Décembre 2024

Étude bouddhique

Thème

Présentation dossier

Faire vivre ce bonheur qui est en nous

« Le président Toda a défini ce qui différencie le bonheur absolu du bonheur relatif ou superficiel. Le bonheur relatif n’est pas le véritable bonheur. Il est comme un mirage appelé à disparaître avec le temps. En revanche, le bonheur absolu ne disparaît pas avec le temps et ne dépend pas des autres. À tout moment, on peut ouvrir cet état dans lequel on ressent le seul fait d’être en vie en ce monde comme une grande joie.  Le président Toda nous a appris que le but de la pratique et de la foi est de parvenir à ce résultat. Comme le dit le proverbe [thaïlandais] : “Le bonheur véritable est caractérisé par la joie, la sagesse et la bienveillance.” » Daisaku Ikeda, La Sagesse pour créer le bonheur et la paix, vol. 1, Acep, p. 18.

Messages SGI

Transmettre l’esprit d’empathie

Félicitations pour cette 4e réunion générale des responsables, à laquelle participent aujourd’hui 141 membres de 12 pays et territoires. Souhaitons la bienvenue et remercions toutes celles et tous ceux qui ont fait un long voyage pour se joindre à nous à cette occasion. J’aimerais exprimer ma profonde reconnaissance envers tous ceux qui se sont inscrits afin de participer au don annuel pour kosen rufu, organisé par la Soka Gakkai en cette fin d’année. Le président Ikeda fit un jour la remarque suivante, à propos de La Révolution humaine, de La Nouvelle Révolution humaine et d’autres écrits : « Écrire chaque jour un épisode d’une œuvre publiée en feuilleton est une discipline très exigeante. Parfois, j’étais trop fatigué pour soulever mon stylo et écrire et je devais dicter l’épisode du jour à ma femme. En tant que mari et femme, nous avons persévéré en coulisses dans cette lutte par l’écrit. Si M. Toda était encore en vie, je sais qu’il nous aurait félicités pour nos efforts. « Tous les bénéfices des livres que j’ai publiés ont été offerts en contribution pour kosen rufu et pour des projets éducatifs. Ma femme est fermement convaincue que c’est la meilleure chose à faire, et elle est certaine que M. Toda et M. Makiguchi auraient apprécié ma décision, comme tous les membres de la Soka Gakkai. Bien qu’il s’agisse d’une affaire privée, je voulais partager avec vous cette information, afin que les futurs responsables le sachent. » La Soka Gakkai d’aujourd’hui a été construite grâce aux efforts considérables du président Ikeda. C’est une organisation en parfait accord avec l’intention du Bouddha. Les disciples qui ressentent une profonde dette de reconnaissance et cherchent à s’en acquitter héritent de cet esprit et se consacrent tout aussi inlassablement à protéger et à promouvoir le développement de notre organisation. Allons à la rencontre de chaque personne et développons des échanges chaleureux et sincères. Dans son édition du 21 août, le journal Seikyo a publié un article sur la relation émouvante entre l’éminent critique et journaliste d’après-guerre, Daizo Kusayanagi (1924-2002), et le président Ikeda. Dans l’un de leurs échanges, le président Ikeda cite Nichiren : « Moi, Nichiren, je ne crie pas, mais mes larmes coulent sans cesse. » (La réalité ultime de tous les phénomènes, Écrits, 390) Ces mots résument ses sentiments en tant que dirigeant. Dans un article de magazine que M. Kusayanagi a écrit à propos du président Ikeda, il cite ce passage et déclare : « Ces mots incarnent la vertu de la gentillesse. Le caractère chinois pour “gentillesse” est composé d’un élément signifiant “personne” et d’un autre signifiant “préoccupation”. La gentillesse est la capacité de considérer la douleur et la tristesse des autres comme les siennes1. » Comme le dit Nichiren : « Les diverses souffrances endurées par les êtres vivants – toutes sont les souffrances de Nichiren. » (OTT, 138) M. Toda a dit un jour que l’essence de la politique se résume à l’esprit incarné dans ces mots. En effet, l’empathie, ou le fait de considérer la souffrance des autres comme la sienne, est le point de départ de la lutte pour établir l’enseignement correct pour la paix dans le pays, et partager cet esprit est l’essence même de kosen rufu. À l’approche du premier anniversaire du décès du président Ikeda, le 15 novembre, et de l’anniversaire de la création de la Soka Gakkai, le 18 novembre, célébrons ces deux événements en remportant la victoire éclatante des personnes ordinaires pour le bien de la paix mondiale et du bonheur de l’humanité. Traduit du journal Seikyo, quotidien de la Soka Gakkai, du 14 septembre 2024

