Novembre 2025

Étude bouddhique

Thème

Citations

Jour après jour, mois après mois

Traditionnellement, dans la Soka Gakkai, l’été est une période pour approfondir notre esprit de recherche et nous améliorer. Aucun effort déployé au nom du bouddhisme n’est vain. Tout contribue à cultiver et à nourrir notre propre développement et celui des autres. (Série d’essais « Le chant de la victoire humaine »)   Faites preuve de sagesse et veillez à dormir suffisamment. Ne pas laisser la fatigue s’accumuler est aussi une manifestation de la sagesse qui découle de notre détermination dans la croyance. (Série d’étude « Vers un siècle de la santé »)   La clé pour éviter les accidents est de respecter les principes de base. […] Plus vous répéterez ce processus, plus votre vie se mettra à briller de tout son éclat. (La Nouvelle Révolution humaine, vol. 30-I, chap. « Grande montagne », p. 31)   Dans toute entreprise, la victoire est possible grâce à ceux qui œuvrent avec ténacité et dévouement. N’oubliez jamais leurs contributions. Reconnaissez-les, remerciez-les et applaudissez-les. (Discours prononcé à la conférence des représentants des départements, décembre 2008)   La révolution humaine commence là où nous sommes, ici et maintenant, à l’instant même où nous prenons la décision de la réaliser. Dépassons nos limites. Relevons un nouveau défi. (Série d’essais « Notre voie éclatante de la victoire »)   La lecture est une source inépuisable d’éducation. Elle est comparable à des ailes qui nous permettent de découvrir plus largement notre monde intérieur. Notre époque a désespérément besoin du pouvoir enrichissant de la lecture. (Série d’essais « Notre voie éclatante de la victoire »)   Notre capacité à éprouver de l’empathie envers les autres apparaît quand nous avons la capacité d’imaginer leurs souffrances. Notre considération envers les autres est liée à notre aptitude à nous mettre à leur place. (La Nouvelle Révolution humaine, vol. 19, chap. « La Tour aux trésors », p. 320)   J’aimerais que vous ayez le courage de demander conseil quand vous en avez besoin. Il n’y a rien de honteux à solliciter un conseil. En fait, être prêt à ouvrir son cœur peut représenter une grande force. (Série d’encouragements « Les enseignements humanistes pour la victoire »)   Les membres de votre famille sont unis par des liens profonds et merveilleux. Grâce à l’amour et à la considération dont vous faites preuve à leur égard, vous pouvez peindre un riche tableau de la vie. Vous pouvez créer une mélodie qui apporte le bonheur à toute votre famille. (Série d’étude « Les jeunes et les écrits de Nichiren »)   La voie de la révolution humaine mène au bonheur et à la victoire absolus. Avançons joyeusement sur cette voie de la mission – celle de la transformation de la destinée de l’humanité. (Discours prononcé à la conférence des responsables de Tokyo Zone-II)   L’inspiration naît quand nous retournons au pur état de vie du temps sans commencement. Et cela commence par la récitation vigoureuse de Gongyo le matin. (La Nouvelle Révolution humaine, vol. 28, chap. « La grande voie » [traduction provisoire])   Semer inlassablement dans le cœur des êtres humains le principe du respect de la dignité de la vie est la pratique de kosen rufu et le fondement pour réaliser la paix mondiale. (La Nouvelle Révolution humaine, vol. 30-II, chap. « Les cloches de l’aube », p. 35)   Les relations de cœur à cœur sont les plus profondes qui soient. La Loi merveilleuse rend notre cœur fort et sage. Notre cœur nous permet ­d’atteindre le sommet du bonheur et d’y conduire les autres, ainsi que de bâtir un monde en paix. (Série d’essais « La citadelle éternelle du mouvement Soka »)   Avoir des objectifs pour l’avenir permet de continuer à faire brûler le soleil de l’espoir dans notre cœur. Tant que nous aurons de l’espoir, nous ne serons jamais découragés et ne nous trouverons pas dans une impasse. (La Nouvelle Révolution humaine, vol. 16, chap. « Le cœur et l’esprit », p. 42)   Les personnes qui cherchent à apprendre sont sages. Celles qui sont fortes intérieurement sont bienveillantes. Et celles qui n’abandonnent pas sont véritablement heureuses. (Message destiné à des étudiants, août 2013)   Les écrits de Nichiren transmettent l’inspiration qui permet de créer la paix. Ils incarnent une philosophie de l’espoir et le pouvoir de la vérité. Au