Une religion centrée sur les êtres humains – Transmettre la philosophie du respect de la vie pour l’avenir
« Aujourd'hui, j’aimerais vous transmettre clairement mes sentiments et ma position par rapport aux essais d’armes nucléaires, un thème qui fait couramment l’objet de débats orageux dans toute la société 1. » C’est avec ces paroles que mon maître, Josei Toda, lança sa déclaration passionnée devant cinquante mille personnes rassemblées au stade Mitsuzawa de Yokohama le 8 septembre 1957, sous un ciel bleu d’automne, auquel le typhon de la veille avait donné tout son éclat. Sa Déclaration appelant à l’abolition des armes nucléaires est le point de départ du mouvement pour la paix de la Soka Gakkai. C’était juste sept mois avant sa disparition. À ce moment-là, la course aux armements opposant les États-Unis et l’Union soviétique, dans le cadre de la guerre froide, s’intensifiait et les deux camps développaient des armes nucléaires capables de frapper n’importe où sur la planète. En réaction à ce contexte bien particulier, M. Toda souligna qu’il était totalement inacceptable pour une nation, quelle qu’elle soit, d’avoir recours aux armes nucléaires. Il exprima son désir d’arracher les « griffes » cachées derrière les raisons évoquées pour justifier la détention de ces armes. Il disait que, quelles que soient les justifications mises en avant, les armes nucléaires menacent fondamentalement le droit à l’existence de l’humanité et constituent un mal absolu. C’est pourquoi elles doivent être entièrement rejetées. Avec une grande lucidité, il nous exhorta à diffuser ce mode de pensée dans le monde entier et à préparer la voie pour s’assurer qu’il n’y ait jamais de catastrophe nucléaire. Et il confia cette mission à la jeunesse. Diffuser le message pour la paix de M. Toda dans le monde entier Dans sa déclaration, M. Toda disait : « J’espère que vous, mes disciples, vous considérerez la déclaration que je vais faire aujourd’hui comme l’héritage que je vous ai transmis et que vous la transmettrez à votre tour aux mieux de vos capacités dans le monde entier 2. » Il conclut en disant qu’il attendait avec ferveur qu’« eux, ses disciples, diffusent ces paroles, contenant sa déclaration la plus importante, dans le monde entier 3 ». En tant que jeune et en tant que disciple fidèle à M. Toda, je me suis profondément engagé et j’ai agi avec force pour que l’appel de mon maître pour l’abolition des armes nucléaires devienne le mode de pensée dominant dans le monde entier. Quand je suis devenu le troisième président de la Soka Gakkai, je me suis lancé de toutes mes forces dans cette lutte pour concrétiser cet idéal commun du maître et du disciple, en ne ménageant pas mes efforts et avec l’aide de mes précieux amis pratiquants du Japon et d’outre-mer. Nous avons bâti ensemble un mouvement populaire mondial pour promouvoir la paix, la culture et l’éducation, ancré dans le principe de respect de la dignité de la vie. Dans mes dialogues avec des dirigeants et des penseurs du monde entier qui recherchent des valeurs universelles, par-delà toutes les différences, et dans les propositions pour la paix et le désarmement que j’ai émises au cours des années, j’ai toujours eu dans mon cœur cette déclaration passionnée dans laquelle mon maître a mis toute sa vie. J’aimerais maintenant que les jeunes de notre mouvement, partout dans le monde, s’unissent pour hériter de cet esprit qui nous a été confié par M. Toda et pour le transmettre à la postérité. Il consiste à avoir le courage de s’exprimer contre le mal manifesté par les autorités, la détermination de dialoguer pour défendre la vie, et la sagesse de trouver les mots pour unir les êtres humains. Et nous devons toujours nous rappeler que la voie essentielle pour faire des espoirs de M. Toda une réalité consiste à faire des efforts pour partager et diffuser la philosophie bouddhique de la révolution humaine. Vaincre l’ignorance qui réside dans le cœur humain La paix consiste d’abord à aider chaque personne à reconnaître et à développer son plus haut potentiel. Développer notre réseau en faveur du dialogue est un processus qui nous permet de faire jaillir notre nature de bouddha d’une noblesse infinie et d’aider les autres à faire de même. C’est l’action essentielle et le moyen le plus sûr d’arracher le mal qui sous-tend les armes nucléaires. Nichiren écrit : « Les disciples de Nichiren sont comme des lions qui rugissent. » (Sur les persécutions subies par le sage, Écrits, 1008) Nichiren a révélé la grande Loi permettant de vaincre l’ignorance fondamentale