Octobre 2025

Étude bouddhique

Thème

Citations

Jour après jour, mois après mois

Commençons chaque journée avec l’énergie du soleil levant. Ceux qui passent à l’action avec une détermination fraîche sont éternellement jeunes. (Série d’essais « Notre voie éclatante vers la victoire »)   La santé est notre priorité – dans notre vie quotidienne, au travail et dans les activités de kosen rufu. Prions, ne ménageons pas nos efforts, prenons soin de notre santé et faisons preuve de sagesse pour nous maintenir en bonne forme. (Discours prononcé à la réunion générale de la SGI, octobre 1995)   La non-dualité entre maître et disciple est le lien humain le plus profond. Il n’existe rien de plus noble ni de plus fort que le lien unissant le maître et les disciples qui partagent le grand vœu de kosen rufu et luttent pour le réaliser. (Série d’essais « Le chant de la victoire humaine »)   Nous ne pouvons pas tromper notre propre cœur. Nous devons remporter la victoire là où nous sommes – une victoire qui nous permet de dire en toute honnêteté que nous avons tout donné. Ceux qui agissent de la sorte sont de véritables champions. (Série d’essais « Notre voie éclatante vers la victoire »)   Un dialogue sincère fondé sur le souhait commun du bonheur et du bien-être de chacun est la clé pour cultiver la véritable démocratie. Exprimons-nous avec assurance au nom de la vérité ! (Série d’encouragements « Diffuser la lumière éclatante des écrits de Nichiren »)   Plus nous prions et passons à l’action, plus nous accumulons de la bonne fortune. Jour après jour, faisons tout ce qui est nécessaire pour faire avancer kosen rufu ! (Discours prononcé à la réunion mensuelle des responsables, mars 2007)   Allons à la rencontre des autres pour les écouter. Rencontrons-les pour dialoguer. Encourageons une personne puis une autre et, ensemble, dressons-nous. Kosen rufu commence par ces actions. (Série d’essais « La citadelle éternelle du mouvement Soka »)   Récitez Nam-myoho-renge-kyo d’une voix éclatante, avec la puissance d’un lion qui rugit et la dignité et la prestance d’un souverain. Rappelez-vous de toujours prier avec l’ardeur, la détermination et le dynamisme de celui qui est déterminé à remporter la victoire. (Discours prononcé à la réunion nationale des responsables du département de la jeunesse, novembre 2007)   Aider les êtres humains à devenir sages, à devenir des philosophes rois, est la clé pour parvenir à une véritable démocratie. Et c’est la tâche à laquelle nous, membres de la Soka Gakkai, nous nous sommes consacrés. (La Nouvelle Révolution humaine, vol. 6, chap. « Long voyage », p. 99)   Si nous devons nous exprimer, alors offrons des mots empreints de bonté et de vérité qui réunissent les gens. Partageons des paroles positives et encourageantes. (Série d’essais « La citadelle éternelle du mouvement Soka »)   C’est toujours le courage des jeunes qui ouvre la voie vers une nouvelle ère. Quand un jeune courageux se dresse résolument, il peut ouvrir une voie, même au cœur du plus difficile des défis. (Discours prononcé à la réunion mensuelle des responsables, août 1989)   « Que les difficultés m’assaillent ! » « Je ne serai pas vaincu ! » cet esprit d’engager la lutte fait fuir les fonctions négatives. Seuls ceux qui continuent d’aller de l’avant peuvent ouvrir la voie et remporter des victoires éclatantes. (Discours prononcé à la session d’entraînement conjointe, août 2005)   Le cœur du roi-lion, c’est l’esprit de défi. C’est agir avec audace sans jamais céder aux difficultés. Le courage de s’exprimer joyeusement et avec conviction ouvre le cœur de vos amis et le transforme. (Série d’encouragements « Suivre la grande voie vers la victoire avec un cœur jeune »)   « Je