cœur de nos luttes quotidiennes, gravons ces enseignements au plus profond de notre vie. (Discours prononcé à la conférence des responsables nationaux, septembre 2006)   Avancer sans cesse et faire briller avec éclat notre esprit de recherche tout au long de notre existence – tel est le mode de vie d’un bouddhiste. Menons une vie victorieuse, ornée d’accomplissements authentiques, qui nous permettra de déclarer avec fierté : « Regardez ma vie ! » (Discours prononcé à la conférence des responsables, juillet 2003)   « La vie est le plus précieux des trésors » (Le don de riz, Écrits, 1132), écrit Nichiren. J’espère que vous vous comporterez envers vous-mêmes comme un médecin ou un infirmier expérimenté, en prenant soin de rester en forme et en bonne santé, et en mangeant raisonnablement. (Éditorial paru dans le Daibyakurenge, d’août 2012, in Illuminer l’avenir, vol. 3, p. 48)   Avançons sur la voie de la foi avec un esprit de recherche toujours renouvelé. Plus notre esprit de recherche est grand, plus nous aurons de bonne fortune et plus nous deviendrons forts et heureux. (Discours prononcé lors d’une cérémonie de Gongyo au siège de la Bharat [Inde] Soka Gakkai, février 1992)

Paroles d'encouragement

C’est à vous, mes jeunes successeurs, que je transmets le relais

S’envoler toujours plus haut grâce aux « ailes » de l’amitié Faire des efforts pour s’entendre avec les autres peut se révéler épuisant. Il est tout à fait normal que vous n’arriviez pas à créer de liens immédiats avec tout le monde mais il n’est pas nécessaire de vous inquiéter si vous rencontrez des difficultés dans ce domaine. Dans l’extrait suivant, le président Ikeda vous encourage à prendre le temps nécessaire pour développer votre caractère et acquérir la sagesse afin de « bien s’entendre et d’œuvrer avec les autres en établissant une relation amicale avec eux ». Nous sommes tous des êtres humains et il est donc parfaitement naturel que nous ayons à la fois des affinités et des relations plus difficiles. Parfois, c’est précisément parce que nous sommes amis avec une personne que nous nous disputons avec elle ou que des points de désaccord apparaissent. Il arrive aussi qu’une personne avec qui vous n’aviez pas de contact parce que vous pensiez ne pas avoir d’affinités avec elle se révèle être en fait quelqu’un avec qui vous vous entendez très bien. L’important est d’être vous-même et d’essayer d’interagir avec les autres de façon agréable et amicale. Efforcez-vous de développer peu à peu votre caractère en restant fidèle à vous-même. Tout en multipliant les expériences et en surmontant vos erreurs, vous pourrez alors acquérir la capacité et la sagesse qui vous permettront de bien vous entendre et d’œuvrer avec les autres en établissant une relation amicale avec eux. Je me souviens d’une soirée où j’ai eu une longue et agréable conversation avec deux amis précieux pour qui j’avais le plus grand respect – l’un étant anglais et l’autre chinois. À un moment donné, nous avons tous les trois évoqué un célèbre passage des Entretiens de Confucius qui nous avait marqués : « L’homme de bien, grâce à sa culture, se vaut des amis et, à travers l’amitié, fait prévaloir le ren 1. » Pour l’essentiel, cela signifie que si nous parvenons à créer des amitiés grâce à notre culture et à notre esprit de recherche, nos amis en retour contribueront au développement de notre humanité. Une amitié authentique va au-delà du « j’aime » ou « je n’aime pas ». Elle repose sur deux ailes qui nous permettent de voler ensemble toujours plus haut – la première étant le désir d’apprendre et la deuxième la détermination de nous développer et d’élargir notre vie. Les amis de bien se rassemblent autour de ceux qui s’efforcent d’apprendre et de s’améliorer. Et c’est parmi les amis de bien que nous pouvons polir et cultiver notre caractère. L’amitié entre personnes qui aspirent à de nobles réalisations peut multiplier à l’infini les fruits de leur labeur. Extrait de Dialogue pour l’avenir Briller de la façon qui vous est propre Parfois vous lutterez pour avoir confiance en vous-même. Vous souhaiteriez peut-être être plus courageux ou plus positif. Quelle que soit votre personnalité, c’est une partie cruciale de vous-même. Dans l’extrait suivant, le président Ikeda vous assure que votre personnalité unique vous permettra de briller de la façon unique qui