Réflexions sur la NRH

La voie éclatante du kosen rufu mondial

Le 20 juillet 2019, le journal Seikyo a publié une photo du Centre mondial Seikyo de la Soka Gakkai, prise par le président Ikeda. L’achèvement de ce Centre, programmé en novembre, marquera le début d’une nouvelle ère pour le journal Seikyo. Le chapitre « Bastion de la plume » du volume 10 de La Nouvelle Révolution humaine contient le passage suivant : « Kosen rufu est un combat par les mots. En l’absence de mots qui encouragent les gens et qui démontrent la véracité du bouddhisme, ainsi que la rectitude de la Soka Gakkai, kosen rufu ne progressera jamais. » Notre « arme » dans ce combat par les mots a toujours été le journal Seikyo. Le chapitre « Bastion de la plume » raconte avec précision comment ce journal est devenu une publication quotidienne à partir du 15 juillet 1965. Jusqu’alors, c’était un journal de huit pages, publié trois fois par semaine. La parution quotidienne était prévue à l’origine à partir du mois d’octobre mais Shin’ichi suggéra de l’avancer, en considérant qu’une parution limitée à trois fois par semaine ne correspondait plus à la rapide progression de l’organisation. Le chapitre « Vents du bonheur » raconte l’histoire d’un pratiquant japonais habitant au Mexique, qui venait d’être nommé responsable dans ce pays. En l’absence d’un aîné dans la foi en mesure de lui donner des encouragements, il dévorait avidement chaque page du journal Seikyo qu’on lui envoyait du Japon. Le chapitre suivant, « Une nouvelle voie », présente un jeune Japonais qui, inspiré par les activités et les expériences des pratiquants d’outre-mer publiées dans le journal, décide de consacrer sa vie à promouvoir kosen rufu dans le monde et s’installe en Allemagne de l’Ouest. Ainsi, le journal Seikyo devint une source d’inspiration majeure pour le développement de kosen rufu à l’échelle mondiale. Cependant, la transformation du journal en quotidien engendra des défis considérables. Il fallut notamment mettre au point un système de distribution fiable. Sous la direction de Shin’ichi, tous les membres du personnel s’investirent dans le projet avec la ferme détermination d’en faire un succès, même s’ils devaient commencer par prendre eux-mêmes en charge, sans l’aide de personne, la distribution du quotidien. Shin’ichi utilisait toutes les occasions possibles pour émettre des suggestions sur les orientations futures du journal. Dans son échange avec les responsables éditoriaux, il indiqua comment faire pour que le Seikyo conserve sa mission unique et offrit trois orientations : « Premièrement, en toutes circonstances, cela doit être un journal dédié à kosen rufu… Deuxièmement, il se doit d’être un journal aidant ses lecteurs à comprendre l’enseignement correct du bouddhisme… Troisièmement, il doit faire fonction de “lettre d’encouragement” en insufflant espoir et courage à ceux qui le lisent. » À peu près au moment où le journal Seikyo est devenu un quotidien au Japon, d’autres journaux liés au mouvement commencèrent à être publiés dans les organisations de la Soka Gakkai du monde entier. Grâce à ces publications, les conceptions erronées de la société sur la Soka Gakkai furent peu à peu corrigées. Dans le chapitre « Bastion de la plume », Shin’ichi déclare : « Le journal Seikyo doit devenir un épicentre des idées et de la philo­sophie, un bastion indomptable de la plume éminent dans le monde entier. » En gravant cette conception dans notre cœur, contribuons davantage au développement et à la promotion du journal Seikyo et de toutes les autres publications de notre mouvement. La sagesse qui permet de transmettre des encouragements En août 1965, Shin’ichi participa à plusieurs cours d’été, déterminé à faire tout son possible pour que l’esprit de la Soka Gakkai imprègne profondément le cœur de ses compagnons de pratique. Avec l’entrée dans « la phase essentielle » du mouvement de kosen rufu, il sentit que le moment était venu pour que la Soka Gakkai développe davantage ses activités dans les domaines les plus variés et s’emploie à établir l’humanisme bouddhique dans la société. Le chapitre « Bastion de la plume » énumère dix facteurs qui décrivent l’esprit de la Soka Gakkai, notamment « avoir le courage de rejeter le superficiel pour rechercher le profond » et « un dévouement altruiste à la propagation de la Loi ». Conscient que l’esprit de la Soka Gakkai ne peut se transmettre qu’à travers notre comportement, Shin’ichi poursuivit ses actions pour kosen rufu en réfléchissant profondément aux moyens d’inspirer ses compagnons de pratique afin qu’ils se dressent avec joie et courage. La sagesse qui permet de transmettre des encouragements est le fruit d’une détermination sincère et se manifeste sous des formes différentes. Ainsi, convaincu qu’encourager des responsables de district serait crucial pour progresser avec vigueur dans « la phase essentielle » de kosen rufu, Shin’ichi voyagea dans tout le Japon afin d’assister à des réunions de responsables de district, en faisant tout son possible pour rencontrer et saluer autant de participants que possible. Mais, à force de multiplier les poignées de main, sa main finit par rougir et gonfler, si bien que le seul fait de tenir un stylo devint très douloureux pour lui. Il rechercha alors un autre moyen d’encourager tout le monde et décida d’avoir plutôt recours à des séances de photos commémoratives. À travers ces séances, Shin’ichi s’efforça de forger des liens spirituels avec des dizaines de milliers de pratiquants. Il est tout à fait certain que le véritable désir de Shin’ichi était d’encourager directement chaque pratiquant. Il s’y consacra de tout son être, malgré le temps limité dont il disposait à chaque séance. Il était déterminé à faire briller éternellement les flammes de l’engagement, de la joie et du courage dans le cœur de ses compagnons de pratique. Il entendait donner ainsi une valeur durable à chaque instant. Aujourd’hui, nous avons accès à des vidéos des discours du président Ikeda, grâce aux plateformes de vidéos à la demande, mises en place au Japon. Ses discours sont aussi des formes d’encouragement pour nous, fondées sur sa résolution d’offrir des sources d’inspiration durables à chaque instant. Il nous incombe donc à nous, disciples, de décider si nous utilisons les encouragements de notre maître pour réaliser notre révolution humaine ou si nous les considérons simplement comme des encouragements du passé. La création du département des hommes Le chapitre « Couronne de lauriers » décrit la création du département des hommes, le 5 mars 1966. Le mouvement de kosen rufu venait d’entrer dans « la phase essentielle », où il était crucial que chaque individu montre la preuve factuelle en s’appuyant sur le principe « la foi équivaut à la vie quotidienne ». Ce département fut créé parce qu’il était important que les hommes jouent un rôle plus actif dans tous les domaines et développent ainsi des cercles de confiance dans la société. Lors de cette réunion, Shin’ichi souligna que, dans la perspective du développement constant de kosen rufu, il était important de combiner la force de la prudence avec un esprit jeune et vigoureux, tourné vers l’innovation. Il expliqua aussi qu’il était crucial de faire appel à la fois à la force de la jeunesse, qui nourrit le développement de kosen rufu, et à l’expérience et à la sagesse qui découlent de la maturité et du sens de la mesure des pratiquants du département des hommes. Il poursuivit ainsi : « Si le département des hommes se révèle exemplaire, ceux des femmes, des jeunes hommes et des jeunes femmes connaîtront eux aussi un essor spectaculaire. Les encouragements sincères du département des hommes contribueront à former véritablement des personnes de valeur dans chaque département. » Bien que le 5 mars soit la date anniversaire de la création du département des hommes, c’est le 24 août, c’est-à-dire le jour où Daisaku Ikeda adhéra à la Soka Gakkai en 1947, qui a été désigné comme Jour du département des hommes. Le président Makiguchi s’est converti à l’âge de cinquante-sept ans et le président Toda avait quarante-cinq ans quand il s’est dressé seul pour accomplir kosen rufu, après avoir été libéré de prison. Tous deux avaient l’âge d’être des membres du département des hommes. Je crois que le 24 août a été nommé officiellement Jour du département des hommes pour indiquer que la mission des hommes est de mener la lutte en s’appuyant sur l’exemple des trois présidents fondateurs afin de devenir « des piliers dorés soutenant la citadelle de Soka » (p. 343). Le jour de la création du département des hommes, Shin’ichi conclut son discours par ces mots : « Si le département des hommes se développe magnifiquement et édifie un cadre solide pour kosen rufu, notre organisation demeurera éternellement indestructible. » (p. 344) En fait, la mission du département des hommes est extrêmement profonde et noble, dans la perspective du développement éternel de la Soka Gakkai. Passages essentiels du volume 10 « J’espère que vous serez également des responsables larges d’esprit, qui seront en mesure de former leurs cadets de telle sorte qu’ils deviennent encore plus remarquables qu’eux-mêmes. À cette fin, il faut guider par l’exemple. Votre esprit et vos actes seront une véritable source d’inspiration pour les autres. » Chap. « Bastion de la plume » « L’esprit de recherche est la racine qui absorbe la nourriture de la croyance et nous permet de grandir et de nous développer. Si cette racine est solide, de magnifiques fleurs du bonheur ne manqueront pas de s’épanouir dans notre vie. » Chap. « Bastion de la plume » « Celui qui prend la ferme décision d’œuvrer au service de kosen rufu est fort. Une telle détermination engendre sagesse, force vitale, succès et victoire dans la vie. » Chap. « Vents du bonheur » « Notre détermination intérieure (ichinen) peut faire bouger l’univers. Puisque cause et effet sont simultanés, tous les résultats sont contenus dans notre résolution présente. La détermination ne saurait se limiter à des paroles. Une véritable détermination implique une prière sérieuse. Elle jaillit d’une énergie concentrée. Elle génère une action pleine d’ardeur. Et elle mène infailliblement à une superbe victoire. » Chap. « Une nouvelle voie » « Chérir chaque personne, partager ses souffrances et la protéger, tel est l’esprit de Nichiren, le bouddha de l’époque de la Fin de la Loi, ainsi que l’esprit de la Soka Gakkai. C’est aussi le point de départ de l’humanisme. » Chap. « Couronne de lauriers » Résumé des chapitres du volume 10 de La Nouvelle Révolution humaine « Bastion de la plume » Le premier épisode de La Révolution humaine est publié dans le numéro du journal Seikyo du 1er juillet 1965, qui devient un quotidien en juillet de cette année-là. « Vents du bonheur » Shin’ichi se rend à Los Angeles peu après les émeutes déclenchées par la discrimination raciale. Il se rend aussi pour la première fois au Mexique, un pays que son maître, Josei Toda, avait rêvé de visiter, juste avant son décès. « Une nouvelle voie » Shin’ichi se consacre à la formation de personnes de valeur en Europe. En Allemagne de l’Ouest, il encourage des jeunes originaires du Japon qui se sont installés dans ce pays. « Couronne de lauriers » Le 5 mars 1966 est créé le département des hommes.