réussirai à coup sûr ! » – cette détermination active les fonctions protectrices de l’univers et transforme chaque chose en ami et allié. Rien n’a plus de force que la foi pour briser tous les obstacles et dépasser nos limites. (Série d’encouragements « Vivre avec les écrits de Nichiren »)   La vie est une lutte. La vie de ceux qui font surgir le courage de lutter pour la justice au moment crucial brillera d’un éclat sans pareil. (Discours prononcé à la réunion mensuelle des responsables, mars 2001)   Quelle est la plus grande source de fierté pour les trois présidents fondateurs de la Soka Gakkai ? C’est le fait d’avoir lutté de toutes leurs forces contre la nature destructrice de l’autorité pour protéger la liberté et le bonheur des personnes ordinaires, et d’avoir remporté la victoire. (Série d’essais « Notre voie éclatante vers la victoire »)   L’époque de la Fin de la Loi est un âge corrompu, souillé par les cinq impuretés 1, où les conceptions déformées se propagent et les personnes ne savent plus faire la distinction entre ce qui est juste et erroné. Dans une telle époque, ce sont les efforts indéfectibles pour s’exprimer en faveur de la vérité et de la justice qui ouvriront la voie de kosen rufu. (Discours prononcé à la réunion des représentants des responsables, novembre 2008)   Nous investir totalement, jour après jour. Dépasser nos limites. Faire tout ce qui est en notre pouvoir. Tel est l’esprit de défi caractérisant la non-dualité du maître et du disciple dans le mouvement Soka. (Série d’essais « Notre voie éclatante vers la victoire »)   Nos dialogues insufflent de l’espoir. Nos dialogues créent une ère des personnes ordinaires, grâce au pouvoir de la foi en l’être humain. (Série d’essais « Apprendre des écrits de Nichiren »)   Rien de grand ne peut être accompli sans des efforts constants. L’achèvement d’une phase marque le début d’une autre. Chaque étape doit mener à la création d’une nouvelle page, encore plus magnifique, de notre histoire. (La Nouvelle Révolution humaine, vol. 30-I, chap. « Grande montagne »)   Il n’existe pas de trésor plus précieux que la vie. Poursuivons nos efforts pour faire du principe bouddhique du respect suprême de la dignité de la vie l’esprit universel de notre temps. (Série d’encouragements « Les enseignements humanistes pour la victoire »)   Il est important que les parents pratiquent le bouddhisme de Nichiren avec leurs enfants. Les enfants apprennent la pratique bouddhique et en héritent en observant leurs parents. (Série d’essais « La lumière du siècle de l’humanisme »)   Regardons devant nous. Espoirs, rêves et victoires nous attendent. Quand nous levons les yeux et continuons à aller de l’avant, de nouveaux horizons s’ouvrent. (Série d’essais « Notre voie éclatante vers la victoire »)   Le bouddhisme de Nichiren existe pour le bien de chaque personne. Par conséquent, nos actions devraient s’appuyer sur le respect de chacune et de chacun et sur le souhait de voir leur vie briller du plus grand éclat. La finalité de la Soka Gakkai est d’apporter paix et bonheur à tous. (Série de commentaires « Le bouddhisme du soleil »)   Nos difficultés nous permettent de développer notre sagesse et notre humanisme. En ayant cela à l’esprit, allons de l’avant avec confiance et sang-froid. Menons une vie joyeuse et intense en restant fidèles à ce que nous sommes. (Discours prononcé à la conférence des représentants des départements, août 2002)   Quel est le but de la vie ? Être heureux. Quelle est la clé du bonheur ? Notre état de vie. Fondamentalement, la manière d’élargir notre état de vie consiste à réciter Nam-myoho-renge-kyo. (Discours prononcé à l’occasion d’un événement culturel à Bonn, en Allemagne, juin 1991)

