Janvier 2026

Étude bouddhique

Thème

Citations

Jour après jour, mois après mois

Tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir. Tant qu’il y a de l’espoir, il y a une voie pour aller de l’avant. La foi est une source qui nourrit un espoir indomptable. (Discours prononcé à la réunion générale des préfectures, octobre 1990)   Nichiren déclare : « Pas une seule fois je n’ai pensé à battre en retraite. » (WND-II, 465) Unis par les liens de maître et disciple, nous, pratiquants de la Soka Gakkai, perpétuons cet esprit invincible. Allons de l’avant, imperturbables, dans notre grande lutte pour la paix et la justice. (Série d’essais « Notre voie éclatante pour la victoire »)   Quand nous encourageons les autres, nous nous encourageons nous-mêmes. Encourager les autres a le pouvoir non seulement de transformer leur vie mais également la nôtre. (Réunion avec les pratiquants pionniers du Kansai, novembre 1993)   Par l’attention et la considération dont vous faites preuve envers les autres, même avec des mots ou des gestes simples, vous pouvez composer un chant inspirant plein de joie de vivre et peindre le magnifique tableau de la vie. (Série d’étude « Les jeunes et les écrits de Nichiren »)   Rien n’égale les cœurs magnifiques et le rayonnement des membres du groupe Maints-Trésors. Après avoir traversé les tempêtes de la vie, leurs visages heureux, sillonnés de rides qui expriment leur bonheur, montrent ce qu’est vraiment le bouddhisme de Nichiren. (Séries d’essais « Le chant de la victoire humaine »)   Quoi qu’il arrive, dépassez courageusement vos limites en gardant un sourire serein. Les fleurs parfumées du bonheur s’épanouiront dans le jardin d’un cœur fort et vaste. (Discours prononcé à la réunion des responsables du département des femmes, novembre 1989)   Une preuve factuelle est plus puissante que mille arguments théoriques. En partageant nos expériences, transmettons la joie de croire dans le bouddhisme de Nichiren et de l’approfondir. (Discours prononcé à la conférence exécutive de la SGI-États-Unis, septembre 1993)   Il n’existe pas de point d’arrivée à nos efforts pour kosen rufu. Nous devons sans cesse nous renouveler, nous régénérer et nous développer. Avançons éternellement, en écrivant la grande épopée de la création de valeurs. (Série de cours « Apprendre des écrits de Nichiren »)   Lorsqu’une personne traverse une période difficile, le simple fait d’avoir quelqu’un à son écoute peut soulager son esprit. Écouter avec une attention sincère peut devenir une source d’encouragement qui aide à aller de l’avant. (La Sagesse du Sûtra du Lotus)

Messages SGI

En renouvelant notre détermination, prenons un nouveau départ plein de dynamisme vers notre centenaire

