Septembre 2025

Étude bouddhique

Thème

Messages SGI

Faire émerger un courant mondial de respect de la dignité de la vie

«Rien n’est plus précieux que la paix. Rien ne procure plus de bonheur que la paix. » Ces mots immuables traduisent l’appel intemporel à la paix éternelle du président Daisaku Ikeda. Ce sont les premières phrases de son roman La Nouvelle Révolution humaine. Empreint d’une conviction inébranlable et d’une passion sincère, ce magnifique appel plein d’audace résonne depuis les profondeurs de son être. Le président Ikeda écrivit cela le 6 août 1993, jour anniversaire de l’horrible bombardement atomique de Hiroshima. Avoir choisi cette date pour commencer à écrire La Nouvelle Révolution humaine est profondément significatif : cela traduit son vœu ­d’incarner ­l’héritage de son maître, Josei Toda, qui aspirait à faire disparaître la misère de la surface de la Terre et avait pris un engagement histo­rique en faveur de l’abolition des armes nucléaires. Cela montre également la profonde mission confiée à la Soka Gakkai. Le président Ikeda disait souvent : « Le début d’un roman est déterminant. J’ai, moi aussi, bataillé avec chaque mot, luttant et souffrant pour trouver la meilleure manière de commencer. » Les thèmes de la guerre et de la paix évoqués au tout début de La Révolution humaine et de La Nouvelle Révolution humaine sont présents dans l’ensemble de son œuvre. Cette année marque le 80e anniversaire des bombardements atomiques et de la fin de la Seconde Guerre mondiale. En gardant l’appel passionné à la paix de notre maître gravé à jamais dans nos cœurs, nous, membres du mouvement Soka, nous engageons à défendre éternellement le pacifisme et à lutter sans cesse en faveur de la paix.   Il y a soixante-quinze ans, le 24 août 1950, M. Toda et le jeune Daisaku Ikeda rencontrèrent un journaliste qui voulait écrire un article sur la crise à laquelle M. Toda était confronté dans ses affaires. Grâce à un dialogue sincère et ouvert, ils parvinrent à gagner la compréhension de ce journaliste. Après l’entretien, M. Toda se tourna vers son disciple : « Un jour, la Soka Gakkai aura besoin d’avoir son propre journal, si possible bientôt. Daisaku, j’aimerais que tu y réfléchisses. » Le soir même, M. Toda annonça son intention de se retirer de sa fonction de directeur général de la Soka Gakkai. Au cœur de sa plus grande épreuve, le maître choisit de confier à son disciple sa vision de ce qui allait devenir plus tard le journal Seikyo. Le président Ikeda veilla ensuite à ce que son maître devienne le président de la Soka Gakkai et, par ailleurs, il lança aussi le journal du mouvement. Le journal Seikyo, décrit comme une « arme » dans la lutte pour kosen rufu, est né des efforts sincères d’un disciple en parfaite unité d’esprit avec son maître. Le président Ikeda contribua par ses propres écrits à son développement. Plus que quiconque, il était convaincu du pouvoir immense d’un organe de presse et s’en servit librement comme moyen pour faire avancer kosen rufu. Lire chaque jour le Seikyo nous permet de puiser dans ses pages la force vitale et la sagesse dont nous avons besoin pour créer des amitiés. N’oublions jamais que la lecture régulière et constante du Seikyo est tout à fait essentielle pour faire émerger un courant mondial de respect de la dignité de la vie.