Paroles d'encouragement

C’est à vous, mes jeunes successeurs, que je transmets le relais

Polir notre vie par la récitation de Nam-myoho-renge-kyo Le président Ikeda enseigne que la récitation de Gongyo et Daimoku est la clé pour faire évoluer votre vie dans la meilleure direction possible, même si nous ne voyons peut-être pas les résultats immédiatement. Ne vous inquiétez pas s’il vous paraît difficile de garder votre cap – renouvelez votre détermination et prenez un nouveau départ. Le président Ikeda a transmis un jour les encouragements suivants concernant l’importance de Gongyo et de Daimoku. Vos dents s’abîmeront si vous ne les brossez pas chaque jour. Votre chambre deviendra sale si vous n’y faites jamais le ménage. Votre miroir se ternira si vous ne le polissez pas. De la même façon, notre vie se ternira si nous ne la polissons pas constamment. Faire Gongyo matin et soir et réciter Nam-myoho-renge-kyo constituent le processus qui nous permet de polir notre vie. Il faut polir les diamants et saphirs bruts pour qu’ils brillent comme des joyaux. Chacun de vous – et même en fait tous les êtres humains – est une pierre précieuse à l’état brut, qui possède en elle le brillant état de vie du Bouddha. C’est en polissant notre vie que nous devenons « d’étincelants joyaux ». Nous ne pouvons sans doute comprendre cela que grâce à notre expérience personnelle. Voilà pourquoi il est important de nous lancer des défis, même modestes au départ, puis de plus en plus grands. En faisant Gongyo et en récitant Nam-myoho-renge-kyo chaque jour, vous pouvez mettre votre vie sur la bonne orbite et vous écarter du malheur et de la malchance. Les résultats de vos prières seront peut-être immédiats alors que pour d’autres ils apparaîtront plus lentement, de même qu’un arbre pousse peu à peu. En regardant en arrière, il est possible aussi que vous ayez le sentiment qu’un objectif pour lequel vous avez décidé de pratiquer ne s’est pas réalisé. En tout cas, votre vie continuera à coup sûr à suivre une direction positive. Il ne fait aucun doute que la meilleure façon d’avancer s’ouvrira alors devant vous. Extrait de Dialogue de l’espoir Ayez la patience de lire et développez votre imagination Aimez-vous lire ? Certains d’entre vous ont peut-être le sentiment que ce n’est pas leur point fort ou vous trouvez difficile de lire un livre dans sa totalité. Dans cet extrait, le président Ikeda, lecteur passionné depuis sa jeunesse, partage ses conseils et ses réflexions sur la lecture. Bien sûr, il n’y a pas de méthode de lecture qui convienne à tous et toutes les approches sont possibles. On peut parfois se contenter d’un survol. Mais n’oubliez pas que si vous persévérez dans votre lecture en faisant simplement preuve d’un peu de patience, il y a de bonnes chances pour que vous y trouviez un intérêt. De grandes œuvres de la littérature mondiale peuvent peut-être vous sembler ennuyeuses au début à cause de longues descriptions de paysages ou d’arrière-plans historiques qui vous paraîtront interminables. Il vous suffit alors de survoler ces parties pour y revenir plus tard. Si, en persévérant, vous ne découvrez toujours rien qui trouve un écho en vous, alors prenez un autre livre. En prenant ainsi l’habitude de faire preuve d’un peu de patience dans la lecture, vous pourrez développer votre imagination et vos facultés de compréhension, ce qui rendra votre lecture plus agréable. Je crois que l’imagination est cruciale pour mener une vie riche et significative. En y réfléchissant, vous vous rendrez compte que les bandes dessinées, les spectacles télévisés et les films sont aussi le fruit de l’imagination humaine. Beaucoup de ces créations ont d’ailleurs été inspirées par de grandes œuvres littéraires. De même, les nouvelles technologies comme l’informatique sont nées du cœur et de l’esprit de personnes qui ont eu une idée et se sont appliquées à en faire une réalité. L’imagination est le moteur des progrès de l’humanité. L’imagination est créativité. Extrait de Dialogues de l’espoir Semer les graines de la paix dans le monde entier Le 24 août est le jour où le président Ikeda a adhéré à la Soka Gakkai. Tout a commencé par sa rencontre avec son maître, Josei Toda, lors d’une réunion de discussion en 1947. À partir de ce moment-là, le président Ikeda s’est engagé dans d’innombrables dialogues et a bâti un réseau de paix dans le monde entier, comme son maître l’y avait incité. Dans l’extrait suivant, le président Ikeda se souvient de cette rencontre décisive. Des amis m’avaient emmené à une réunion de discussion de la Soka Gakkai où je vis un homme doté de lunettes aux verres épais s’adresser à un groupe d’une vingtaine de personnes. « Je veux supprimer tous les malheurs et toutes les souffrances de la surface de la Terre ! » dit-il ce soir-là avec une voix passionnée qui résonna dans toute la pièce. Josei Toda faisait un cours sur le traité de Nichiren Sur l’établissement de l’enseignement correct pour la paix dans le pays qui enseigne que, afin d’apporter la paix dans le monde, chaque personne doit agir sur la base d’une philosophie de vie correcte. Après la fin de son cours, je lui ai demandé : « Quel est, selon vous, le mode de vie correct ? » Il me répondit avec beaucoup de chaleur humaine et d’un ton familier, comme s’il me connaissait depuis longtemps. Puis il ajouta : « Essayez donc de pratiquer le bouddhisme de Nichiren. Vous êtes jeune. Si vous faites cela, à un moment donné, vous constaterez sans doute que vous suivez la voie correcte dans la vie. » Je ne saisissais pas à l’époque combien les enseignements bouddhiques étaient profonds mais je sentais intuitivement que je pouvais faire entièrement confiance à M. Toda. Dix jours plus tard, le 24 août – qui était, selon mes souvenirs, un dimanche particulièrement chaud et ensoleillé – ,j’ai adhéré à la Soka Gakkai et je me suis lancé dans mon voyage sur la voie de maître et disciple. Soixante-six ans se sont écoulés depuis [en 2013]. En suivant les enseignements de M. Toda, j’ai engagé une lutte pour la paix par le dialogue et j’ai semé les graines de la paix dans le monde entier. Extrait de Dialogue pour l’avenir