Félicitations pour cette 9e réunion générale des responsables et pour la réunion générale de la SGI, célébrant le 95e anniversaire de la création de la Soka Gakkai. Aujourd’hui se sont joints à nous 270 responsables du kosen rufu mondial venant de 75 pays et territoires, actuellement au Japon pour participer au cours d’étude d’automne de la SGI. Accueillons-les avec des applaudissements chaleureux. Merci d’avoir fait un si long voyage pour être parmi nous. Le président Ikeda a transmis un jour les encouragements suivants, qui font référence à un passage du Sûtra du Lotus décrivant le bodhisattva Son-Merveilleux, dont la vie débordait d’une bonne fortune illimitée grâce à ses offrandes à d’innombrables bouddhas. « Je revois clairement le président Toda dire : “Il y a des centaines, des milliers, des dizaines de milliers de bienfaits (cf. SdL-XXIV, 276) que vous pouvez obtenir, des centaines, des milliers, des dizaines de milliers de bienfaits que vous pouvez faire apparaître. Et il faut pour cela se consacrer à kosen rufu. Hâtez-vous de rejoindre notre mouvement pour kosen rufu ! Hâtez-vous de présenter à d’autres les enseignements de Nichiren ! Sinon, c’est vous qui serez perdants.” Ainsi Nichiren et le président Toda ont souligné l’importance d’avancer avec la conviction que les luttes que nous menons en cette vie sont le moyen de nous forger en tant qu’entités du bonheur indestructible, en tant que bouddhas, pour toute l’éternité. » Comme successeurs directs de Nichiren et des trois présidents fondateurs de la Soka Gakkai, avançons éternellement en prenant kosen rufu comme objectif fondamental et en faisant de nos actions pour partager le bouddhisme de Nichiren avec les autres notre pratique essentielle. C’est non seulement la seule voie pour la paix mondiale, mais aussi le moyen le plus sûr d’établir un état de bonheur indestructible dans notre vie. Profitons de cette réunion pour réaffirmer que là résident l’objectif ultime de la Soka Gakkai et la profonde signification de notre existence. Le 24 février 1959, alors que l’on s’approchait du premier anniversaire du décès du président Toda, le président Ikeda a écrit dans son journal : « Ressens vivement le déclin du soutien spirituel envers les responsables depuis la disparition du président Toda. […] Nous ne pourrons accomplir kosen rufu que si notre famille Soka devient un lieu plus chaleureux et plus solide que n’importe quelle autre organisation1. » Percevant clairement la gravité de la situation, le président Ikeda prit l’initiative de réunir quelque 160 enregistrements sonores de cours et discours du président Toda et de les compiler sous la forme de disques vinyles. Juste avant la sortie du premier d’entre eux, il nota dans son journal : « Les disques vinyles des cours et des discours du président Toda sont terminés. Très heureux. Une façon d’exprimer ma dette de reconnaissance2. » De plus, entre le premier et le deuxième anniversaire du décès du président Toda, le président Ikeda prit entièrement en charge les réunions d’encouragement, les réunions des responsables et les cours de Gosho dans tout le Japon, incitant ainsi ses compagnons de pratique à garder résolument l’esprit du président Toda et à le perpétuer. En prenant en compte uniquement les événements majeurs, il y eut