Juin 2024

Étude bouddhique

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Jour après jour, mois après mois

Croyez dans vos enfants. Faites-leur confiance, quoi qu’il arrive. Ce sera une source incommensurable de soutien et d’encouragement pour eux. (La Sagesse pour créer le bonheur et la paix, vol. 4, p. 32) *** Ce sont la passion des jeunes et leurs actions tournées vers la réalisation de leurs idéaux qui ouvrent les portes d’une nouvelle ère. (Extrait d’un discours à l’occasion de deux réunions conjointes de responsables, janvier 1989) *** J’espère que vous créerez une ère où chacun de vos précieux rêves se concrétisera, et où votre individualité unique s’épanouira pleinement. Pour y parvenir, il est essentiel que vous remportiez la victoire dans les luttes que vous menez. (Dialogues avec la jeunesse, t. 2, p. 230. *** Les bouddhas n’existent pas dans quelque contrée éloignée […]. Un bouddha réside dans chaque être humain qui vit, qui respire et connaît des problèmes, des souffrances et des joies. (La Nouvelle Révolution humaine, vol. 1, chap. « Automne doré », p. 161-162) *** Étudions avec sérieux les écrits de Nichiren afin d’approfondir notre foi et de cultiver la capacité de comprendre correctement les phénomènes en nous appuyant sur les enseignements de Nichiren. (Discours prononcé à une cérémonie dans la préfecture de Gunma, août 1993) *** Continuons à nous améliorer et à nous renouveler, en avançant ne serait-ce que d’un seul pas de plus qu’hier et en faisant un pas de plus demain. C’est ainsi que nous goûtons la joie de vivre. (Message à l’attention de la réunion des responsables, janvier 2013) *** Un nouvel avenir se profile avec éclat quand les jeunes s’engagent avec énergie dans des dialogues courageux, en quête de vérité et d’amitiés durables. (Essai de la série « Le chant de la victoire humaine ») *** « Le seul vrai bonheur pour les êtres humains réside dans la récitation de Nam-myoho-renge-kyo. » (Le bonheur en ce monde, Écrits, 685) Le bonheur véritable consiste à établir un état de vie vaste et invincible qui nous permet de transformer toutes les souffrances en sources de joie et d’accomplissement. (Discours prononcé à la réunion du département des femmes de la SGI-États-Unis, 1990) *** Éprouver une reconnaissance profonde envers tout ce qui soutient notre vie attire un bonheur encore plus grand. (Essai de la série « La vie est merveilleuse ») *** Avec l’arrivée du printemps, créons de nouvelles valeurs en régénérant notre esprit et œuvrons à l’établissement d’une ère dorée où ces magnifiques fleurs que sont les personnes de valeur s’épanouissent dans toute leur splendeur. (Essai « Le chant de la victoire humaine ») *** Continuons à faire de nouvelles rencontres pour forger de nouvelles amitiés, quel que soit notre âge. Plus notre cercle d’amis s’élargit, plus notre monde s’étend et plus l’avenir s’ouvre à nous. (Discours à la conférence des responsables du département des femmes et du département des jeunes femmes, mars 2005) *** Encourager une personne est un processus qui consiste à se mettre à sa place, en identifiant ce qui la trouble, et à lui apporter la lumière de l’espoir. (La Nouvelle Révolution humaine, vol. 29, chap. « Nouvel élan » – traduction provisoire) *** J’espère que vous, mes jeunes amis, ne craindrez pas de commettre des erreurs. Tout est source d’expérience, et vous pouvez toujours transformer n’importe quelle situation de manière positive. Rappelez-vous que « les erreurs sont la mère du succès ». (Série « À mes jeunes amis, responsables d’une nouvelle ère ») *** Le bouddhisme de Nichiren enseigne le principe des fleurs de « cerisier, prunier, pêcher et abricotier » (OTT, 200). Les fleurs s’épanouissent magnifiquement là où elles se trouvent, en fonction de leurs caractéristiques propres. C’est pour cela qu’elles sont si belles. C’est pareil pour notre vie. (Essai « Réflexions sur La Nouvelle Révolution humaine ») *** Chaque membre du groupe Avenir 1 contribuera à créer un avenir rempli d’espoir. Le printemps est arrivé, marquant le début d’une nouvelle année scolaire et de nouveaux défis. Soutenons tous le développement et l’épanouissement de nos jeunes successeurs ! (Série d’encouragements « Avancer avec les écrits de Nichiren ») *** La force motrice du développement de kosen rufu réside d’abord et avant tout dans les réunions en petits groupes où les participants peuvent se parler directement ; c’est le dialogue de cœur à cœur. (Série d’encouragements « Les enseignements humanistes pour la victoire ») *** Il est important de bien commencer la journée. La révolution humaine n’est pas une notion abstraite, située en dehors de notre vie, elle commence dans les détails de nos activités quotidiennes. (La Nouvelle Révolution humaine, vol. 18, chap. « Le rugissement du lion », p. 66) *** Lorsqu’on se retrouve dans une impasse, il vaut mieux revenir au point de départ. Pour les pratiquants du bouddhisme de Nichiren, cela consiste à réciter Nam-myoho-renge-kyo. […] Tout est possible grâce au pouvoir des prières invoquant la Loi merveilleuse. (La Nouvelle Révolution humaine, vol. 22, chap. « Courants », p. 120) *** Ceux qui font apparaître de la joie dans tout ce qu’ils font dans la vie sont forts car, ainsi, ils expriment leur liberté au lieu d’être simplement animés par le sens du devoir. (La Nouvelle Révolution humaine, vol. 23, chap. « La lumière du savoir », p. 148) *** La tradition de la Soka Gakkai d’accorder la plus grande valeur à chaque personne symbolise nos réunions de discussion. Partout dans le monde, la Soka Gakkai a toujours eu à cœur d’encourager les personnes ordinaires, qui sont honnêtes et travaillent dur. C’est là le fondement même de nos réunions de discussion. (La Sagesse pour créer le bonheur et paix, vol. 3, chap. « L’organisation destinée à faire avancer kosen rufu », p. 154) *** Kosen rufu signifie répandre l’espoir, le bonheur et l’amitié. C’est pour cela que la sincérité est si essentielle. (Discours à la conférence des représentants, février 2007) *** Nichiren, le bouddha de l’époque de la Fin de la Loi, affirme que « tous sans la moindre exception deviendront bouddhas » (Wulong et Yilong, Écrits, 1106) Le bouddhisme de Nichiren est une religion universelle, accessible à tous et partout. (Discours pour la réunion générale de la SGI, octobre 1993) *** La montagne que nous devons escalader se dresse devant nous. Plus l’ascension est rude et difficile, plus notre esprit de défi est noble. Faisons courageusement le premier pas vers le sommet de la victoire ! (Éditorial du Daibyakurenge, mars 2009) *** Suivre la voie de l’engagement commun du maître et du disciple revient, pour les disciples, à réfléchir profondément aux encouragements de leur maître, à les graver dans leur cœur, et à remporter la victoire pour le bonheur des autres et pour le développement de kosen rufu. (La Nouvelle Révolution humaine, vol. 26, chap. « Progression audacieuse » – traduction provisoire) *** De