrate bien qu’innocent fut traité comme un criminel par les autorités de son temps, arrêté, incarcéré puis finalement condamné à mort. M. Toda nous mettait souvent en garde : « À travers l’histoire, tant de personnes bonnes et honnêtes ont été la cible de la calomnie et de la jalousie des autres. C’est la réalité du monde où nous vivons. » Nichiren attribuait aussi les grandes persécutions qu’il a subies, comme son exil et sa condamnation à mort, aux fausses accusations de personnes malveillantes. En d’autres termes, les accusations portées contre Nichiren étaient des mensonges élaborés par des rivaux envieux pour le piéger, et il endura de terribles sanctions en raison de leurs affirmations fallacieuses. Nichiren écrit à ce sujet : « Ils ont porté de fausses accusations contre moi afin de me faire taire » (GZ, 348) et « Accréditant les fausses accusations portées contre moi, les dirigeants de la nation m’ont exilé et condamné à mort » (GZ, 356). Je me suis présenté au siège de la préfecture de police d’Osaka le 3 juillet 1957, pour y être interrogé. Là, je fus arrêté en étant soupçonné d’avoir enfreint la législation électorale. Le 17 juillet, je fus relâché. Le jour de ma libération, alors que j’étais encore dans le centre de détention d’Osaka, j’ai entendu notre groupe de cuivres Soka interpréter des chants inspirants dès le début de la matinée. Je fus libéré juste avant midi. Plusieurs centaines de pratiquants m’attendaient devant les portes en fer du centre de détention. Quand je suis sorti, ils ont tous applaudi. Le soleil brûlant de l’été m’éblouit. J’ai lancé à mes compagnons de pratique : « Merci ! Je vous prie de m’excuser pour le souci que je vous ai causé. Comme vous le voyez, je me porte bien. » Puis la foule cria « Banzai ! », et ce cri fut suivi d’un concert de clameurs joyeuses. Mes compagnons de croyance du Kansai avaient vécu mon incarcération comme si ça avait été la leur. Ils s’étaient fait du souci pour moi, et ils étaient tristes et furieux. Je ne les oublierai jamais de toute ma vie et je leur serai toujours reconnaissant pour leur soutien sincère. Ce soir-là, une réunion fut organisée au centre municipal de Nakanoshima, de l’autre côté du fleuve Dojimagawa, en face du siège de la préfecture de police d’Osaka. C’était une manifestation contre les actions entreprises par la police locale. En sortant de prison, je me suis immédiatement rendu à l’aéroport pour y rencontrer M. Toda qui arrivait de Tokyo. Je ne l’avais pas vu depuis deux semaines, très exactement depuis le 3 juillet, et je fus frappé de voir combien sa silhouette s’était encore amaigrie en si peu de temps. Mais il sourit et me dit : « Daisaku, la véritable bataille est à venir. Tout est inclus dans le Gohonzon. L’issue de cette bataille se décidera au tribunal. Le juge comprendra. » Il le dit avec une conviction si absolue que ses paroles semblaient une prédiction de ce qui allait se produire. Cette nuit-là, un petit entrefilet parut dans les journaux, indiquant que le bureau du procureur d’Osaka m’avait relâché sans engager de poursuites, mais que ce n’était qu’une question de temps. Le rassemblement d’Osaka était sur le point de commencer dans le hall municipal de Nakanoshima, un imposant bâtiment de briques rouge recouvert d’un toit de cuivre. Le hall était rempli de pratiquants indignés et, à l’extérieur, plus dix mille autres écoutaient les interventions diffusées par haut-parleurs. Tous protestaient contre les actions des autorités qui avaient fait emprisonner leur secrétaire général innocent. L’attitude de la justice les ­indignait. C’étaient tous de véritables compagnons, déterminés à se dresser à mes côtés, à