plus de cinquante réunions de ce type. Il n’est pas exagéré de dire que la Soka Gakkai d’aujourd’hui est le résultat des efforts extraordinaires du président Ikeda. En accord avec la Loi merveilleuse et la nature éternelle de la vie exposée dans le bouddhisme, il a décidé de prendre les rênes du mouvement de kosen rufu pour l’éternité, et il s’est lancé dans un intense et inlassable combat pour rédiger de son vivant La Révolution humaine et La Nouvelle Révolution humaine parmi beaucoup d’autres écrits. Et, à la fin de son existence, c’est à nous, ses disciples, qu’il a confié intégralement l’avenir en se consacrant à nous former et à nous entraîner pour relever les défis de notre époque. Quand nous réfléchissons profondément au vaste esprit du président Ikeda, nous pouvons imaginer l’immense joie qu’il doit ressentir – depuis le sommet du pic de l’Aigle – en nous voyant nous, ses disciples, hériter résolument de son esprit et avancer à grands pas, pleins d’audace et de passion, dans le monde entier, en déployant ensemble toutes nos forces pour réaliser le kosen rufu mondial. Les yeux tournés vers 2026 – l’« Année d’un essor vigoureux pour une Soka Gakkai jeune dans le monde entier » –, avançons toutes et tous avec dynamisme et courage sur la scène de notre mission, en ayant la détermination inébranlable d’accomplir le vœu qui nous a été confié par le président Ikeda : changer le destin de toute l’humanité. Et, comme il l’a écrit, consacrons-nous sans cesse à la noble tâche de kosen rufu en établissant une famille Soka harmonieuse et unie qui soit « un lieu plus chaleureux et plus solide que n’importe quelle autre organisation » pour tous nos membres. Le président Ikeda a dit un jour : « Tant que la Soka Gakkai, cette organisation sans pareille, demeurera solide, tout le reste suivra : kosen rufu avancera, la paix se déploiera, la culture prospérera, l’éducation s’épanouira et les idéaux d’humanisme et de citoyenneté mondiale se diffuseront largement. Nous aurons alors la force de surmonter le pouvoir destructeur du nationalisme. Prenons donc l’engagement de protéger fermement et de développer davantage la Soka Gakkai, la “citadelle du bien” pour toute l’humanité, fondée par le président Makiguchi. » Nichiren écrit : « La personne sage n’est pas celle qui pratique la Loi bouddhique en dehors des affaires de ce monde séculier, mais plutôt celle qui comprend pleinement les principes qui le régissent. » (Le kalpa de déclin, Écrits, 1129) Ces mots affirment que, lorsque chaque personne qui garde la Loi merveilleuse se développe et s’épanouit en tant que personne de sagesse – devenant ainsi une présence indispensable dans la société, dans son entourage, dans sa famille et dans tous les domaines, de la politique et de l’économie jusqu’à la culture –, cela devient en soi la preuve la plus claire de kosen rufu en action et de son véritable développement. Nous nous trouvons maintenant à mi-parcours dans la décennie décisive allant du 90e anniversaire de la Soka Gakkai à notre centenaire en 2030. Alors que nous approchons de ce jalon historique, renouvelons notre vœu de sauvegarder et de renforcer encore notre noble Soka Gakkai – cette citadelle du bien pour toute l’humanité –, et avançons en prenant de nouvelles initiatives. Le 8 décembre 2025