la gratitude naît la joie. Et la joie est la source de l’enthousiasme, de l’énergie et de la créativité. De la même manière, la victoire dans la vie commence aussi par la gratitude. (La Nouvelle Révolution humaine, vol. 27, chap. « Jeunes pousses » – traduction provisoire) *** Le combat du bouddhiste est toujours un combat non violent par la parole. Notre volonté d’engager le débat et le dialogue est la preuve que nous traitons l’autre en être humain. (La Nouvelle Révolution humaine, vol. 3, chap. « L’Inde », p. 118) *** J’espère que vous serez également de bons voisins et de bons citoyens au sein de votre environnement et de la société en général. […] Développer des réseaux de confiance et de compréhension toujours plus brillants, profonds et vastes, est la clé pour développer notre mouvement de kosen rufu. (La Sagesse pour créer le bonheur et la paix, vol. 3, chap. « Soyez de bons citoyens », p. 81-82) *** Nos interactions avec les autres nous enrichissent mutuellement. Vivre au côté de nos compagnons de croyance est une source de développement. (Discours prononcé à la réunion générale des responsables, décembre 1996) *** La lecture aiguise l’intellect, renforce l’esprit, cultive la raison et favorise la persévérance. Plus nous lisons, plus nous en tirons de bénéfices. (Discours prononcé lors de la réunion des écoles Soka, mai 2004) *** « Ceux qui ont le cœur d’un roi-lion atteindront à coup sûr la boud­dhéité. » (Lettre de Sado, Écrits, 305) Lutter de toutes nos forces pour kosen rufu nous permet de devenir bouddhas. Cela rend la vie appréciable. Les bienfaits ne cessent d’apparaître et les souffrances se transforment en joie. (Discours prononcé à la réunion générale de la région de Shikoku, décembre 1994) *** Toutes les grandes réalisations sont la somme totale d’innombrables tests, soigneusement réfléchis, et exécutés à la perfection. C’est seulement si nous ne négligeons rien et si nous attachons une attention rigoureuse à chaque détail que nous pouvons réaliser quelque chose de véritablement significatif. (La Nouvelle Révolution humaine, vol. 16, chap. « Envol », p. 258) *** Commençons chaque jour avec un esprit jeune et positif, en nous tournant avec enthousiasme vers les autres pour dialoguer ensemble. Tel est le mode de vie de celles et ceux qui pratiquent le bouddhisme de la véritable cause – c’est l’esprit de prendre un nouveau départ, à partir de l’instant présent. (Discours prononcé à la conférence nationale des responsables, août 2003) *** La sécurité est le fondement du bonheur. La négligence est notre plus grand ennemi. Récitons régulièrement Nam-myoho-renge-kyo avec la forte détermination de ne causer ou de n’avoir aucun accident. (Série d’encouragements « Avancer avec le Gosho ») *** Nichiren proclama son enseignement 2 en étant mû par son désir de guider toute l’humanité vers le bonheur. Ce vœu du bouddha de l’époque de la Fin de la Loi vit intensément dans le cœur des pratiquants de la Soka Gakkai. (Série de cours « Le bouddhisme du soleil »)

Paroles d'encouragement

Sur les liens d’amitié et l’unicité de chacun-e

Voici le début d’une nouvelle année scolaire 1. Certains d’entre vous se sentent peut-être ravis à l’idée de découvrir un nouvel environnement tandis que d’autres éprouvent de l’anxiété pour la suite de leurs études ou leurs relations avec leurs camarades de classe. Le président Ikeda encourageait souvent chaleureusement les membres du groupe Avenir 2 en cette saison de nouveaux départs pleins de fraîcheur. L’épisode de ce mois propose un choix de textes destinés à être une source d’espoir et d’inspiration pour les collégiens et lycéens. Le printemps offre l’occasion de réaliser un grand bond en avant Le président Ikeda réfléchissait toujours profondément au bien-être des membres du groupe Avenir en se demandant : Comment puis-je les encourager ? Quels exemples et analogies utiliser pour qu’ils puissent comprendre facilement ? En pensant au mois d’avril, au printemps et aux cerisiers en fleurs, le président Ikeda offrit un jour les encouragements suivants au début de l’année scolaire. Chercher l’origine des mots peut conduire à des découvertes intéressantes. Ainsi le mot avril vient du latin Aprilis qui désigne « le mois où les fleurs s’épanouissent ». Le mot anglais spring, qui signifie « printemps », peut aussi avoir le sens de « bondir » ou de « surgir ». Le printemps est en fait une saison qui offre aux jeunes l’occasion de faire un grand bond en avant. C’est pourquoi j’espère que chacun de vous se lancera de nouveaux défis avec un esprit vigoureux et énergique. Nichiren écrit : « Les gracieuses fleurs de cerisier proviennent des arbres. » (Écrit du Nouvel An, Écrits, 1144) Les belles et éclatantes fleurs de cerisiers sortent en effet des branches sombres et noueuses d’un arbre. De la même façon, Nichiren enseigne que l’état de bouddha, infiniment noble et puissant, réside en chacun de nous. Vous qui avez tous adopté dès votre enfance la croyance dans la Loi merveilleuse, vous pourrez faire apparaître cet état d’éveil et susciter ainsi l’épanouissement des magnifiques fleurs de la victoire durant votre jeunesse. Extrait de « Vous, dirigeants de l’avenir, prenez votre envol et accomplissez votre mission dans la nouvelle ère ! » Créez des liens d’amitié en vous ouvrant aux autres Au début d’une nouvelle année scolaire, beaucoup d’entre vous craignent peut-être d’avoir du mal à se faire de nouveaux amis ou de ne pas pouvoir s’entendre avec leurs nouveaux camarades. Le président Ikeda rassurait souvent les jeunes à ce sujet en leur disant : « La plupart de vos camarades ressentent sans doute la même chose que vous. Alors, ne vous faites pas trop de soucis ! » Il leur donna un jour l’encouragement ci-après. Je me rappelle qu’en 1974, alors que je m’apprêtais à faire ma première visite en Chine, peu après la restauration des relations diplomatiques entre la Chine et le Japon, les jeunes qui devaient m’accompagner avaient l’intention de se bourrer le crâne avant de partir en accumulant un maximum d’informations sur la Chine. À l’époque, on connaissait en effet assez mal ce pays et les jeunes se sentaient donc plutôt tendus en pensant à ce voyage. J’ai certes apprécié leur désir d’acquérir par avance des connaissances mais je leur ai dit : « Découvrons donc la Chine telle qu’elle est, sans notions préconçues, et efforçons-nous d’y créer des liens d’amitié ! Nous partageons tous une même humanité et, de plus, vous aurez l’occasion de rencontrer là-bas des jeunes de votre âge. En fait, il suffira d’ouvrir notre cœur aux habitants de ce pays, de nous engager avec eux dans des dialogues, d’apprendre les uns des autres et d’établir ainsi une confiance mutuelle. » Comme je l’espérais, de nouveaux liens d’amitié se sont en effet formés au cours de ce voyage. En ce début d’année scolaire, ne portez pas de jugements hâtifs sur les nouvelles personnes que vous allez rencontrer. Commencez simplement par les