est la vôtre. Durant votre jeunesse, vous aurez parfois le sentiment de n’être qu’une somme d’imperfections. Quand j’étais jeune, je me posais beaucoup de questions sur ma personnalité et je cherchais à l’améliorer. Vous êtes tous à un âge où l’on est très émotif et il est donc parfaitement naturel que vous ayez ce genre de préoccupations. Mais si vous adoptez un comportement artificiel et essayez d’être ce que vous n’êtes pas, vous ne ferez que vous épuiser. Gardez bien à l’esprit que la personnalité correspond aux traits uniques de chacun et que les êtres humains ont tous une valeur intrinsèque. J’espère que vous n’oublierez jamais cela. Pensez-vous qu’il existe de bonnes ou de mauvaises personnalités ? Est-ce, par exemple, un défaut d’être timide ? En fait, si tout le monde était plein d’assurance et s’exprimait de façon péremptoire, nous nous querellerions sans cesse ! (Rires.) Est-ce un défaut d’être discret ? S’il n’y avait que des bavards, cela ferait tant de bruit que ça en deviendrait insupportable. (Rires.) Il existe toutes sortes de personnes – certaines sont vives et s’expriment beaucoup ; d’autres sont calmes et attentives ; il y a aussi des personnes qui parlent peu mais dont chaque parole vaut son pesant d’or. Nombreux sont ceux qui trouvent difficile de parler en public ou qui se sentent nerveux lorsqu’ils font une nouvelle rencontre. Ceux qui font apparaître leur courage et triomphent alors de leur nervosité méritent des applaudissements. Vous êtes jeune et vous vous considérez peut-être comme trop calme et sérieux, mais vous pourriez dire plutôt que vous êtes « réfléchi », « paisible et posé » ou « serein et maître de vous-même ». Vous pourrez sans aucun doute trouver des amis de bien qui vous font confiance et vous apprécient pour ces qualités et vous pourrez vous aussi leur faire confiance et apprécier pleinement leurs qualités. Extrait de Dialogue pour l’avenir Créer l’unité par la confiance et le respect Il peut y avoir des moments où, dans votre club de loisirs ou au cours de vos activités sportives, surgissent des désaccords, et que de petits incidents suscitent des frictions. Comment améliorer le travail d’équipe et créer l’unité dans de telles situations ? Le président Ikeda offre ici une réponse à cette question. Il y aura des moments où vous essaierez de faire de votre mieux mais n’obtiendrez pas de résultats. C’est alors qu’il faudra persévérer et poursuivre vos efforts. En fait, les moments où vous luttez et où vous vous lancez les plus grands défis, sont aussi ceux où vous pouvez développer et cultiver toute votre force. Il y a des personnes qui partagent vos objectifs et qui peuvent vous aider à vous améliorer et d’autres avec lesquelles il peut vous paraître difficile de créer des liens d’amitié. Vous pouvez aussi être confronté à de l’hostilité ou à de la jalousie. Il y a plus de cinquante ans, j’ai accompagné M. Toda lors de sa visite des ruines du château d’Aoba à Sendai, dans la préfecture de Miyagi. En regardant les imposants murs de pierre qui constituent les fondations de ce château, mon maître a dit : « La Soka Gakkai bâtira elle aussi son château. Il sera composé de personnes de valeur ! » Les pierres d’un château sont toutes uniques. Il n’y en a pas deux identiques. Bien qu’elles soient toutes différentes par leur forme et leur taille, grâce à un placement avisé qui permet de faire le meilleur usage des caractéristiques de chacune, elles peuvent former un mur solide qui tiendra pendant des siècles. Ceci s’applique aussi aux équipes de sport ou à d’autres activités extrascolaires. En utilisant au mieux les qualités et caractéristiques uniques de tous, vous pourrez manifester encore plus de force que vous ne l’imaginez. Alors, les qualités propres à chacun se mettront à briller de tout leur éclat. Pour réaliser un magnifique travail d’équipe, il convient de respecter vos coéquipiers ou collègues. Si vous vous faites confiance et que vous vous respectez mutuellement, l’unité se fera tout naturellement. J’espère que chacun de vous, pratiquant du noble enseignement du bouddhisme de Nichiren, deviendra rayonnant et capable d’encourager et de voir les points forts de chacun. Si l’ambiance dans votre équipe ou votre club est marquée par la paresse et l’apathie, soyez le rayon de soleil qui apporte à tous ceux qui vous entourent énergie et lumière.