Réflexions sur la NRH

Réflexions sur La Nouvelle Révolution humaine

La première cérémonie de remise des diplômes de l’université Soka Par Ho Goku « Lorsque j’y repense, dit un étudiant de l’université Soka, j’ai traversé bien des épreuves. Mais la joie qui emplit aujourd’hui mon cœur a dissipé tous les souvenirs de ces moments douloureux. Quatre années d’études assidues et d’efforts éprouvants. Quand je ferme les yeux, je revois mes camarades, tous devenus mes amis et compagnons pour la vie. Je les garderai dans mon cœur jusqu’à mon dernier souffle : cet ami avec qui je partageais de profondes discussions sur la vie ; celui-là avec qui je me suis réjoui, que j’ai étreint avec jubilation lors d’un moment de triomphe ; cet autre ami dont la détermination et les convictions reposaient sur une philo­sophie solide. « Je suis victorieux ! Je suis heureux ! Car j’ai trouvé de grands amis dans cette citadelle du savoir. Dans la victoire comme dans la défaite, nous nous sommes soutenus et encouragés mutuellement tout au long du chemin. Sur ce campus merveilleux, nous avons contemplé l’avenir sans crainte. Une multitude d’événements se sont déroulés devant nous, et tous les défis et bouleversements que nous avons rencontrés nous ont permis de développer une vision du monde élevée, bien éloignée de celle de notre enfance. Nous avons remporté une victoire éclatante dans cette lutte en y engageant toute notre vie. À présent, dotés des compétences et des capacités nécessaires pour accomplir de grandes choses, nous rêvons de remporter la victoire dans cette longue lutte qu’est la vie elle-même. Le chant vibrant d’un espoir infini nous incite à aller de l’avant. »   Le 22 mars 1975, par une merveilleuse journée ensoleillée, nous avons tenu la toute première cérémonie de remise des diplômes de l’université Soka, cette institution que j’ai eu l’honneur de fonder. Mon cœur reste plein de souvenirs éternels de cette journée inoubliable. Je n’avais pas pu assister à la cérémonie d’entrée de cette première promotion, quatre ans plus tôt, une modeste réunion d’étudiants, de parents et d’enseignants dans le vaste gymnase presque vide. L’université Soka avait ouvert ses portes avec deux ans d’avance, en avril 1971, juste après une vague de manifestations étudiantes qui avaient secoué le Japon et au moment où des mouvements étudiants apparaissaient dans le monde entier. J’avais décidé d’ouvrir l’université sans délai, afin de faire retentir une note d’espoir dans un monde académique éprouvé. Avancer l’ouverture de deux ans avait également permis à bon nombre d’élèves de la première promotion du lycée Soka d’entrer directement à l’université. Quelle mission commune admirable et quel lien karmique extraordinaire ! Beaucoup de jeunes talents, qui auraient aisément pu être admis dans des universités prestigieuses et bien établies, avaient choisi d’étudier à l’université Soka, alors encore inconnue et toute nouvelle. Répondant à mon appel à devenir les jeunes fondateurs de l’établissement, ils avaient accepté avec courage la tâche ardue de tracer la voie pour leurs successeurs. Les festivals annuels, le festival de l’université Soka et le festival de Takiyama, ainsi que la plupart des clubs et activités extrascolaires furent créés de toutes pièces par les étudiants eux-mêmes. Université Soka, source de grande fierté ! Nombreux furent ceux qui sont venus étudier en cette alma mater tant aimée depuis des régions lointaines, du Hokkaido au nord jusqu’à Okinawa au sud, ainsi que Kyushu, Shikoku et d’autres régions du pays. Beaucoup étaient internes. Je ne les oublierai jamais. Ils partageaient vraiment une mission profonde, et avec quel sérieux et quelle ardeur ils se sont dépassés ! Je les revois encore absorbés dans une réflexion profonde, parfois rompant le silence par leurs éclats de voix, parfois travaillant avec détermination jusque tard dans la nuit. Je n’oublierai jamais non plus nos étudiants internationaux