saluer lorsque vous les voyez. Vous serez alors peut-être surpris de voir combien vous avez de points communs. Extrait de Dialogues sur l’avenir Chacun de vous possède en lui une fleur unique Il est formidable de se faire de nouveaux amis dans un nouvel environnement. Cependant, en tant que collégiens et lycéens, vous aurez peut-être tendance à vous comparer aux autres, à avoir à un moment donné une bonne image de vous-mêmes et à vous dénigrer l’instant d’après. Ou alors vous vous demandez peut-être quels sont vos points forts. Le président Ikeda offrit les encouragements suivants à ce sujet. Voici venu le printemps, la saison de l’espoir et de la progression ! Toutes mes félicitations en ce début d’année scolaire ! Nichiren déclare que les cerisiers, les pruniers, les pêchers et les abricotiers incarnent tous, tels qu’ils sont, sans changer ­d’apparence, l’état de vie le plus élevé, c’est-à-dire l’état de bouddha (voir  OTT, 200). Les fleurs de cerisiers, de pruniers, de pêchers et d’abricotiers ont toutes une beauté qui leur est propre. De même, chacun de vous a une précieuse fleur dans sa vie que vous seuls pouvez faire s’épanouir. On peut dire que cette fleur correspond à votre individualité, votre talent ou votre mission. Les difficultés et les luttes que vous rencontrez durant votre jeunesse permettront à cette fleur intérieure de connaître un magnifique épanouissement. Face aux épreuves que vous affronterez au cœur de l’hiver, vous pourrez faire se lever en vous-mêmes le soleil du courage car vous avez Nam-myoho-renge-kyo. J’espère que vous continuerez à pratiquer en faisant de votre mieux dans vos études et dans vos activités extrascolaires, tout en vous efforçant d’être agréables avec vos parents et de cultiver des liens d’amitié autour de vous. De tels efforts permettront à la fleur de la victoire unique qui est la vôtre de s’épanouir. Elle fleurira d’une façon et à un moment différents chez chacun de vous. Il est donc inutile d’être envieux à l’égard des autres. Dès aujourd’hui, à l’endroit même où vous êtes, efforcez-vous d’écrire avec courage l’histoire de votre développement personnel tout au long des quatre saisons ! Extrait de À nos pratiquants du groupe Avenir, les porte-étendards de la justice – notre espoir pour l’avenir

La vie de Nichiren

Un grand vœu de compassion pour le bonheur de l’humanité

Partie I. Le vœu Pendant soixante ans, la vie de Nichiren s’est caractérisée par son vœu plein de compassion d’éradiquer la souffrance de tous les êtres humains et de les aider à ouvrir en eux l’état de vie d’un bouddha. Il a consacré sa vie à un grand combat, au cours duquel, sans se soucier de son propre bien-être, il s’est attaqué au mal qui faisait obstacle au bonheur des êtres humains, et il a affronté et surmonté toute une succession d’épreuves et de persécutions majeures. Cette nouvelle série, « Nichiren – Un grand vœu de compassion pour le bonheur de l’humanité », se fonde sur la nouvelle édition japonaise des Écrits de Nichiren, d’où sont tirés de nouveaux éléments de compréhension, ainsi que sur des récits historiques et une nouvelle analyse de traditions pluricentenaires. Elle s’inspire également de commentaires du président Ikeda et retrace la vie de Nichiren, que les membres de la Soka Gakkai révèrent comme le bouddha de l’époque de la Fin de la Loi. Un jour, le président Ikeda a partagé le conseil suivant, que lui avait transmis son maître, Josei Toda : « Si tu ne lis pas les écrits de Nichiren avec un état de vie aussi vaste et profond que le Pacifique, tu ne pourras pas véritablement en comprendre l’esprit et l’intention. Ce serait une grave erreur d’essayer de comprendre ces écrits uniquement d’un point de vue intellectuel. » Quand on examine la vie de Nichiren, certains points peuvent rester obscurs. Mais, en découvrant un fait après l’autre, on se rapproche beaucoup, par notre esprit de recherche, de son cœur et de son intention. À travers la vie qu’il a menée, Nichiren a prouvé qu’un être humain ordinaire pouvait ouvrir et révéler le magnifique état de vie qu’est la bouddhéité. Les trois présidents fondateurs de la Soka Gakkai et le mouvement de la révolution humaine mené par les membres de la Soka Gakkai ont prouvé au monde moderne la validité de la croyance selon laquelle tous les êtres humains possèdent ce merveilleux état de vie. Pendant la rude et tumultueuse époque de Kamakura (1185-1333) au Japon, Nichiren s’est lancé dans un grand combat pour permettre à chaque personne de libérer son vaste potentiel. Huit cents ans plus tard, son exemple nous offre un espoir, un courage et une sagesse immenses, à une époque marquée par les pandémies, les catastrophes naturelles et la dégradation de l’environnement. Fier d’être né au rang des personnes ordinaires Nichiren est né il y a huit cents ans, le seizième jour du deuxième mois de 1222, à Kataumi, un hameau côtier rattaché au village de Tojo (district de Nagasa), dans la province d’Awa 1, 2. Il se présente comme le « fils d’une famille de chandala qui vivait sur le littoral, à Tojo, dans la province d’Awa » (Bannissement à Sado, Écrits, 203) et le « fils d’un pêcheur » (Questions et réponses sur l’objet de vénération, WND-II, 794). Le terme « chandala » est un mot sanskrit qui désignait la classe la plus basse de la société, une classe d’« intouchables », considérée comme inférieure et en dehors des quatre castes de l’Inde ancienne. Elle comptait les personnes qui exerçaient des activités telles que la chasse, la pêche, l’abattage ou le dépeçage d’animaux, et d’autres activités associées au fait de tuer ou à la mort. Il écrit également : « Je suis né sur une terre très lointaine et, de plus, je suis une personne de basse condition et un moine au savoir humble. » (Sur l’ouverture des yeux, Écrits, 241), ou encore qu’il est « né pauvre et dans une famille modeste de la classe des chandala » (Lettre de Sado, Écrits, 306), et qu’il est « le fils d’un roturier d’une province éloignée » (Lettre au moine séculier Nakaoki, Écrits, 1017). Les fondateurs des autres écoles bouddhistes de l’époque de Kamakura, comme Honen, Shinran ou Dogen 3, étaient issus de familles au statut social plus élevé, nanties et jouissant d’une influence régionale plus importante que Nichiren qui venait d’une famille de roturiers. Et il regardait ce fait comme une source de fierté. On ne dispose pas d’informations précises sur ses parents. Mais, d’après ses écrits, on sait qu’ils étaient liés d’une manière ou d’une autre à un fonctionnaire local portant le titre de « seigneur du domaine ». Nichiren fait référence à une personne qu’il appelle « la nonne séculière, l’épouse du seigneur du domaine », lorsqu’il écrit : « […] elle a fait preuve de bonté envers mes parents […] » (Lettre aux moines du Seicho-ji, Écrits, 656). Le titre de « seigneur du domaine » désigne un résident local influent, en charge d’un domaine seigneurial. Par ailleurs, un passage de ses écrits laisse penser qu’il avait