Mars 2025

Étude bouddhique

Thème

Messages SGI

Prévenir l’utilisation des armes nucléaires : une étape vers un monde pacifique

Préambule Entre 1983 et 2022, le président de la Soka Gakkai internationale (SGI), Daisaku Ikeda, a publié des Propositions pour la paix annuelles portant sur des questions mondiales majeures telles que le désarmement, l’environnement, les droits humains et le rôle des femmes, et de l’ONU. Ces Propositions pour la paix ont été publiées le 26 janvier de chaque année, à la date anniversaire de la fondation de la SGI en 1975. Après le décès du président Ikeda en 2023, la SGI a décidé de poursuivre cette initiative lancée par notre maître en publiant périodiquement des déclarations sur des questions clés afin de sensibiliser l’opinion publique et de créer un consensus mondial en faveur de l’action. Un comité des perspectives mondiales de la SGI, composé de responsables de la SGI engagés dans des activités pour la paix dans le monde entier (régions Asie-Pacifique, Europe, Afrique, Amérique du Nord et Amérique latine) a été créé à cette fin, et des déclarations seront publiées de temps à autre pour présenter des moyens possibles de surmonter les nombreux problèmes auxquels la communauté mondiale fait face. La première de ces déclarations, intitulée « Prévenir l’utilisation des armes nucléaires : une étape vers un monde pacifique », porte sur deux propositions mises en avant par le président de la SGI, M. Ikeda, dans ses propositions pour la paix. L’une concerne l’engagement de non-recours en premier aux armes nucléaires et, l’autre, la création d’un centre de prévention de la guerre nucléaire. Elle a été publiée avant le 26 janvier 2025. Déclaration Cette année, le monde célébrera les 80 ans de la fin de la Seconde Guerre mondiale. Aujourd’hui, la crise prolongée en Ukraine a considérablement accru les tensions autour de l’utilisation éventuelle d’armes nucléaires, et le recours à la force armée au Moyen-Orient, y compris à Gaza, se poursuit sans relâche. La mort et les souffrances des civils s’intensifient à mesure que les conditions humanitaires s’aggravent. Tout en appelant fermement à la cessation immédiate des hostilités, nous demandons instamment à la communauté internationale de renforcer les efforts diplomatiques pour y parvenir, et à tous les pays de coopérer pour fournir une aide humanitaire et un soutien à la reconstruction des communautés et de la vie des populations touchées. Outre ces conflits et d’autres, les défis mondiaux tels que la crise climatique, la pauvreté et la destruction de l’environnement s’aggravent et font planer une ombre sur notre avenir. Nous ne devons cependant pas succomber au pessimisme. Dans sa dernière Proposition pour la paix datée de janvier 2022, le président de la SGI, Daisaku Ikeda, a affirmé avec puissance que les gens possédaient la capacité intrinsèque de dissiper la morosité apparemment impénétrable qui planait sur le monde et d’éclairer la voie vers un avenir plein d’espoir. Nous, membres de la SGI, partageons cet esprit et cette conviction. Cette année marque le 50e anniversaire de la fondation de la Soka Gakkai internationale, le 26 janvier 1975, sur l’île de Guam. À partir de 1983, année où la SGI a été enregistrée en tant qu’organisation non gouvernementale (ONG) auprès du Conseil économique et social de l’ONU, le président Ikeda a publié un total de quarante propositions annuelles pour la paix en commémo­ration du 26 janvier. Alors que nous entamons les cinquante prochaines années, la SGI continuera à publier des déclarations sur des questions d’importance planétaire afin de poursuivre le défi lancé par notre maître à travers ses Propositions pour la paix en vue de faire advenir une ère du respect de la dignité de la vie. À cette occasion, nous souhaitons aborder la question des armes nucléaires, thème central des Propositions pour la paix rédigées par le président Ikeda. Cette année, qui marque le 80e anniversaire des bombardements atomiques de Hiroshima et de Nagasaki, la troisième réunion des États parties au Traité sur l’interdiction des armes nucléaires (TIAN) se tiendra en mars, et la troisième session du Comité préparatoire de la Conférence des Parties chargée d’examiner le Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP) en 2026 se tiendra en avril et mai au siège de l’ONU à New York. Ces deux réunions offrent une occasion cruciale d’approfondir les délibérations sur la menace que présentent l’utilisation des armes nucléaires et leur nature inhumaine. Le risque que des armes nucléaires soient effectivement utilisées est aujourd’hui plus élevé qu’il ne l’a jamais été depuis la fin de la guerre froide et, à cet égard, nous voudrions présenter deux propositions concrètes qui doivent être mises en œuvre de toute urgence. La première consiste à exhorter les États à s’engager à ne jamais être les premiers à utiliser l’arme nucléaire (principe de non-recours en premier). La seconde concerne la création d’un centre dédié à la prévention de la guerre nucléaire. Engagements de non-recours en premier aux armes nucléaires Le TIAN que nous soutenons fermement affirme sans équivoque que l’élimination des armes nucléaires est le seul moyen de garantir qu’elles ne seront plus jamais utilisées, quelles que soient les circonstances. Partant de ce principe, nous appelons les cinq États signataires du TNP en leur qualité d’États dotés de l’arme nucléaire, à savoir les États-Unis, la Russie, le Royaume-Uni, la France et la Chine, à entamer un