partager mes larmes et mes rires, et à lutter avec moi tout au long de leur vie. La réunion débuta à 18 heures. Peu après, le ciel jusqu’alors dégagé se couvrit de nuages noirs et une averse torrentielle se mit à tomber. Des éclairs déchirèrent le ciel, et le tonnerre gronda. Nous avons tous senti à cet instant que c’était l’expression de la colère des divinités célestes – les fonctions protectrices de l’univers – à l’égard des autorités au pouvoir. Les policiers qui se trouvaient près du hall furent les premiers à s’abriter contre la pluie, alors que les pratiquants restèrent dehors, trempés de la tête aux pieds, pour écouter les interventions relayées par haut-parleurs. Il régnait dans le hall une atmosphère électrique. Assis sur ­l’estrade, je voyais devant moi le dos frêle de M. Toda et priais intérieurement de tout mon cœur pour son rétablissement rapide. Quand ce fut à mon tour de parler, je fus bref : « Relevons le défi de ce procès avec la conviction que l’enseignement bouddhique correct et que ceux qui luttent avec ardeur dans la foi, protégeant avec vigueur le Gohonzon, seront à coup sûr victorieux. » M. Toda m’avait suggéré de préparer une intervention courte et simple parce que je venais d’être libéré. « Nous ne devons jamais perdre les luttes que nous engageons ! Nous ne devons jamais être vaincus ! » Depuis ce jour, les pratiquants du Kansai ont adopté ces mots comme devise et en ont fait leur tradition, comme ceux qui connaissent bien le Kansai le savent. La date du 17 juillet est devenue la date anniversaire de cette transformation du Kansai en un « Kansai-toujours-victorieux », fier et glorieux. Mon procès concernant l’incident d’Osaka dura quatre ans et demi et comporta quatre-vingt-quatre audiences. Au début, mes avocats m’ont dit : « Même si vous êtes innocent, il sera difficile de réfuter les charges du procureur. Préparez-vous à être reconnu coupable. » J’étais donc seul dans cette lutte pour la justice. Au cours de ce combat, M. Toda, mon maître et, d’une certaine manière, mon père, est décédé et je suis également devenu le troisième président de la Soka Gakkai. En cas de condamnation, en vertu de la loi sur les associations religieuses, j’aurais été contraint de démissionner de mon poste de représentant de la Soka Gakkai, ce qui aurait ébranlé et affligé profondément les pratiquants. Mais M. Toda m’avait dit : « Le juge comprendra. » J’avais une confiance totale dans ses paroles et j’ai poursuivi mon combat au tribunal. Puis, environ 1 670 jours après mon arrestation, le 25 janvier 1962, le tribunal rendit son verdict : « Daisaku Ikeda est non coupable. » Mon nom était enfin blanchi. Le soleil de la justice avait percé l’obscurité et s’élevait, éclatant, dans le ciel. Quelle que soit l’époque, la nature fondamentale des persécutions qui frappent les pratiquants de la Soka Gakkai sera la même. Mais le bouddhisme nous enseigne que ces persécutions sont notre plus grande fierté. L’esprit de la Soka Gakkai et l’esprit de maître et disciple continuent de vibrer dans notre lutte inébranlable contre le mal et l’injustice. Le grand écrivain Victor Hugo a écrit : « Proscrits ! levons nos fronts pour que ce rayonnement les éclaire ! Levons nos fronts, pour que, si les peuples demandent : — Qu’est-ce donc qui blanchit de la sorte le haut du visage de ces hommes ? — on puisse répondre : — C’est la clarté de la révolution qui vient ! 3 » Ce jour-là, le 17 juillet, les flammes de notre lutte indomptable pour les droits humains se sont élevées très haut, dans la lumière du soleil de la victoire. Je n’oublierai jamais le dévouement de tous les pratiquants ! Je n’oublierai jamais le 17 juillet !