Réflexions sur la NRH

La voie éclatante du kosen rufu mondial

Dans le premier chapitre du volume 9, « Une nouvelle ère », Shin’ichi annonce sa décision de se lancer dans la rédaction de La Révolution humaine à l’occasion de la septième cérémonie funéraire (le sixième anniversaire) suivant la mort de Josei Toda, en avril 1964. Le dernier chapitre, « L’espoir du peuple », décrit la scène où il commence effectivement à travailler sur le roman à Okinawa, le 2 décembre 1964. Shin’ichi rappelle quatre éléments clés qui l’ont amené à raconter la vie de son maître. Le premier se produisit trois mois après son adhésion à la Soka Gakkai quand, profondément inspiré par sa rencontre avec M. Toda, qu’il décrit comme « un responsable hors du commun », il prit la décision de faire connaître à la postérité la vie de ce maître éminent. Au cours des ans, alors qu’il s’engageait totalement dans la lutte au côté de M. Toda, sa détermination et sa passion s’accrurent et il se forgea un vœu inébranlable. Dans son deuxième souvenir, il a revu M. Toda lui montrant le manuscrit de son roman, La Révolution humaine, destiné à paraître en feuilleton dans le journal Seikyo sous le nom de plume Myo Goku. Le troisième souvenir concerne sa visite à Atsuta, le village natal de M. Toda, dans le Hokkaido, et le quatrième et dernier, son voyage avec M. Toda, à Karuizawa, dans la préfecture de Nagano, en août 1957, tout juste huit mois avant sa disparition. Ces quatre événements se déroulèrent entre 1947 et 1957, alors que Shin’ichi était âgé de 19 à 29 ans. Durant cette période, il étudia sous la direction de M. Toda et avança sur la voie authentique du maître et du disciple, en considérant ses encouragements et ses instructions à long terme comme des directives dorées éternelles, destinées non seulement au temps présent mais aussi à l’époque suivant la disparition de son maître. Il était donc déterminé à transmettre les grandes orientations de M. Toda, notamment tous les encouragements qu’il avait reçus de lui, à travers La Révolution humaine. Shin’ichi était parfaitement conscient de la difficulté et du défi représentés par une parution en feuilleton. Néanmoins, il éprouvait une grande joie et le sens profond de sa mission. Il estimait avoir pour responsabilité de rapporter avec précision les faits concernant la vie et la pensée de M. Toda. C’est précisément grâce à ce vœu inébranlable que nous pouvons nous aussi étudier et progresser aujourd’hui sur la voie du maître et du disciple au sein du mouvement Soka. Une forte prière engendre de la sagesse De nombreuses scènes du chapitre « Jeunes phénix » me ramènent à mes propres souvenirs de l’époque où je faisais partie du groupe Avenir. Il y avait alors un nombre croissant de membres de la deuxième génération au sein de la Soka Gakkai – c’était d’ailleurs aussi mon cas – et l’une des grandes questions que l’on se posait concernait la façon d’enseigner les bases de la foi et de la pratique à cette génération plus jeune. Un livre blanc de la jeunesse [publié par le gouvernement japonais en 1964] indiquait que les crimes juvéniles avaient considérablement augmenté cette année-là et que cet accroissement était particulièrement sensible dans la tranche d’âge la plus jeune. Dans ce contexte social, Shin’ichi affirme l’importance de former les jeunes et sa conviction que la mission de la Soka Gakkai est de montrer un exemple positif dans la société. C’est avec cette intention qu’il a créé le collège et le lycée Soka. Il prend diverses mesures pour former et encourager les précieux jeunes gens qui porteront la responsabilité de l’avenir en déclarant : « Si nous ne plantons pas de jeunes arbres, il ne poussera pas d’arbres. Et si nous attendons pour les planter qu’ils soient déjà grands et robustes, il sera trop tard. Il ne faut pas laisser échapper le moment propice. Nous devons aussi faire preuve d’une extrême prudence au moment de planter les jeunes arbres, prêter attention au moindre détail. » Un responsable du département de la jeunesse fait alors ce commentaire : « Le flot ininterrompu de vos idées ne cesse de me surprendre et de m’impressionner. Comment faites-vous ?C’est une question de sérieux. Je réfléchis toujours sérieusement au XXIe siècle… Une prière forte et déterminée se traduit par de la sagesse, laquelle à son tour donne naissance à toutes sortes d’idées. Notre sens des responsabilités se manifeste dans la force d’une telle prière. » Ce passage reflète l’attitude fondamentale nécessaire non seulement pour les responsables du groupe Avenir et pour tous les responsables de la Soka Gakkai. Lors d’une réunion, Shin’ichi lance cet appel aux pratiquants du département des lycéens, en s’exprimant d’une façon concrète et facilement compréhensible. « À cette fin, il est essentiel que vous récitiez maintenant Daimoku avec diligence et que vous accordiez toujours la priorité absolue à vos études. S’il vous plaît, ne faites rien qui puisse causer des soucis ou des inquiétudes à vos parents. » En une autre occasion, il encourage ainsi les pratiquants : « Aujourd’hui, j’ai planté la graine de la progression et du développement dans votre vie. Mais si vous ne possédez pas une forte détermination et si vous ne vous engagez pas dans l’accomplissement de votre noble mission, cette graine ne germera pas pour porter des fruits. » Le regard fermement fixé sur l’avenir, Shin’ichi ne cesse d’inspirer les jeunes successeurs. Quels que soient les changements d’époque, gravons dans notre cœur que ce n’est que par des efforts sincères que nous pourrons transmettre la foi aux plus jeunes générations. Un développement à la fois vertical et horizontal Le volume 9 relate divers événements qui se sont déroulés au début de ce que l’on a appelé « l’époque essentielle », notamment la création du groupe Avenir pour créer un nouveau courant dans le mouvement de kosen rufu vers le XXIe siècle. Au terme du chapitre « Jeunes phénix », Daisaku Ikeda écrit : « Au commencement de l’époque essentielle de kosen rufu, en créant les départements des lycéens, des collégiens et des écoliers, Shin’ichi Yamamoto avait fait jaillir de nouvelles sources propres à produire des personnes de valeur pour l’avenir, élargissant encore le flot majestueux des successeurs de la Soka Gakkai et ouvrant ainsi le vaste horizon du XXIe siècle. » Par ailleurs, à propos de son engagement à développer le groupe Avenir, Shin’ichi dit à un responsable : « Dans trente ou quarante ans, le sens de ce que j’entreprends maintenant deviendra évident. » Ce volume fut publié sous forme de livre en japonais, le 11 février 2001, à l’occasion du 101e anniversaire de la naissance du président Toda. Ce fut le premier volume de La Nouvelle Révolution humaine à être publié sous forme de livre au xxie siècle. À l’époque, nous luttions vigoureusement pour développer « un réseau de paix et d’humanisme ». L’étude du volume 9, tout particulièrement du chapitre « L’espoir du peuple », nous a permis de consolider notre compréhension de notre mission qui consiste à bâtir une société meilleure en tant que pratiquants du bouddhisme. De plus, le 3 mai 2001, la Soka Gakkai a lancé la deuxième série de sept cloches et entamé sa progression vers son 100e anniversaire, en 2030. Dans le chapitre « Éclat lumineux », Shin’ichi explique : « L’expansion de kosen rufu doit s’effectuer à la fois sur les plans horizontal et vertical. L’expansion est horizontale quand la compréhension du bouddhisme progresse d’un ami à l’autre. Elle est verticale quand la croyance se perpétue de parents à enfants, et ainsi de suite, d’une génération à l’autre. » Tandis que nous avançons vers le centenaire de la fondation de la Soka Gakkai (en 2030), l’expansion horizontale, qui consiste à faire comprendre ce qu’est la Soka Gakkai à nos amis et dans notre environnement, et l’expansion verticale, concernant la transmission de la foi aux jeunes générations, deviendront de plus en plus importantes. Plus loin dans le même chapitre, Shin’ichi déclare : « Le XXe siècle a été qualifié de siècle de guerres et de révolutions, mais il est aussi le siècle qui a vu le début de la révolution humaine. En fait, précisément parce qu’il a donné naissance à la révolution humaine, je suis convaincu que le XXe siècle restera dans l’Histoire comme un prélude au plus glorieux et au plus éclatant siècle de la vie. » Il incombe à chacun de nous de faire du XXIe siècle le brillant siècle de la vie. Tout en éprouvant de la joie à porter une mission aussi profonde, lançons-nous le défi d’accomplir notre propre révolution humaine et développons notre réseau de paix et d’humanisme. Passages clés du volume 9 « Il importe aussi d’avoir de la considération pour autrui. La considération, fondamentalement, c’est la prière. Les gens ouvrent toujours leur cœur et éprouvent de la sympathie envers ceux qui prient pour leur bonheur et s’en soucient. » Chap. « Une nouvelle ère » « Le but de la croyance est de cultiver la richesse de l’esprit et de bâtir un cadre pour notre vie. C’est pour cette raison qu’il est important d’avoir la foi dès le plus jeune âge. » Chap. « Jeunes phénix » « Ceux qui se sont éveillés à leur mission pour l’avenir sont forts. Dès l’instant où ils en prennent conscience, leurs capacités latentes se manifestent. » Chap. « Jeunes phénix » « C’est le rayonnement de la croyance de génération en génération qui garantit le flot éternel de kosen rufu et constitue la base de la prospérité durable d’une famille. L’unité familiale fondée sur la croyance en est la clé. » Chap. « Éclat lumineux » « Tous nos combats pour propager le bouddhisme se transformeront en bonne fortune et en bienfaits immenses. Par conséquent, quand nous sommes confrontés à une situation difficile, nous devrions nous dire : “J’ai acquis davantage de bonne fortune” ou bien “J’ai encore créé une cause de grands bienfaits”. » Chap. « Éclat lumineux » « Un véritable homme politique ne cherche pas à dominer le peuple. Il est au service du peuple et consacre sa vie à œuvrer en son nom. » Chap. « L’espoir du peuple »  