dialogue visant à parvenir à un accord sur des engagements de non-recours en premier, à titre de première étape du processus d’imposition de limites explicites aux armes nucléaires, qui ne doivent jamais être utilisées. Comme l’a déclaré le président Ikeda dans sa proposition soumise à la deuxième session extraordinaire sur le désarmement de l’Assemblée générale des Nations unies, qui s’est tenue en juin 1982 (année précédant celle où il a commencé à publier des propositions annuelles pour la paix) : « La situation est désormais critique. Si nous ne nous attaquons pas au risque de déclenchement d’une guerre nucléaire, la survie de l’humanité sera gravement menacée. […] S’il est impératif, du point de vue du mal absolu que représentent les armes nucléaires, d’œuvrer en faveur de l’objectif ambitieux de leur abolition, il ne suffit que d’une seule personne qui appuie sur le bouton nucléaire pour que tout s’arrête bien avant que l’abolition ne puisse être réalisée. » Cette époque n’est pas sans rappeler la situation actuelle : le monde avait été profondément ébranlé par la crainte aiguë d’un emploi des armes nucléaires, l’invasion soviétique de l’Afghanistan en décembre 1979 ayant ravivé les tensions de la guerre froide et le président américain Ronald Reagan ayant fait allusion, en octobre 1981, à la possibilité d’une guerre nucléaire limitée en Europe. Senji Yamaguchi, le coprésident de Nihon Hidankyo (la Confé­dération japonaise des organisations de victimes de la bombe A et de la bombe H) a pris la parole à la deuxième session extraordinaire sur le désarmement, en tant que premier survivant de la bombe A à s’adresser à l’Assemblée générale des Nations unies. Il a lancé un puissant appel : « Plus de Hiroshima, plus de Nagasaki, plus de guerre, plus d’hibakusha ! » Dans l’esprit de l’appel de Yamaguchi, les hibakusha de Hiroshima et de Nagasaki ont continué à faire connaître au monde la réalité des conséquences des bombardements atomiques. C’est en partie grâce à ces efforts, ainsi qu’à ceux des hibakusha du monde entier touchés par les essais et le développement nucléaires, et de nombreux groupes de la société civile, que non seulement le TIAN a été adopté en juillet 2017, mais qu’à ce jour tout nouveau recours à l’arme nucléaire en temps de guerre a été évité. Malheureusement, le risque que des armes nucléaires soient utilisées demeure bien réel. En fait, il existe de sérieuses inquiétudes quant à leur requalification comme « armes utilisables », comme il ressort des considérations apparemment accordées à leur emploi dans les conflits en cours ces dernières années. Nihon Hidankyo, une organisation qui s’est engagée à apporter des témoignages de première main sur l’impact réel des bombardements atomiques, a reçu le prix Nobel de la paix en décembre 2024. Cela témoigne de la haute estime dans laquelle la communauté internationale tient Nihon Hidankyo pour ce que ses membres ont accompli au cours de décennies d’efforts inlassables. Et dans le même temps, cela traduit une forte inquiétude face à la menace croissante de l’utilisation d’armes nucléaires. La SGI partage la détermination des hibakusha que personne d’autre sur Terre ne subisse jamais plus les horreurs causées par les armes nucléaires et, à ce titre, elle a publié un recueil de témoignages des survivants de la bombe A et des témoignages vidéo de Hiroshima et de Nagasaki. En sa qualité d’organisation engagée dans la société civile, la SGI a constamment appelé à l’interdiction et à l’abolition des armes nucléaires. Le point de départ de ces activités a été l’appel pour l’abolition des armes nucléaires lancé en septembre 1957 par Josei Toda, le deuxième président de la Soka Gakkai. À une époque où l’intensification de la course aux armements nucléaires avait conduit au développement de missiles balistiques intercontinentaux (ICBM), qui rendaient une attaque nucléaire possible n’importe où sur la planète, le président Toda a insisté sur le fait que les armes nucléaires, qui menacent le droit à la vie des peuples du monde, constituent un mal absolu, et a vigoureusement réfuté l’idée qu’elles représentent un mal nécessaire auquel on peut recourir selon les circonstances. Sur la base de cette déclaration, nous nous sommes efforcés de sensibiliser le public par des activités telles que l’organisation d’expositions appelant à l’interdiction des armes nucléaires en démontrant leur caractère inhumain, et la menace qu’elles représentent. Ces activités ont été menées dans le cadre de notre collaboration accrue avec de nombreuses organisations de la société civile, notamment les Conférences Pugwash sur la science et les affaires mondiales et l’Association internationale des médecins pour la prévention de la guerre nucléaire (IPPNW). À la suite d’une proposition du président Ikeda sur la réforme de l’ONU publiée en 2006, la SGI a lancé, en 2007, la Décennie des peuples pour l’abolition des armes nucléaires, une campagne populaire internationale, et a travaillé avec pour objectif la réalisation d’un traité interdisant les armes nucléaires, en coopération avec la Campagne internationale pour l’abolition des armes nucléaires (ICAN). Après l’adoption du Traité sur l’interdiction des armes nucléaires (TIAN) en 2017, nous avons lancé une ­deuxième Décennie des peuples pour l’abolition des armes nucléaires en 2018, dans le cadre d’un effort de la société civile visant à renforcer le soutien international au traité et à en universaliser les principes. Les réunions des États