résidant dans le cœur humain. Confronté à des persécutions qui mettaient sa vie en danger, il lutta pour propager l’enseignement correct à l’époque de la Fin de la Loi en s’exprimant courageusement – par le pouvoir de l’écrit et du dialogue. Il accordait toujours la plus grande attention au bonheur de chaque personne et au respect de la vie. Son objectif était d’apporter la paix dans le pays – c’est-à-dire de créer un monde sûr et paisible – en établissant l’enseignement correct. Le bouddhisme de Nichiren est une religion entièrement dédiée aux personnes ordinaires. Le bouddhisme du soleil déverse la lumière de la paix et de la compassion sur tous les êtres humains, en transcendant toutes les différences et signes distinctifs. Dans cet épisode, j’aimerais réaffirmer l’importance du dialogue et d’un comportement respectueux, qui constituent un préalable nécessaire pour une religion œuvrant au bonheur humain, en m’appuyant sur un extrait du traité Sur l’établissement de l’enseignement correct pour la paix dans le pays (Écrits, 6-32) : « L’hôte s’exclama, ravi : La colombe s’est changée en épervier, le moineau en palourde 4. Quel plaisir ! Vous vous êtes lié à un ami dans la chambre des orchidées 5 et vous vous êtes redressé comme l’armoise poussant parmi le chanvre. […] « Mais le cœur d’un être humain peut changer avec le temps et la nature d’une chose peut être transformée par son environnement. De même que [le reflet de] la lune sur l’eau s’agite avec les vagues, ou que les soldats aux avant-postes redoutent les épées de l’ennemi, même si, en ce moment, vous dites croire en mes paroles, je crains que plus tard vous ne les oubliiez complètement. « À l’heure actuelle, si nous souhaitons avant tout apporter la sécurité au pays et prier pour nos vies présentes et futures, alors nous devons en toute hâte examiner la situation, l’étudier et prendre des mesures dès que possible pour y remédier. » Sur l’établissement de l’enseignement correct pour la paix dans le pays 6, Écrits, 25-26 Un écrit dédié à la paix pour toute l’humanité Sur l’établissement de l’enseignement correct pour la paix dans le pays prend la forme d’un dialogue de cœur à cœur. C’est un traité sur l’éveil spirituel et la réalisation de la paix mondiale. Son but est d’apporter sécurité et bonheur à tous les êtres humains. « L’invité » s’y éveille à l’enseignement bouddhique correct grâce au dialogue avec son « hôte » et s’engage avec lui dans un dialogue pour la paix. C’est un écrit qui incite à mener des actions positives, porteuses d’espoir. D’abord, l’hôte (Nichiren) et l’invité (le souverain du pays) expriment ensemble leur peine face aux souffrances et destructions infligées à la population par toute une série de catastrophes naturelles. En se penchant sur le sujet, l’hôte révèle que la cause fondamentale de ces désastres est l’absence de croyance et l’offense envers la Loi exposée dans le Sûtra du Lotus, qui enseigne le potentiel infini des êtres humains et le caractère précieux de la vie. Cependant, l’invité réagit d’abord de façon négative à cette réfutation du mal fondamental et menace de s’en aller. Sans rien perdre de son sourire, l’hôte parvient à l’apaiser et le persuade de rester, avec des arguments rationnels. Le dialogue peut alors se poursuivre. Lorsque l’hôte présente avec conviction ce qu’est le véritable enseignement bouddhique, l’invité s’éveille graduellement à la vérité et son cœur se transforme. Finalement, il fait le vœu d’agir avec l’hôte pour que les êtres humains échappent au désastre. L’extrait que nous étudions ici décrit la joie éprouvée par l’hôte lorsqu’il constate que l’invité a changé sa façon de penser. Les pratiquants de la Soka Gakkai sont « des amis dans la chambre des orchidées » On dit que celui qui entre dans une pièce embaumée par le parfum des orchidées est lui-même imprégné par ce parfum. « Un ami dans la chambre des orchidées » est une personne vertueuse qui a le pouvoir d’influencer celles et ceux qu’elle rencontre – en d’autres termes, c’est ce que le bouddhisme appelle « un ami de bien 7 ». L’armoise pousse généralement de façon désordonnée et se répand au hasard, mais si on la place dans un champ de chanvre, une plante qui pousse bien droit, elle se redresse. De même, quand les êtres humains rencontrent des influences positives, ils deviennent bons et intègres. Les amis de bien ont pour fonction de mener tous ceux avec qui ils sont en contact vers la voie du bonheur. Aujourd’hui, la Soka Gakkai est un rassemblement d’amis de bien, tel que je viens de les décrire – « des