des frères (cf. Sur l’ouverture des yeux, Écrits, 242). Un véritable régime militaire Au cours de la troisième année de l’ère Jokyu (1221), l’année précédant la naissance de Nichiren, l’empereur retiré Gotoba (1180-1239), qui détenait le pouvoir suprême à la cour impériale de Kyoto, a publié un édit appelant au renversement de Hojo Yoshitoki (1163-1224), le régent du shogunat de Kamakura. Mais les forces de Gotoba furent vaincues par celles du shogunat. On appelle cet événement la « révolte de Jokyu 4 », du nom de l’époque pendant laquelle il s’est déroulé. En conséquence, les rapports de pouvoir changèrent radicalement entre la maison impériale et le gouvernement de Kamakura, et un véritable régime militaire fut instauré. Nichiren est né à cette époque de grands bouleversements politiques et sociaux. En ce qui concerne le bouddhisme, la faction impériale fidèle à l’empereur retiré Gotoba a donné pour instruction aux moines ­d’organiser « quinze grandes cérémonies » (Les souverains de la terre des dieux, WND-II, 617) et de réciter d’autres prières importantes en accord avec les enseignements ésotériques de l’école Shingon 5 afin de vaincre les ennemis de la cour. En revanche, le shogunat de Kamakura n’a, quant à lui, demandé que très peu de prières en sa faveur, voire aucune. Selon les croyances de l’époque, les prières des moines étaient considérées, d’un point de vue pratique, comme aussi déterminantes pour la victoire que la stratégie et la puissance militaires. Il était par conséquent inimaginable que les forces impériales puissent connaître la défaite, car d’abondantes prières avaient été offertes pour elles. Depuis son enfance, Nichiren se demandait pourquoi la cour impériale avait essuyé cette déroute, ce qui l’a plus tard poussé à chercher une réponse dans les sûtras bouddhiques (cf. Les souverains de la terre des dieux, WND-II, 617). Le sentiment que l’époque de la Fin de la Loi était arrivée Le Sûtra de la Grande Collection décrit une époque de « querelles et de conflits », au cours de laquelle les enseignements de « la Loi pure sont obscurcis et perdus ». Il s’agit d’une période qui commence environ deux mille ans après la disparition du bouddha Shakyamuni, au cours de laquelle les dissensions et les conflits au sein de la communauté bouddhiste s’intensifient et les gens perdent de vue l’enseignement bouddhique correct. Au Japon, certains érudits en matière d’enseignements bouddhiques jugèrent que la situation d’alors correspondait exactement à cette description et en conclurent que l’époque dite de la Fin de la Loi était arrivée. L’époque de la Fin de la Loi est la troisième des trois périodes qui suivent la mort du Bouddha. Elle est décrite comme un âge où les enseignements du bouddha Shakyamuni perdraient leur efficacité. À cette époque, il ne subsisterait plus que les enseignements bouddhiques eux-mêmes, mais leur pratique ne permettrait plus d’atteindre l’illumination 6. Au Japon, on considérait que l’époque de la Fin de la Loi avait commencé en l’an 1052. Au début du xiiie siècle, époque de la naissance de Nichiren, des intempéries extrêmes causèrent toute une série de calamités. Par exemple, en 1180, une sécheresse prolongée a provoqué une grave famine dans l’ouest du Japon. En 1228, alors que Nichiren n’était encore qu’un jeune enfant, un violent typhon s’est abattu sur l’est du pays et a fait de graves dégâts et de nombreux morts à Kamakura, où siégeait le shogunat. Il y eut également des troubles sociaux. Par exemple, les archives montrent qu’en 1231, lors d’une grande famine, Kyoto a connu de nombreux vols. « Étudier d’abord le sujet de la mort » Un régime militaire répressif, des catastrophes incessantes, des citoyens désemparés : tels étaient les traits de l’époque pendant laquelle Nichiren grandit. À l’âge de 12 ans, il commença à étudier au Seicho-ji, un temple de la province d’Awa (cf. Questions et réponses sur l’objet de vénération, WND-II, 794). Il pria alors devant une représentation du bodhisattva Trésor-de-l’Espace 7, dans l’enceinte du temple, en lui demandant de « faire de lui la personne la plus sage du Japon » (Lettre aux moines du Seicho-ji, Écrits, 655). Nichiren est probablement entré dans les ordres à l’âge de 16 ans, et c’est à ce moment-là que Dozen-bo, un moine du Seicho-ji, est devenu son maître. Devant les vicissitudes de son époque, il s’est fait moine par désir de remédier aux épreuves et souffrances liées à la naissance et à la mort. Il écrira plus tard qu’il avait décidé qu’il devait « étudier d’abord le sujet de la mort, puis les autres sujets » (L’importance du moment de la mort, WND-II, 759). Dès lors, il s’est engagé dans la pratique et a étudié le bouddhisme avec sérieux dans l’objectif d’atteindre la bouddhéité de son vivant et de se libérer des souffrances des naissances et des morts (cf. Condoléances adressées à une veuve à la suite du décès de son époux, WND-II, 766). Mais il ne l’a pas fait pour son bien personnel. Entrer dans le clergé bouddhiste signifiait certes renoncer à la vie de famille et aux affaires du monde pour se consacrer à la pratique du bouddhisme, mais Nichiren a toutefois écrit : « […] Quand un homme quitte ses parents et son foyer pour devenir moine, il devrait toujours avoir pour but le salut de ses parents. » (Sur l’ouverture des yeux, Écrits, 231) S’il a présenté cela comme un principe général, on peut cependant percevoir qu’il s’agissait également de sa conviction personnelle. Il a écrit que, si l’on veut s’acquitter de la grande dette de reconnaissance que l’on a envers ses parents, son maître et son pays, on ne peut espérer y parvenir qu’en étudiant et en maîtrisant le bouddhisme et en devenant une personne sage (cf. Sur l’acquittement des dettes de reconnaissance, Écrits, 696). Il avait fait le vœu de « devenir la personne la plus sage du Japon » afin de s’acquitter de la dette de reconnaissance qu’il avait contractée envers ses proches et de surmonter les souffrances des naissances et des morts. En effet, Nichiren a plus tard employé des expressions qui suggèrent qu’il considérait que les personnes les plus proches de nous représentent toutes les personnes ordinaires aux prises avec les dures réalités de la société. S’il est vrai que les enseignements bouddhiques visent à sauver tous les êtres humains de la souffrance, la question qui se pose est de savoir si nous pouvons permettre à ne serait-ce qu’une seule personne de devenir heureuse. Sa déclaration : « Il devrait toujours avoir pour but le salut de ses parents » (Sur l’ouverture des yeux, Écrits, 231) nous fait comprendre qu’il cherchait sincèrement un enseignement religieux qui pourrait conférer aux gens le courage et l’espoir dont ils avaient besoin pour s’épanouir à une époque perturbée, où leurs souffrances ne cessaient d’empirer. Acquérir une « grande sagesse » Nichiren a persévéré dans la prière et acquit ainsi la sagesse. Il écrivit ensuite qu’il avait reçu et placé dans la manche de sa robe