parties au TIAN et au TNP prévues au cours du premier semestre de cette année doivent raviver le « tabou nucléaire », c’est-à-dire l’idée commune que les armes nucléaires ne doivent jamais être utilisées, qui s’est formée dans la société internationale au cours des décennies qui ont suivi 1945. Ces réunions doivent donner lieu à des délibérations constructives sur les mesures à prendre pour empêcher l’utilisation des armes nucléaires et mettre une fois de plus fortement l’accent sur leur caractère inhumain. Nous demandons instamment au Comité préparatoire chargé de l’examen du TNP, en particulier, de poursuivre les discussions sur les engagements de non-recours en premier, en échangeant activement des vues sur les défis à relever et les garanties institutionnelles nécessaires. L’Institut Toda pour la paix, fondé par le président Ikeda en 1996, s’emploie à catalyser les débats sur ce sujet. En 2023, la SGI a organisé un événement parallèle intitulé « Le non-recours en premier comme voie du désarmement nucléaire » lors de la première session du Comité préparatoire de la Conférence des Parties chargée d’examiner le TNP en 2026. Et, en décembre 2024, pendant la Semaine Nobel, l’université d’Oslo, Peacebook  1 et la SGI ont coorganisé une conférence de haut niveau sur le non-recours en premier, à l’université d’Oslo. Malheureusement, les engagements de non-recours en premier suscitent encore de fortes réticences, non seulement parmi les États dotés de l’arme nucléaire, mais aussi parmi les États dépendants de l’arme nucléaire qui vivent sous le « parapluie » d’un allié doté de l’arme nucléaire. En effet, il n’est pas aisé de dissiper la crainte que, même si l’on respecte soi-même l’engagement, un autre État puisse soudainement revenir sur sa décision. Il ne sera peut-être jamais possible de dissiper totalement les doutes et les incertitudes concernant les actes d’autres nations. Il faut toutefois souligner qu’au regard de la situation actuelle de tels engagements réduiraient considérablement les niveaux d’anxiété. Six mois avant l’adoption du TIAN, dans sa Proposition pour la paix de janvier 2017, le président Ikeda a introduit une idée tirée des enseignements du bouddhisme pour remettre en question la théorie de la dissuasion nucléaire : « Je voudrais citer les paroles suivantes de Shakyamuni, qui lui ont été attribuées alors qu’il faisait la médiation entre deux tribus en proie à un conflit au sujet des droits sur l’eau. “Regardez ceux qui se battent, prêts à tuer ! La peur naît du fait que l’on prend les armes et que l’on se prépare à frapper.” Il est intéressant de noter la façon dont Shakyamuni observe le fonctionnement du cœur de personnes engagées dans un affrontement hostile. Ce n’est pas par crainte de l’adversaire que ces personnes ont pris les armes, c’est plutôt à l’instant même où elles ont pris les armes que la peur s’est emparée d’elles. Elles pouvaient ressentir de la rage à l’égard d’un adversaire qui essayait d’accaparer leur eau, mais elles n’étaient pas possédées par la peur. C’est au moment où elles se sont armées, prêtes à porter des coups mortels à leurs adversaires, que leurs cœurs se sont remplis d’effroi. » L’époque à laquelle nous vivons est certes différente, mais ­l’esprit humain n’a pas tant changé que cela. Si l’on considère le défi que représente le changement des politiques en matière d’armes nucléaires à travers le prisme de la pensée de Shakyamuni, il devient évident que, même s’il n’est pas possible d’éliminer immédiatement ces armes mortelles, si les pays cessent d’affronter les autres en brandissant des armes, pour ainsi dire, prêtes à être utilisées à tout moment, ils peuvent commencer à se libérer de la situation actuelle de menace mutuelle constante. Même s’il s’avère difficile de convenir immédiatement d’un engagement durable en faveur du principe de non-recours en premier, les États pourraient certainement commencer par convenir d’un moratoire d’un an. Si ce premier pas pouvait être fait, et si cet engagement pouvait être renouvelé d’année en année, les justifications avancées pour poursuivre une course sans fin aux armements nucléaires perdraient peu à peu de leur force. Cela ouvrirait la voie à une réduction de la menace à laquelle ces armes exposent non seulement les États dotés de l’arme nucléaire et ceux qui en sont dépendants, mais aussi l’humanité tout entière. Un centre de prévention de la guerre nucléaire Notre deuxième proposition concerne la création d’un centre international consacré à la prévention de la guerre nucléaire. L’engagement d’adhérer au principe du non-recours en premier nécessiterait inévitablement que les États dotés de l’arme nucléaire et les États qui en dépendent repensent fondamentalement leur politique de sécurité nationale. Dans ce contexte, il sera essentiel d’élaborer des systèmes et des mesures pour apaiser les craintes et inquiétudes de ces pays. Parmi ces mesures, nous aimerions avancer l’idée d’un centre de prévention de la guerre nucléaire que le président Ikeda a lancée dans sa première Proposition pour la paix en 1983, en même temps qu’il appelait à un accord sur le non-recours en premier et à une réunion d’urgence au sommet entre les dirigeants des États-Unis et de l’Union soviétique. Il a décrit les rôles spécifiques d’un tel centre comme suit : « Le centre pourrait rassembler des expert(e)s de haut niveau des secteurs militaires, politiques et économiques, et il pourrait recueillir et analyser un large éventail d’informations grâce