Paroles d'encouragement

La révolution humaine est la voie du véritable bonheur

La Soka Gakkai est une magnifique organisation qui s’accorde avec l’intention du Bouddha. Porteurs d’une grande philo­sophie, ses dix millions de membres contribuent activement à la paix et à la culture. Ils luttent pour kosen rufu, pour une paix durable, sur la base des principes profonds du bouddhisme de Nichiren. Nulle part ailleurs nous ne pouvons trouver une aussi extraordinaire organisation de personnes ordinaires. On n’a jamais vu cela auparavant et on ne le verra plus jamais. Vous, mes jeunes amis, êtes les véritables successeurs de la Soka Gakkai. La grande scène du XXIe siècle vous attend. Je prie chaque jour pour que, avec un grand esprit d’initiative, vous vous engagiez librement dans des activités en lien avec vos domaines respectifs partout dans le monde. Je me consacre de tout cœur à établir pour vous les fondations afin que vous puissiez accomplir cela. Qu’est-ce que le véritable bonheur ? Tout le monde pense détenir la réponse à cette question, mais en réalité rares sont ceux qui ont une perception juste. Un proverbe thaï dit : « Le faux bonheur rend hautain et arrogant. Le véritable bonheur apporte joie, sagesse et compassion 1. » Ces mots peuvent sembler simples mais ils sont en réalité très profonds. Le faux bonheur est un bonheur superficiel, provenant de sources extérieures. Le véritable bonheur jaillit de l’intérieur, des profondeurs même de notre être – notre état de bouddha étant sa forme suprême. Le véritable bonheur vient du désir de devenir quelqu’un de meilleur. En d’autres termes, c’est la révolution humaine. Je crois que la véritable stabilité, la paix et le bonheur demeureront inaccessibles pour nos contemporains s’ils ne recherchent pas le bonheur absolu – c’est-à-dire s’ils n’accomplissent pas leur révolution humaine. Vous, jeunes du mouvement Soka, qui agissez sur la base de la philosophie suprême de la Loi merveilleuse, êtes les pionniers de ce changement. Vous créerez une ère où tous les êtres humains pourront bénéficier de vies joyeuses, pleines de sagesse et de compassion. Nous sommes les seuls qui connaissons la voie pour y parvenir.   La jeunesse est caractérisée par un espoir, une force et des trésors infinis. Être jeune est en soi posséder la plus grande des richesses, même si vous n’avez pas un sou en poche. La jeunesse est pleine d’espoir. Elle détient l’avenir. Elle possède un potentiel illimité. Il n’est pas nécessaire de vous précipiter afin de parvenir au succès ou d’amasser une grande fortune. Si vous vous consacrez sincèrement à accomplir votre mission, vous obtiendrez tout ce dont vous avez besoin au moment approprié. Lorsque vous faites constamment des efforts, bonne fortune et bienfaits ornent votre vie, aussi naturellement qu’un fruit parvient à maturité. Il est important que vous en ayez conscience. Vous pourrez ainsi vous développer et mener une vie bien plus profonde et significative. Dans ma jeunesse, ayant eu la bonne fortune d’avoir pour maître le président Toda, j’ai décidé d’être instruit et entraîné par lui, et de transformer toutes ses paroles en action. Pour avoir lutté avec cet état d’esprit et pris cet engagement, je n’éprouve aucun regret.   On dit que le Bouddha a un corps pareil au diamant. Cela signifie qu’il a un état de vie aussi fort que le diamant, dispose d’une immense bonne fortune, de bienfaits indestructibles et d’un caractère noble et lumineux. Comment développer un tel état de vie ? C’est la grande question traversant les écrits de Nichiren. Sa conclusion est qu’il faut dénoncer ouvertement les erreurs, c’est-à-dire les offenses à la Loi. En d’autres termes, il s’agit de faire shakubuku – réfuter ce qui est erroné et révéler ce qui est juste. Telle est notre lutte constante pour kosen rufu. Réfuter les offenses à la Loi est la clé pour acquérir un corps pareil au diamant et devenir bouddha – voilà le cœur même du bouddhisme. C’est ce que Shakyamuni a enseigné et Nichiren mis en pratique. Dans son traité Sur l’ouverture des yeux, Nichiren cite le passage