un « grand joyau » de sagesse « aussi brillant que l’étoile du matin », grâce auquel il put plus tard discerner la supériorité relative des différentes écoles et écritures bouddhiques (cf. Lettre aux moines du Seicho-ji, Écrits, 655). Ayant acquis cette immense sagesse, Nichiren se rendit dans les centres d’études bouddhiques de Kamakura, au temple Enryaku-ji sur le mont Hiei, ainsi qu’à Kyoto et ailleurs. C’est ainsi qu’il entreprit le voyage de toute une vie pour maîtriser les enseignements bouddhiques et accomplir son vœu de sauver toutes les personnes ordinaires de la souffrance. (À suivre) Orientations données par le président Ikeda La sagesse qui permet de comprendre l’essence de toutes les écoles et de tous les sûtras est une sagesse relative au fondement même du bouddhisme. En d’autres termes, Nichiren avait acquis la sagesse de la Loi merveilleuse. Mû par le grand désir de conduire fondamentalement tous les êtres à l’éveil, il se mit avec ferveur en quête de la Voie et s’éveilla ainsi à cette sagesse […]. Cela signifie qu’il prit soudainement conscience de la nature intrinsèque de sa propre vie ; il révéla la nature de bouddha inhérente à la vie d’une personne ordinaire […]. Le « joyau de la sagesse » que reçut Nichiren fut le fruit de sa prière profonde et sincère pour trouver le moyen de mener les êtres humains à l’éveil. Ce qu’il importe de comprendre ici, c’est qu’il n’a pas considéré ce don comme sa destination finale, mais qu’il l’a pris comme son point de départ pour poursuivre sa quête de la Voie […]. Son vœu était de devenir la personne la plus sage du Japon pour permettre aux personnes auxquelles il était redevable d’atteindre le bonheur véritable. À mesure qu’il étudiait, son vœu se muait en un désir d’apporter le bonheur à tous les êtres de l’époque de la Fin de la Loi. Cela devint le grand vœu de kosen rufu, qui l’amena à proclamer son enseignement. En un sens, il serait facile pour une personne ayant atteint ­l’illumination de goûter, dans la solitude, la paix et la sécurité liées à cet état de vie. Nichiren, cependant, n’a eu de cesse de rechercher la sagesse requise pour conduire les êtres humains au bonheur et changer réellement son époque. Son voyage ne s’est pas terminé lorsqu’il a atteint l’illumination. L’illumination commence toujours par un vœu. Après avoir proclamé son enseignement, il a conservé la vigueur de son vœu en dépit de grandes persécutions, qu’il a su affronter et surmonter. Ce combat lui a permis d’approfondir son illumination et de révéler finalement sa véritable identité de bouddha de l’époque de la Fin de la Loi 8.

Étude bouddhique

Passages clés des Enseignements oraux [9] Le chapitre « Exhortation à la persévérance »

L’esprit de la Soka Gakkai consiste à lutter dans la foi avec la conviction que « les difficultés sont un honneur » Pour les pratiquants de la Soka Gakkai unis par les liens de maître et disciple, juillet est un mois associé à jamais à l’esprit de se consacrer à kosen rufu. Le matin du 6 juillet 1943, le président fondateur Tsunesaburo Makiguchi et son disciple Josei Toda furent injustement arrêtés par les autorités militaristes japonaises en étant accusés de haute trahison et de violation de la Loi de préservation de la paix 1 du seul fait de leur lutte inlassable en faveur de la vérité et de la justice. Le jour de leur arrestation, de leur persécution pour le bien de la loi bouddhique, est un jour que nous tous, leurs disciples, ne devons jamais oublier. Cette année [2023] marque le 80e anniversaire de cet événement. Les trois premiers présidents incarnent l’esprit de se consacrer à la Loi Bien que soumis à de rudes interrogatoires durant sa détention, M. Makiguchi ne perdit rien de sa fervente détermination à partager le bouddhisme de Nichiren. Il exposa avec conviction les enseignements et les principes de ce bouddhisme à ses geôliers, jusqu’à sa mort en prison pour ses croyances. M. Toda, son fidèle disciple, parvint quant à lui à survivre et, après avoir passé deux ans derrière les barreaux, il fut finalement libéré à 19 heures, le 3 juillet 1945. Il entreprit alors de rebâtir la Soka Gakkai en luttant, tel un champion inébranlable de la Loi merveilleuse, avec la détermination de prouver au monde la véritable grandeur et l’intégrité de son maître. Il était un peu plus de 19 heures en ce 3 juillet 1957, douze ans jour pour jour après la libération de prison de M. Toda, quand j’ai été arrêté sur la base d’accusations totalement infondées. C’est ce que l’on a appelé l’incident d’Osaka 2 durant lequel les autorités révélèrent leur intention sournoise de détruire la Soka Gakkai. J’ai été libéré deux semaines plus tard, le 17 juillet, et ce soir-là, lors du rassemblent d’Osaka 3, j’ai fait le vœu avec mes compagnons de pratique du Kansai de faire en sorte que le bouddhisme remporte une victoire éclatante. Les trois premiers présidents ont fait face à des persécutions en se consacrant avec altruisme à kosen rufu. C’est cet esprit qui est exprimé dans le Sûtra du Lotus par l’expression « Nous n’épargnerons jamais ni notre corps ni nos vies 4 » (SdL-XIII, 187). Cet ­engagement illustre l’essence même de la Soka Gakkai et le bien-fondé et la justesse de la cause pour laquelle elle lutte. Parce que « se consacrer avec altruisme à la transmission de la Loi 5 » est une pratique présente au sein de la Soka Gakkai, nous sommes assurés de réaliser le grand vœu de kosen rufu, d’accomplir notre révolution humaine personnelle et d’atteindre la boud­dhéité en cette vie. Libérer l’état de bouddha qui est en nous grâce à une foi inébranlable Shakyamuni fit face à toute une série d’obstacles durant sa vie, connus sous le nom de neuf grandes épreuves 6. Nichiren fut confronté à la persécution de Tatsunokuchi 7, puis à l’exil de Sado 8 et à de nombreuses autres persécutions. Mais il parvint à les surmonter toutes et, en tant que bouddha de l’époque de la Fin de la Loi, il ouvrit la voie de l’atteinte de la bouddhéité aux personnes ordinaires. Rencontrer des persécutions et des obstacles fait partie intégrante de la réalité du véritable pratiquant du Sûtra du Lotus. Comme l’écrit Nichiren : « Sans épreuves, il n’y aurait pas de pratiquant du Sûtra du Lotus. » (Un bateau pour traverser l’océan des souffrances, Écrits, 33) Quand le pratiquant propage la Loi merveilleuse pour le bonheur des gens, de grandes difficultés apparaissent invariablement. Mais ces difficultés sont la preuve même que le pratiquant est sur la voie correcte. Les obstacles et l’atteinte de la bouddhéité sont les deux faces d’une même réalité. Une foi forte et inébranlable permet de libérer l’état de bouddha. Comme l’a écrit Nichiren : « Plus les persécutions qui s’abattront sur lui [le pratiquant du Sûtra du Lotus] seront grandes, plus il ressentira de joie grâce à la force de sa foi. » (Écrits, 33) Quand nous nous consacrons avec altruisme à la propagation de la Loi merveilleuse, les fonctions négatives résidant en