Réflexions sur la NRH

Réflexions sur La Nouvelle Révolution humaine

Singapour, une citadelle de citoyens du monde Par Ho Goku 1 Ce fut véritablement un voyage dans le XXIe siècle. Le soir du 22 novembre, je suis arrivé à l’aéroport international Changi, à Singapour, la magnifique ville du Lion. Sur le lieu de notre hébergement, nous avons été accueillis par le rythme vif et joyeux de la pluie qui jouait une mélodie divine. Le lendemain matin, la ville était fraîche et verte après la pluie. Les feuilles de palmier se balançaient dans la brise, et un peu partout on pouvait voir s’ouvrir les bougainvillées ainsi que de nombreuses autres fleurs aux couleurs éclatantes. Les gratte-ciel, symboles du développement économique, se dressaient dans le ciel, et la ville vibrait d’une énergie dynamique. Les vents de l’avenir soufflaient toujours dans ce lieu. C’était mon troisième voyage à Singapour, et mon premier en cinq ans. Lors de cette visite qui suivait les célébrations du 70e anniversaire de la fondation de la Soka Gakkai, j’ai entamé mon 70e voyage pour la paix – un voyage destiné à ouvrir enfin le rideau sur le siècle du mouvement Soka. Le 23 novembre, lendemain de mon arrivée, j’ai rendu une visite de courtoisie au président de Singapour, M. S. R. Nathan, à ­l’Istana, la résidence officielle du chef de l’État. Le jour suivant, le 24, j’ai reçu, en tant que représentant de tous les membres de la SGI, un doctorat honoris causa ès lettres de l’université de Sydney, l’institution d’enseignement supérieur la plus ancienne d’Australie, lors d’une cérémonie de remise des diplômes organisée ici même à Singapour. Je suis ravi de pouvoir écrire une nouvelle page dorée de l’histoire avec tous mes compagnons de cette nation des lions, et j’espère que nous continuerons à en écrire d’autres à l’avenir.   Cette année [2000] marque le quarantième anniversaire du début de mes voyages pour la paix mondiale. Il me semble donc approprié de partager avec vous un peu de l’histoire des premiers jours de notre mouvement de kosen rufu à Singapour. Bien que ce ne fût pas une visite officielle, j’ai foulé le sol de la ville du Lion pour la première fois, le 29 janvier 1961. C’était lors d’une escale, en route vers l’Inde, au cours d’un voyage entrepris avec la détermination de réaliser la transmission du bouddhisme vers l’ouest, prédite par Nichiren, et qui constituait également le vœu le plus cher de mon maître Josei Toda. La nuit commençait à tomber sur l’aéroport lorsque nous avons atterri pour faire le plein. Alors que j’attendais dans l’aérogare, j’ai levé les yeux vers les étoiles que l’on pouvait voir à travers les fenêtres. Elles étaient magnifiques. Mais lorsque j’ai repensé à l’histoire douloureuse de Singapour, à son invasion par le Japon, aux innombrables innocents tués, et à la souffrance cruelle infligée à tant de personnes, mon cœur s’est serré de douleur comme si on le déchirait. Je décidai alors, en cet instant précis, qu’en tant que Japonais je consacrerais ma vie à apporter la paix et le bonheur au peuple de Singapour. J’ai prié sincèrement en y mettant tout mon cœur : « Émergez, bodhisattvas surgis de la Terre ! Assemblez-vous, mes camarades dotés d’une grande mission ! » – afin qu’un nouveau matin glorieux se lève sur Singapour. En août 1963, environ deux ans et demi plus tard, notre premier district fut formé à Singapour. Le 9 août 1965, Singapour devint une nation indépendante. En juin 1967, M. Koh Kian Boon – qui devint plus tard directeur général de la Soka Gakkai de Singapour – fut nommé responsable de district. Le chapitre Singapour fut établi en août 1969, quatre ans après l’indépendance du pays. Le premier responsable de chapitre et la première responsable du département des femmes étaient Toshio et Haruko Oshiro, qui avaient quitté le Japon pour s’installer à Singapour en raison du travail de Toshio. En coopération étroite avec M. Koh, le couple persévéra avec ténacité et constance dans les activités de la Soka Gakkai. Nos archives montrent que, en janvier 1970, il y avait 324 familles pratiquantes