Citations

Jour après jour, mois après mois

Il est important que nous nous respections en tant que compagnons dans la foi et avancions dans une unité harmonieuse. L’unité est ce qui propulse kosen rufu. (La Nouvelle Révolution humaine, vol. 28, chap. « Grande voie » [traduction provisoire]) *** Notre détermination dans la croyance, fondée sur notre engagement profond pour kosen rufu, active les fonctions protectrices de l’univers. Nous créons ainsi dans notre vie une trajectoire qui mène à une bonne fortune et à des bienfaits éternels. (Discours prononcé à la réunion générale du Kansai, octobre 1989) *** Déployez des efforts pour aller à la rencontre des gens et dialoguer avec eux. Parlez sincèrement. La véritable démocratie prospère grâce à des dialogues francs. (Série d’essais « Le chant de la victoire humaine ») *** « Enseignez aux autres au mieux de vos capacités, ne serait-ce qu’une phrase. » (La réalité ultime de tous les phénomènes, Écrits, 390) Si nos voix portent largement le message du bouddhisme de Nichiren, l’aube de la paix se lèvera à coup sûr, permettant ainsi d’accomplir notre idéal : « L’établissement de l’enseignement correct pour la paix dans le pays ». (Série d’essais « Le chant de la victoire humaine ») *** L’avenir existe dans le présent. L’avenir est là où nous sommes. Souvenez-vous toujours que les grandes victoires découlent de l’accumulation de petits succès réguliers. (Extrait du poème « Brille, cité éternelle de l’harmonie humaine ! – À mes chers amis de Macao) *** Plus nous avons de défis à relever, plus nous devrions aller de l’avant avec joie et y faire face avec détermination – tel est le cœur du bouddhisme de Nichiren et la manière la plus significative de mener notre vie. (La Sagesse pour créer le bonheur et la paix, vol. 1, p. 117) *** En tant que pratiquants du bouddhisme de Nichiren et grands champions de kosen rufu, il suffit de parler avec les autres et de partager courageusement nos convictions. Telle est la meilleure manière de toucher le cœur des autres. (Série d’essais « La lumière du siècle de l’humanisme ») *** Continuez à lire les écrits de Nichiren. En étudiant et en approfondissant votre compréhension du bouddhisme de Nichiren, vous élargirez votre état de vie et serez capables d’insuffler de l’espoir et du courage aux autres. (Série d’encouragements « Avancer avec les écrits de Nichiren ») *** Nous ne pouvons communiquer profondément que si nous sommes sincères. Telle est la clé ultime pour obtenir véritablement la victoire. (Discours prononcé lors la conférence des responsables d’Okinawa, février 1991) *** La prière doit être suivie d’actions. Par conséquent, remportons la victoire dans notre vie personnelle et pour kosen rufu. Prions afin de réaliser nos objectifs et de surmonter nos soucis, les uns après les autres, et agissons avec une détermination sincère. (Série d’essais « La jeunesse et les écrits de Nichiren ») *** Nous devons surmonter chaque défi qui se dresse devant nous tout en luttant pour le noble idéal consistant à établir « l’enseignement correct pour la paix dans le pays ». Cela ouvrira à l’infini la voie de l’avenir de kosen rufu et de nos vies. (Série d’essais, « La citadelle éternelle du mouvement Soka ») *** Cette époque de troubles et de conflits est le moment parfait pour les jeunes qui croient dans le bouddhisme de Nichiren de montrer ce qu’ils sont capables de réaliser. En faisant surgir le courage dans votre cœur, comme le soleil qui se lève, incarnez le rôle triomphant de la jeunesse en récitant d’intenses Daimoku ! (Séries d’encouragements « À mes chers amis victorieux ») *** De nombreuses personnes se sentent mal ou tombent malades quand vient le changement de saison et que l’on passe de l’été à l’automne. Prions pour notre santé et menons une vie pleine de sagesse. (Extrait de « Un nouveau siècle de la santé ») *** Nous sommes au cœur du monde. L’endroit où nous sommes maintenant – notre foyer, notre lieu de travail, notre environnement – est notre scène du kosen rufu mondial. (La Nouvelle révolution humaine, vol. 27, chap. « Justice », [traduction provisoire]) *** En ces temps troublés, nous, membres de la Soka Gakkai, avons une mission véritablement grande et noble. Chacun de nous est un acteur du changement et un grand bâtisseur de paix. (Séries d’étude « Créer un siècle de l’humanisme où tous peuvent faire briller leur vie ») *** C’est seulement en gagnant le cœur des autres que nous pouvons créer une nouvelle histoire. Faisons preuve de sagesse et de créativité pour élargir notre réseau d’amitié, de manière joyeuse et positive. (Discours prononcé à la réunion générale des responsables du département de la jeunesse, avril 1993) *** Être prêt à se rendre n’importe où sans jamais ménager nos efforts pour œuvrer joyeusement au bonheur des autres, tel est le véritable esprit du mouvement Soka. (La Nouvelle Révolution humaine, vol. 22, p. 350) *** « Chérissez les groupes ! » – telle était la devise de M. Toda. Les pratiquants qui avancent dans la joie et l’unité, en première ligne de notre mouvement, offrent une vision pleine d’espoir pour kosen rufu. (Série d’essais « La voie éclatante de la victoire ») *** Quand vient le temps de l’action, nous devons œuvrer avec la rapidité de l’éclair. Cette ardeur détermine la réussite dans tous les domaines. Dépassons à nouveau nos limites avec une détermination renouvelée ! (Série d’essais « Réflexions sur La Nouvelle Révolution humaine ») *** Aujourd’hui est le Jour de la paix mondiale 1 ! Mettons à jamais un terme à la guerre et créons une ère de paix ! La seule manière d’y parvenir consiste à poursuivre notre mouvement de kosen rufu à une échelle mondiale. (Série d’essais « La lumière du siècle de l’humanisme ») *** Les mots sincères de celles et ceux qui récitent Nam-myoho-renge-kyo résonnent avec bienveillance et conviction, et trouvent un écho profond dans le cœur des gens. (Série d’encouragements « Répandre la lumière éclatante des écrits de Nichiren ») *** L’esprit d’initiative est la clé pour nous libérer de nos blocages. C’est également le point de départ pour ouvrir une nouvelle ère et écrire une nouvelle page d’histoire. (Discours prononcé à la réunion générale des responsables, mars 1992) *** « Dans la bataille, les soldats considèrent le général comme leur âme. » (La suprématie de la Loi, Écrits, 618) […] En tant que responsables, continuons d’aller de l’avant, pleins de calme et d’audace, sur la voie de notre mission, avec une conviction aussi solide qu’un rocher et la détermination de remporter absolument la victoire. (La Nouvelle Révolution humaine, vol. 30, part. 2, p. 147-148) *** Aujourd’hui ne reviendra jamais. Avancez avec courage et confiance durant chaque jour précieux de notre vie et triomphez avec le cœur d’un roi-lion. (Discours prononcé à la conférence des représentants des quatre départements, juin 2003) *** Quelle que soit l’action entreprise, le temps est un facteur crucial. Quand la situation s’aggrave, encourageons-nous, soutenons-nous et félicitons-nous mutuellement ! Cela créera le rythme de la victoire. (Discours du festival culturel et musical de Kawasaki, décembre 1991) *** « En définitive, tant que ne sera pas clairement démontrée la suprématie de cet enseignement, ces désastres se poursuivront sans répit. » (Le traitement de la maladie, Écrits, 1121) Réussissons ce que nous entreprenons ! La finalité de tous nos efforts est d’apporter la paix et la sécurité aux gens. (Discours prononcé à la conférence des responsables de la préfecture de Shiga, octobre 1995) *** Le pouvoir et la passion des jeunes bodhisattvas surgis de la Terre ouvrent de nouveaux horizons dans notre mouvement de kosen rufu. Gagner le cœur d’un seul jeune est le premier pas pour gagner le cœur de nombreux autres. Je compte sur vous, mes amis du département de la jeunesse, pour créer avec audace une nouvelle ère ! (Série d’encouragements « Répandre la lumière éclatante des écrits de Nichiren »)   Les femmes du mouvement Soka ont la mission d’éclairer l’avenir avec la lumière de l’espoir. Exprimez-vous avec confiance pour dire ce qui est juste ! Soyez courageuses ! Là où il y a du courage, le soleil de l’espoir et de la justice brille. (Série d’essais « La voie éclatante de la victoire »)