à des ordinateurs de pointe et à des réseaux de communication par satellite, ce qui permettrait d’identifier rapidement les situations critiques et de prendre des mesures pour les désamorcer. » Ce mécanisme de prévention de l’utilisation des armes nucléaires est exactement ce dont notre monde a besoin. Il existe un précédent historique : une initiative des États-Unis et de la Russie visant à créer un tel centre. En 1998, les présidents Bill Clinton et Boris Eltsine se sont mis d’accord pour partager des informations relatives au lancement de missiles balistiques. Cet accord a servi de base à un mémorandum d’accord signé par les présidents Bill Clinton et Vladimir Poutine en 2000, qui a conduit au lancement du premier projet commun faisant intervenir des expert(e)s militaires des deux pays. Le projet a ensuite été suspendu en raison de changements de climat politique, mais le plan initial prévoyait que des expert(e)s des deux pays seraient en poste vingt-quatre heures sur vingt-quatre et sept jours sur sept dans un centre qui serait établi à Moscou, dans l’objectif de partager des informations provenant de leurs systèmes respectifs d’alerte au lancement de missiles. Ce projet s’appuie sur l’expérience du stationnement d’expert(e)­s militaires des deux pays dans un centre temporaire, qui avait été mis en place au Colorado pour répondre aux inquiétudes concernant des dysfonctionnements informatiques (bug de l’an 2000) susceptibles de s’étendre au domaine militaire et d’entraîner des lancements accidentels de missiles. Les responsables des deux pays ont jugé l’expérience positive. Elle démontre l’importance réelle que revêt la présence d’expert(e)s des États dotés de l’arme nucléaire partageant le même espace et communiquant en personne afin de réduire le risque de guerre nucléaire. Dans cette perspective, un centre de prévention de la guerre nucléaire n’aurait pas seulement pour objectif d’empêcher les lancements de missiles provoqués par de fausses informations. Grâce à des communications régulières en face-à-face, il servirait également de plateforme pour favoriser la confiance mutuelle entre les pays concernés et approfondir la compréhension commune de la nécessité d’éviter une guerre nucléaire sous quelque forme que ce soit. Il y a trois ans, en janvier 2022, les dirigeants des États-Unis, de la Russie, du Royaume-Uni, de la France et de la Chine ont publié une déclaration commune dans laquelle ils ont affirmé ce qui suit : « Aucune de nos armes nucléaires n’est dirigée contre l’un d’entre nous ni contre aucun autre État. » Sur la base de l’esprit qui sous-tend cette déclaration commune, nous appelons les États dotés de l’arme nucléaire à entamer des discussions sur la création d’un tel centre pour prévenir la guerre nucléaire. Même s’il s’avère difficile pour les cinq États d’agir simultanément, dans un premier temps, les États qui sont particulièrement conscients de la nécessité de prendre des mesures pour éviter des résultats imprévus pourraient se réunir pour mettre en œuvre certaines des fonctions du centre. Quant à l’emplacement de ce centre, une possibilité serait de l’établir dans un État partie clé au traité (TNP), qui fait partie de l’une des cinq zones exemptes d’armes nucléaires (ZEAN), à savoir l’Amérique latine et les Caraïbes, le Pacifique Sud, l’Asie du Sud-Est, l’Afrique et l’Asie centrale, avec le soutien de l’ONU. Pour les États dotés de l’arme nucléaire et les États qui en dépendent, l’engagement de ne pas recourir en premier à l’arme nucléaire et la création d’un centre de prévention de la guerre nucléaire nécessiteraient un réexamen approfondi des cadres de sécurité nationale. Les États non dotés de l’arme nucléaire, pour leur part, pourraient certes considérer que ces étapes sont encore trop éloignées de l’objectif ultime qu’est l’abolition des armes nucléaires. Néanmoins, à la lumière des conflits mondiaux en cours et des tensions persistantes, il est urgent de prendre de telles mesures si nous voulons éviter de mettre notre avenir encore plus en danger. Cela constituerait en fait un progrès significatif vers l’édification d’une société mondiale basée sur la paix et les valeurs humaines. Le 8 septembre 2009, date anniversaire de la déclaration du président Toda appelant à l’abolition des armes nucléaires, le président Ikeda a publié une proposition spécifiquement axée sur les défis du désarmement nucléaire. L’appel à l’action lancé à la fin de cette proposition exprime la détermination et l’engagement inébranlables de la SGI à s’attaquer à la question des armes nucléaires, qui incarnent les maux de la civilisation moderne : « Fort de la fière détermination de faire de la lutte pour l’abolition des armes nucléaires le fondement d’un monde sans guerre, et convaincu que la participation à cette entreprise sans précédent est le plus grand bienfait que nous puissions offrir à l’avenir, j’appelle les personnes de bonne volonté du monde entier à œuvrer ensemble à la réalisation d’un monde enfin débarrassé de la menace des armes nucléaires. » Dans cet esprit, et centrés sur la jeunesse, les protagonistes de l’avenir, nous continuerons à promouvoir le dialogue et la coopé­ration avec des personnes d’origines culturelles et religieuses diverses. Nous nous engageons à construire un grand réseau de solidarité de citoyennes et citoyens ordinaires qui se consacrent à la réalisation du « plus grand bienfait que nous puissions offrir à l’avenir »: un monde débarrassé du fléau des armes nucléaires.