à Singapour. Plus tard cette année-là, les Oshiro retournèrent au Japon. Je suis heureux de vous dire qu’ils continuent d’être actifs, en première ligne de notre mouvement à Hachioji, dans la préfecture de Tokyo, respectivement en tant que vice-responsable du siège et vice-responsable du département des femmes. M. Koh, quant à lui, est devenu responsable du chapitre Kuala Lumpur, en Malaisie, pays où il se consacra sincèrement à kosen rufu. Après avoir posé de solides fondations pour l’organisation de la Soka Gakkai en Malaisie, M. Koh retourna à Singapour, la ville du Lion, où il exerça la fonction de responsable central dans son quartier, puis de directeur général, et s’investit sans relâche pour le bonheur de ses compagnons de pratique. La Soka Gakkai de Singapour fut créée en janvier 1972. M. Koh fut remplacé par M. Ong Bon Chai dans sa fonction de directeur général, et il continua à inspirer les jeunes lions de Singapour afin qu’ils se dressent fermement pour faire retentir leur chant de vérité, de justice et de victoire.   Aujourd’hui, le réseau de personnes luttant pour la paix et ­l’humanisme, fondé sur l’esprit du bouddhisme, s’est largement étendu dans la société singapourienne, et la Soka Gakkai y est considérée comme une source d’espoir et un pilier digne de confiance. Comment cela a-t-il été possible ? M. Koh, aujourd’hui directeur général honoraire de la Soka Gakkai de Singapour, explique : « Nous avons tous fait le serment de pratiquer sincèrement l’enseignement du Sûtra du Lotus : “[…] tu devras te lever et le saluer de très loin, en lui montrant autant de respect que s’il s’agissait d’un bouddha” (SdL-XXVIII, 303). Et c’est exactement ce que nous avons fait. C’est l’esprit que partagent tous les pratiquants à Singapour. » Le bouddhisme enseigne que nous possédons tous le noble état de vie suprême de bouddha. Ainsi, nous devrions traiter chaque personne avec le plus grand respect, conscient qu’elle possède une mission profonde et un éclat comparable à celui du diamant. Tel est le chemin de l’humanisme bouddhique, le chemin que le bouddhisme nous enseigne de suivre en tant qu’êtres humains. Cet esprit consistant à respecter chaque personne a permis à notre organisation de Singapour de bâtir une unité harmonieuse et indestructible comportant de nombreuses personnes unies par un même cœur et un même esprit. C’est cela qui a permis aux pratiquants de Singapour de créer un courant ininterrompu de jeunes successeurs confiants, qui avancent librement en manifestant toute la mesure de leurs talents.   Le bouddhisme enseigne les principes selon lesquels « la foi se manifeste dans la vie quotidienne » et « le bouddhisme se manifeste dans la société ». Cela signifie que la philosophie humaniste du bouddhisme, en tant qu’héritage commun de l’humanité, devrait être mise en pratique dans nos vies et contribuer à nos sociétés respectives. En effet, le bouddhisme enseigne que la véritable foi réside uniquement dans une pratique aussi active et engagée. Et kosen rufu est le nom que nous donnons à nos efforts pour transcender les barrières de langue, d’ethnie et d’autres différences pour rassembler les gens, forger l’harmonie, et créer la paix et le bonheur pour l’humanité.   Singapour est une terre de jeunes. C’est un pays plein d’énergie et d’harmonie, qui est en pleine construction et se développe sans cesse. Mon maître Josei Toda, disait : « Ce sont la passion et la force de la jeunesse qui créent une nouvelle ère. » À l’aube d’un nouveau siècle, je voudrais adresser ces mots aux jeunes pratiquants, qui sont les piliers de Singapour. Le nouveau siècle appartient aux jeunes. Tant qu’ils restent vifs et énergiques, le regard brillant d’espoir, leur pays continuera de croître et prospérer. Jeunes lions ! Camarades dotés d’une mission commune ! Élancez-vous ensemble ! Avec fierté, confiance et sérénité, donnons le signal du départ tout en nous élançant sur le vaste océan du troisième millénaire dont les vagues dansent et reflètent l’espoir. Gloire à Singapour ! Majulah Singapura ! (En avant, Singapour !)