Citations

Jour après jour, mois après mois

Quand nous encourageons les autres, nous renforçons notre vie et gagnons en énergie. La finalité des activités de la Soka Gakkai, c’est de nous permettre de nous polir et de nous développer afin de mener une vie vraiment agréable et significative. (La Nouvelle Révolution humaine, vol. 28, chap. « Les chants de kosen rufu » [Traduction provisoire])   Persévérons dans nos actions, avançons régulièrement, pas à pas. Avec une force vitale éclatante, relevons chaque défi qui se dresse devant nous. (Discours prononcé à une réunion de responsables, février 2005)   Faire tout notre possible pour libérer du temps, passer à l’action et rencontrer d’autres personnes est en soi la pratique bouddhique. Cet esprit transforme notre état de vie. (Extrait d’un essai de la série « Le bouddhisme du soleil »)   Si vous êtes confrontés à dix difficultés, rassemblez une force vingt fois plus grande pour les surmonter. Si vous êtes confrontés à cent obstacles, faites émerger une force deux cents fois plus puissante. Tel est le cœur de notre pratique bouddhique. Tel est l’esprit de la Soka Gakkai. (Extrait de la série « Dialogues avec la jeunesse »)   Pour construire un monde meilleur, il est important d’exprimer avec audace et énergie ce qui est juste. C’est l’essence même de la démocratie. (Série d’essais « Notre voie éclatante vers la victoire »)   Les grandes tâches étant difficiles à réaliser, la joie qui en découle est immense. Notre pratique bouddhique – se consacrer à aider les autres à devenir heureux – est la tâche la plus noble et la plus difficile qui soit. (Série d’encouragements « Vers un avenir plein d’espoir avec les écrits de Nichiren »)   Ne vous plaignez pas – continuez à aller de l’avant ! L’important est de remporter la victoire là où vous vous trouvez. Relevez le défi de réaliser ce que vous devez faire et persévérez jusqu’au bout. (Série d’essais « La lumière du siècle de l’humanisme »)   Rien n’est plus authentique que la sincérité avec laquelle vous transmettez votre conviction aux autres. C’est là une vérité universelle. Il ne s’agit pas de faire preuve d’habileté ou de ruse. (Discours prononcé à la réunion mensuelle des responsables, septembre 2007)   Ce qui compte, c’est de prier avec la détermination de remporter la victoire. Avec une prière forte et ardente, faites pleinement surgir la force et la sagesse du Bouddha ! (Discours prononcé à la conférence des représentants nationaux des départements, janvier 2010)   Les périodes de souffrance et d’épreuves représentent une opportunité pour parvenir à un magnifique développement et accumuler une immense bonne fortune. Si, dans de telles périodes, vous vous dressez et vous lancez un défi, vous pourrez orner votre vie de bienfaits éternels. (La Nouvelle révolution humaine, vol. 12, chap. « L’esprit d’agir localement », p. 135)   C’est le peuple qui détermine le cours de l’Histoire. Si chacun de nous se lance le défi de dépasser ses limites et donne libre cours à son potentiel, devenant ainsi l’acteur principal dans sa vie et dans sa sphère d’activité, il est certain que les portes d’une nouvelle ère s’ouvriront pour l’humanité. (La Nouvelle révolution humaine, vol. 7, chap. « Nouvelles pousses », p. 103)   Nous ne pouvons pas montrer notre véritable force si nous ne nous soucions que des apparences et essayons d’impressionner les autres. Il n’y a pas de vie plus noble et plus magnifique que celle où l’on met ce genre de préoccupations de côté pour lutter avec audace vers l’accomplissement d’un grand vœu. (Discours prononcé à la conférence des responsables de la préfecture de Tokyo, juillet 2003)   « Je me dépasserai pour briser mes limites ! » Cette détermination vous permettra d’ouvrir la voie de la victoire dans votre vie. Lutter et faire encore plus d’efforts dans la foi, telle est l’essence du bouddhisme de Nichiren. (Série d’encouragements, « Avancer avec les écrits de Nichiren »)   Le pouvoir des femmes est comparable au pouvoir de la Terre elle-même. Quand les forces puissantes de la Terre commencent à se manifester, tout change et bouge dans leur direction, même les montagnes en apparence inamovibles. (Discours prononcé à la réunion mensuelle des responsables, juillet 2006) La force des membres du département des hommes est comparable à une cascade – inflexible et constante. Elle transparaît à travers leurs efforts inlassables pour développer des liens de solidarité. Plus ils expriment leur conviction, plus ils inspirent confiance, élevant ainsi leur état de vie et contribuant à élever celui des autres. (Série d’essais, « Notre voie éclatante vers la victoire »)   Si vous comptez toujours sur les autres, vous ne pourrez pas faire apparaître votre immense potentiel. C’est seulement en vous dépassant sans ménager vos efforts que vous triompherez des difficultés. (Discours prononcé à la conférence exécutive nationale, août 2007)   Pas à pas, nous surmontons courageusement chaque épreuve, accumulant chaque jour des trésors du cœur aussi vastes que l’univers – nos efforts en ce monde dépassent largement les bienfaits accumulés en « cent années de pratique dans la Terre du Bonheur-Suprême » (Sur l’acquittement