suivant [du Sûtra du Nirvana où Shakyamuni dit à l’un de ses principaux disciples] : « Kashyapa, c’est parce que [dans le passé] je me suis consacré à l’enseignement correct [face aux persécutions des personnes mauvaises] que j’ai pu acquérir ce corps pareil au diamant qui demeurera toujours et ne sera jamais détruit. […] Les moines [dont vous parlez] dispensent divers enseignements, mais ils ne peuvent pourtant pas pousser “le rugissement du lion” […] pas plus qu’ils ne peuvent réfuter ni convertir les personnes mauvaises qui vont à l’encontre de l’enseignement correct. Les moines de ce type ne peuvent rien pour leur propre bien ni pour celui de la population. » (Écrits, 289) Nichiren enseigne sans cesse ce principe. Il apparaît dans tous ses écrits, notamment lorsqu’il déclare : « Espérer atteindre la bouddhéité sans dénoncer les oppositions à la Loi est aussi futile que tenter de trouver de l’eau au milieu du feu ou du feu au milieu de l’eau. » (Les éléments nécessaires pour atteindre la bouddhéité, Écrits, 753) Ce passage célèbre prouve que pour accumuler des bienfaits, atteindre la bouddhéité et acquérir un corps pareil au diamant, il faut dénoncer ouvertement les offenses à la Loi et diffuser l’enseignement correct. La véritable grandeur de la Soka Gakkai réside dans le fait qu’elle agit en parfait accord avec ces paroles d’or.   Le bouddhisme est strict. Nul ne peut tromper la Loi merveilleuse, qui démasque tous les faux-semblants et les apparences illusoires. Il est dit dans le Sûtra du Lotus : « Ce Sûtra est difficile à maintenir. » (SdL-XX, 179) Ceux qui adoptent ses enseignements seront inévitablement confrontés à des difficultés. Sans vaincre les obstacles, on ne peut atteindre la bouddhéité. Il serait bien dommage de ne pas parvenir à acquérir un corps pareil au diamant, car c’est la source du bonheur suprême. Cela veut dire, quoi qu’il arrive, briller comme un diamant, éprouver une joie infinie et se dresser fermement avec une dignité inébranlable. J’espère que chacun de vous, sans exception, parviendra à cela. Tels sont les objectifs de notre pratique bouddhique, de notre foi et de tous nos efforts. Nichiren proclama fièrement : « Je serai le pilier du Japon ! Je serai les yeux du Japon ! Je serai le grand vaisseau du Japon ! » (Sur l’ouverture des yeux, Écrits, 284) Inspiré par la grande conviction de Nichiren, le président Toda a déclaré : « Aujourd’hui, la Soka Gakkai est le pilier du Japon ! » Les autorités du gouvernement militaire de Kamakura tentèrent de faire tomber Nichiren, « le pilier du Japon ». À l’époque de la persécution de Tatsunokuchi, qui conduisit à l’exil de Nichiren sur l’île de Sado, Hei no Saemon-jo, qui exerçait le pouvoir, fit appel à plusieurs centaines de soldats armés pour arrêter Nichiren. Le pays tout entier l’a traité comme s’il était le plus odieux des criminels, mais il n’a pas hésité à dire « d’une voix forte » à ses geôliers : « C’est vraiment intéressant ! Regardez donc, Hei no Saemon devient fou ! Messieurs, vous venez de renverser le pilier du Japon. » (Les actions du pratiquant du Sûtra du Lotus, Écrits, 772) Ses mots exprimaient son immense conviction. Nous vivons dans une époque troublée et incertaine. Des penseurs du monde entier ont affirmé que la Soka Gakkai représentait le seul espoir. Avec cette noble conviction, dressons-nous et montrons le véritable pouvoir de notre pratique bouddhique en tant qu’authentiques disciples de Nichiren ! Qui sont les ultimes vainqueurs dans la vie ? Ceux qui travaillent avec ardeur et triomphent des difficultés. Ceux qui, en revanche, évitent les épreuves sont appelés à souffrir. Ceux qui pratiquent le bouddhisme en accord avec les écrits de Nichiren et l’esprit de la Soka Gakkai remporteront la victoire finale. Persévérer dans la foi avec dévouement et sincérité permet d’acquérir de grands bienfaits et de devenir heureux. Telle est la conclusion à laquelle je suis parvenu après avoir observé d’innombrables personnes durant les cinq dernières décennies. C’est avec la plus grande impatience que j’attends votre ­victoire !