Étude bouddhique

Nichiren – Un grand vœu de compassion pour le bonheur de l’humanité

Partie XVIII. Installation au mont Minobu Nichiren quitta Kamakura le douzième jour du cinquième mois de l’année 1274 et s’installa sur le mont Minobu, dans le village de Hakiri, dans la province de Kai 1. Le dix-septième jour du sixième mois, il commença sa vie à Minobu dans une modeste demeure qu’on lui avait offerte. Un mois auparavant, le dix-septième jour du cinquième mois, après avoir atteint la rivière Minobu, au pied du mont éponyme, Nichiren envoya une lettre intitulée Le chemin vers Minobu à Toki Jonin, dans la province de Shimosa 2. Il y déclare : « Le douzième jour, nous avons atteint Sakawa, le treizième, Takenoshita, le quatorzième, Kurumagaeshi, le quinzième, Omiya, le seizième, Nambu, et le dix-septième, ce lieu3. « Bien que je sois encore indécis, cet endroit dans les montagnes me convient pour l’essentiel, et il est donc probable que j’y reste un certain temps. En fin de compte, mon destin sera sans doute d’errer seul à travers le Japon. Mais, si je demeure ici, j’aimerais beaucoup que vous me rendiez visite. » (WND-II, 480) À en juger par la fin de cette lettre, où il envisage la possibilité d’une vie d’errance, Nichiren n’avait pas encore pris la décision de s’installer définitivement à Minobu. Hakiri Rokuro Sanenaga, l’intendant local en charge de Minobu, avait été converti par Nikko 4 et était devenu un disciple de Nichiren. Minobu présentait également des avantages géographiques pour Nichiren. Situé à une distance modérée de Kamakura, lieu central du gouvernement, il en était aussi suffisamment éloigné pour que le shogunat de Kamakura le considère comme un reclus ne nécessitant plus son attention. En même temps, Minobu restait assez proche de beaucoup de ses disciples. Dans cette lettre, Nichiren évoque une famine si grave que l’on ne pouvait pas se procurer la moindre portion de riz, au point que lui et les disciples qui l’accompagnaient risquaient de mourir de faim. La situation était si critique qu’il choisit de renvoyer ces disciples chez eux. Dans ces conditions, Nichiren s’installa dans une modeste habitation construite pour lui à Minobu. Il y écrivit de nombreuses lettres pour encourager ses disciples dispersés dans divers lieux. Il leur offrit un soutien sincère et approfondi, en les encourageant continuellement pour que chacun puisse persévérer avec une foi solide et surmonter les épreuves de la vie. Les disciples de Nichiren se rendaient également eux-mêmes à Minobu ou envoyaient des messagers en leur nom pour lui apporter divers objets et provisions à titre de don afin de le soutenir et de subvenir à ses besoins. Selon la lettre Réponse à Ueno, qu’il écrivit lors du septième mois, la nonne séculière Ueno et son fils Nanjo Tokimitsu lui offrirent dix cordons de pièces de cuivre, deux paquets d’algues de rivière et vingt bottes de gingembre (cf. WND-II, 495). Nichiren exprime sa joie sen apprenant le développement de Tokimitsu, et sa profonde gratitude pour la sincérité de ces offrandes. La lettre de Nichiren Choisir le cœur du Sûtra du Lotus Pendant son séjour au mont Minobu, Nichiren envoya à son disciple Toki Jonin une lettre intitulée Choisir le cœur du Sûtra du Lotus (cf. WND-II, 481) qu’il avait commencé à rédiger alors qu’il était encore en exil sur l’île de Sado 5. Dans cette lettre, Nichiren évoque l’importance respective des différents sûtras exposés par Shakyamuni, identifiant le Sûtra du Lotus comme le plus élevé de tous. Par ailleurs, reprenant la question « pour qui le Sûtra du Lotus a-t-il été enseigné ? », Nichiren souligne que le Sûtra indique : « […] l’époque de la Fin de la Loi est la période cruciale, et, à cette époque, Nichiren est la personne cruciale. » (Ibid.) Autrement dit, il révèle que la Loi a été enseignée pour le bien de tous les êtres vivants de l’époque de la Fin de la Loi et, avant tout, pour lui-même. Il écrit dans la section finale : « Question : Durant les plus de deux mille ans écoulés depuis la disparition du Bouddha, quelles sont ces “lois cachées” que Nagarjuna, Vasubandhu, Tiantai et Dengyo n’ont pas révélées ? « Réponse : Ce sont l’objet de vénération de l’enseignement essentiel, le lieu de culte de l’enseignement essentiel et les cinq caractères du Daimoku de l’enseignement essentiel. » (Ibid., 488) Nichiren indique que « l’objet de vénération de l’enseignement essentiel, le lieu de culte de l’enseignement essentiel