Paroles d'encouragement

Sur les relations, le manque d’assurance et la gentillesse

Vos années de collège et de lycée peuvent être pleines de soucis concernant la scolarité, les activités extrascolaires, les amitiés et d’autres sujets. Sur certains points, vous n’avez peut-être pas envie de demander des conseils à vos amis ou à votre famille. Le président Ikeda a écouté les préoccupations des membres du groupe Avenir 1 et, après mûre réflexion, il leur a offert des encouragements et des orientations sur un grand nombre de sujets. Dans l’épisode de ce mois, nous présentons ces encouragements concernant les relations humaines, le manque d’assurance et l’importance de la gentillesse. L’amour devrait être une force qui vous aide à développer votre vie Nous faisons face à divers défis dans le contexte de nos relations amoureuses. Il n’y a pas une solution qui s’applique dans tous les cas. Cela dit, qu’est-ce qui est le plus important dans le domaine de l’amour et des fréquentations ? Le président Ikeda a donné les conseils suivants. D’après mes longues années d’expérience, je veux souligner combien il est important de ne pas laisser une relation vous faire perdre de vue la poursuite de votre développement personnel. La véritable raison d’être de vos études et de votre participation à des clubs ou à des activités sportives, c’est d’établir les bases d’un soi solide. Vos difficultés – qu’il s’agisse du manque de confiance en vous ou d’une relation tendue avec un ami – vous aident, elles aussi, à établir un soi solide. On peut dire la même chose de l’amour. Cela devrait être une force qui vous aide à développer votre vie et à faire jaillir votre potentiel inhérent avec une vitalité renouvelée et dynamique. La question est : est-ce que cette personne vous incite à vous consacrer davantage à vos études ou est-ce qu’au contraire elle vous en écarte ? Est-ce que sa présence vous rend plus déterminé à déployer davantage d’énergie dans les activités scolaires, à être un meilleur ami, un fils ou une fille attentionné.e ? Vous incite-t-elle à réaliser vos objectifs futurs et à œuvrer à les concrétiser ? Ou cette personne est-elle au centre de votre intérêt au point de plonger tout le reste dans l’ombre – vos activités scolaires, vos amis et votre famille et même vos objectifs ? Si vous négligez ce que vous devriez faire, et oubliez vos objectifs à cause de la relation dans laquelle vous vous êtes engagé, alors vous êtes sur la mauvaise voie. Dans une relation saine, deux personnes s’encouragent mutuellement pour atteindre leurs buts respectifs tout en partageant les espoirs et les rêves de l’autre. Une relation devrait être une source d’inspiration, de revitalisation et d’espoir afin de vous permettre de vivre pleinement votre vie. Cf. Extrait de Dialogue avec la jeunesse, t. 1, p. 86 Vos luttes vous permettent de comprendre les sentiments des autres Beaucoup de jeunes se sentent mal à l’aise ou ont un complexe en raison de leur apparence. Après avoir écouté un collégien qui souffrait à cause de sa taille, le président Ikeda se montra très compréhensif et dit : « Les adultes pensent peut-être qu’il ne s’agit pas d’un problème grave mais pour la personne concernée, c’est un vrai souci. » Le président Ikeda lui transmit alors cet encouragement. L’important est d’accepter le fait que vous êtes mal à l’aise et que vous avez un complexe, mais de ne pas vous laisser abattre par ce sentiment d’infériorité. Vous pouvez l’utiliser au contraire comme un tremplin pour tirer le plus grand profit de vos points forts. Si vous vous sentez mal à l’aise à cause de votre petite taille, eh bien, continuez d’avancer quand même malgré cela ! En fait, il est stupide de penser qu’à cause de votre taille vous ne valez rien ou que vous n’êtes pas quelqu’un de bien. Vous pouvez vous dire : « Je suis peut-être petit mais je vais m’efforcer d’avoir le cœur le plus grand possible. » « Je suis peut-être petit mais je vais devenir le meilleur élève de toute l’école. » « Je sais combien il est pénible de subir des moqueries et en ce qui me concerne je suis bien déterminé à ne me moquer de personne ! » « Je vais être quelqu’un de profondément gentil et plein de considération. » Voilà plusieurs exemples qui illustrent comment vous pouvez utiliser votre complexe comme un stimulant pour vous développer et vous améliorer. Ne vous laissez pas vaincre ; telle est la clé. Ainsi, vous pouvez changer ce qui est négatif en positif. C’est ce que signifie le mot soka (création de valeurs). Un complexe, une fois surmonté, peut devenir un moyen de forger votre force et votre confiance en vous. Cela peut devenir un plus pour vous. Vos luttes face à votre sentiment d’infériorité, le harcèlement dont vous avez été victime tout cela peut vous permettre de devenir une personne plus profonde et sensible ; cela vous aide à comprendre ce que ressentent les autres. Ceux qui n’ont jamais fait l’expérience de ce manque de confiance en soi ne peuvent pas saisir ce que les autres ressentent parfois intérieurement. Extrait de Dialogue sur l’espoir (non paru en français) La véritable gentillesse consiste à être une personne et un ami exceptionnels Vos parents et enseignants vous ont peut-être encouragés à faire preuve de gentillesse. Mais qu’est-ce que cela signifie ? Il est probablement difficile de répondre à cette question en quelques mots. « Cette question profonde en rejoint une autre : “Qu’est-ce que signifie avoir un comportement digne d’un être humain ?” » a demandé un jour le président Ikeda, et il nous a offert les éclaircissements suivants. Quelqu’un a souligné que le caractère chinois utilisé pour le mot « gentillesse », en japonais, est composé des pictogrammes signifiant « personne » et « souci ». Être gentil, c’est donc se soucier des autres. C’est éprouver de l’empathie pour leur tristesse, leur peine et leur solitude. Ce caractère chinois peut aussi signifier « excellent ». Une personne profondément gentille, qui comprend le cœur des autres, est un être humain exceptionnel, un étudiant de la vie, qui mérite la mention très bien. Se soucier ainsi des autres, c’est vivre de la manière la plus humaine possible. C’est le signe d’un caractère remarquable. Celui qui se soucie sincèrement des autres le manifeste par une amitié inconditionnelle. Plus quelqu’un souffre, plus il se montrera compatissant à son égard. Il aidera courageusement cette personne à se dresser. Et cela signifie reconnaître le malheur de l’autre pour ce qu’il est, tenter de comprendre et de partager sa souffrance. C’est ainsi que l’on peut se développer tout en aidant l’autre à se renforcer. La gentillesse consiste à s’entraîner dans l’art d’encourager les autres. L’important n’est pas seulement d’avoir de la compassion pour eux mais de comprendre vraiment l’épreuve qu’ils traversent. L’empathie est cruciale. Avoir quelqu’un qui nous comprend peut parfois nous donner la force de poursuivre notre marche en avant.