Citations

Jour après jour, mois après mois

La foi consiste essentiellement à ne jamais régresser durant toute notre existence. Même face aux vagues agitées de la vie, j’espère que vous resterez fidèles aux vœux de votre jeunesse et que vous continuerez à avancer sur la grande voie de la recherche spirituelle et d’un engagement indéfectible. (Discours prononcé lors de la conférence des représentants du département de la jeunesse, décembre 1986)   La prière fondée sur la Loi merveilleuse – la récitation de Nam-myoho-renge-kyo – signifie faire un vœu. C’est une source de courage suprême, qui nous donne la détermination de briser nos limites et de lutter pour gagner, quoi qu’il arrive. (Série d’étude « À mes amis de chaque département, engagés dans notre lutte commune »)   Envoyer des vagues infinies d’espoir en faveur de la vie et vers l’avenir éternel – telle est la mission du journal Seikyo. (Discours prononcé lors de la réunion des responsables, avril 1993)   La décision que nous prenons maintenant, alors que nous nous préparons à relever de nouveaux défis, est essentielle. Dans notre Gongyo du matin quotidien, récitons Nam-myoho-renge-kyo avec beaucoup d’énergie et une forte détermination. (Série d’essais « La citadelle éternelle du mouvement Soka ») Se lancer des défis pour contribuer même modestement à kosen rufu malgré un emploi du temps extrêmement chargé – voilà ce qu’est un esprit véritablement noble. Les bienfaits que vous accumulez lorsque vous déployez des efforts sincères pour participer aux activités de la Soka Gakkai sont immenses. (Série d’étude « La jeunesse et les écrits de Nichiren Daishonin »)   La société et le monde d’aujourd’hui ont un besoin urgent de paroles de vérité – des paroles constructives, unifiantes et créatrices de valeurs. (Série d’essais « La citadelle éternelle de Soka »)   Peu importe votre situation actuelle, continuez à avancer avec détermination, telle l’eau qui coule. Ceux qui persévèrent tranquillement et font des efforts dévoués sont de véritables champions. (Discours lors de la conférence des responsables de préfecture, septembre 1998)   « Les graines de l’illumination croissent en s’appuyant sur la causalité » (SdL-II, 59). Rencontrons les autres et ayons des discussions enthousiastes avec eux. Si vous engagez une action positive, quelque chose changera à coup sûr. Lorsque vous partagez sincèrement vos pensées et convictions avec les autres, vous forgez des liens beaucoup plus solides. (Série d’essais « Notre voie éclatante vers la victoire »)   Votre avenir dépend de la profondeur de votre détermination. La force ne produit pas la détermination, c’est la détermination qui produit la force. (Série du département de la jeunesse, « Construire un avenir éclatant fondé sur notre vœu »)   Nichiren a déclaré : « Dans tout le Japon, je suis le seul à réciter Nam-myoho-renge-kyo » (Les bienfaits du Sûtra du Lotus, Écrits, 676). Dans toutes les luttes pour kosen rufu, il n’y aura pas de progrès sans des efforts fondés sur l’esprit de se dresser seul. (Série d’étude « À mes amis de chaque département, engagés dans notre lutte commune »)   Vous êtes tous des acteurs de la grande épopée de kosen rufu. Sans embûches, il n’y aurait pas d’Histoire. Les obstacles sont le carburant de notre victoire (La Nouvelle Révolution humaine, vol. 22, chap. « Courants », p. 141)   Lorsque nous perdons de vue nos objectifs, nous commençons à tourner en rond et nous n’allons nulle part. Priez avec des objectifs clairs pour la journée à venir, puis passez à l’action, en donnant le meilleur de vous-même ! (Série d’encouragements « Enseignements humanistes pour la victoire »)   Un encouragement est comparable à une brise légère et tiède qui inspire de l’espoir aux autres. […] Encourager les autres peut les aider à dissiper leurs souffrances et leur tristesse, tout en semant dans leur vie les graines du courage. C’est une action empreinte du pouvoir de régénérer. (La Nouvelle Révolution humaine, vol. 14, chap. « La mission », p. 142)   Nichiren déclare : « Vous devriez parler avec une ferveur plus grande encore [de la Loi merveilleuse]. » (WND-II, 457) Les gens souhaitent entendre des paroles d’espoir et de vérité. En gardant cela à l’esprit, rencontrez vos amis et échangez avec eux ! (Série d’encouragements « La grande voie de la victoire dans la jeunesse »)   Quand nous consacrons notre vie à la noble relation de maître et disciple, toutes les épreuves se transforment en une histoire dorée. Là se trouve un mode de vie sans égal, rayonnant de victoires et d’accomplissements éclatants. (Discours prononcé à la conférence des représentants