qui, en terre étrangère et loin de leur foyer, endurèrent courageusement tant d’épreuves mêlées de larmes, parvenant ainsi à un développement personnel remarquable et accumulant des trésors pour la vie. Je me rappelle la clarté de leur regard lorsque nous avons échangé quelques mots en nous serrant la main par un beau matin d’été. Chaque jour, je priais pour leur bonheur et leur bien-être. Venez, vous qui cherchez la vérité ! Venez, vous les amoureux du savoir ! Je souhaite me dévouer pour vous ; je souhaite être pour vous comme un soleil en tant que fondateur de cette école et marcher, tout au long de ma vie, aux côtés de la jeunesse du monde. Vos études avaient pour finalité de vous permettre de devenir des maîtres dans l’art de vivre, des personnes capables de vaincre le mal et l’injustice, et de vous élancer librement à travers les plaines luxuriantes de la paix, en portant dans votre cœur magnifique la couronne étincelante des vainqueurs. Je suis certain que vous êtes passé par un processus permanent d’expérimentations, goûtant autant les difficultés que la joie de créer. On lit sur les inscriptions gravées sur les statues de bronze devant le bâtiment des Arts libéraux : « Dans quel but cultiver la sagesse ? Puissiez-vous toujours vous poser cette question » ; et « Seuls le travail et le dévouement à sa mission donnent un sens à la vie ». Combien de fois les avez-vous contemplées et méditées ! Chaque jour, vous avez renouvelé votre détermination : « Ici, à l’université Soka, je relèverai le défi de manifester pleinement mon potentiel. Je lirai des centaines de livres, je travaillerai avec ardeur et je polirai ma vie jusqu’à ce qu’elle brille avec l’éclat de l’or. » Vous vous êtes également consacrés assidûment à la foi, nuit et jour, pour vous élever, pour montrer la preuve factuelle de votre victoire en tant qu’êtres humains, et vivre avec espoir. La foi encourage et exalte ; elle nous donne une direction et la joie de vivre. L’université Soka, institution d’enseignement supérieur fondée sur l’humanisme, est la cristallisation du rêve cher aux deux premiers présidents fondateurs de la Soka Gakkai, Tsunesaburo Makiguchi et Josei Toda. Les êtres humains se forment grâce à d’autres êtres humains. Il n’existe pas d’éducation véritable sans une inspiration sincère, fondée sur des relations de cœur à cœur. J’ai bien perçu la mission que notre jeune université était appelée un jour à remplir. Certaines institutions qui semblaient avoir négligé l’importance de cultiver un véritable humanisme se sont lancées éperdument dans la quête de gains immédiats et de prestige. Elles n’offraient ni réelle éducation ni authentique étude de l’humanisme, mais seulement un savoir superficiel pour « réussir » dans le monde. Nous, au contraire, nous cherchons, pour mener une vie fructueuse, des valeurs qui nous soutiennent et nous inspirent, des valeurs qui mènent à la victoire et au bonheur. J’espère que l’université Soka demeurera toujours un haut lieu d’études supérieures authentique, où brille cet esprit de recherche. Nous n’avons pas de temps à perdre. Nous savons en effet que la recherche illimitée du savoir durant notre jeunesse peut donner à nos vies une dimension infinie et apporter une paix durable. Nous savons que l’étude et la recherche tournées vers la création de valeurs brillent d’un éclat noble et inestimable, capable de transformer même les déserts en plaines verdoyantes. Seul le royaume de l’intellect peut enrichir et nourrir l’avenir. C’est pourquoi notre quête intellectuelle doit être sans fin. Ces efforts feront sans aucun doute éclore les innombrables fleurs du bonheur et un espoir durable. Les yeux nouveaux des étudiants pleins de ferveur, dans le printemps de la vie, brillent avec éclat, et les fleurs s’épanouissent. La vie de ces jeunes adultes rayonne de la lumière du soleil et de la lune, de la sagesse et de l’intellect. Leurs visages traduisent un insatiable désir