et les cinq caractères du Daimoku de l’enseignement essentiel » constituent le grand enseignement qui doit être répandu à l’époque de la Fin de la Loi. Ils sont connus sous le nom de Trois Grandes Lois cachées de Nam-myoho-renge-kyo6. Nichiren déclare avoir abandonné les approches des enseignements bouddhiques, développée et résumée, préférant adopter leur quintessence, laquelle réside dans les cinq caractères de Myoho-renge-kyo7. Il affirme que Myoho-renge-kyo en exprime la quintessence, car Shakyamuni en a confié la propagation aux bodhisattvas surgis de la Terre pour le bien de tous les êtres humains à l’époque de la Fin de la Loi. À la fin de cet écrit, Nichiren évoque les signes indiquant que l’enseignement essentiel de Nam-myoho-renge-kyo se répandra à l’époque de la Fin de la Loi. Au cours des premier et deuxième mois de cette année-là (1274), des rapports indiquaient que deux soleils et deux étoiles du matin étaient apparus dans le ciel 8. Selon Nichiren, cela signifie que deux rois ou deux princes héritiers apparaîtront dans un même pays, un signe annonciateur d’un grand désordre. Il soutient également que, comme les sûtras le prédisent, c’est dans une telle période de conflit que la Grande Loi se répandra pour apaiser les troubles dans la société, apporter le bonheur au peuple et instaurer la paix. Après que la nation aura traversé ce type de désordre, affirme-t-il, le bodhisattva Pratiques-Supérieures et d’autres sages apparaîtront immanquablement pour établir les Trois Grandes Lois cachées de l’enseignement essentiel, et kosen rufu se développera à travers le monde. À en juger par ses déclarations dans Choisir le cœur du Sûtra du Lotus, Nichiren a fait de Minobu l’assise d’une nouvelle étape de ses activités, dans la perspective d’une large transmission, à long terme, de la Loi merveilleuse. Le président Ikeda écrit ceci sur l’objectif du déplacement de Nichiren au mont Minobu : « Il est évident que Nichiren avait des objectifs clairs en faisant ce choix. L’un d’eux était de consolider son enseignement en vue de la transmission à grande échelle de la Loi à l’époque de la Fin de la Loi, pour l’éternité. Un autre était de former des disciples engagés pour kosen rufu, qui prendraient la relève, en partageant le même vœu et en déployant les mêmes efforts que lui. « Avant son exil à Sado, Nichiren avait mené seul son combat, risquant littéralement sa vie, pour ouvrir le chemin de kosen rufu. Désormais, déterminé à établir les fondations d’une propagation à grande échelle à l’époque de la Fin de la Loi, il cherchait à encourager ses disciples à entreprendre la même lutte que lui, afin d’élargir et de renforcer le mouvement de kosen rufu 9. » L’expansion de l’Empire mongol Au cours du dixième mois de l’année 1274, la mise en garde de Nichiren concernant une invasion étrangère, formulée dans son traité Sur l’établissement de l’enseignement correct pour la paix dans le pays, se réalisa lorsque l’Empire mongol envoya une expédition militaire pour envahir le Japon. Il peut être utile ici de revenir sur la relation entre l’Empire mongol et le Japon. Gengis Khan (1165 ?-1227) fonda l’Empire mongol en 1206. Celui-ci englobait un vaste territoire composé de terres conquises par les Mongols, à l’origine un peuple nomade habitant la région du plateau de Mongolie et du désert de Gobi. Les Mongols poursuivirent leur expansion vers l’est et l’ouest. Lorsque Möngke Khan (1209-1259), petit-fils de Gengis Khan, accéda au trône en 1251, il envoya son frère Kubilaï (1215-1294) conquérir des territoires à l’est et son frère Hülegü (1217 ?-1265) faire de même à l’ouest. Hülegü vainquit la dynastie islamique abbasside, entraînant sa chute, et fonda l’Ilkhanat, une dynastie mongole centrée sur la région correspondant à l’Iran actuel. Kubilaï, quant à lui, poursuivit l’expansion mongole en Orient. En 1257, Möngke lança sa propre campagne contre la dynastie chinoise des Song du Sud, mais mourut de maladie en 1259. L’année suivante, Kubilaï monta sur le trône en tant que cinquième empereur, mais dut mener une guerre civile de cinq ans avant de consolider son autorité sur l’empire. À cette époque, l’Empire mongol s’était fragmenté en quatre vastes territoires. Kubilaï créa une nouvelle ville, Dadu (ou « Grande Capitale », l’actuelle Pékin). Il établit des routes commerciales terrestres et maritimes, et, avec l’essor du commerce maritime, il constitua également une flotte. Dans ce contexte, en