nous-mêmes ou dissimulées dans les fonds obscurs de la société sont démasquées. Nous les faisons jaillir à dessein afin de les surmonter et ce processus nous permet de faire briller de façon éclatante notre bouddhéité. Du point de vue de notre pratique, les difficultés mentionnées ici ne se réfèrent pas seulement aux persécutions et au harcèlement par les autorités, mais aussi aux critiques non fondées auxquelles nous pouvons être confrontés quand nous nous consacrons à propager la Loi merveilleuse. Elles incluent aussi diverses épreuves, difficultés et souffrances résultant du karma qui, toutes ensemble, relèvent de la catégorie des « trois obstacles et des quatre démons 9 ». Quand nous, disciples, nous rappelons les paroles de Nichiren selon lesquelles « les sages se réjouiront » (Les trois obstacles et les quatre démons, Écrits, 642) lorsqu’ils rencontreront des difficultés 10, et que nous suivons l’exemple de nos maîtres en luttant avec la conviction que les obstacles sont un tremplin vers l’illumination, nous avançons inéluctablement vers l’atteinte de la bouddhéité en cette vie. Dans cet épisode, nous allons étudier des extraits des Enseignements oraux traitant du chapitre « Exhortation à la persévérance » du Sûtra du Lotus (13e)11. Nous évoquerons plus particulièrement le vœu et la mission des maîtres et des disciples qui consistent à lutter sans se ménager pour propager la Loi merveilleuse et à parvenir ainsi au bonheur et à la victoire, en consacrant leur vie au bouddhisme, aux autres êtres humains et au monde. [Chapitre XIII : Exhortation à la persévérance Treize points importants] Point un, concernant « l’exhortation à la persévérance » « Il est dit dans Les Enseignements oraux : Le mot “exhortation” concerne la conversion des autres. Le mot “persévérance” se réfère à notre pratique. Nam-myoho-renge-kyo inclut à la fois la conversion des autres et notre propre pratique religieuse. « Maintenant Nichiren et ses disciples encouragent les autres à adopter Nam-myoho-renge-kyo et à en faire leur propre pratique. » (OTT, 109-110) Faire, comme le Bouddha, le vœu de propager la Loi merveilleuse Nous allons étudier d’abord un passage des Enseignements oraux qui explique « l’exhortation à la persévérance ». Nichiren déclare que « l’exhortation à la persévérance » comporte deux aspects : « La persévérance » – ou, plus littéralement, « le fait de garder l’enseignement » – se réfère à notre pratique, et « l’exhortation » signifie partager la pratique bouddhique avec d’autres. En d’autres termes, cette formulation reflète l’esprit du bodhisattva qui consiste à rechercher non seulement son propre bonheur mais aussi le bonheur d’autrui. Nichiren dit que nous récitons Nam-myoho-renge-kyo en considérant qu’il s’agit à la fois d’un enseignement pour nous-mêmes et pour les autres. Revenons d’abord sur les événements qui se déroulent dans le Sûtra du Lotus jusqu’à ce chapitre. Dans les chapitres précédents, l’attention portait essentiellement sur la question de savoir à qui serait confiée la propagation de l’enseignement correct après la disparition de Shakyamuni, c’est-à-dire qui réaliserait kosen rufu dans l’époque mauvaise de la Fin de la Loi. Le chapitre « Le maître de la Loi » (10e) explique que les véritables bodhisattvas « ont accompli leur grand vœu auprès des bouddhas ; et que leur compassion envers les êtres vivants les a fait naître dans ce monde des humains. » (SdL-X, 163) Bien qu’ils aient accompli leur grand vœu [et ayant les qualités requises pour recevoir les pures rétributions de la pratique bouddhique], ces bodhisattvas assument le karma de renaître en ce monde souillé de l’époque de la Fin de la Loi afin de mener tous les êtres vivants à l’illumination. C’est le vœu de « choisir délibérément le karma qui convient 12 ». Ce vœu des véritables bodhisattvas provoque inévitablement des difficultés considérables. Il est également dit dans le chapitre X : « Puisque haine et jalousie envers ce Sûtra abondent en ce monde du vivant même de l’Ainsi-Venu, ne seront-elles pas pires encore après sa disparition ? » (SdL-X, 166) À l’époque de la Fin de la Loi, seul Nichiren a été confronté aux rudes assauts des obstacles et à la haine prédits dans ce Sûtra. Ensuite, dans le chapitre « L’apparition de la Tour aux trésors » (11e), Shakyamuni exhorte les bodhisattvas réunis à l’occasion de la Cérémonie dans les airs 13 à propager le Sûtra du Lotus après sa mort. Premièrement, il exprime son désir de confier à quelqu’un l’enseignement du Sûtra. Deuxièmement, il déclare clairement que le souhait de tous les bouddhas est d’assurer la pérennité de la Loi pour l’illumination de tous les êtres vivants. Troisièmement, il utilise l’enseignement des six actes difficiles et des neuf actes faciles 14 pour souligner la difficulté de propager le Sûtra après sa disparition (cf. SdL-XI, 177-179). Il déclare d’abord : « Comme la question est difficile, faire un vœu solennel serait approprié. » (SdL-XI, 177) Puis il lance cette exhortation : « Que maintenant, en présence du Bouddha, il [celui qui reçoit et garde, lit et récite ce Sûtra] s’avance et prononce son vœu ! » (SdL-XI, 179) Suit le chapitre Devadatta (12e) qui révèle ce grand bienfait du Sûtra du Lotus : permettre à tous les êtres humains d’atteindre la boud­dhéité [y compris les femmes et les personnes mauvaises à qui l’on ne reconnaissait pas cette possibilité dans les enseignements antérieurs au Sûtra du Lotus]. Cela nous amène au chapitre « Exhortation à la persévérance » (13e), où l’attention est de nouveau portée sur la propagation du Sûtra du Lotus après la disparition de Shakyamuni. La principale signification du chapitre « Exhortation à la persévérance », c’est que les bodhisattvas se dressent pour faire un vœu en réponse aux exhortations précédemment mentionnées de Shakyamuni. Les disciples adoptent le même vœu que leur maître, le Bouddha, et s’engagent à consacrer leur vie à la tâche difficile de propager la Loi merveilleuse. C’est la seule façon de réaliser kosen rufu à l’époque mauvaise de la Fin de la Loi. Les bodhisattvas apparaissent délibérément sur les lieux des plus grands défis L’histoire du chapitre « Exhortation à la persévérance » commence par une déclaration du bodhisattva Roi-de-la-Médecine et d’autres bodhisattvas qui ont saisi quel était le vœu du Bouddha. Ils comprennent que les êtres vivants qui, à l’époque suivant la disparition de Shakyamuni, auront accumulé peu de bonnes causes seront extrêmement arrogants et qu’il sera donc difficile de leur enseigner. Néanmoins, les bodhisattvas font le vœu de faire jaillir avec courage une grande patience et de propager le Sûtra du Lotus, sans jamais épargner leur corps ni leur vie (cf. SdL-XIII, 190). À ce moment-là, les auditeurs émettent eux aussi un vœu. Ils déclarent qu’à l’époque mauvaise suivant la disparition du Bouddha, ils enseigneront le Sûtra du Lotus sur d’autres terres parce que l’esprit des gens de ce monde saha 15 est dans