Messages SGI

Très chers membres de la SGI de France !

Toutes mes félicitations pour ce glorieux 50e anniversaire de la fondation de la Soka Gakkai internationale (SGI) ! Je tiens à vous remercier sincèrement de vous être réunis avec vos camarades dans la foi du monde entier, pour célébrer ce moment significatif et prendre un nouveau départ tout en renouvelant votre serment. Nichiren fut à l’origine de la propagation dans le monde entier de Nam-myoho-renge-kyo qu’il considérait comme le « cœur et l’essence du Sûtra du Lotus » (Choisir en fonction du moment, Écrits, 547) et l’« œil de tous les bouddhas » (Le Daimoku du Sûtra du Lotus, Écrits, 142). Il lança un appel à ses disciples en ces termes : « Mes disciples, formez les rangs et suivez-moi » (Les actions du pratiquant du Sûtra du Lotus, Écrits, 770). En cette époque de confusion et de crises, ce sont les membres de la Soka Gakkai et de la SGI qui se sont dressés conformément à cet enseignement sacré de Nichiren. Je ne peux m’empêcher de réaliser, une fois de plus, combien l’investiture d’Ikeda Sensei en tant que président de la SGI, le 26 janvier 1975 à Guam, a été primordiale dans l’histoire du kosen rufu mondial. L’année précédente, en 1974, alors que la course aux armements nucléaires s’intensifiait en pleine guerre froide, Sensei a assisté, entre autres, à la conférence des représentants de la SGI de l’Asie à Hong Kong en janvier, puis il s’est rendu en Amérique du Nord et dans plusieurs pays d’Amérique Latine en mars. Par la suite, il a mené des actions diplomatiques novatrices en faveur de la paix avec la Chine et l’ex-Union soviétique. Cette série de voyages à l’étranger a duré cent deux jours tout au long de l’année. Pendant ce temps, il a continué de dialoguer au Japon avec des dirigeants d’Europe, d’Afrique, d’Océanie, du Moyen-Orient et d’autres régions du monde, et avec des représentants de la SGI. Puis, intensifiant encore ses efforts, il s’est rendu, au début de l’année 1975, aux États-Unis. Il est allé au siège des Nations unies à New York, puis à Washington sous la neige, et à Chicago par une température de -10 degrés. Il est finalement revenu à Los Angeles, dans un climat plus doux, avant de se retrouver à Hawaï, la terre de l’été permanent. Un jour, alors que je lui disais en toute franchise combien j’étais touché par ses efforts acharnés et par toute l’énergie qu’il déployait pour faire avancer kosen rufu, il me dévoila son cœur : « Je me bats uniquement pour Toda Sensei et les membres. Je n’ai pas d’autre choix que de remporter la victoire afin de protéger la Soka Gakkai. » Puis il ajouta : « Quelle est la force d’un être humain ? Quand une personne possède une vision correcte de la vie, quelle puissance peut-elle déployer ? Voilà ce que j’essaye d’établir. » Il a pris ses fonctions de président de la SGI avec cette détermination intense et la noble aspiration de réaliser la « révolution humaine » et la « transformation du destin de l’humanité ». En agissant sans se ménager, il s’est consacré à propager les enseignements du bouddhisme de Nichiren, ouvrant ainsi une voie sans précédent pour le kosen rufu mondial, synonyme de paix mondiale, à travers un réseau de solidarité comportant aujourd’hui des membres dans 192 pays et territoires. Nichiren écrit : « Le plant de riz fleurit et donne des grains, mais son essence originelle demeure dans le sol. C’est pourquoi sa tige poussera, fleurira et donnera de nouveau des grains. » (Sur la floraison et la fructification, Écrits, 918) Les disciples ont pour mission de s’acquitter de leur dette de reconnaissance envers leur maître, qui est cette terre pour eux, en créant un courant éternel de kosen rufu afin de « s’assurer que la Loi se perpétuera longtemps » (SdL-XI, 176). Cette détermination de s’acquitter de sa dette de reconnaissance est une source illimitée d’énergie. Le moment est venu pour chacune et chacun d’entre nous de répondre aux encouragements de Sensei. Récitons des Daimoku pleins de ferveur en nous appuyant sur le vœu commun du maître et du disciple et continuons de semer les « graines de la paix de la Loi merveilleuse » au sein de nos groupes, de nos chapitres, dans nos quartiers et dans l’ensemble de la société ! En portant notre regard vers le 3 mai, qui marquera le 65e anniversaire de l’investiture d’Ikeda Sensei en tant que troisième président, puis vers le 2 octobre, correspondant au 65e anniversaire de son premier voyage à l’étranger pour kosen rufu, et vers le centenaire de la fondation de la Soka Gakkai en 2030, lançons-nous joyeusement dans une marche majestueuse, en illuminant le monde avec les rayons revigorants du soleil de la paix ! Je prie sincèrement pour que vous et toutes les personnes qui vous sont chères soyez en bonne santé, victorieux, et goûtiez un grand bonheur. Le 26 janvier 2025

Paroles d'encouragement

Les orientations et encouragements du président Ikeda – Un héritage spirituel pour toute l’humanité