des départements, juin 2004)   Ce sont les voix des femmes au cœur pur qui changeront le monde. Le pouvoir des femmes, qui possèdent un sens aigu de la justice, transformera la structure même de la société mondiale. (Discours prononcé à la conférence des représentantes de Yamanashi, avril 2001)   J’espère que vous soutiendrez les pratiquants avec tant de chaleur humaine et de considération qu’ils en seront profondément touchés. Cette sincérité incite les gens à se développer et à persévérer en se fondant sur l’esprit du mouvement Soka. (Série d’encouragements « Les enseignements humanistes pour la victoire »)   En se hissant au-dessus de nos propres peines et en devenant des « protagonistes de la joie », nous pouvons faire preuve de chaleur humaine envers nos amis en leur offrant un sourire et leur insuffler ainsi de ­l’espoir. En agissant de la sorte, nous devenons nous-mêmes heureux. (Discours prononcé à la conférence des représentants des départements, décembre 2008)   Remporter la victoire le matin est la clé du succès. Bien sûr, certains travaillent la nuit mais ce qui compte est de bien démarrer notre journée, quelle que soit l’heure à laquelle elle commence. (Série d’essais « La lumière du siècle de l’humanisme ») Ouvrir les Écrits de Nichiren équivaut à ouvrir notre vie. En étudiant ces écrits et en cherchant à apprendre de l’état de vie sans limite de Nichiren, soyons résolus à briser la coquille de notre « petit ego ». (Série d’essais « Le chant de la victoire humaine »)   Sans musique ni chant, il n’y a ni joie ni développement. Les membres de nos groupes de musique, des Fifres et Tambours et de nos chorales sont les véritables champions de la culture et de la paix. (Discours prononcé à la réunion des responsables, janvier 2008)   Donner de la joie et de l’espoir à tous, apporter un sourire à celles et ceux qui luttent – cet esprit chaleureux des pratiquants est le trésor éternel du mouvement Soka. (Discours prononcé à la conférence des représentants, décembre 2008)   J’aimerais que les jeunes fassent de la gentillesse envers leurs parents une priorité, car manifester de la bienveillance envers ses parents est le fondement de la compassion pour les autres. (Série de cours « Le bouddhisme du soleil »)   Si nous récitons Nam-myoho-renge-kyo avec la puissance d’un lion qui rugit, nous ne serons jamais dans une impasse. Toutes les forces positives de l’univers se rallieront à nous. Nous n’aurons rien à craindre. (Discours prononcé à la conférence des représentants des départements, décembre 2008)   Nichiren évoque « la joie d’entendre la voix de quelqu’un d’autre se réjouissant de l’avoir entendu [Nam-myoho-renge-kyo]. » (Récitation des chapitres “Moyens opportuns” et “La durée de la vie de l’Ainsi-Venu”, Écrits, 69) En partageant avec enthousiasme notre joie et nos expériences de croyance, inspirons nos nobles compagnons dans la foi et illuminons notre environnement avec la lumière de l’espoir ! (Série d’encouragements « À mes amis victorieux »)   Si nous décidons que le lieu où nous nous trouvons est le lieu idéal pour poursuivre notre pratique bouddhique, et si nous y relevons des défis, alors il devient la « capitale de la lumière éternellement paisible » (Réponse à Sairen-bo, Écrits, 316) et brille telle une éclatante citadelle du bonheur. (Discours prononcé à la conférence des représentants des départements, juin 2003)   Les personnes remarquables s’attaquent souvent aux problèmes en réfléchissant plus profondément et en travaillant davantage que les autres à les résoudre. Pratiquer le bouddhisme de Nichiren nous donne la force ultime de rester invaincus face à n’importe quelle épreuve ou difficulté de la vie. (Message adressé à la réunion des responsables du siège, octobre 2011)   La foi dans la Loi merveilleuse se transmet lorsqu’on agit ensemble pour kosen rufu. Des pratiquants plus jeunes et moins expérimentés apprennent et progressent en suivant les exemples établis par leurs aînés dans la foi. (La Nouvelle Révolution humaine, vol. 30-II, chap. « Les acclamations de la victoire », p. 178) Nous créons nous-même l’espoir. C’est quelque chose que nous cultivons – profondément et vigoureusement – à travers les liens avec nos amis qui partagent nos aspirations. (Série d’essais « Le chant de la victoire humaine »)   Quand nous prions et agissons avec le cœur d’un roi-lion, nous pouvons tout utiliser à notre avantage et ouvrir à coup sûr la voie de la victoire. (Série d’essais « Le chant de la victoire humaine »)   Quand nous respectons les autres et cherchons à apprendre d’eux, la vie devient plus joyeuse et épanouissante. Le respect que