La vie de Nichiren

Étude de la vie de Nichiren #7 – Un grand vœu de compassion pour le bonheur de l’humanité

Partie VII. La persécution de Komatsubara Nichiren retourna à Kamakura quelque temps après que le gouvernement l’eut gracié de sa peine d’exil à Izu, le deuxième mois de 1263. Le septième mois de l’année suivante, 1264, la première année de l’ère Bun’ei, une comète gigantesque apparut dans le ciel à l’est. À cette époque, les comètes étaient considérées comme de mauvais présages. Plus tard, en 1268, Nichiren réfléchit à la signification de la comète, lorsqu’une lettre officielle de l’Empire mongol arriva, exigeant l’allégeance du Japon, et que se profila la menace d’une invasion étrangère. Il appela cette comète « un mauvais présage tel qu’on n’en avait jamais vu auparavant » (Les raisons d’écrire Sur l’établissement de l’enseignement correct pour la paix dans le pays, Écrits, 165) et approfondit sa conviction que les assertions émises dans son écrit intitulé Sur l’établissement de l’enseignement correct pour la paix dans le pays étaient pertinentes. On pense que Nichiren était parvenu dans la province d’Awa au moment de l’apparition de la comète, et qu’il résidait à Hanabusa, à Saijo 1, au pied du mont Kiyosumi (à l’emplacement du temple Seicho-ji), où il transmettait ses enseignements 2. Prolonger la vie de sa mère Il semble que la mère de Nichiren ait souffert de maladie à cette époque. Par la prière, il parvint à la guérir et lui permit de prolonger sa vie. Comme il l’écrivit des années plus tard (en 1275) à sa disciple, la nonne séculière Toki, qui était elle-même en proie à la maladie : « Quand j’ai prié pour ma mère, non seulement elle guérit de sa maladie, mais sa vie fut prolongée de quatre ans. » (Sur la prolongation de la durée de la vie, Écrits, 965) Par son propre exemple, il souhaitait inspirer à la nonne séculière le courage de surmonter sa maladie. La lettre se poursuit ainsi : « Vous êtes maintenant aussi tombée malade et, en tant que femme, c’est le moment pour vous d’établir une foi résolue dans le Sûtra du Lotus afin de voir ce qu’il en résultera. […] La vie est le plus précieux des trésors. Une seule journée de vie supplémentaire vaut plus que dix millions de ryo 3 d’or. » (Ibid.) L’attaque menée par des adeptes du Nembutsu Le onzième jour du onzième mois de 1264, un groupe important d’adeptes du Nembutsu à l’affût attaqua Nichiren et son groupe vers 17 heures, en un lieu appelé Matsubara, dans le village de Tojo 4. Tojo Kagenobu, l’intendant local que Nichiren avait combattu devant un tribunal en prenant le parti de l’épouse du seigneur du domaine 5, avait finalement eu recours à la force. Selon la tradition, Nichiren avait quitté Hanabusa à Saijo pour se rendre à Amatsu dans le village de Tojo, à l’invitation d’un disciple nommé Kudo. La résidence de la famille Tojo longeait la route d’Amatsu. Sachant cela, Nichiren avait certainement pris de grandes précautions, en partant au crépuscule avec son groupe à la rencontre de ses disciples qui l’attendaient. Dans Encouragement à un malade, lettre écrite environ un mois plus tard, il raconte l’attaque : « […] Plusieurs centaines de croyants du Nembutsu et d’autres m’ont tendu une embuscade. J’étais seul avec pour toute escorte une dizaine d’hommes, dont pas plus de trois ou quatre étaient en mesure d’offrir une certaine résistance. Une pluie de flèches s’est abattue sur nous et des sabres ont fondu [sur nos têtes] comme l’éclair. L’un de mes disciples a été tué sur-le-champ et deux autres ont été grièvement blessés. J’ai été moi-même frappé et blessé et j’ai bien cru être perdu. » (Écrits, 82) La tradition veut que, en apprenant l’attaque, Kudo se soit précipité sur les lieux, où il subit de graves blessures, dont il mourut par la suite. Nichiren lui-même eut la main gauche fracturée et ne put repousser un coup de sabre sur le côté droit de son front, qui lui laissa une cicatrice de douze centimètres 6. Longtemps connu sous le nom de persécution de Komatsubara 7, cet événement est, d’après ce que nous pouvons déduire des écrits de Nichiren, la première persécution au cours de laquelle l’un de ses disciples fut tué. Nichiren fut ébahi d’avoir pu ainsi échapper à la mort. Il écrivit : « Mais, pour une raison que j’ignore, mes agresseurs m’ont épargné ; j’ai donc survécu jusqu’à maintenant. Cela n’a fait que renforcer ma foi dans le Sûtra du Lotus. » (Ibid.) Sa foi passionnée n’en fut que plus profonde. Il avait acquis la conviction d’avoir lu avec sa vie des passages du Sûtra du Lotus tels que : « Puisque haine et jalousie envers ce sûtra abondent en ce monde du vivant même de l’Ainsi-Venu, ne seront-elles pas pires encore après sa disparition ? » (SdL-X, 166) et « […] il [le pratiquant du Sûtra du Lotus] se heurtera à une grande hostilité dans le monde et sera difficile à croire. » (SdL-XIV, 202) En conséquence, il déclare : « Je suis donc le premier des pratiquants du Sûtra du Lotus au Japon. » (Encouragement à un malade, Écrits, 83) À l’époque de Nichiren, nombreux étaient ceux qui prétendaient pratiquer le Sûtra du Lotus parce qu’ils en récitaient des passages par cœur ou le lisaient à haute voix. Mais aucun n’avait été persécuté comme le Sûtra l’avait prédit. Nichiren avait désormais rencontré le type même de persécution que le Sûtra du Lotus prédit ainsi : « Nombreux seront les ignorants / pour nous insulter et nous maudire, / nous attaquer au bâton ou au sabre » (SdL-XIII, 189). Il a donc acquis la conviction que lui seul lisait le Sûtra du Lotus dans ses actes, avec sa vie même, et qu’il était un véritable pratiquant du Sûtra du Lotus. Les retrouvailles avec Dozen-bo Trois jours après l’attaque, le quatorzième jour du onzième mois, au quartier des moines de Hanabusa à Saijo, Nichiren rencontra une nouvelle fois Dozen-bo, qui avait été son maître alors qu’il était un jeune moine. Il est probable que Dozen-bo soit venu prendre de ses nouvelles après avoir appris qu’il avait été grièvement blessé. Malgré ses blessures, Nichiren l’accueillit. Il voulait s’acquitter de sa dette de reconnaissance envers son maître en lui parlant de l’enseignement bouddhique correct. Dozen-bo n’avait jamais saisi les principes du bouddhisme, et il pratiquait encore le Nembutsu. Nichiren rapporte la question que Dozen-bo lui adressa : « Mais cette pratique est devenue si répandue de nos jours que je répète simplement comme d’autres les mots Namu-Amida-butsu. De plus, bien que cela n’ait pas été mon idée à l’origine, j’ai eu l’occasion de fabriquer cinq statues