des dettes de reconnaissance, Écrits, 742). (Série d’essais « Notre voie éclatante vers la victoire »)   Les forces magnifiques du Bouddha et de la Loi se manifestent à l’infini grâce à la force de la foi et de la pratique. Faisons surgir « le grand pouvoir de la foi » (Les désirs terrestres sont l’illumination, Écrits, 322) et luttons vers notre grand objectif. (Série de cours « Apprendre des écrits de Nichiren »)   Plus vous faites face à des revers, plus vous devriez les affronter avec un esprit positif et optimiste. Aussi difficile que soit la situation, dressez-vous avec courage et œuvrez de tout cœur à la transformer. (Série d’essais « Notre voie éclatante de la victoire »)   Les responsables qui agissent avec rapidité manifestent ainsi leur esprit d’initiative. Lorsqu’ils sont fermement résolus à repousser les fonctions démoniaques, ils peuvent prendre immédiatement des mesures appropriées. (Série d’essais « Notre voie éclatante de la victoire »)   Avoir la foi signifie persévérer jusqu’au bout. Quand nous prions de tout cœur et luttons de toutes nos forces en utilisant la « stratégie du Sûtra du Lotus » (La stratégie du Sûtra du Lotus, Écrits, 1011), il n’y a aucune épreuve que nous ne puissions pas surmonter. (Série de cours d’étude « Les écrits de Nichiren et la relation de maître et disciple »)   Un cœur plein de gratitude est fort, profond et riche. Quand nous fondons notre vie sur la voie de maître et disciple, nous pouvons faire surgir une force illimitée, briser nos limites et remporter à coup sûr la victoire dans tout ce que nous entreprenons. (Série d’encouragements « Avancer avec les écrits de Nichiren »)   Notre voix, même lorsqu’on ne prononce qu’un seul mot, a le pouvoir de toucher le cœur des autres – et, en définitive, c’est le cœur qui détermine tout. Voilà ce que signifie « C’est par la voix que s’accomplit l’œuvre du Bouddha » (OTT, 4). (Discours prononcé à la conférence des représentants, décembre 2009)   Allons soutenir nos amis qui luttent avec le plus d’ardeur, nos compagnons de pratique qui donnent le meilleur d’eux-mêmes dans les endroits les plus difficiles ! Nous remporterons toujours la victoire grâce à l’unité selon le principe « différents par le corps, un en esprit » et en suivant la relation de maître et disciple, aussi puissante qu’un roi-lion. (Série d’essais « Notre voie éclatante vers la victoire »)   Créons en un jour la valeur d’efforts d’une semaine, de dix jours même. Réalisons dix années d’efforts en l’espace d’une seule année. Ensemble, remportons une victoire éclatante pour la justice afin d’établir un record de croissance exceptionnelle. (Discours prononcé à la réunion des responsables, décembre 1993)   Le courage et l’action inspirés par un esprit pionnier plein de fraîcheur transforment l’environnement, changent la société et annoncent l’aube de l’espoir. (Série d’essais « Le chant de la victoire humaine »)   La bonne fortune que nous accumulons en luttant pour réaliser notre mission de kosen rufu est véritablement incommensurable. L’état de vie du bouddha que nous forgeons au cours de cette existence est indestructible et brillera éternellement d’un éclat doré. (Série d’encouragements « Avancer avec les écrits de Nichiren »)   Avancer vers l’idéal est une lutte incessante, continuelle. […] Ceux qui avancent avec vigueur sont les vainqueurs. Chaque jour est un nouveau départ. (Jazz, Bouddhisme et Joie de vivre, p. 207)   Insufflons des mots chaleureux et inspirants à notre entourage, en commençant par notre famille et nos voisins. Ce faisant, nous construisons les fondations du bonheur et de la paix pour tous. (Série d’essais « La lumière du siècle de l’humanisme »)   Quoi qu’il arrive, continuons à réciter Nam-myoho-renge-kyo face au Gohonzon. La graine de votre foi et de votre pratique grandira avec le temps en un grand arbre du bonheur durable. (Discours prononcé à la réunion générale commémorative de la SGI-Royaume-Uni, juin 1991)   Se fixer un objectif nous incite à passer à l’action, à déployer des efforts et à faire preuve de persévérance pour remporter la victoire. La détermination intérieure est la source de la réalisation du grand vœu de kosen rufu. (La Nouvelle Révolution humaine, vol. 28, chap .« Les îles de la victoire », traduction provisoire)   Quand vous vous exprimez, offrez un sourire chaleureux et éclatant. Engagez le dialogue avec confiance et dignité. Il n’y a pas de dialogue plus significatif que celui visant à accomplir kosen rufu. (Discours prononcé à la conférence des responsables des départements des femmes et des jeunes femmes, février 2009)   Ne gâchez pas un seul instant. Ouvrez grand votre vie comme vous ouvririez une fenêtre, afin de manifester la sagesse et le pouvoir éclatant du Bouddha. (Série d’essais « Notre voie éclatante vers la victoire »)   La pratique du bouddhisme de Nichiren nous permet de manifester pleinement notre force. Vivre de façon à tout percevoir du point de vue de la foi et à être toujours déterminés à tout surmonter grâce à cette foi, voilà ce que signifie suivre la voie du bonheur éternel. (La Sagesse pour créer le bonheur et la paix, vol. 2 - La Révolution humaine, part. 1/2, p. 171) n