la confusion et l’illusion. Le Sûtra décrit le monde saha comme empli d’êtres qui ont peu de racines de bien et sont arrogants, confus, irascibles, serviles et sournois (cf. SdL-XIII, 187). Il décrit ainsi combien il est difficile de réaliser kosen rufu à cet âge mauvais. La conclusion de ce sûtra – révélée par la suite – est que ceux qui entreprennent de transmettre l’enseignement correct à l’époque de la Fin de la Loi ne sont autres que les bodhisattvas surgis de la Terre 16. En d’autres termes, seul un réseau de personnes ordinaires éveillées à leur mission de bodhisattvas surgis de la Terre, et prêtes à plonger dans ce monde souillé en accord avec leur vœu originel nous permettra de réaliser le kosen rufu mondial, comme le Bouddha nous y appelle dans le Sûtra du Lotus (cf. SdL-XXIII, 273) 17. Cette partie du Sûtra met l’accent sur la pratique des bodhisattvas, par contraste avec celle des auditeurs. Aucun bodhisattva ou bouddha ne choisit la facilité. Les bodhisattvas s’engagent sur les lieux des plus grands défis et c’est pour cela que leur noble vie est illuminée par le soleil de la bouddhéité. Voilà pourquoi Nichiren a déclaré : « Maintenant Nichiren et ses disciples encouragent d’autres personnes à croire en Nam-myoho-renge-kyo et à en faire leur propre pratique. » (OTT, 110) Notre pratique consiste à entrer courageusement en contact avec les autres et à nous élancer parmi les personnes ordinaires pour partager le bouddhisme. Nous seuls, pratiquants de la Soka Gakkai, nous engageons constamment dans cette pratique des encouragements dans la croyance tout en faisant face à toutes sortes de difficultés et d’épreuves. Pratiquer et enseigner aux autres Nam-myoho-renge-kyo pour notre bonheur et pour le leur est notre noble mission en tant que pratiquants de la Soka Gakkai en lien direct avec Nichiren. « Je vais réaliser kosen rufu ! » Après les échanges du Bouddha avec les auditeurs, le Sûtra décrit les bodhisattvas qui ont atteint l’étape de non-régression 18 exprimant une nouvelle fois le souhait que Shakyamuni leur confie la propagation du Sûtra du Lotus après sa disparition, mais il reste silencieux. Les bodhisattvas « font alors entendre le rugissement du lion » et émettent le vœu de suivre les instructions du Bouddha et d’accomplir leur mission : propager la Loi (cf. SdL-XIII, 190-191). Dans les Enseignements oraux, Nichiren explique la signification de la formule « faire entendre le rugissement du lion » (jpn sa shishi ku) : Le premier shi [qui signifie « maître] dans le mot shishi, ou « lion », désigne la Loi merveilleuse transmise par le maître. Le second shi [qui signifie « enfant » ou « disciple »] est la Loi merveilleuse telle qu’elle est reçue par les disciples. Le « rugissement » [de lion] (ku) est le son du maître et des disciples pratiquant à l’unisson. Le verbe sa qui signifie « réaliser » ou « rugir » doit être compris ici comme signifiant « introduire » ou « faire apparaître ». Cela veut dire introduire Nam-myoho-renge-kyo à l’époque de la Fin de la Loi. (OTT, 111) Il est essentiel que les disciples se lancent dans l’action. Prendre l’initiative de partager le vœu du maître, réciter Nam-myoho-renge-kyo ensemble et s’employer de toutes ses forces à parler aux autres des enseignements, c’est cela « faire entendre le rugissement du lion ». Dans le chapitre « Exhortation à la persévérance », Shakyamuni a un échange avec les auditeurs mais ne dit rien aux bodhisattvas. Il se contente de les regarder. C’est profondément significatif. Nous ne nous engageons pas pour kosen rufu parce qu’on nous l’a ordonné. Sans initiatives sincères de notre part, nous ne pourrons pas surmonter les obstacles et fonctions démoniaques qui entravent notre chemin ni atteindre l’état de bouddha. Même des termes tels que « décret du Bouddha » ou « vœu du Bouddha » n’ont de signification que s’il y a des disciples déterminés à se dresser avec le même vœu que le Bouddha. Notre détermination personnelle et nos initiatives sont l’essence de la foi et de la pratique bouddhiques. Le vœu du Bouddha est réalisé quand les disciples pleins de détermination et profondément engagés se dressent et surmontent tous les obstacles. En définitive, c’est ce que signifie se dresser par soi-même sur la base de la foi. C’est aussi la signification de ce cri jailli du fond du cœur de M. Toda dans l’un de ses cours sur le Sûtra du Lotus : « Je vais réaliser kosen rufu ! » Quand un nombre toujours plus important de pratiquants de la Soka Gakkai se dressent et déclarent : « Je vais réaliser kosen rufu ! », alors cela correspond au puissant rugissement du lion pour la propagation de la Loi merveilleuse.   Point treize, à propos du passage « Nous n’épargnerons ni notre corps ni notre vie, / car seule nous préoccupe la voie inégalée. » (SdL-XIII, 190) On lit dans le Recueil des enseignements oraux : « La “voie inégalée” est Nam-myoho-renge-kyo. Maintenant Nichiren et ses disciples se préoccupent encore plus de Nam-myoho-renge-kyo que de leur propre vie 19. C’est la raison pour laquelle ce chapitre se conclut par ces mots : “Que le Bouddha sache ce qui est dans nos cœurs.” Cela signifie que le bouddha Shakyamuni, seigneur des enseignements, connaît et comprend ce que les pratiquants du Sûtra du Lotus ont dans leur cœur. Le “Bouddha” mentionné dans la conclusion de ce chapitre est Shakyamuni, et “nos cœurs” fait référence au cœur de Nichiren et de ses disciples, qui récitent aujourd’hui Nam-myoho-renge-kyo. » (OTT, 114) Le grand enseignement à préserver Examinons à présent le commentaire du Recueil des enseignements oraux à propos du vers du Sûtra du Lotus : « Seule nous préoccupe la voie inégalée. » (SdL-XIII, 190) La partie versifiée concluant 20 le chapitre « Exhortation à la persévérance » déclare que celles et ceux qui croient dans le Sûtra du Lotus, le pratiquent et le transmettent après la disparation de Shakyamuni seront confrontés aux trois puissants ennemis 21. Dans ce passage, les bodhisattvas expriment ainsi leur détermination : « Afin de prêcher ce Sûtra, nous endurerons toutes ces difficultés. Nous n’épargnerons ni notre corps ni notre vie, car seule nous préoccupe la voie inégalée. » (SdL-XIII, 190) En d’autres termes, ils traversent toutes sortes d’épreuves parce qu’ils accordent la plus grande importance à la voie inégalée. Concernant ce passage, Nichiren déclare que la voie inégalée fait référence à Nam-myoho-renge-kyo (cf. OTT, 114). Il souligne l’importance de s’engager fermement à protéger la Loi merveilleuse, la Loi fondamentale de l’univers, Nam-myoho-renge-kyo. Les déclarations « nous n’épargnerons ni notre corps ni notre vie » (SdL-XIII, 190) et « nous n’épargnerons jamais ni notre corps ni nos vies » (SdL-XIII, 187) ne signifient pas que nous négligeons notre vie. Au contraire, cela souligne à quel point nous protégeons et chérissons la Loi. Le noble enseignement auquel nous devrions attacher la plus grande valeur est la Loi merveilleuse, un enseignement