en bois du bouddha Amida. C’est peut-être dû à une habitude karmique développée dans une existence passée. Penses-tu que ces fautes me mèneront en enfer ? » (Le Maître des Trois Corbeilles Shanwuwei, Écrits, 179) Plus de dix ans s’étaient écoulés depuis qu’il avait vu son maître, et Nichiren s’apprêtait à lui parler de façon douce et chaleureuse. Mais, considérant qu’il ne le reverrait peut-être plus, et que Dogi-bo (le frère de Dozen-bo lui aussi moine au Seicho-ji et adepte du Nembutsu) était décédé d’une mort pitoyable, il pensa que, si Dozen-bo continuait de la sorte, il connaîtrait peut-être le même sort. Il le prit en pitié et, même s’il pensait que Dozen-bo ne l’écouterait pas, il lui parla franchement afin d’exprimer sa reconnaissance pour la bienveillance que son maître lui avait témoignée dans sa jeunesse. Nichiren écrit : « Je lui ai expliqué que, en fabriquant cinq statues en bois du bouddha Amida, il se condamnait à tomber cinq fois dans l’Enfer aux souffrances incessantes. En effet, lui ai-je dit, le Sûtra du Lotus, où le Bouddha affirme qu’il “renonce très clairement aux moyens opportuns”, déclare que l’Ainsi-Venu Shakyamuni est notre père alors que le bouddha Amida est notre oncle. Comment une personne qui ne fabriquerait pas moins de cinq représentations de son oncle et leur ferait des offrandes sans pour autant réaliser la moindre image de son propre père pourrait-elle être considérée autrement qu’infidèle [à la piété filiale] ? » (Le Maître des Trois Corbeilles Shanwuwei, Écrits, 179-180) Nichiren approfondit ce point, mais Dozen-bo ne parut pas comprendre. Lorsqu’il mourut des années plus tard, il n’avait toujours pas renoncé à son attachement aux enseignements du Nembutsu. Mais il semble que, après cette rencontre avec Nichiren, Dozen-bo ait acquis une certaine foi dans le Sûtra du Lotus. En concluant qu’il s’était ainsi acquitté de sa dette de reconnaissance envers Dozen-bo, Nichiren écrit : « On peut avoir recours à des paroles dures, mais, si ces paroles aident la personne à qui elles sont adressées, elles méritent d’être considérées comme des paroles véridiques et bonnes. De même, si l’on se sert de paroles bonnes mais qu’elles font du mal à la personne à qui elles sont adressées, il s’agit en fait de paroles trompeuses et dures. » (Le Maître des Trois Corbeilles Shanwuwei, Écrits, 180) Lettre à Hyoe Shichiro Un mois environ après avoir rencontré Dozen-bo, Nichiren écrivit à Nanjo Hyoe Shichiro, un disciple résidant au village d’Ueno, dans le district de Fuji Kamikata, province de Suruga 8. Cette lettre, que nous avons déjà citée, est connue sous le titre d’Encouragement à un malade. À cette époque, Hyoe Shichiro était gravement malade. Des personnalités puissantes du clan Hojo, croyantes du Nembutsu, exerçaient une forte influence dans la province de Suruga, et la famille de Hyoe Shichiro lui avait probablement suggéré de revenir à la foi dans le Nembutsu, pour le bien de sa femme et de ses enfants. Comprenant son dilemme, Nichiren l’encourage en lui disant qu’il n’aura rien à craindre pour lui-même ou pour sa famille après sa mort, tant qu’il persévérera dans sa foi dans le Sûtra du Lotus. Il écrit : « Aussi magnifiques que soient nos actes, même si on lit et copie l’intégralité du Sûtra du Lotus mille ou dix mille fois ou si on parvient à percevoir les trois mille mondes en un instant de vie, faute de dénoncer les ennemis du Sûtra du Lotus, il sera impossible d’atteindre la Voie. » (Encouragement à un malade, Écrits, 79) Il souligne que combattre l’offense qui consiste à mépriser le Sûtra du Lotus est essentiel pour atteindre la bouddhéité. En conclusion, Nichiren déclare : « Si vous deviez quitter cette vie avant moi, il vous faudra vous présenter aux dieux célestes Brahma et Shakra, aux quatre rois célestes et au roi Yama. Dites-leur que vous êtes un disciple du moine Nichiren, premier pratiquant du Sûtra du Lotus au Japon. Il sera alors impossible qu’ils manquent de courtoisie à votre égard. » (Encouragement à un malade, Écrits, 83) Sa puissante affirmation selon laquelle il est le premier pratiquant du Sûtra du Lotus au Japon peut être lue comme une déclaration bienveillante destinée à donner du courage à un disciple dont l’esprit a pu s’affaiblir pendant sa maladie. Ces paroles ont dû embraser le cœur de Hyoe Shichiro et éveiller en lui ce nouveau serment : « Dans cette vie ainsi que dans la suivante, je serai toujours un disciple de Nichiren. » Hyoe Shichiro mourut le troisième mois de l’année suivante, en 1265. Cette lettre, la seule que Nichiren lui ait adressée parvenue jusqu’à nous, a dû être un élément clé dans la transmission de la foi de Hyoe Shichiro à son épouse, la nonne séculière Ueno, ainsi qu’à ses enfants, notamment Nanjo Tokimitsu. Nichiren rendit visite à la famille Nanjo en 1265, afin de se recueillir sur la tombe de Hyoe Shichiro. C’est alors qu’il fit la connaissance de son fils, Nanjo Tokimitsu, qui allait devenir un personnage central parmi ses disciples dans la région de Fuji. Tokimitsu avait 7 ans. Peu après, à partir de 1268, les temps commencèrent à changer radicalement. (À suivre) Orientations données par le président Ikeda À l’époque de la Fin de la Loi, en raison de leurs faibles capacités, les êtres humains sont dominés par leurs désirs terrestres, menant à de nombreuses mauvaises actions. Parce qu’ils rejettent le grand bien fondamental du Sûtra du Lotus, l’offense à la Loi est largement répandue. C’est la raison pour laquelle il est de la plus haute importance non seulement de pratiquer soi-même l’enseignement correct, mais aussi de réfuter l’offense à la Loi. […] Dans son exemplaire personnel des Écrits de Nichiren, M. Makiguchi souligna fortement en rouge le passage : « Aussi magnifiques que soient nos actes, même si on lit et copie l’intégralité du Sûtra du Lotus mille ou dix mille fois ou si on parvient à percevoir les trois mille mondes en un instant de vie, faute de dénoncer les ennemis du Sûtra du Lotus, il sera impossible d’atteindre la Voie. » (Encouragement à un malade, Écrits, 79) Plus nous dénonçons fermement l’offense à la Loi, plus notre nature de bouddha se renforce. Cela nous permet de vaincre notre obscurité fondamentale intérieure, et de l’emporter vigoureusement sur les fonctions démoniaques. Nous pouvons expier les causes négatives du passé et transformer notre karma. Nous forgeons l’état de vie indestructible de la bouddhéité en luttant avec une foi courageuse au moment crucial, ensemble et avec le même cœur que notre maître 9.