Paroles d'encouragement

Spécial Jeunesse. C’est à vous, mes jeunes successeurs, que je transmets le relais

Il vous arrive peut-être de vous comparer aux autres et d’avoir le sentiment que vous n’êtes pas à la hauteur. Dans cet épisode, nous transmettons des encouragements du président Ikeda pour vous aider à aller de l’avant avec confiance, tout en restant fidèles à vous-même. Parvenez à un grand rayonnement de la façon unique qui est la vôtre ! Dans le Sûtra du Lotus, une gigantesque tour aux trésors dotée d’or, d’argent, de perles et d’autres précieux joyaux surgit de Terre. Nichiren enseigne que cette Tour aux trésors existe en chacun de nous. Le président Ikeda a transmis les orientations suivantes pour nous encourager à croire en notre potentiel infini et à aller de l’avant même quand nous sommes confrontés à de nombreuses épreuves. Le bouddhisme compare notre monde à un torrent tumultueux. Que peut-on faire pour soulager les souffrances des gens ballottés par ces courants agités ? Le bouddhisme souligne l’importance de se forger un soi solide en fondant sa vie sur la Loi qui est immuable. C’est une grande philosophie qui nous enseigne que nous sommes nous-mêmes la Tour aux trésors et nous indique comment vivre en accord avec cette réalité. Mon maître, Josei Toda, donna à ce sujet cette explication simple et facile à comprendre : « L’esprit fondamental de Nichiren est que nous sommes tous des enfants du Bouddha, nous sommes tous la Tour aux trésors. C’est pour cela que l’on peut qualifier le bouddhisme de Nichiren d’enseignement véritablement universel capable de mener tous les êtres humains à l’illumination. » Telle était la puissante conviction de Nichiren.   Chaque être humain sans exception est la Tour aux trésors. Chaque personne devrait briller de la façon unique qui est la sienne. En aidant les autres à accroître leur rayonnement, nous créons un monde de respect mutuel authentique en accord avec le principe des « cerisiers, des pruniers, des pêchers et des abricotiers » (cf. OTT, 200), un monde où nous pouvons tous briller et nous éclairer mutuellement. Croire dans votre potentiel est le point de départ. Le bouddhisme de Nichiren inclut tous les êtres humains ; chacun peut devenir le soleil de l’espoir qui illumine le monde. Aujourd’hui encore, je m’efforce sans cesse d’ouvrir la voie de kosen rufu, en dialoguant toujours dans mon cœur avec M. Toda. Je veille aussi au développement de chacun d’entre vous, mes jeunes amis. Extrait de la série « À nos pratiquants du groupe Avenir, précieux étendards de la justice », incluse dans la série « Le bouddhisme du soleil – illuminer le monde » La sincérité est un précieux « trésor du cœur » Il n’est pas facile de réaliser sans cesse des efforts dans l’ombre. Le président Ikeda a enseigné que ce type de persévérance, jour après jour, deviendra une grande force qui nous soutiendra et illuminera notre avenir. Il souligna aussi l’importance de la sincérité, une qualité qu’il a toujours chérie. « Là où il y a une vertu cachée, il y aura une rétribution visible. » (Vertu cachée et récompense visible, Écrits, 916). Nichiren répéta sans cesse ce message à l’attention de son disciple Shijo Kingo, en lui garantissant que des bonnes actions accomplies dans l’ombre apportent à coup sûr des rétributions tangibles. Vous, mes chers amis du groupe Avenir 1, accumulez des vertus, ou mérites invisibles, grâce à vos efforts quotidiens – par exemple en faisant Gongyo et en récitant Nam-myoho-renge-kyo ou en vous engageant avec ferveur dans vos études et dans d’autres domaines. Ces vertus finiront par engendrer de magnifiques rétributions, ou bienfaits, à l’avenir.   En tant que disciple de M. Toda, j’ai toujours cherché à étendre notre réseau de paix dans le monde. J’ai développé ainsi la sincérité, ce magnifique trésor du cœur, quelles que soient les critiques auxquelles j’ai pu être confronté. La sincérité n’a rien d’exceptionnel. C’est le trésor du cœur que nous possédons tous. Il se manifeste de diverses façons à travers notre comportement quotidien – saluer chaleureusement les gens, tenir nos promesses, être honnête, écouter les autres, etc. Ce trésor du cœur invisible brille à travers nos actions visibles. La sincérité est aussi une lutte contre notre égoïsme. La clé pour remporter la victoire dans votre jeunesse consiste à vous fixer des