nous manifestons nous revient, comme si nous nous regardions dans un miroir. (Série « À mes jeunes amis – les responsables d’une nouvelle ère »)   Pourquoi sommes-nous nés en ce monde ? Afin de connaître un bonheur durable. Notre pratique du bouddhisme de Nichiren est la voie ultime pour y parvenir. (Série d’encouragements « Avancer avec les écrits de Nichiren »)   Il n’y a aucune raison de prendre de grands airs pour impressionner les autres. Nous devrions rester nous-même et partager honnêtement et sincèrement nos convictions. Telle est la formule qui permet de gagner la confiance des autres. (Série d’essais « Notre voie éclatante de la victoire »)   Faites sans faute ce qui doit être fait aujourd’hui. Donnez sincèrement le meilleur de vous-même dans ce qui doit être fait maintenant. À partir de là s’ouvrira une nouvelle voie. (La Nouvelle Révolution humaine, vol. 26, chap. « Avancer avec audace »)   Si nous devons relever un défi dans un domaine, autant le faire avec une attitude joyeuse et positive. Sinon, les choses paraissent bien pénibles. Quand nous déployons des efforts de notre propre initiative et relevons des défis avec enthousiasme, nous sommes remplis de joie et débordons d’énergie. (La Sagesse pour créer le bonheur et la paix, vol. 2, « La révolution humaine », part. I sur 2, p. 99)   Faites un premier pas. Si les choses ne se passent pas bien, ressaisissez-vous et faites encore et encore de nouveaux efforts. C’est dans ce processus constant que résident le développement et le bonheur. (Discours prononcé lors d’une conférence des représentants, août 2006)   Plus la situation est complexe et éprouvante, plus il est crucial de faire de la prière notre point de départ. En passant à l’action, nous orientons la réalité vers la solution pour laquelle nous avons prié. (Discours prononcé à la conférence des responsables, mai 2006)

Paroles d'encouragement

C’est à vous, mes jeunes successeurs, que je transmets le relais

Cela fait maintenant un mois que la nouvelle année scolaire a commencé 1. Certains d’entre vous luttent peut-être pour trouver un équilibre entre leurs études et leurs activités extrascolaires tandis que d’autres se sentent un peu fatigués. Quand les choses ne vont pas bien et que vous commencez à vous sentir découragés, souvenez-vous que vous heurter à un mur ou affronter des difficultés sont en fait la preuve que vous avancez. Pour vous aider à aller de l’avant en restant fidèles à vous-mêmes, malgré votre emploi du temps très chargé, voici trois encouragements du président Ikeda. Vous avez le pouvoir de bâtir votre jeunesse Quand vous étudiez très sérieusement ou que vous faites le maximum dans vos activités extrascolaires, il est tout à fait naturel que vous vous demandiez parfois si vous effectuez réellement des progrès. Convaincu que vous possédez un potentiel illimité, le président Ikeda a dit : « Même quand les événements ne suivent pas le cours escompté, n’abandonnez pas. » Le bouddhisme enseigne que « l’esprit est comme un peintre de talent » qui crée librement tout ce qui l’entoure (voir WND-II, 57-58). En d’autres termes, vous avez le pouvoir de bâtir votre jeunesse. Vous avez de l’espoir. Vous avez la prière. C’est pour ça que même quand les événements ne suivent pas le cours escompté, vous ne devez pas abandonner. Gardez plutôt votre calme et continuez à vous polir et à progresser. Agissez, lancez-vous des défis et allez toujours de l’avant. En agissant ainsi, vous brillerez et ceux qui vous entourent bénéficieront aussi de votre rayonnement. Des efforts réguliers nous permettent de développer notre potentiel illimité et ouvrent la voie à un brillant avenir. C’est pour cela que j’aimerais que chacun d’entre vous devienne « un expert en matière d’efforts » qui ne cesse d’aller de l’avant sans ménager sa peine, quoi qu’il arrive. Un jour, lors d’une réunion générale des pratiquants des pays scandinaves, en Suède, j’ai parlé des magnifiques lilas en fleur que j’avais vus un peu partout, à Stockholm. J’ai fait part de mon sentiment que si l’on prend bien soin de cet arbuste, il peut s’enraciner, fleurir et produire des graines et, lorsqu’apparaissent le moment et les conditions appropriés, il pourra engendrer beaucoup d’autres lilas qui, à leur tour, fleuriront et s’étendront largement. La révolution humaine d’une seule personne peut changer le monde. C’est pourquoi je place tant d’espoir dans le groupe Avenir 2. Mes jeunes amis, plantez solidement les racines de la foi et devenez des personnes remarquables qui réconfortent leurs amis et offrent des sourires joyeux à tous ceux qui les entourent. Extrait de Déployez