amis dans la chambre des orchidées ». En tant qu’« amis de bien » engagés dans un défi commun de révolution humaine, nos pratiquants s’efforcent de s’éveiller à la bonté en eux-mêmes et chez les autres, tout en s’aidant mutuellement et en se développant ensemble. Ils font notamment des efforts pour tenir des conversations riches en encouragements chaleureux, tout particulièrement dans nos réunions de discussion. La Soka Gakkai a pour tradition d’œuvrer parmi les personnes ordinaires M. Toda disait souvent : « Le président Makiguchi se mêlait aux personnes ordinaires et organisait régulièrement des réunions de discussion où il se consacrait à aider des personnes, les unes après les autres, à surmonter leurs difficultés et souffrances. Telle est la fière histoire de la Soka Gakkai. » Il disait aussi : « Le bouddhisme de Nichiren est la forme de démocratie la plus élevée et les réunions de discussion sont l’illustration même de ce type de démocratie. » En brandissant la bannière de « l’établissement de l’enseignement correct pour la paix dans le pays », nous, pratiquants de la Soka Gakkai, avons œuvré à changer la société par le dialogue, ce qui constitue le moyen le plus sûr et le plus efficace d’aller de l’avant. Grâce à des dialogues de personne à personne, fondés sur la sincérité et la confiance, nous avons ouvert des voies de paix et d’amitié. Privilégier les discussions rationnelles et respectueuses des autres est la marque d’une religion qui se consacre sincèrement au bonheur des êtres humains. Stimuler la bonté intérieure des êtres humains Dans le traité Sur l’établissement de l’enseignement correct pour la paix dans le pays (Écrits, 6-32), le « parfum » exhalé par les intentions bienveillantes et sincères de l’hôte transforme radicalement son interlocuteur, appelé ici l’invité. La force de caractère ainsi qu’une attitude profondément humaine et sincère sont les clés pour ouvrir le cœur des gens et élargir le dialogue. Ce n’est pas une question de titre ou de position sociale mais un reflet de notre mode de vie en tant qu’êtres humains. Si nous persistons dans le dialogue pour réaliser kosen rufu en établissant l’enseignement correct pour la paix dans le pays – ce qui constitue notre idéal –, nous parviendrons nous aussi, sans même nous en rendre compte, aux nobles états de bodhisattva et de bouddha, comparables au parfum des orchidées. Quand nous touchons le cœur des autres et créons des liens avec eux, nous activons la bonté inhérente à leur vie. M. Toda disait qu’une condition cruciale pour qu’une religion se développe, c’est que ses pratiquants soient respectés pour leur humanité. C’est précisément parce que nous adoptons les véritables enseignements bouddhiques qu’il est crucial de gagner tout d’abord la confiance des autres. En effet, comme l’écrit Nichiren : « Les divers enseignements du Bouddha sont tous propagés par des êtres humains. » (Questions et réponses sur la foi dans le Sûtra du Lotus, Écrits, 62) Notre mouvement Soka est aujourd’hui présent dans 192 pays et territoires parce que ses pratiquants ont mis fidèlement ses orientations en pratique. Ils ont apporté des contributions positives à la société en tant que bons citoyens, gagnant ainsi la confiance et l’amitié de ceux qui les entourent. Des actions décisives au moment opportun Nichiren note ensuite que le cœur des êtres humains peut changer avec le passage du temps. Il explique que même si l’on proclame aujourd’hui notre foi, notre détermination peut s’atténuer ou on peut par la suite l’oublier. C’est pourquoi il souligne l’importance de mener des actions décisives au moment opportun. Une personne qui se dresse et agit en incitera une autre à régénérer sa vie et celle-ci entamera à son tour un dialogue avec une autre personne, ce qui provoquera une réaction en chaîne. Le changement provient de la foi dans le potentiel positif des êtres humains et de l’action consistant à se lier à d’autres pour forger des liens de cœur à cœur. À partir de notre environnement immédiat, faisons toujours plus d’efforts pour entrer en contact avec les autres en faisant preuve de courage, avec un cœur ouvert et un engagement inébranlable. Le temps est maintenant venu, pour nous, de créer avec conviction des vagues de dialogue qui inspirent et régénèrent les cœurs. Le dialogue qui réunit les êtres humains et les efforts pour soutenir et encourager les autres sur la base de notre désir de les voir heureux sont l’essence même d’une religion humaniste. « Bien que nous soyons à l’époque de la Fin de la Loi, vous [Ikegami Munenaga] n’êtes