Paroles d'encouragement

Le 15 août – Aube d’un jour nouveau

Le 15 août – Jour où le Japon Égaré par des dirigeants arrogants et insensés A sombré dans la défaite. Un jour qui marqua l’entrée Dans un âge nouveau, Un jour où le cœur des gens Bondit de joie, À la perspective d’un nouvel avenir ! Un jour de remords Après Les morts insensées De tant de millions d’êtres aimés Sur le champ de bataille. Un jour de séparation éternelle Pour les amoureux et les amants ; Un jour de larmes pour les mères Qui ne verraient jamais plus Leurs enfants tant aimés ; Un jour de regrets désespérés, Sachant que de jeunes garçons, Considérés comme les futurs piliers de leur famille, Et promis à devenir des dirigeants de la société, Ne reviendraient pas. Un jour De douleur et d’angoisse Où les pères aussi versèrent des larmes amères ! Le 15 août, Ah, le 15 août ! Durant la guerre, On vit D’innombrables personnes, Se lancer, fanatiques, Dans l’enfer des raids aériens, Pour tomber, Victimes d’une terrifiante volée de plombs. Qui a pris la responsabilité De plonger le peuple Dans des souffrances aussi infernales ? Qui doit payer Pour avoir condamné le peuple À ce terrible destin ? Un nombre indicible de civils innocents Ont perdu la vie Dans ces raids. Fuyant en tous sens Pour échapper à la cruauté des flammes, J’ai ressenti Une peine et une colère inexprimables En pensant à l’irrépressible folie De la guerre. Pour la guerre, Pour le prétendu bien de la nation, Tant d’hommes sont morts. Et tant de femmes aussi Qui accompagnaient les troupes Sur le champ de bataille. On a tout à fait tort De penser que seuls les hommes Ont servi et ont souffert durant la guerre. Nous ne devons jamais oublier Les innombrables femmes Qui firent preuve de tant de dévouement Et moururent à la guerre. Plutôt que de débattre sur l’endroit où nous, Japonais, Devrions honorer les victimes de guerre, Il est plus important De ne jamais oublier Ces vies précieuses et irremplaçables Qui ont été perdues dans les combats. Tous les êtres humains du monde Sont égaux en tant qu’êtres humains. Si nous gardons à l’esprit cette réalité, Ce principe, Il devient clair qu’il n’y a Pas la moindre différence entre nous Et aucune raison de conflit. Au vingt-et-unième siècle, notre tâche Consiste à pratiquer fermement Et à propager largement Cette philosophie profonde et fondamentale De l’humanisme. Aujourd’hui encore, Des souvenirs de guerre Brûlent, indélébiles, Dans mon esprit. Je revois de vieux couples Tremblant de frayeur Durant les raids aériens nocturnes, Et se frayant un chemin à travers les rues En quête d’un refuge. Je n’oublierai jamais non plus La vision pitoyable D’hommes au statut social élevé, Pris de panique, Comme tombés en embuscade, S’égarant pour sombrer Dans une défaite misérable. Au sein de ma famille, Mes quatre frères aînés, Furent appelés à la guerre, En pleine jeunesse. Tous quatre Furent enrôlés Pour participer à l’invasion de la Chine par le Japon. Plus tard, Mon frère aîné fut aussi envoyé au combat en Birmanie, Où il mourut sur le champ de bataille. Après la guerre, Mes parents âgés Attendirent longtemps, Sans savoir. Le pas toujours plus lourd, Ils se demandaient quand, Oui, quand, Lui et leurs trois autres fils Reviendraient. Durant la guerre, Mon père et ma mère Souriaient rarement. Je souffrais de tuberculose Et ne savais pas Quoi dire – ni à qui De mes espoirs pour l’avenir. C’était une époque Où l’on ne voyait dans les rues Que des silhouettes tristes, Hostiles et solitaires. On se sentait exposés, Jour après jour, Aux rafales glacées du vent du nord. Partout on voyait de bons citoyens Transformés en coupables Et conduits à la potence, Sous l’ordre brutal De sombres assassins. J’étais totalement furieux. Il me semblait entendre Le rire dérisoire Des personnes hypocrites au pouvoir, Des dirigeants politiques