qui prône le respect de la dignité de la vie. Il n’y a pas la moindre mention d’irrespect pour la vie dans le bouddhisme de Nichiren. Ne pas ménager sa vie ne signifie en rien lui manquer de respect ou la déprécier, comme l’explique clairement ce passage du Recueil des enseignements oraux. Ne pas permettre qu’une seule vie soit sacrifiée au nom de la réalisation de kosen rufu – tel était le décret des deux présidents fondateurs [Tsunesaburo Makiguchi et Josei Toda] et c’est aussi l’expression de ma ferme détermination. Le Sûtra du Lotus et Nichiren enseignent que se consacrer au grand vœu de kosen rufu est la voie pour faire briller notre vie avec l’éclat de la dignité suprême, en transcendant les frontières de la vie et de la mort. C’est pour cela qu’il est si fondamental de persévérer tout au long de notre existence sur la voie de notre pratique bouddhique en gardant une foi inébranlable. Malgré son âge avancé, M. Makiguchi entreprit le long voyage jusqu’à Kyushu et Tohoku afin de partager le bouddhisme de Nichiren. Bien qu’il ait lutté contre le démon de la maladie, M. Toda mena lui aussi notre mouvement jusqu’à son dernier souffle, en transmettant le flambeau de kosen rufu à ses jeunes successeurs lors de la cérémonie du 16 mars 1958 22. Consacrer sa vie à la Loi merveilleuse À la lumière de cette partie versifiée qui conclut le chapitre « Exhortation à la persévérance », il apparaît que kosen rufu est une lutte éternelle entre le bouddha et les fonctions destructrices. Il est donc inévitable que les trois puissants ennemis apparaissent pour entraver notre réseau de grand bien dédié à la propagation de la Loi merveilleuse. M. Makiguchi écrit : « Nous ne devons pas être effrayés par les mots : “À mesure que la pratique progresse et que la compréhension grandit, les trois obstacles et les quatre démons émergent sous des formes trompeuses, rivalisant les uns avec les autres.” (Lettre aux deux frères Ikegami, Écrits, 504) Les personnes qui sont insensibles à la vaste compassion de Nichiren et s’attachent aux petits bienfaits immédiats sont des personnes ignorantes. Elles sont véritablement à plaindre.23 » Il explique que les difficultés et les obstacles qui apparaissent tout au long de notre pratique bouddhique sont en réalité les manifestations de la vaste compassion du Bouddha. Ils nous offrent en effet une opportunité idéale de révéler notre état de bouddha indestructible. M. Makiguchi éprouvait de la tristesse en pensant à tous ceux qui ne parvenaient pas à saisir cette opportunité. Ses mots reflètent la fière conviction selon laquelle « les difficultés apparaîtront et elles devront être considérées comme des “pratiques paisibles”. » (OTT, 115) Après la première déclaration publique de son enseignement [le 28 avril 1253], Nichiren fut assailli par de nombreuses persécutions, « telles les montagnes succédant aux montagnes et les vagues suivant les vagues ». (Sur l’ouverture des yeux, Écrits, 244) Malgré cela, il déclare : « Moi, Nichiren, je suis l’homme le plus fortuné du Japon d’aujourd’hui. J’ai consacré ma vie au Sûtra du Lotus et mon nom sera transmis dans les âges à venir. » (Sur l’ouverture des yeux, Écrits, 271) Être confronté à des épreuves et à des obstacles pour avoir propagé la Loi est le plus grand honneur qui soit. La partie versifiée se termine par cette phrase : « Que le Bouddha sache ce que nous avons dans notre cœur. » (OTT, 114). Le Bouddha « sait » à coup sûr ce qu’il y a dans le cœur des personnes ordinaires qui luttent dans leur pratique bouddhique avec l’esprit altruiste de « n’épargner ni leur corps ni leur vie » (cf. SdL-XIII, 190). C’est pour cela que Shakyamuni – qui déclare dans le chapitre « Durée de la vie » (16e) : « Dès l’origine j’ai pratiqué la voie des bodhisattvas » (SdL-XVI, 219) – a également manifesté l’illumination en pratiquant la Loi merveilleuse, la cause ultime pour manifester la bouddhéité. Le Bouddha « sait » parfaitement la noblesse de la vie de celles et ceux qui se consacrent à Loi merveilleuse. Et, à l’époque mauvaise après la disparition de Shakyamuni, Nichiren, le bouddha de l’époque de la Fin de la Loi, révéla l’unique Loi fondamentale, Nam-myoho-renge-kyo. La vie du bouddha éternel bat dans le cœur de ceux qui récitent Nam-myoho-renge-kyo. La vie de toute personne qui se consacre au vœu de kosen rufu est en totale osmose avec celle du Bouddha. Cette personne peut faire surgir du plus profond de sa vie une compassion aussi vaste que l’océan, une sagesse aussi illimitée que le ciel et un courage aussi intrépide et inébranlable qu’une montagne majestueuse. Nos efforts patients pour propager la Loi font briller avec éclat l’état de bouddha ; c’est la dimension ultime à laquelle nous pouvons nous élever en tant qu’être humain. M. Toda a dit que les problèmes et les souffrances nous permettent d’approfondir et de renforcer notre foi et, par conséquent, de faire s’épanouir les fleurs du bonheur à l’avenir. Aspirer à la quintessence de la révolution humaine Alors que je me rendais à Osaka pour y être questionné par la police à l’époque de l’incident d’Osaka, M. Toda m’offrit un exemplaire de son roman La Révolution humaine, tout récemment publié, qu’il avait écrit sous le pseudonyme Myo Goku. Dans la postface du livre, intitulée L’essence de la révolution humaine, il écrit : « La véritable révolution humaine reste à faire. Mon vœu le plus cher est que vous luttiez avec courage contre les trois puissants ennemis, remportiez la victoire sur les trois obstacles et les quatre démons, et fassiez ­l’expérience de la quintessence de la révolution humaine qui est le plus grand bienfait dans la foi. » Il nous dit en somme qu’affronter les obstacles et les surmonter nous permet de mener une vie de triomphe grâce à notre révolution humaine. Le 17 juillet 1976, date du 19e anniversaire de ma libération après ma garde à vue lors de l’incident d’Osaka [en 1957], j’ai travaillé à la composition du Chant de la révolution humaine 24, en hommage à mon maître. Une stèle en pierre sur laquelle sont gravées ses paroles se trouve dans la cour nord du Hall du Grand Vœu de kosen rufu, achevé il y a dix ans [en 2013]. « Une mission à accomplir en ce monde » Comme je l’ai écrit dans ce chant, « Nous avons une mission à accomplir en monde. » Ensemble, considérons les obstacles comme un honneur et relevons courageusement tous les défis. Avançons avec audace sur la voie de notre serment de propager la Loi merveilleuse et écrivons l’histoire victorieuse de la révolution humaine qui illuminera la voie vers un avenir radieux ! Prenez votre place et je prendrai la mienne, […] Allez de l’avant, et j’irai aussi de l’avant 25. Ensemble avec nos compagnons de croyance du monde entier, allons de l’avant sur la grande voie du mouvement Soka, en suivant l’esprit de non-dualité du maître et du disciple, et en formant une solide unité selon le principe « différents par le corps, un en esprit », pour la pérennité de la Loi !