d’apprendre. À l’automne 1973, lors de la troisième année d’existence de l’université, nous avons invité quelque 700 représentants des médias et dirigeants d’entreprise au festival de l’université Soka, pour les remercier de leur soutien constant et pour leur permettre de voir par eux-mêmes les fruits de l’éducation Soka. Lors d’une réception organisée en leur honneur, j’ai salué chacun de ces invités en leur remettant ma carte : « Permettez-moi de me présenter. Je suis M. Ikeda, le fondateur de l’université. J’espère que vous aurez un regard positif sur nos étudiants lorsqu’ils se lanceront dans leur recherche d’emploi. » Je n’étais pas dans une excellente forme physique mais j’ai parcouru le gymnase pendant deux heures pour rencontrer des invités, sans ménager mes forces. Les membres de la première promotion de l’université Soka n’ont pas ménagé leurs efforts pour trouver de bons emplois, ouvrant ainsi la voie à ceux qui seraient diplômés après eux. L’époque était difficile et décrocher un poste relevait du défi, mais ils ont avancé avec une détermination noble et sincère, traçant ainsi pour leurs cadets une voie dorée. Lorsque j’ai appris que chaque étudiante et étudiant de la première promotion avait trouvé un emploi, j’ai été transporté de joie et profondément ému. Aujourd’hui, les diplômés de l’université Soka sont actifs dans le monde entier et exercent toutes sortes de professions importantes. Ils œuvrent vaillamment pour réaliser leurs objectifs et réussir leur vie ; ils possèdent une énergie ardente et une détermination inébranlable à exceller dans leur domaine. La flamme claire de l’esprit Soka brûlera éternellement dans leur cœur. Sincères et authentiques, ils donnent fièrement le meilleur d’eux-mêmes là où ils se trouvent. Ils avancent avec une intégrité admirable et une grande profondeur de caractère. Leurs réussites et leurs accomplissements dynamiques ne disparaîtront jamais, ouvrant constamment la voie et devenant une puissante source d’inspiration pour les innombrables étudiants qui suivront leurs pas. À la fin de la première cérémonie de remise des diplômes, je suis descendu de l’estrade pour serrer chaleureusement la main des étudiants assis au premier rang. Dans mon cœur, je félicitais l’ensemble des 613 diplômés. Je me souviens de chacun d’eux. Je veille sur tous, le regard porté au loin dans le vaste ciel du XXIe siècle. Dans mon esprit passionné, je vois nos diplômés de l’université Soka progresser harmonieusement et briller dans la lumière d’un avenir radieux. Bien qu’ils avancent dans un monde plein de tumultes et de confusion, leurs yeux ne perdent jamais de vue la bonne direction. Au sein d’une société marquée par l’aliénation et la décadence morale, ils possèdent de nobles convictions et réprouvent sans hésiter les hypocrites et les imposteurs. Leur vie brille parce qu’elle est fondée sur une authentique gratitude et non sur un simple sentiment d’autosatisfaction. Selon les paroles immortelles de mon maître Josei Toda, la qualité d’une école se mesure à ses étudiants. Ce qu’ils réalisent au cours de leurs études et plus encore après l’obtention de leur diplôme révèle la valeur d’une institution. La réputation qu’ils acquièrent dans la société, voilà l’élément majeur. Cette année 2000 marque les vingt-cinq ans de la première cérémonie de remise des diplômes de l’université Soka. En comptant la promotion de cette année et les diplômés du programme par correspondance, près de 40 000 personnes ont désormais obtenu leur diplôme. Si l’on inclut les diplômées de la faculté des femmes Soka, on parvient à un total de 45 000. Les étudiants animés du sens de leur mission et dotés d’une grande fierté sont les véritables dirigeants de l’université Soka. À une époque où les universités sont soumises à des demandes diverses, nos étudiants s’emploient à bâtir une citadelle idéale de la culture et du savoir. Ils s’efforcent également de renforcer leur vie en établissant