vos ailes vers l’avenir Réalisez chaque jour de nouveaux progrès Entre vos études, vos activités extrascolaires, les cours particuliers que vous suivez peut-être et les activités du groupe Avenir, vous êtes sans aucun doute confrontés chaque jour à divers défis. Comment faire jaillir le courage dans un tel contexte ? Le président Ikeda adressa de grands éloges aux membres du groupe Avenir qu’il savait très occupés et il leur offrit ces paroles d’encouragement. Vous allez à l’école, participez à des activités extrascolaires, puis vous rentrez chez vous pour étudier encore et faire vos devoirs. Certains d’entre vous suivent peut-être aussi des cours de soutien scolaire ou prennent des leçons de musique ou dans d’autres domaines. En plus de tout cela, vous vous lancez aussi le défi de participer aux activités du groupe Avenir. Je suis sûr que vous faites de votre mieux et c’est tout à fait admirable. Sachez que je vous félicite de tout mon cœur, même si personne d’autre ne le fait. Je sais combien il peut être dur d’être très occupé mais c’est dans de telles périodes que les jeunes peuvent réellement grandir et se développer. Passer ses journées à ne rien faire, se contenter de se prélasser, peut paraître agréable pendant un certain temps mais si toutes vos journées devaient être ainsi, vous finiriez par vous ennuyer et vous sentir mal à l’aise, de plus vous n’auriez pas le sentiment de vous épanouir. Ce ne sont pas seulement les êtres humains, mais aussi tout ce qui est vivant qui évolue et se développe constamment. La vie ne connaît pas un instant de répit. Être occupé, c’est être vivant. Parvenir à vous motiver et à faire preuve de courage malgré un emploi du temps chargé et, jour après jour, aller constamment de l’avant, telles sont les clés du succès. Puisque vous êtes si occupés, utilisez bien votre temps en faisant preuve de sagesse et veillez à prendre suffisamment de repos. Vous ne pourrez pas tenir longtemps sans dormir. Faites de votre santé la première de vos priorités et évitez tout surmenage. Si vous avez une matinée très chargée, vous pouvez tout à fait réciter simplement trois fois Nam-myoho-renge-kyo devant le Gohonzon. Pratiquer avec force et sincérité, voilà ce qui importe. Rappelez-vous que vous disposez du moyen le plus puissant qui soit : la récitation de Nam-myoho-renge-kyo. Alors, même quand vous êtes très occupés, n’oubliez pas de pratiquer. Cela vous ­permettra d’accueillir la journée qui vient avec autant de force vitale et de dynamisme que le soleil qui se lève. Extrait de Dialogue pour l’avenir Ceux qui cherchent à concrétiser leurs rêves bénéficient d’une bonne santé Dans sa jeunesse, le président Ikeda lutta contre la tuberculose et un médecin lui dit qu’il ne dépasserait pas l’âge de trente ans. Malgré cela, en tant que disciple du président Toda, il a fait tout son possible pour apprendre et mener pleinement sa vie, en encourageant d’innombrables membres dans le monde entier. Le président Ikeda expliqua ainsi ce que signifie vraiment être en bonne santé. Nichiren écrit : « La vie est le plus précieux des trésors. » (Sur la prolongation de la durée de la vie, Écrits, 965 et Le don de riz, Écrits, 1132) et il a souligné à maintes reprises que nos vies sont vraiment précieuses. Quand j’étais jeune, j’ai souffert de tuberculose et le médecin m’a dit que je ne dépasserais pas l’âge de trente ans. C’est pour cela que j’ai vécu pleinement chaque journée afin de n’éprouver aucun regret. En tant que disciple du président Toda, j’ai étudié et lutté de toutes mes forces, tout en récitant constamment Nam-myoho-renge-kyo. J’ai ainsi réussi peu à peu à me renforcer tant sur le plan physique que spirituel. Mais que signifie vraiment être en bonne santé ? C’est mener une vie intense où l’on lutte jour après jour pour les autres. Dans la phase actuelle de votre vie, il est important de continuer à apprendre et à vous former, tout en œuvrant à la réalisation de vos rêves, avec la détermination de devenir des personnes de valeur qui se consacrent au bien-être des autres. Quand vous luttez ainsi en y mettant toute votre énergie, vous faites jaillir une force vitale intense et vous bénéficiez d’une bonne santé. Vous êtes tous, sans exception, des pionniers du siècle de la vie. Lancez-vous, s’il vous plaît, le défi de gravir le sommet qui se dresse devant vous en faisant des études votre priorité et ­n’oubliez jamais la récitation de Nam-myoho-renge-kyo. Chaque pas que vous ferez ouvrira la voie à un avenir brillant pour l’humanité et permettra de manifester le potentiel intérieur illimité que nous possédons tous. Extrait des Ailes de vos rêves