tant qu’« empereur du grand Empire mongol », Kubilaï chercha à établir des relations diplomatiques avec le Japon. En août 1266, il adressa une lettre officielle au « roi du Japon » et en confia la transmission au royaume de Goryeo, qui administrait la péninsule coréenne sous domination mongole. Cette lettre parvint au Japon en 1268. Tout au long de l’Histoire, les souverains chinois considéraient les pays jouxtant la Chine comme des États vassaux – conformément à leur vision sino-centrique du monde 10. En règle générale, ces États versaient un tribut à l’empereur chinois qu’ils reconnaissaient formellement comme leur suzerain. Cela avait été plus ou moins le cas du Japon jusqu’à l’époque Heian (794-1185), durant laquelle il cessa d’envoyer des émissaires en Chine. Après la chute de la dynastie Tang en 907, le Japon adopta la position selon laquelle son empereur était d’un rang égal à celui de l’empereur de Chine, ce qui mit fin aux relations diplomatiques officielles entre les deux pays. Dans ce contexte historique, le Japon ignora la lettre officielle envoyée par l’Empire mongol que Kubilaï avait renommé dynastie Yuan en Chine, et qui cherchait à établir des relations diplomatiques ainsi qu’à exiger un tribut de la part du Japon. À la fin de la lettre, on pouvait lire : « Qui souhaiterait avoir recours aux armes ? » Percevant cela comme une menace d’usage de la force militaire si le Japon n’obéissait pas, le gouvernement de Kamakura renvoya les émissaires mongols sans leur donner de réponse et commença à se préparer à une invasion. Les Mongols envoyèrent de nombreux messagers au Japon, mais, en raison de la méfiance du shogunat à leur égard, ils ne reçurent jamais la réponse qu’ils espéraient. (À suivre) Orientations données par Ikeda Sensei Où qu’il se trouve, Nichiren ne relâchait jamais ses efforts pour transmettre la Loi. À la fin de Choisir le cœur du Sûtra du Lotus (WND-II, 481-494) qu’il rédigea immédiatement après son installation au mont Minobu, il expose sa vision pour la réalisation de kosen rufu [...] Nichiren exprime une grande confiance dans le fait que le moment de kosen rufu finira par arriver. Loin de se « retirer », il engagea une lutte acharnée par les mots afin d’établir les fondations d’une ère où ses enseignements se répandraient largement […] [Ses disciples] entreprirent des activités dans leurs communautés respectives […] Et il ne fait aucun doute qu’ils étaient engagés corps et âme dans la mission de transmettre la Loi, avec exactement le même esprit que Nichiren. Partout, les disciples étaient animés d’une détermination inébranlable à établir les fondations d’un vaste mouvement de transmission de la Loi merveilleuse par leurs propres efforts. Au cours de la « contre-offensive » de Nichiren après son exil à Sado, il y eut de nombreux moments marquants, tant dans la transmission de la Loi qu’à travers des preuves factuelles du pouvoir de la foi, mettant en lumière des disciples dévoués tels que Shijo Kingo, les frères Ikegami, et bien d’autres encore. En réalité, le fait de partager la Loi merveilleuse constituait déjà le cœur de la pratique bouddhique des disciples à l’époque même de Nichiren 11.   Tout le pays était alors en proie à une grande tension, tant l’invasion des Mongols semblait inévitable. C’est dans ce contexte que la révolution religieuse menée par Nichiren entra dans une nouvelle phase vers la réalisation de ses objectifs : le bonheur du peuple, la paix dans le pays et la revitalisation du bouddhisme au Japon. En d’autres termes, le mouvement de kosen rufu avait atteint un tournant décisif : le début d’une nouvelle ère pendant laquelle des disciples authentiques allaient s’engager pleinement sur cette voie. Cette période marquait le moment où ces disciples allaient perpétuer l’esprit et la pratique du pratiquant du Sûtra du Lotus, une époque où la détermination de lutter pour kosen rufu avec la même conscience que Nichiren vibrerait intensément dans le cœur de ses disciples. Il incombait désormais à chaque disciple de remporter personnellement une victoire éclatante en tant que pratiquant du Sûtra du Lotus. L’émergence d’une ère de successeurs qui se consacrent à perpétuer le mouvement pour kosen rufu est essentielle à l’établissement d’un bouddhisme véritablement centré sur le peuple. Cette « ère des disciples » prit naissance avec l’installation de Nichiren au mont Minobu 12.

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