une citadelle de connaissances, afin de réussir dans le monde professionnel et de contribuer à la prospérité de la société. Que représentent pour nous les critiques ? Rien d’autre que la preuve de l’envie suscitée par notre incontestable intégrité. Mais cela nous importe peu. C’est seulement l’expression d’une vile jalousie à l’égard de nos caractères intrépides. Que représentent pour nous les persécutions ? À travers l’Histoire, les défenseurs de la vérité et de la justice ont toujours été assaillis par de telles tempêtes, qui n’ont fait que prouver leur noblesse. Nous ne craignons rien ! Voilà notre honneur, notre gloire et le signe de notre victoire. Nous ne prêtons aucune attention aux basses calomnies de ceux qui cherchent la notoriété. Ce ne sont que des herbes folles poussant au bord de la grande voie que nous suivons au milieu des acclamations et des chants qui célèbrent nos mémorables triomphes. Les êtres de grande sagesse, les êtres pleins d’intégrité et de conviction négligent et ignorent les calomnies malveillantes ; ils poursuivent imperturbablement la voie qu’ils ont choisie. Nous, champions du mouvement Soka, marchons toujours résolument vers la citadelle de l’apprentissage et de la philosophie, la citadelle de la victoire et des accomplissements éclatants. Personne, dans les annales de l’Histoire, n’est devenu grand sans avoir affronté de persécutions ; personne n’a réalisé d’œuvre monumentale sans avoir essuyé de brutales insultes et des injures enflammées. Il n’existe probablement aucun être couronné de succès qui n’ait un jour rencontré jalousie ou ressentiment. Rencontrer des difficultés prouve que nous luttons vraiment pour ce qui est juste et équitable. L’absence de difficultés signifie que nous n’avons pas mené un combat authentique. On ne devient véritablement un vainqueur qu’en affrontant et en endurant les tempêtes de l’adversité. Le visage du gagnant est lumineux et clair parce qu’il a surmonté les tempêtes violentes et le déferlement des vagues. Mes amis, devenez des personnes de valeur, des vainqueurs dotés d’un fort caractère, affrontez les vents glacés de la calomnie, franchissez en toute confiance les sommets les plus périlleux, les uns après les autres, et remportez la victoire ! La citadelle étincelante de l’histoire des triomphes humains s’étend à perte de vue, au loin. C’est la citadelle dorée de l’esprit, indestructible à travers les trois phases de l’existence (la vie dans le passé, le présent et le futur). Tout au long de l’histoire moderne, les étudiants ont toujours été en première ligne pour donner un nouveau cours au monde. Intrépides, ils se sont tenus à l’avant-garde, luttant aux côtés du peuple contre les autorités corrompues, le militarisme débridé, les manœuvres et les tromperies des puissants, et les universitaires malhonnêtes et intéressés. En s’unissant courageusement, ils ont mené des efforts de réforme sociale dans des temps difficiles, en cherchant à ouvrir la voie aux changements pour annoncer l’aube d’une ère nouvelle. Tel a toujours été le rôle des étudiants. J’aimerais proclamer : Que l’étincelante couronne de l’esprit humain portée par chacun de vous brille avec encore plus d’éclat, tandis que vous avancez unis, en vous efforçant de rassembler toutes vos forces de façon positive et constructive, et en exprimant la véritable bonté de l’humanité ! Étudiants et diplômés de l’université Soka, devenez des vainqueurs dans la vie et dans la société ! En interprétant la magnifique mélodie de votre vie, construisez un monde d’une infinie richesse culturelle, ce monde auquel aspire tant l’humanité ! Mes amis, soyez des champions de la vie et de l’espoir, courageux et invincibles ! Face à la fureur des tempêtes, que votre esprit s’élance dans le ciel de la victoire ! Je garde toujours dans mon cœur cette célèbre maxime : « Ne pas apprendre est une honte. » Jour après jour, je contemple la lumière infinie de vos esprits rayonnants.