pas seulement un sage mais vous êtes aussi né avec un cœur altruiste. [Vous, votre frère et votre père] avez pu tous les trois devenir bouddhas et vous avez aussi permis à toutes les personnes de votre famille, tant du côté maternel que paternel, d’atteindre l’illumination. « Soyez assurés que vos enfants tout comme vos descendants s’épanouiront à coup sûr et bénéficieront d’une prospérité éternelle. Je pourrais écrire d’innombrables pages citant des passages des enseignements dispensés par le Bouddha de son vivant sans aller jusqu’au bout de tout ce que je pourrais dire sur le sujet. Je suis cependant affaibli par la maladie et comme cela me cause de graves désagréments, je ne vais pas m’étendre davantage. Je souhaite vraiment de tout cœur vous voir tous en personne et parler à nouveau avec chacun de vous. » GZ, nouvelle édition, 1498, La prospérité de votre famille et de vos descendants 8 Surmonter les obstacles grâce à l’unité dans la foi Penchons-nous maintenant sur l’écrit intitulé La prospérité de votre famille et de vos descendants inclus pour la première fois dans la nouvelle édition japonaise du Nichiren Daishonin gosho zenshu (Les Œuvres complètes de Nichiren). Il s’agit d’une lettre adressée à Munenaga Ikegami. L’expérience des frères Ikegami – l’aîné, Munenaka, et le cadet, Munenaga –, qui ont surmonté des obstacles et vaincu les fonctions démoniaques en demeurant unis dans la foi, demeure un modèle pour tous les pratiquants des futures générations. Sous l’influence de Ryokan, le supérieur du temple Gokuraku-ji, leur père exigea que son fils aîné, Munenaka, renonce à sa foi dans les enseignements de Nichiren, et il le déshérita à deux reprises parce qu’il avait refusé. Si le frère cadet, Munenaga, avait alors cédé au souhait de son père en acceptant, pour sa part, de renoncer à sa foi, il serait devenu le nouvel héritier et le successeur à la place de son frère. Nichiren se faisait beaucoup de souci pour la foi de Munenaga et il lui envoya à plusieurs reprises des encouragements à la fois fermes et bienveillants. Les deux frères et leurs épouses suivirent alors ces encouragements et refusèrent d’abandonner leur pratique bouddhique. Mais, finalement, leur père revint sur sa décision de les déshériter et adopta par la suite les enseignements de Nichiren. On pense que cette lettre a été écrite en 1278, soit à peu près au moment de la conversion du père, alors que la relation entre ses fils et lui s’était transformée dans un sens positif. Bénéficier d’un développement et d’une prospérité éternels Dans cette lettre, Nichiren fait l’éloge de Munenaga en ces termes : « Plutôt que de nuire à la fois à votre frère aîné et à votre père, ce qui vous aurait conduit à finir votre vie comme Devadatta 9 […], [vous, votre frère et votre père], avez pu tous les trois devenir bouddhas et vous avez aussi permis à toutes les personnes de votre famille, tant du côté maternel que paternel, d’atteindre l’illumination. » (GZ, nouvelle édition, 1498) Il loue de tout son cœur la lutte menée dans l’unité par les frères Ikegami et leur épouse, qui ont suivi fidèlement ses encouragements à la fois stricts et clairs, sans jamais céder aux pressions extérieures ni à la tentation. Sachant ce qu’ils ont réalisé, Nichiren leur dit : « Soyez assurés que vos enfants tout comme vos descendants s’épanouiront à coup sûr et bénéficieront d’une prospérité éternelle. Je pourrais écrire d’innombrables pages citant des passages des enseignements dispensés par le Bouddha de son vivant sans aller jusqu’au bout de tout ce que je pourrais dire sur ce sujet. » (GZ, nouvelle édition, 1498) Vers la fin de la lettre, Nichiren déclare qu’il espérait pouvoir rencontrer à nouveau les frères Ikegami et parler avec eux, en ajoutant que cela lui procurerait une joie infinie (cf. GZ, nouvelle édition, 1498). Les frères Ikegami et leur épouse ont dû éprouver une joie immense. Les encouragements sincères de Nichiren, qui affirme que les mots lui manquent pour exprimer tout ce qu’il ressent, ont dû les toucher profondément. Cela leur permit sans aucun doute de renouveler leur détermination. Quand nous lisons les encouragements contenus dans cet écrit, nous ne pouvons qu’être frappés par la grande compassion et par l’empathie de Nichiren, ainsi que par son désir de permettre aux frères Ikegami de s’éveiller et de croire en leur potentiel. Il transmet à ses disciples la confiance et le courage infinis de surmonter les difficultés et les défis qu’ils peuvent rencontrer au cours de leur pratique de ce grand enseignement voué