Toutes mes félicitations pour cette 6e réunion générale des responsables, qui donne le coup d’envoi de « l’Année du grand envol vers une Soka Gakkai jeune dans le monde entier ». Je tiens également à féliciter le département des femmes pour leur nouveau départ plein d’espoir. Par ailleurs, accueillons chaleureusement les 99 membres de la Soka Gakkai internationale (SGI)venus de 14 pays et territoires, qui ont fait un long voyage pour être présents avec nous aujourd’hui. Nous sommes sincèrement très heureux de vous avoir parmi nous. J’aimerais commencer par exprimer ma gratitude et ma reconnaissance pour votre grande sincérité, qui s’est manifestée à travers la participation au don annuel pour kosen rufu, activité organisée par la Soka Gakkai en fin d’année. Je vous adresse mes remerciements les plus sincères pour tous vos efforts, malgré la pression continue de l’inflation et un contexte économique difficile.   Les écrits du président Ikeda s’appuient sur la philosophie de la révolution humaine, dont il a hérité de son maître, Josei Toda. Ses œuvres font revivre le bouddhisme de Nichiren et révèlent sa signification pour notre époque, en se fondant sur sa compréhension de la véritable nature de la vie, et elles constituent un héritage spirituel, qui éclaire l’avenir de la paix, de la culture et de l’éducation pour toute l’humanité. Ses orientations et ses encouragements offrent un modèle universel pour notre mouvement de la révolution humaine et de kosen rufu. Elles établissent les principes fondamentaux et éternels soutenus par la Soka Gakkai. Le président Ikeda a donné un jour les orientations suivantes : « Le réseau de kosen rufu doit s’étendre à la fois horizontalement et verticalement. L’expansion horizontale correspond à la diffusion de la compréhension du bouddhisme d’un ami à l’autre. L’expansion verticale correspond à la transmission de la foi de parent à enfant, d’une génération à l’autre. » Ces paroles expriment clairement la mission dont nous avons hérité de lui en tant que disciples : transmettre sa pensée et sa philosophie à travers le monde, et les léguer aux générations futures. Dans ce contexte, lors de la récente Conférence nationale exécutive qui s’est tenue au Japon, les membres du département de la jeunesse ont souligné plusieurs points importants. Ils ont abordé les changements considérables survenus dans les méthodes de collecte d’informations parmi la jeune génération, ainsi que la nécessité d’un cadre permettant de relier les principes et les valeurs laissés par le président Ikeda à une mise en pratique concrète. Au regard de ces points et en prenant en compte la vitesse croissante avec laquelle le kosen rufu mondial se développera à l’avenir, il a été suggéré que la création d’un service en ligne permettant d’effectuer des recherches facilement à travers la vaste collection d’écrits et d’encouragements du président Ikeda est devenue un besoin urgent à notre époque. Une proposition a également été avancée, selon laquelle les progrès dans la technologie de l’intelligence artificielle (IA) générative pourraient permettre aux utilisateurs de trouver les réponses qu’ils recherchent en posant des questions comme s’ils tenaient une conversation. Nous avons donc décidé de poursuivre le développement d’un service de ce type en japonais, pour permettre aux utilisateurs d’explorer les écrits et les orientations du président Ikeda à l’aide de l’IA générative. En tenant compte de la nécessité de se prémunir contre les attaques malveillantes de tiers et afin de gérer les coûts opérationnels, nous prévoyons que ce service sera payant. Nous fournirons davantage d’informations dès que les détails auront été finalisés. Il ne s’agit pas d’une intelligence artificielle qui imiterait le président Ikeda, donnant l’impression aux utilisateurs de converser avec lui. Ce n’est pas l’objectif de ce service. La technologie de l’IA générative sera utilisée uniquement comme moteur de recherche, ce qui signifie que les résultats de recherche ne seront pas des réponses générées par l’IA, mais bien des citations directement tirées des écrits et des orientations du président Ikeda. En somme, ce service vise à offrir une fonction de recherche facile à utiliser. Il s’agit simplement d’un outil pour atteindre un objectif, et non de l’objectif lui-même. On trouve dans le roman La Nouvelle Révolution humaine une scène émouvante au cours de laquelle un pratiquant, en observant Shin’ichi Yamamoto prodiguer des encouragements personnels, prend conscience de l’esprit authentique qui sous-tend cet acte d’encouragement. « Encourager les autres, c’est faire preuve de compassion. C’est