objectifs personnels concrets, à étudier avec ardeur, et à fournir des efforts constants afin de contribuer à ces nobles objectifs que sont la paix mondiale, l’amélioration de la société et le bonheur de tous les êtres humains. Il est important de continuer à aller de l’avant sans se laisser vaincre par les problèmes ou difficultés, quels qu’ils soient. Si vous restez fidèles à vous-mêmes et que vous faites preuve d’une sincérité et d’une intégrité sans faille, vous ne serez pas ballottés par les opinions des autres. Extrait de la série « Construire un avenir éclatant fondé sur notre vœu – Apprendre de la vie des disciples de Nichiren » Quel que soit le défi, le premier pas consiste à agir Ne pas savoir ce que vous voulez faire de votre vie peut vous procurer de l’anxiété, en particulier quand vous voyez que d’autres personnes ont des objectifs clairs et font de grands efforts pour les concrétiser. Le président Ikeda a dit qu’il faut d’abord entreprendre les tâches à notre portée et que notre pratique bouddhique est la source puissante qui nous permet d’agir. La devise de l’un de mes précieux amis, l’ancien Premier ministre des Pays-Bas Ruud Lubbers, est : « La vie est un défi ! » Lors de notre rencontre, j’ai demandé à M. Lubbers ce qu’il attendait de la jeunesse. Sans hésitation, il me répondit qu’il espérait que les jeunes se lanceraient des défis. Puis il indiqua que, quel que soit le défi, le premier pas consistait à agir et que nous avons besoin pour cela d’une vision, d’un objectif. Il prit l’exemple de la bicyclette, un mode de transport populaire aux Pays-Bas. Une bicyclette ne peut qu’aller de l’avant si nous pédalons. Mais si nous arrêtons de pédaler, la bicyclette va se renverser. Et si nous ne savons pas où aller, nous n’irons nulle part. Se lancer des défis est un privilège propre à la jeunesse. Avancer de toutes nos forces vers un objectif élevé, comme on pédale vigoureusement sur un vélo avec le vent de face, voilà ce qui caractérise la jeunesse, tout particulièrement avant vingt ans. Vous perdrez parfois de vue vos objectifs ultimes ou vous aurez du mal à trouver des défis qui vous correspondent. Ce sera alors le moment de vous concentrer sur les tâches qui sont à votre portée et de commencer à avancer vigoureusement pour les accomplir. Nichiren écrit : « Renforcez votre foi jour après jour, mois après mois. » (Sur les persécutions subies par le Sage, Écrits, 1008). Votre pratique bouddhique est une source d’énergie illimitée qui vous permet d’agir avec toujours plus de force, jour après jour. Extrait de la série « Déployez vos ailes vers l’avenir »   Faites un pas en avant de la façon qui vous est propre Que faire quand les choses ne vont pas dans le sens escompté ? Dans l’extrait suivant, le président Ikeda relate une conversation qu’il a eue avec le célèbre économiste John Kenneth Galbraith. En se référant aux paroles du Pr Galbraith, le président Ikeda enseigne qu’il faut d’abord établir concrètement chaque jour un programme et se lancer de nouveaux défis, même modestes, afin de se développer et d’avancer. Le Canada a engendré de nombreuses personnes de talent qui ont apporté d’importantes contributions au monde. L’une d’elles est le grand économiste John Kenneth Galbraith (1908-2008), qui a été pour moi un ami précieux. Quand j’ai rencontré le Pr Galbraith au Japon, je lui ai demandé comment il faisait pour rester aussi actif et en bonne santé, tant sur le plan physique que spirituel, malgré son âge avancé. Il m’a répondu que le plus important est d’avoir un programme quand vous vous éveillez chaque matin – c’est-à-dire de savoir ce que vous avez l’intention d’accomplir dans la journée. Il vivait intensément chaque journée, plein d’enthousiasme dès son réveil à l’idée de ce qu’il allait pouvoir accomplir et apprendre ce jour-là. En suivant ce rythme quotidien, le Pr Galbraith a pu devenir un grand érudit. J’espère que chacun d’entre vous pourra aussi se lancer de nouveaux défis. Faites tout simplement un pas en avant de la façon qui vous est propre. Tous les défis sont précieux. Vous pouvez par exemple décider d’étudier cinq minutes de plus que d’habitude, lire un bon livre, vous lancer dans une conversation avec quelqu’un avec qui vous n’avez jamais échangé auparavant, ou contribuer chez vous aux tâches ménagères. Pensez à quelque chose qui vous tient à cœur, puis