japonais sans scrupule, Pleins de mépris et d’arrogance, Alors que nous, citoyens ordinaires, Devions endurer d’amères difficultés, Sort insupportable à mes yeux. Dans nos cœurs, Nous, personnes ordinaires, Avions rejeté la pensée de la guerre, Nous y avions renoncé. Mais, peu à peu, Sans même en avoir conscience, Manipulé Par les personnes au pouvoir, Le peuple japonais Se mit à glorifier la guerre, Comme s’il avait subi un lavage de cerveau. Que le cœur humain Peut être effrayant. Et les autorités Qui s’emploient à manipuler les gens Sont plus terrifiantes encore. Le 15 août Le Japon fut vaincu. Ce fut une défaite totale. Le Japon arrogant, Plein de fierté, Fut brisé Par une contre-attaque totale et déterminée. Sans aucun doute, Beaucoup de Japonais sages et clairvoyants S’écrièrent à juste titre : « Cette défaite est une bonne chose. » Les personnes ordinaires, Qui n’aspiraient qu’à la paix, Avaient le sentiment que les autorités, Celles-là même Qui les avaient réduits en esclavage Devraient être frappées Par la souffrance et le remords À titre de punition. Ah, Le 15 août 1945, Jour Au ciel d’été éblouissant. À midi, Une radio annonça La défaite du Japon. Le tout-puissant Japon Pensait qu’il remporterait la victoire Mais il fut totalement vaincu. Beaucoup pleurèrent, Mais D’autres, bien plus nombreux encore, Ressentirent dans leur cœur Un profond soulagement. Juste avant la fin de la guerre, Ma famille Fut forcée d’évacuer notre maison Et nous avons été contraints de nous installer Chez des proches, à Nishi Magome. Cependant, ce refuge Une maison parmi des champs paisibles Où nous entassâmes tous nos biens matériels Fut atteint par une bombe Et se trouva en un instant Consumé par les flammes. Avec l’accord de notre famille, Mon père construisit Une hutte minuscule sur le même terrain, Avec un simple toit de tôle. N’ayant pas de moustiquaire, Nous fûmes assaillis, Non par des bombes, Mais par des nuées de moustiques. Le 15 août, Rouge d’émotion, Mon père murmura comme pour lui-même : « Je vais bientôt revoir mes fils. » « Mon aîné, Kiichi, Le deuxième, Masuo, Le troisième Kaiso, Et le quatrième, Kiyonobu, Vont revenir à la maison. L’un de Birmanie, Les trois autres de Chine Ils vont revenir. » Il chuchota ces mots, En haletant, Comme s’il sortait d’un rêve. Ma mère tant aimée Prépara le dîner, Aussi surexcitée qu’une petite fille : « Quelle clarté ! Nous avons désormais le droit de laisser la lumière allumée. Comme tout est clair et merveilleux ! » Cet été-là, Mon père avait 57 ans, Ma mère 49, Et moi 17. Le 15 août fut le moment Où nous émergeâmes Du sombre cachot des ténèbres Pour redevenir Une famille unie et heureuse. Même si certains de mes concitoyens Versèrent d’abord des larmes amères, En apprenant la défaite du Japon, Au fond, Tout le monde fut soulagé. Les gens se disaient : « C’est merveilleux ! C’est vraiment merveilleux que la guerre Soit enfin achevée ! » Finalement, Nous avons appris la mauvaise nouvelle, Mon frère aîné était mort Au combat, en Birmanie. Si la plupart des soldats Retournèrent rapidement chez eux, Une année passa, puis une autre, Avant que finalement Mes trois autres frères aînés, Parvenant de justesse à rester en vie, Reviennent calmement Les uns après les autres. Tous trois, Ne pouvant pénétrer encore Dans une nouvelle ère d’espoir, Sont revenus à la maison, brisés, Cachant leurs sentiments Derrière le masque de sourires éclatants. « O merci ! O merci ! » Furent les seuls mots Que parents et enfants Trouvèrent pour exprimer leur joie et leur soulagement. Ma famille avait été jetée dans le désarroi, Elle avait été précipitée Au fond du malheur, Et nous n’étions pas les seuls dans ce cas D’innombrables familles, Parents et enfants, Versèrent des larmes de malheur, De souffrance, de douleur amère, À cause de la guerre. Chaque année, Quand vient