partager leurs souffrances. C’est la manifestation de la conviction. Cette force vitale inspire les autres et éveille en eux le courage. » Lorsque l’intelligence artificielle est utilisée pour générer un texte original, elle le fait de manière progressive, en déterminant statistiquement le mot ou la phrase la plus logique à suivre en fonction du texte précédent. Elle sélectionne des mots sans tenir compte des émotions ou des intentions, en se fondant uniquement sur des modèles et des probabilités. En raison de cela, il existe un risque inhérent que les réponses qu’elle génère soient des « mensonges plausibles », avec un résultat final totalement dépourvu de compassion, d’empathie ou de conviction. Par conséquent, ce type d’IA générative est fondamentalement incapable de prodiguer des orientations ou des encouragements au sens véritable du terme. Le président Ikeda a lu le passage suivant du Gosho [les écrits de Nichiren] avec sa propre vie, incarnant l’esprit de l’engagement partagé entre le maître et le disciple : « Si, en un seul instant de vie, nous épuisons les peines et épreuves de millions de kalpa, alors, instant après instant, surgissent en nous les Trois Corps du Bouddha dont nous sommes éternellement dotés. Nam-myoho-renge-kyo est précisément une pratique “assidue” de ce type. » (OTT, 214) Si nous voulons, nous aussi, déployer de tels efforts, alors placer une confiance absolue dans les réponses générées par l’IA en les considérant comme des « réponses correctes » ne représente pas l’attitude appropriée dans la foi. Lorsque nous utiliserons l’outil de recherche de l’IA, il se pourrait que nous rencontrions des orientations en apparence contradictoires. Dans de telles situations, grâce à la prière et la pratique concrète, nous devrons réfléchir aux différences et aux points communs entre ces orientations et nous efforcer d’en discerner la véritable nature, tout en cherchant à nous rapprocher du cœur du président Ikeda. C’est précisément dans cette « pratique assidue » que nous pouvons trouver l’essence de la foi et le vibrant élan de l’esprit de maître et disciple. Dans tous les cas, à mesure que nous progresserons, cette initiative ne sera qu’un début. Afin de faire de la Soka Gakkai une « Soka Gakkai jeune dans le monde entier », nous allons procéder à un examen complet et substantiel de chaque aspect de nos activités, et mettre résolument en œuvre tous les programmes et les réformes nécessaires. Nous vous remercions de votre soutien continu tout au long de ce processus.   Le 26 janvier marque le 50e anniversaire de la fondation de la SGI. En 1975, le président Ikeda a rencontré pour la première fois Aurelio Peccei, cofondateur du Club de Rome – un groupe de réflexion international –, et ils développèrent par la suite une solide amitié. Dans une interview publiée dans le numéro du 1er janvier de cette année du journal Seikyo, Carlos Álvarez Pereira, secrétaire général du Club de Rome, a évoqué l’importance de la philo­sophie de la révolution humaine en ces termes : « Ce que je souhaite particulièrement souligner, c’est que le concept de révolution humaine élargit notre compréhension de ce que signifie mener une vie positive. […] L’essence d’une vie positive réside dans l’établissement de bonnes relations avec les autres et avec l’environnement naturel. Cela est donc directement lié à l’avenir durable de notre planète. Je crois que c’est là que réside la pertinence de la révolution humaine à notre époque1. » Nous sommes à mi-chemin de cette décennie décisive, entre le 90e anniversaire de la fondation de la Soka Gakkai et son centenaire en 2030, une période que le président Ikeda a décrite comme celle au cours de laquelle « nous devons être encore plus déterminés à […] opérer un changement puissant dans le destin de toute l’huma­nité ». Il n’est pas exagéré de dire que la philosophie de la révolution humaine détient la clé de l’avenir de l’humanité, confrontée aux risques liés à l’utilisation des armes nucléaires et à l’urgence de la crise climatique. Continuons à faire entendre notre voix sur l’importance de la révolution humaine dans toutes les sphères de la société, tout en apportant la preuve de la victoire à travers notre propre révolution humaine. En même temps, j’espère que nous pourrons tous prendre un grand envol, en commençant là où nous sommes, tout en développant une Soka Gakkai jeune dans le monde entier. À présent, alors que nous tournons notre regard vers le 16 mars, dressons-nous chacune et chacun avec fierté et courage face aux vents glacés, et avançons avec un esprit jeune pour élargir le dialogue et former des personnes de valeur !