rassemblez votre courage et lancez-vous dans l’action. Plus vous vous lancerez de défis, jour après jour, mois après mois, et plus vous pourrez grandir et vous développer. Extrait de la série « Déployez vos ailes vers l’avenir » Suivre la voie de maître et disciple Nos émotions sont éphémères, ce qui peut donner à beaucoup d’entre nous le sentiment d’être facilement influencés par l’environnement. Cependant, quand nous avons un maître dans notre cœur, nous pouvons nous renforcer et rien ne peut alors nous ébranler. Le président Ikeda a décrit son expérience sur la voie de maître et disciple. Nos sentiments et nos émotions changent constamment – à un moment donné nous pouvons ressentir de la joie et éprouver de la tristesse l’instant d’après ; nous nous réjouissons, puis nous sommes submergés par la souffrance. C’est tout particulièrement vrai durant la période de la jeunesse. Nichiren a écrit : « Il faut devenir le maître de son esprit et ne pas le laisser devenir le maître. » (Lettre aux deux frères Ikegami, Écrits, 505) Il pourrait paraître agréable d’agir comme il nous plaît à chaque instant, mais si nous menons notre vie sous l’emprise de nos émotions éphémères, nous finirons par nous égarer. C’est pour cela qu’il est si important d’avoir un maître dont les encouragements peuvent se graver dans notre cœur, telle une boussole spirituelle, et qui nous serve d’exemple. Mon maître, Josei Toda, est toujours présent dans mon cœur. Aujourd’hui encore, je m’engage chaque jour dans un dialogue intérieur avec lui. Je me demande toujours comment il agirait dans ma situation et ce qui ferait sa fierté. Sur cette base, je ne suis jamais dans l’incertitude et je ne crains rien. La voie de maître et disciple est la voie suprême dans la vie humaine. C’est la voie de la justice et la voie de l’espoir. La voie du bonheur et de la victoire.   Tous les dirigeants que j’ai rencontrés dans le monde avaient des maîtres envers qui ils se sentaient redevables. Ces grandes personnalités n’oubliaient jamais de faire preuve de reconnaissance envers les maîtres qui avaient contribué à leur essor. Les vrais maîtres cherchent à former leurs disciples ou élèves afin qu’ils deviennent des personnes de valeur, qui finissent par les dépasser. Les disciples qui ont un bon maître peuvent s’éveiller et utiliser pleinement leurs forces et ressources intérieures. Se faire des amis dans le monde entier grâce à la maîtrise des langues étrangères Parler dans une langue étrangère demande parfois beaucoup de courage. Dans l’extrait suivant, le président Ikeda transmet une anecdote concernant sa conversation avec le grand historien britannique Arnold J. Toynbee pour souligner l’importance de faire preuve de sincérité dans nos échanges. Il encourage aussi les membres du groupe Avenir à développer leur maîtrise des langues étrangères et à créer des liens d’amitié dans le monde entier. Parmi les anciens membres du groupe Avenir, certains sont devenus des experts dans les langues étrangères et travaillent dans des domaines comme l’interprétariat et la traduction. En mai 1972, je me suis lancé dans un dialogue avec l’éminent historien britannique Arnold J. Toynbee (1889-1975) à son domicile à Londres. Nous nous sommes rencontrés à nouveau à Londres l’année suivante, puis notre dialogue a été publié. Un jour, le Pr Toynbee m’a invité à déjeuner dans un club privé situé près du palais de Buckingham. Après le déjeuner, nous avons pris l’initiative de nous rendre ensemble, sans la présence d’un interprète, dans le bâtiment principal du club. À ce moment-là, j’ai regretté profondément de ne pas avoir étudié davantage l’anglais. Fort heureusement, le Pr Toynbee parlait lentement et utilisait des mots simples que je pouvais comprendre. Par reconnaissance pour sa gentillesse et sa considération, je me suis efforcé de communiquer avec lui avec des gestes et par l’expression de mon visage, et j’ai ainsi pu lui transmettre en partie mes pensées. Le désir sincère de communiquer touche toujours notre interlocuteur. En ayant cela à l’esprit, j’espère que vous, mes jeunes successeurs, vous lancerez le défi de maîtriser une langue étrangère pour vous-même et en mon nom de façon que, partout où vous irez dans le monde, vous puissiez partager avec aplomb vos croyances et développer votre réseau d’amis. Extrait de Sur les ailes de vos rêves.