Messages SGI

Ceux qui luttent avec ferveur pour kosen rufu sont les trésors du mouvement Soka

Extraits du discours prononcé par le président Ikeda à la 12e réunion des responsables de la Soka Gakkai au Hall mémorial Makiguchi à Hachioji, dans la préfecture de Tokyo, le 16 juin 1997. Ces extraits figurent dans une vidéo, projetée lors de la réunion des responsables de la Soka Gakkai du 7 septembre 2024.   Afin d’exprimer ma profonde gratitude envers tous les membres de notre groupe Maints-Trésors, j’aimerais partager avec vous l’histoire de l’un d’entre eux. Il s’agit d’une femme qui a adhéré à la Soka Gakkai en novembre 1959, alors qu’elle était gravement malade. Âgée à l’époque d’une quarantaine d’années, elle souffrait d’une hyper­trophie cardiaque et un médecin lui avait dit qu’elle n’avait plus que deux ou trois ans à vivre. Une pratiquante du département des femmes lui assura qu’elle pourrait recouvrer la santé en pratiquant le bouddhisme de Nichiren, qui enseigne qu’aucune prière ne reste sans réponse. Les paroles des personnes dotées d’une foi pure pénètrent profondément dans le cœur des gens. Partager le bouddhisme avec quelqu’un, c’est comme faire venir Nichiren dans son foyer. C’est un acte tout à fait noble et merveilleux. Voilà pourquoi nul n’est plus admirable que ceux qui s’engagent sincèrement dans les activités de la Soka Gakkai en étant fiers d’être des membres de notre mouvement. Ceux qui œuvrent et s’engagent inlassablement pour kosen rufu sont plus nobles que n’importe quel érudit, personne de pouvoir ou célébrité. Nichiren décernerait sans aucun doute les plus grands éloges à ces membres/pratiquants dévoués et sincères et les accueillerait chaleureusement. Lutter dans la foi avec un engagement sincère et inébranlable est la marque d’une vie profondément honorable. Les personnes qui se comportent ainsi sont les trésors de kosen rufu et de la Soka Gakkai. La Soka Gakkai sera toujours le domaine des personnes ordinaires. Les personnes ordinaires sont la base et le fondement de tout. Bien que son mari se soit au début opposé à sa foi, la femme que j’ai mentionnée précédemment, qui est aujourd’hui membre du groupe Maints-Trésors, est parvenue à aider beaucoup d’autres personnes à se lancer dans la pratique du bouddhisme de Nichiren. Sa santé cardiaque s’améliora aussi peu à peu, reflétant le principe de la « prolongation de sa vie par la foi » enseigné dans le chapitre « Durée de la vie » du Sûtra du Lotus (16e). Elle a apporté la preuve factuelle en ayant, à ce jour, déjà prolongé sa vie de près de quarante ans. « Dans le bouddhisme de Nichiren, dit-elle, tout est très clair et rien n’est jamais vain. Il arrive que nos efforts ne nous apportent aucune rétribution positive dans la société, mais ce n’est jamais le cas dans la foi. » Sa conviction est impressionnante et, aujourd’hui encore, elle ne cesse de s’engager joyeusement dans les activités de la Soka Gakkai. Elle a développé un réseau de plusieurs centaines d’amis et en aide beaucoup d’autres à former un lien avec le bouddhisme. « À chaque fois que j’ai fait tout mon possible pour kosen rufu, dit-elle, j’ai pu transformer mon karma et acquérir des bienfaits, jusqu’à mener la vie qui est la mienne aujourd’hui. Quand j’ai mis de côté mes inquiétudes et mes désirs pour m’engager totalement, toutes mes prières ont été tout naturellement exaucées. » Cet esprit est vraiment admirable. Faire un grand vœu et s’y consacrer – tel est le véritable esprit de la Soka Gakkai et l’essence même de la foi. Cette femme du groupe Maints-Trésors aime tout particulièrement ce passage des écrits de Nichiren : « Faites surgir le grand pouvoir de la foi, de sorte que tous les habitants de Kamakura, voire tous les habitants du Japon, de haute comme de basse condition, parlent de vous comme de “Shijo Kingo, Shijo Kingo de l’école du Lotus” ! » (Les désirs terrestres sont l’illumination, Écrits, 322-323) En gravant ces mots dans son cœur, elle est allée de l’avant avec force et détermination. Et comme elle en a fait le vœu, elle montre actuellement une preuve factuelle splendide grâce à sa foi. Sa vie est un chant de victoire. « Quand j’ai rejoint la Soka Gakkai, dit cette noble pionnière, certains se sont moqués de moi en disant que j’avais adhéré à “une religion de pauvres” et ils se sont mis à me calomnier. J’ai lutté avec la détermination de leur montrer combien ils avaient tort. » Il ne se passera rien si nous ne nous exprimons pas. Ce n’est qu’en faisant connaître le bien-fondé de notre mouvement et en rétablissant la vérité que nous pouvons prouver la validité du bouddhisme de Nichiren. L’histoire du monde est pleine de grands personnages qui ont mené des vies remarquables. Mais plus merveilleuses encore sont les vies des « nobles personnes ordinaires ». Tels sont les pratiquants du bouddhisme de Nichiren, les pratiquants de la Soka Gakkai et les membres du groupe Maints-Trésors. Poursuivons notre progression avec la conviction que kosen rufu, c’est remporter la victoire, et que remporter la victoire, c’est kosen rufu ! Durant la Seconde Guerre mondiale, au cœur d’une tempête de persécutions, le premier président de la Soka Gakkai, Tsunesaburo Makiguchi, prôna la réalisation de kosen rufu. Grâce à ses efforts, le nombre de membres du mouvement se mit à augmenter régulièrement à partir de l’année 1940. Cela est dû au fait qu’il adopta une approche révolutionnaire de la propagation du bouddhisme de Nichiren. Il se rendit dans les foyers, les uns après les autres, et multiplia les dialogues avec de nouvelles personnes. Et il en conclut qu’il n’y avait pas d’autre méthode, que c’est ainsi qu’il fallait agir. Grand érudit, M. Makiguchi espéra d’abord que ses écrits constitueraient un moyen de propagation efficace mais ce ne fut pas le cas. Alors, il essaya de s’adresser à de grands groupes à l’occasion de conférences ou autres rassemblements. Là encore, cela se révéla inefficace. Les livres, comme les grandes réunions, ne produisaient pas l’effet escompté. C’est alors qu’il prit l’initiative de rencontrer des personnes, les unes après les autres. Cela l’amena à la conclusion qu’« il n’y a pas d’autre méthode que celle consistant à trouver un à un des amis partageant le même esprit que nous ». Il s’ensuivit une progression significative. Des personnes de valeur se mirent à émerger peu à peu. M. Makiguchi adoptait toujours une approche expérimentale, en mettant ses idées à l’épreuve de la réalité. Il essaya lui-même diverses méthodes afin de trouver la meilleure. C’était quelqu’un de vraiment extraordinaire. Je comprends pourquoi M. Toda lui était si dévoué. Pour conclure, j’aimerais partager avec vous un passage de l’écrit de Nichiren intitulé Sur les quatre étapes de la foi et les cinq étapes de la pratique : « J’implore les gens de ce pays : ne méprisez pas mes disciples ! Si vous faites des recherches sur leur passé, vous découvrirez que ce sont de grands bodhisattvas qui ont fait des offrandes à des bouddhas pendant une période de huit cent mille millions de kalpa […]. Et, dans l’avenir, ils seront pourvus du bienfait reçu par la cinquantième personne [se réjouissant d’entendre le Sûtra du Lotus], qui est bien supérieur à celui de quelqu’un qui aurait fait des offrandes à d’innombrables êtres vivants pendant une période de quatre-vingts ans [voir SdL-XVIII, pp. 237-239] Ils sont comme un empereur nouveau-né emmailloté dans des langes ou comme un grand dragon qui vient de naître. Ne les méprisez pas ! Ne les traitez pas avec dédain ! » (Écrits, 796) Nul n’est plus noble que les bodhisattvas surgis de la Terre, qui œuvrent pour kosen rufu. Nichiren dit qu’il ne faut pas les regarder de haut. « Ne les méprisez pas ! Ne les traitez pas avec dédain ! » L’univers est vaste, comme l’est le monde du bouddhisme. Il est dit dans le chapitre « Durée de la vie » du Sûtra du Lotus qu’il existe « cinq cents, mille, dix mille, un million de nayuta asamkhya de mondes » (SdL-XVI, 217). La bouddhéité est un état de vie grâce auquel nous pouvons nous frayer un chemin en toute liberté à travers cet univers infiniment vaste. Élevons-nous avec sérénité au-dessus des petites affaires triviales de ce monde et avançons en toute confiance, avec un cœur large et généreux. Je prie chaque jour pour que vous, mes chers compagnons de pratique, puissiez avoir une vie saine et prospère, en toute sécurité, tout en allant de l’avant sur le chemin de kosen rufu. Je prie matin et soir pour que chacun de vous devienne heureux, réalise un grand vœu et mène une vie véritablement significative et épanouie.

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