Paroles d'encouragement

C’est à vous, mes jeunes successeurs, que je transmets le relais

Tout commence aujourd’hui ! Le président Ikeda nous a encouragés à ne jamais abandonner et à utiliser nos combats comme une source d’énergie pour parvenir un plus grand développement à l’avenir. Le passé est le passé ; l’avenir est l’avenir. Regardez l’avenir et continuez à aller de l’avant, en vous disant : « Tout commence aujourd’hui ˗– tout commence maintenant, à cette minute même, en cet instant précis ! » Telle est l’essence du bouddhisme de Nichiren, le bouddhisme de la « véritable cause ». Tel est le cœur de la récitation de Nam-myoho-renge-kyo. Ne laissez pas votre situation immédiate vous faire perdre espoir ou vous faire sombrer dans la panique. Même si vous regrettez d’avoir fait quelque chose, que vous avez des problèmes ou que vous faites des erreurs, un long avenir vous attend. Ne soyez pas une personne au cœur faible qui s’inquiète ou se désespère pour peu de choses. Quand nous nous penchons sur la vie des gens célèbres, nous nous rendons compte que beaucoup ont eu une jeunesse qui était loin d’être idéale. Ainsi, on sait que Sir Winston Churchill a été en situation d’échec scolaire. Le Mahatma Gandhi fut lui aussi un élève d’un niveau plutôt faible. Et Albert Einstein avait de grandes difficultés dans certaines matières ˗– même si, bien sûr, il excellait en mathématiques. Quant à Wilhelm Röntgen, qui a découvert les rayons X, il fut renvoyé d’un lycée technique après avoir été dénoncé par des camarades pour des méfaits qu’ils avaient en fait commis eux-mêmes. Mais qu’est-ce que toutes ces personnes ont eu en commun durant leur jeunesse ? Elles n’ont jamais renoncé. Ceux qui ont de mauvaises notes, qui sont harcelés, trahis par leurs amis, qui échouent, qui sont confrontés à des problèmes tels que la maladie ou la pauvreté, seront probablement plus aptes à comprendre les sentiments des autres et auront une vision plus profonde de la vie. L’important est donc de ne pas être vaincu. Si vous y parvenez, les souffrances que vous avez dû endurer, quelles qu’elles soient, apporteront à coup sûr une contribution positive à votre développement futur. Extrait de Dialogues avec la jeunesse L’art et la culture enrichissent notre vie Le président Ikeda a parlé un jour du pouvoir de l’art et de la culture. Il est certain que personne ne considère le chant d’un oiseau comme pénible ou formel. Et qui pourrait ne pas être séduit par la beauté des cerisiers en fleurs au clair de lune ? Par une belle journée claire, je suis sûr que nous regardons tous le ciel bleu en pensant : « C’est magnifique ! » Le murmure d’un ruisseau charme sûrement l’oreille, ce qui contribue à purifier et rafraîchir nos sens. Ce sont là des exemples de notre amour instinctif de la beauté et de l’esprit de l’art et de la culture. L’art n’est en aucun cas quelque chose de rare ou d’éloigné de nous. Les grandes œuvres d’art, de même que la beauté inhérente à la nature, détendent et réconfortent l’esprit – elles sont une source de vitalité et d’énergie. Quand nous rangeons et nettoyons une chambre, nous nous efforçons de créer de la beauté. Une simple fleur dans un vase peut déjà transformer complètement l’atmosphère en apportant une touche de douceur et de chaleur. Tel est le pouvoir de la beauté. L’art peut nous apaiser et nous faire du bien. Nous ne devrions pas l’aborder de façon hésitante ou formelle. L’art et la culture ont le pouvoir d’élever les cœurs las et de libérer les esprits. La culture et l’art ne sont pas de simples ornements. Ce ne sont pas juste des accessoires. Il est important de faire en sorte que la culture enrichisse le cœur même de notre vie. Extrait de Dialogues avec la jeunesse Vous avez tous une force et un potentiel inimaginables Le président Ikeda nous a assuré qu’avec de la prière et des efforts, nous pouvons faire de nos rêves une réalité. Tous les jeunes ont le droit d’avoir des rêves. Ceux-ci ne peuvent pas être dictés par les adultes ou par l’époque. C’est précisément parce que nous vivons à une ère aussi difficile que j’espère que chacun de vous aura des rêves éclatants qu’il partagera largement avec d’autres et, ainsi, changera le monde. Peu importe le contenu de vos rêves et s’ils sont encore vagues pour l’instant. Ils peuvent aussi paraître bien modestes. En tout cas, ne vous souciez pas de savoir si vous pourrez ou non les réaliser. La première étape consiste à les identifier. Une fois qu’ils sont devenus clairs dans votre esprit, vous devriez avoir le courage de faire le premier pas vers leur réalisation. À ce moment-là, le moyen d’avancer apparaîtra clairement sous vos yeux. Il vous suffit de poursuivre votre marche. Il y aura des moments où vous aurez des doutes et des hésitations, et d’autres où vous aurez l’impression de vous heurter à un mur. Ce sont autant de preuves que vous progressez. Si vous surmontez les obstacles liés à vos limites présentes, de nouveaux horizons s’ouvriront devant vous. C’est pour cela qu’il est important de continuer à se lancer des défis et de persévérer. M. Toda a dit : « Les jeunes devraient chérir des rêves qui semblent presque trop grands pour pouvoir être concrétisés. » En tant que membres du groupe Avenir 1, vous pratiquez le bouddhisme de Nichiren qui nous enseigne comment parvenir à la victoire absolue dans la vie. Aucune prière basée sur la foi dans la Loi merveilleuse ne restera sans réponse. La prière est la source de la victoire. Quand une prière sincère et des efforts ardus se combinent, les rêves commencent à se réaliser. En chacun de vous résident une force et un potentiel inimaginables. Si vous commencez à vous lancer des défis pour réaliser vos rêves, vous finirez par découvrir cette force et ce potentiel. Il n’y a pas d’aventure plus palpitante dans la vie que celle-là. Extrait de Dialogue pour l’avenir

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