le 15 août, Mon cœur déborde de fureur. Ma jeunesse, Période qui aurait dû être pleine d’espoir, Le meilleur moment de ma vie, A été pillée et sacrifiée Et mon cœur pur a été cruellement souillé. Chaque 15 août, La tristesse que je ressens au souvenir de cette douleur et de cette perte Se change en fureur. O vous, responsables politiques du Japon ! En ce jour du 15 août, Ne devriez-vous pas Vous prosterner devant le peuple En faisant le vœu de consacrer vos vies À la paix Et au bien-être des personnes ordinaires, Et en faisant le serment d’œuvrer Avec un dévouement altruiste Au bonheur de tous ? Après la défaite du Japon, Je me suis demandé quelles excuses Ces éminents savants, Qui avaient fait l’éloge de la guerre, Offriraient Pour avoir égaré le pays, Contraints désormais de baisser la tête Devant leurs jeunes étudiants. Nous avons vu les grands et les puissants, Tous ceux qui, fiers de leur rang et de leur position, Avaient exalté la guerre, Courber le dos. Leurs épaules tombaient de lassitude, Ils se sont inclinés pour s’excuser Auprès du peuple du Japon. Sans aucun doute beaucoup de citoyens ordinaires Ont dû afficher un sourire de dédain, en pensant Que ces dirigeants arrogants n’avaient eu droit Qu’à ce qu’ils méritaient. Nous avons totalement pris conscience Du fait que Les forces malveillantes, démoniaques Sont en dernier recours vouées à la ruine et à la défaite. Et les dirigeants du Japon Ne doivent jamais, jamais oublier La peine et la souffrance incommensurables La sombre prison des tortures infernales Infligées à des peuples dans de nombreuses parties du monde. À cause des agressions du Japon, Et de ses bombardements. C’est le peuple qui est le roi et le seigneur, Le dirigeant économique, Le dirigeant politique, Et le peuple, c’est nous, les simples citoyens. Nous n’avons donc nul besoin De trembler de frayeur, De nous laisser ballotter par les tempêtes de souffrances, De sacrifier notre vie si précieuse Pour quelques puissants. La poétesse ukrainienne du dix-neuvième siècle, Lessia Ukrainka, a écrit : « La lumière qui précède l’aube Annonce l’arrivée du soleil, En dispersant les ténèbres de la nuit. À ce moment-là, Quand le soleil n’est pas encore levé La lumière d’avant l’aube s’embrase Et illumine le ciel. O vous qui êtes des personnes lucides Dressez-vous ! C’est maintenant le moment de combattre ! » Nous, Nous nous sommes dressés ! Nous nous sommes dressés Pour kosen rufu, Pour la paix mondiale ! Mais De nombreuses personnes aux vues déformées Ont insulté nos pères, Méprisé nos mères, Qui ont combattu avec tant d’ardeur Pour la vérité et la justice, Et Ils ont calomnié et attaqué Les membres de notre famille et nos amis. Nos prédécesseurs dans la foi Ont entrepris la tâche éreintante et ardue D’élever les falaises géantes de kosen rufu, Au risque de leur vie, jour après jour. Nous combattrons Pour poursuivre l’œuvre de ces nobles pionniers ! Et nous remporterons immanquablement la victoire ! Parce que C’est là la voie de l’humanité, La voie de la foi, La voie de la paix, La voie de la vérité et de la justice. O, 15 août Ne jamais oublier La douleur et la souffrance de ce jour-là ! Ne jamais oublier L’atmosphère sombre qui prévalait alors ! Ne jamais oublier L’éveil humiliant à la folie Qu’a représenté notre asservissement au militarisme. O, 15 août Je veux que cela devienne un jour Où le Japon Reçoive l’hommage sincère De tous ses voisins d’Asie Et obtienne un respect authentique De la part de tous les peuples du monde. 15 août 2001, Jour d’un départ plein de fraîcheur Pour la jeunesse du nouveau siècle. C’est l’anniversaire éternel De la paix, Le glorieux anniversaire Du siècle de la vie. Le 14 août 2001. En souvenir du jour où j’ai rencontré pour la première fois mon maître, Josei Toda, il y a cinquante-quatre ans En joignant les mains en signe de respect