Paroles d'encouragement

Spécial jeunesse. C’est à vous, mes jeunes successeurs, que je transmets le relais

Alors que s’ouvre la nouvelle année, vous vous demandez peut-être quels seront vos objectifs pendant cette période. Nous fixer des objectifs correspondant à nos rêves peut être un défi, mais œuvrer pour les réaliser une fois qu’ils sont fixés peut se révéler encore plus difficile. Même si vous pouvez avoir parfois envie d’abandonner, avoir des amis qui vous soutiennent et vous encouragent peut être une source de force. Dans cet épisode, nous présentons trois extraits des encouragements du président Ikeda qui pourraient vous donner envie de faire un pas vers la réalisation de vos objectifs. Nam-myoho-renge-kyo est la force motrice qui nous permettra de réaliser nos rêves Même si vous savez qu’il est important de faire Gongyo et de réciter Nam-myoho-renge-kyo, il peut y avoir des moments où votre emploi du temps bien chargé vous complique la tâche. Mais ne vous inquiétez pas. L’important, dit le président Ikeda, c’est de poursuivre vos efforts et de réciter Nam-myoho-renge-kyo en allant toujours de l’avant. Voici comment il a encouragé un jour des collégiens. Alors que nous nous élançons dans une nouvelle année, quels rêves portons-nous dans nos cœurs ? Il me semble entendre vos voix enjouées me transmettre vos espoirs et vos rêves. Un membre du groupe Avenir 1 m’a demandé un jour : « Quel est votre rêve ? » J’ai répondu : « Mon rêve est d’accomplir le rêve du président Toda. Il est mon maître éternel. » Le rêve que j’ai partagé avec M. Toda, c’est la réalisation de kosen rufu pour la paix mondiale et le bonheur de toute l’humanité. Même si les choses ne se passent pas comme prévu, faites déjà un pas en avant avec une grande détermination. Puis faites jaillir un courage immense et avancez à nouveau d’un pas ! Et encore d’un autre en manifestant une persévérance inébranlable ! Puis, riche d’un immense espoir, effectuez à nouveau un pas de plus ! Réciter Nam-myoho-renge-kyo est la force motrice d’une progression audacieuse. Nichiren déclare : « Nam-myoho-renge-kyo est semblable au rugissement d’un lion. Quelle maladie pourrait donc constituer un obstacle ? » (Réponse à Kyo’o, Écrits, 415) Il n’y a pas de rythme plus intense pour remporter la victoire totale. Vous êtes parfois si occupés par vos études ou vos activités de club qu’il vous est bien difficile de trouver le temps de faire Gongyo ou de pratiquer. Dans de telles circonstances, vous pouvez simplement réciter Nam-myoho-renge-kyo trois fois ou le réciter dans votre cœur. Ceux qui n’oublient jamais de réciter Nam-myoho-renge-kyo et qui vont toujours de l’avant sont assurés de parvenir à un bonheur profond et de remporter la victoire finale. Extrait du Journal du collège Seikyo, printemps 2008 Déployer ses ailes dans les vastes cieux d’un triomphe éclatant Quand vous étudiez ou que vous pratiquez un sport d’équipe ou une autre activité au sein d’un club, il peut être difficile pour vous d’avoir le sentiment que vous progressez vers la réalisation de vos objectifs. Mais tous les efforts que vous effectuez constituent une étape préparatoire cruciale. Le thème de l’année 2025 au sein de la Soka Gakkai est « Année du grand envol vers une Soka Gakkai jeune dans le monde entier ». En imaginant le magnifique avenir qui vous attend, prenez vigoureusement votre envol ! Il n’y a aucune limite aux possibilités qui s’ouvrent devant vous, mes jeunes amis. Ayez de grands rêves et réalisez le premier pas pour les concrétiser à partir de l’endroit précis où vous vous retrouvez actuellement ! Les avions reliant le monde décollent à partir de pistes conçues pour cela. En ce qui vous concerne, les tables sur lesquelles vous faites votre travail scolaire, les bibliothèques et les centres où se déroulent vos activités extrascolaires sont les pistes qui vous permettront de décoller à l’avenir. Tous ces préparatifs favoriseront votre envol dans les vastes cieux d’un triomphe éclatant. Chacun de vous récite Nam-myoho-renge-kyo et lutte pour réaliser les nobles rêves qui contribueront au bonheur des gens, apporteront des bienfaits au monde et feront la fierté de vos parents. Tous vos efforts vous porteront vers votre noble destination et vous pourrez contempler en route de nouveaux panoramas. Si l’on compare la vie à l’escalade d’une montagne, en tant que collégiens et lycéens, votre vision est comparable à celle qu’on peut avoir depuis le sommet d’une petite colline. Quand vous gravirez une plus haute montagne, le panorama qui s’offrira à vous et votre vision du monde prendront une autre dimension. Nichiren écrit : « Écarter le superficiel pour rechercher le profond révèle l’esprit d’une personne courageuse. » (Sur les prophéties du Bouddha concernant l’avenir, Écrits, 406) Concentrez vos prières et votre esprit sur votre progression et votre avenir, et choisissez la meilleure voie à partir de cette perspective. Apprendre forge le caractère. C’est ainsi que va se créer la personne que vous êtes. Apprendre permet de se lancer constamment des défis. Les personnes qui conservent toujours leur esprit de recherche ne se retrouvent jamais dans une impasse. Chaque jour leur apporte de nouvelles découvertes, un renouveau et l’occasion de se perfectionner. Il n’y a pas de plus grand talent que celui qui consiste à apprendre sans cesse tant que l’on est en vie. Extrait de Sur les ailes de vos rêves Les véritables amis sont bienveillants les uns envers les autres et s’encouragent mutuellement Qu’est-ce que l’amitié ? Vous avez sans doute des amis dans votre école et dans votre voisinage ainsi que dans les clubs ou autres lieux où se déroulent vos activités extrascolaires. Voici les encouragements donnés par le président Ikeda à propos de l’importance de l’amitié. Qu’est-ce que l’amitié ? Ce n’est pas simplement avoir de bonnes relations avec quelqu’un parce qu’il passe beaucoup de temps avec vous, vous prête de l’argent ou est gentil à votre égard. Il ne s’agit pas seulement de bien s’entendre et d’avoir beaucoup de centres d’intérêt communs. Cela implique une relation où vous faites preuve d’empathie envers les souffrances de votre ami et où vous l’encouragez à ne pas perdre espoir et ce dernier fait aussi de son côté preuve d’empathie envers vous. En somme, vous êtes dans le même bateau et vous vous soutenez mutuellement. Une amitié dotée de telles qualités est aussi belle qu’une rivière pure et fraîche. Le courant le plus pur et le plus magnifique que l’on puisse trouver dans l’existence humaine s’appelle l’amitié. La clé consiste à créer ce magnifique courant de l’amitié dans votre vie, tout en luttant avec vos amis vers la réalisation de vos rêves respectifs – il s’agit de lutter et de se développer ensemble, de partager problèmes et épreuves, et de toujours s’encourager et se soutenir mutuellement. Si vos amis partagent aussi cette approche, votre amitié sera probablement durable ; mais s’ils décident de s’en écarter, alors votre relation se révélera éphémère. Il est aussi possible que vous preniez vous-même délibérément vos distances vis-à-vis d’un ami ou que vous provoquiez une rupture. En tout cas, même si une relation amicale prend fin, n’en soyez pas pour autant démoralisé. Ce n’est pas la peine de vous en vouloir en pensant qu’une amitié devrait durer éternellement. L’important est de ne jamais oublier la véritable signification de l’amitié et d’en faire la base de vos relations avec les autres. Extrait de Dialogues avec la jeunesse

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