Réflexions sur la NRH

Réflexions sur La Nouvelle Révolution humaine

La première cérémonie d’entrée à l’université Soka d’Amérique, à Aliso Viejo Par Ho Goku 1 J’aimerais partager ces mots du grand philosophe américain Ralph Waldo Emerson avec mes jeunes amis en ce point de départ d’un nouveau voyage : « Le jour appartient toujours à celui qui y travaille avec sérénité de grands desseins2. » Le 24 août, l’université Soka d’Amérique (SUA), implantée à Aliso Viejo, dans le comté d’Orange en Californie, a tenu sa première cérémonie d’entrée. Les pratiquants du monde entier et moi attendions ce moment depuis très longtemps. Je m’en réjouis profondément. Après une sélection minutieuse, 120 étudiants de dix-huit pays et dix-huit États américains ont été intégrés lors de cette première promotion historique. L’avenir vous appartient. La création de l’avenir est entre vos mains. Désireux de participer à la création de nouvelles valeurs, vous avez préféré la SUA aux prestigieuses institutions traditionnelles. J’aimerais serrer la main de chacune et chacun d’entre vous et vous dire du fond du cœur, « Félicitations ! », « Faites de votre mieux ! »   On m’a rapporté que le jour historique de la cérémonie d’entrée, la douce brume du matin s’est dissipée pour dévoiler un ciel bleu. Le jour riche de sens de l’inauguration du nouveau campus, le 3 mai, il y eut donc un magnifique ciel bleu et pas le moindre nuage dans le sud de la Californie. Les forces protectrices de l’univers se réjouirent à coup sûr de ce merveilleux événement. Mon programme ne me permit malheureusement pas d’être présent, mais j’ai prié sincèrement depuis le Japon pour le succès de cet événement marquant. Pour la cérémonie d’entrée, nous avons reçu des télégrammes de félicitations de soixante-dix pays, et le président américain George W. Bush et de nombreuses autres personnalités envoyèrent des messages et des télégrammes le jour de l’inauguration [le 3 mai]. La SUA commence son histoire avec de grandes attentes de la part d’une multitude de sympathisants du monde entier. Je n’oublierai jamais les mots d’encouragement chaleureux que le Dr Joseph Rotblat, physicien de renommée mondiale et Prix Nobel de la paix, m’a envoyé le jour de l’inauguration de l’école : « Votre rêve est devenu réalité. » Créer une université fondée sur une éducation créatrice de valeurs (soka) était le rêve absolu de Tsunesaburo Makiguchi et Josei Toda, les deux premiers présidents fondateurs de la Soka Gakkai, et ce fut également mon rêve en tant que leur successeur spirituel. En outre, établir un jour, une université en dehors du Japon était mon souhait le plus cher depuis l’ouverture de l’université Soka à Hachioji, dans la préfecture de Tokyo, il y a trente ans [en 1971]. En réalité, quand j’y pense, cette détermination brûlait déjà dans mon cœur trois ans auparavant au moment où j’ai fondé les collège et lycée Soka à Kodaira, Tokyo. En tant que disciple, j’étais déterminé à concrétiser absolument la vision de mon maître. Et j’ai patiemment attendu le meilleur moment. Nous avons maintenant effectué le premier pas vers la réalisation de notre rêve : la grande révolution de l’éducation que le président Makiguchi, le président Toda et moi chérissions et à laquelle nous avons œuvré durant trois générations successives. J’en suis profondément ému.   Récemment [le 25 juillet 2001], le New York Times, l’un des plus grands journaux du monde, présenta la SUA en première page, dans un article intitulé « Une nouvelle université venue ­d’Extrême-Orient sur la côte ouest ». De plus, l’Associated Press (AP), la plus grande agence de collecte d’informations au monde, publia un article sur la SUA qui fut repris par plus de quarante journaux américains. C’est la preuve que de nombreuses personnes s’intéressent à l’ensei­gnement supérieur au XXIe siècle. Entouré par la nature, le campus de la SUA est situé en hauteur, surplombant trois vallées qui s’étendent dans trois directions. Il s’élève doucement vers le sud-ouest depuis le gymnase, où s’est déroulée la cérémonie d’entrée. Juste au-delà d’une basse montagne, à l’ouest, se trouve le vaste océan Pacifique, d’un bleu étincelant. L’un des journaux locaux [Orange County Register] a appelé la SUA, « l’école sur la colline ». Une « colline » peut être considérée comme un symbole d’effort et de travail pour se développer dans la poursuite des idéaux les plus élevés. Le bâtiment central du campus est le Hall des fondateurs. Je considère l’usage du pluriel dans cette dénomination, « les fondateurs », comme un hommage à celles et à ceux qui, jusqu’à ce jour, ont lutté et luttent à mes côtés, de toutes les manières possibles, tandis que je poursuis les idéaux d’éducation de MM. Makiguchi et Toda. La SUA est une université qui a été fondée par des personnes ordinaires pour les personnes ordinaires. Celles et ceux qui ont déployé des efforts pour contribuer à son établissement en sont les héroïques fondateurs. Et j’aimerais dire aux étudiants de la première promotion de la SUA qui me sont si chers : « J’espère que vous aussi, “jeunes fondateurs”, vous mettrez votre intelligence et votre enthousiasme au service du développement de notre université et de l’épanouissement d’un soi magnifique. » Les cours seront dispensés dans le Hall Linus et Ava Helen Pauling