à l’illumination de tous les êtres humains. Ses paroles montrent combien il se préoccupe de chacun avec la plus grande empathie. La voie de maître et disciple au sein du mouvement Soka enseigne l’art de mener une vie correcte Le Dr Lou Marinoff, le président fondateur de l’Association américaine des praticiens de la philosophie, avec qui j’ai publié un dialogue 10, a noté que la relation entre maître et disciple dans le mouvement Soka représente une façon de transmettre l’art de vivre. Cela signifiait pour lui l’art de savoir mener sa vie avec des valeurs et un objectif. Contribuer au bonheur des autres et prendre conscience que c’est ainsi que nous pourrons parvenir à notre propre bonheur sont, de ce point de vue, très importants. Et c’est, dit-il, le message adressé par la SGI au monde. Il poursuivit en disant que mener une vie vertueuse, c’est se lier aux autres et transmettre un message positif. Cela semble peut-être peu de chose, ajouta-t-il, mais c’est d’une importance cruciale. Quand nous apportons de l’inspiration à quelqu’un, cette personne peut ensuite exercer à son tour une influence positive sur quelqu’un d’autre. C’est ainsi que le bien se propage dans la société, conclut le Dr Marinoff 11. En d’autres termes, mener une vie positive avec l’objectif de parvenir au bonheur pour soi et pour les autres est le moyen de changer la société dans un sens positif. Une vague en appelle une autre Grâce à notre pratique pour nous-mêmes et pour les autres, nous luttons de façon sûre et régulière, jour après, jour pour changer le destin de toute l’humanité, afin d’œuvrer à créer un monde sans armes nucléaires, où prévaut la paix. Kosen rufu réside en définitive dans ces efforts quotidiens constants. M. Toda nous a offert cet encouragement pour faire avancer kosen rufu : « Présenter le bouddhisme à une personne, puis à une autre, est la formule immuable pour réaliser kosen rufu. Cela s’accorde aussi parfaitement avec les idéaux de la démocratie. Le parcours peut paraître bien difficile mais c’est sûrement la voie la plus sûre pour aller de l’avant. Une vague en appelle une autre, ce qui crée finalement mille, dix mille vagues. C’est ainsi que l’on réalise kosen rufu. » En décrivant kosen rufu dans les temps modernes comme un mouvement visant à soulager la souffrance de chacun, il déclara : « Il n’y a pas d’autre moyen que de persévérer dans le dialogue de cœur à cœur pour partager l’enseignement du bouddhisme de Nichiren, convaincre toutes les personnes de sa véracité, et les aider ainsi à se libérer de la souffrance. Nous, pratiquants de la Soka Gakkai, avons fait de cette tâche notre mission. » La démarche la plus humble et la plus noble Nos pratiquants font preuve d’un grand dévouement et persévèrent dans des dialogues sincères de personne à personne pour soulager les souffrances des gens, les uns après les autres. Ce sont les admirables femmes du mouvement Soka, qui prennent la tête de cette démarche, à la fois la plus humble et la plus noble. Grâce aux efforts de tous nos pratiquants, un courant régulier de personnes de valeur émerge dans des régions et pays du monde entier en accord avec les enseignements de Nichiren, et ces personnes s’éveillent à leur mission de bodhisattvas surgis de la Terre. Le kosen rufu mondial est devenu une réalité. Ce processus demeurera à jamais immuable. Nous écouterons toujours patiemment toutes les personnes qui souffrent et luttent et nous leur enseignerons le moyen de parvenir au bonheur absolu. Une action fondée sur une prière pour la paix mondiale En adoptant la foi dans la Loi merveilleuse et en chérissant nos proches, nous menons des actions fondées sur notre prière pour la paix mondiale. Notre détermination inclut le monde et l’univers, conformément au principe selon lequel « notre corps et notre esprit se répandent alors en un instant dans tout le monde des phénomènes 12 » (L’objet de vénération pour observer l’esprit, Écrits, 370) On peut lire dans Les Enseignements oraux : « C’est par la voix que s’accomplit l’œuvre du Bouddha 13. » (OTT, 4) Insuffler de l’espoir aux autres et mener des dialogues pleins de fraîcheur qui rapprochent les gens sont essentiels pour accomplir notre mission en tant que pratiquants du bouddhisme de Nichiren. En tant que nobles bodhisattvas surgis de la Terre, avançons ensemble vers le mois de novembre, le mois de la fondation de la Soka Gakkai, et faisons encore plus d’efforts pour nous engager dans des dialogues courageux et sincères avec notre entourage.
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