et le Hall Mohandas et Kasturba Gandhi, du nom du célèbre Prix Nobel et du champion historique de la non-violence et de leurs épouses. Le premier hall fut ouvert en mai dernier (2001) et le second, le 23 août, la veille de la cérémonie d’entrée, en présence d’Arun Gandhi, le petit-fils de ceux qui ont donné leur nom au hall, et de son épouse Sunanda. Certaines personnes ont fait part de leur étonnement en apprenant que les deux bâtiments ne portaient pas le nom de boud­dhistes ou de personnalités japonaises, mais le choix des noms est tout à fait approprié au regard des principes fondateurs de la SUA. Nous ne sommes pas prisonniers du carcan d’une idéologie étroite ; nous chérissons le pluralisme. Tout en respectant les différences d’ethnies et de cultures, nous nous consacrons à œuvrer pour l’humanité, pour les personnes ordinaires et pour le respect de la dignité de la vie. Nous sommes déterminés à poursuivre activement la lutte spirituelle des grandes personnalités humanistes de toute la planète, qui ont consacré leur vie à arracher les racines du malheur en ce monde rongé par la misère et la souffrance. Et nous continuerons à avancer en cohésion aux côtés de celles et ceux qui partagent cet esprit. Avoir donné à nos deux premiers bâtiments académiques le nom de nobles champions d’Orient et d’Occident engagés dans la lutte pour la justice et la paix au XXe siècle exprime notre noble engagement à former des citoyens du monde, qui s’uniront pour la cause de la paix mondiale. L’éminent Linus Pauling connut une période difficile durant ses études. Après avoir été admis à la faculté d’agriculture de l’Oregon (aujourd’hui l’université de l’État d’Oregon), il fut contraint d’interrompre les cours pendant un certain temps pour travailler et gagner suffisamment sa vie afin de payer ses frais de scolarité et de subvenir à ses besoins. Il réussit à poursuivre son cursus grâce au soutien de ses professeurs qui voulaient aider ce brillant jeune homme à pleinement manifester ses talents. Le Dr Pauling fut toujours très reconnaissant pour le soutien et les encouragements chaleureux des membres de son université. La SUA accorde également toute son attention aux étudiants. Veiller sur eux équivaut à veiller sur l’avenir. Avec le niveau d’excellence de ses résultats académiques, le Dr Pauling aurait pu poursuivre des études supérieures dans une université prestigieuse, mais il choisit l’Institut de technologie de Californie (Caltech) nouvellement créé. Les nombreux titres et prix académiques qu’il obtint par la suite en tant que scientifique de premier plan, dont le prix Nobel de chimie, contribuèrent également au renom de son université. Vous, membres de la première promotion de la SUA, aviez également la possibilité d’entrer dans d’autres établissements et, pourtant, vous n’avez pas hésité à vous inscrire dans une nouvelle institution qui vient tout juste d’être créée. Jeunes pionniers, je vous suis reconnaissant et je suis convaincu que des dirigeants remarquables dans toutes les sphères d’activités émergeront de vos rangs.   Dans le message que j’ai envoyé à l’occasion de la première cérémonie d’entrée de la SUA, je mentionne l’école fondée par le grand poète indien Rabindranath Tagore. C’est également un fait bien connu que le Mahatma Gandhi a cherché à rendre l’éducation en Inde indépendante des puissances coloniales, en fondant plusieurs institutions, notamment la Gujarat Vidyapith à Ahmedabad dans l’État du Gujarat, en 1920. Gandhi désirait construire une Inde nouvelle, fondée sur un nouvel esprit. L’écrivain français Romain Rolland fait l’éloge de la portée profondément significative de la vision de Gandhi : « Il est le pétrisseur d’une nouvelle humanité3. » La SUA, aussi, poursuit le rêve d’établir une nouvelle humanité. Notre objectif consiste à former les pionniers d’une véritable civilisation mondiale. Les étudiants de la Gujarat Vidyapith aidèrent Gandhi à organiser la célèbre marche du sel en 1930, un des événements majeurs du mouvement pour l’indépendance de l’Inde. Pour cela, ils visitèrent des villages du Gujarat afin de collecter des données et informations, jouant ainsi un rôle déterminant dans le succès de cette manifestation. L’année suivante, Gandhi visita leur école et fit l’éloge des efforts des élèves : « Quand viendra le jour où l’on écrira l’histoire de notre lutte [la marche du sel], la contribution de nos vidyapith [écoles] apparaîtra au grand jour. Le monde entier sera fier de vos actions glorieuses. » Je suis convaincu que les efforts pionniers déployés par nos merveilleux étudiants pleins d’enthousiasme de la SUA, une institution que je considère comme ma vie même, brilleront dans les annales de l’Histoire.   Le grand poète américain Walt Whitman encouragea un élève qu’il appela « cher ami » dans un poème : « Dès aujourd’hui, familiarisez-vous avec le courage, la réalité, l’estime de soi, la rigueur et l’élévation, / Ne vous relâchez pas tant que vous n’aurez pas ancré et proclamé votre personnalité4. » Mes chers amis de la première promotion de la SUA, le monde entier attend avec intérêt de voir votre développement, vos victoires et vos succès ! Ce tout nouveau siècle se déploiera au gré de votre progression enthousiaste et déterminée.

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