Janvier 2024

Étude bouddhique

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Étude bouddhique

Apprendre de La Nouvelle Révolution humaine Volume 24

Dans l’esprit de célébrer le 18 novembre, jour de la fondation de la Soka Gakkai, les membres du groupe Byakuren (Lotus blanc), groupe d’entraînement composé de jeunes femmes dédié à assurer le bon déroulement des réunions et autres activités du mouvement Soka, mènent actuellement leur « Campagne de célébration » au Japon, où elles déploient de grands efforts pour engager des dialogues bouddhiques avec leurs amis et étendre leur réseau d’encouragement. Dans un message envoyé à l’occasion des réunions de ce groupe organisées en ligne, le président Ikeda exprime les espoirs qu’il place en elles : « Quoi qu’il arrive, je vous demande de continuer à avancer avec un cœur joyeux et d’élargir le cercle de l’amitié, en illuminant ce siècle de La Nouvelle Révolution humaine avec un cœur aussi pur que la fleur de lotus blanc et en menant une vie rayonnant de la plus grande bonne fortune possible. » Le chapitre « L’esprit de protéger avec la plus grande vigilance » du volume 24 de La Nouvelle Révolution humaine offre de précieuses orientations pour les pratiquants du département de la jeunesse œuvrant dans ces groupes d’activités, notamment les groupes Soka et Gajokai pour les jeunes hommes, afin qu’ils approfondissent leur compréhension de l’esprit qui anime ces activités. Bien que ces groupes aient été créés à des époques différentes de l’histoire de la Soka Gakkai et dans des circonstances variées, ils ont tous pour objectif de transmettre aux jeunes l’esprit de lutter dans la pratique bouddhique avec la ferme conviction que les bouddhas et bodhisattvas, et en définitive toutes les fonctions protectrices de l’univers, connaissent parfaitement leurs efforts. En d’autres termes, que les autres reconnaissent ou non nos actions, les efforts que nous déployons pour kosen rufu se manifesteront à coup sûr sous forme de bonne fortune et de bienfaits dans notre vie. C’est ce qu’exprime succinctement Shin’ichi Yamamoto dans son poème haiku offert au groupe Byakuren : Tandis qu’elles œuvrent à la propreté des lieux, leurs actions brillent de l’éclat de la bouddhéité. Le 1er octobre de cette année [2020], les représentantes du groupe Byakuren au Japon et au Brésil (où le groupe s’appelle Cerejeira ou Fleurs de cerisier) ont tenu ensemble une réunion en ligne, durant laquelle elles ont réaffirmé l’importance de prendre des initiatives personnelles dans toutes les tâches, quelles qu’elles soient, avec l’esprit de lutter en étant convaincues que les bouddhas et bodhisattvas connaissent nos actions, comme le décrit le chapitre « L’esprit de protéger avec la plus grande vigilance ». Il est rassurant de voir comment ces valeurs bouddhiques s’enracinent dans le département de la jeunesse partout dans le monde. Dans le chapitre « Le phare », nous pouvons lire des récits des efforts sincères déployés par les membres du groupe des Professionnels du monde de l’entreprise, de celui des Grands Ensembles, et de celui de la Pêche et de l’Agriculture au sein de la Soka Gakkai au Japon, qui furent tous fondés en octobre 1963. À cette époque, le monde était plongé dans une récession mondiale provoquée par les conflits au Moyen-Orient et le choc pétrolier qui s’ensuivit. De nombreux pays subissaient également de graves pénuries alimentaires en raison d’événements climatiques extrêmes. Au cœur de ces circonstances difficiles, la Soka Gakkai annonça que le thème de l’année suivante, 1974, était « l’Année de la société ». Les pratiquants firent leur ce thème en étant fiers et convaincus, en tant que pratiquants du bouddhisme, de poursuivre leur mission consistant à affronter directement les défis auxquels la société était confrontée, à trouver des solutions et à insuffler du courage aux autres. Chacun élargit ainsi de manière significative le réseau de confiance dont il bénéficie sur son lieu de travail et dans son environnement. Quelle que soit l’époque, la tâche consistant à faire vivre le bouddhisme de façon appropriée au sein de la société fait partie de notre mission. Notre révolution humaine est au cœur de ce processus. La dynamique d’étude bouddhique au sein de la Soka Gakkai En ce qui concerne le rôle de l’étude bouddhique, le chapitre « L’esprit de protéger avec la plus grande vigilance » souligne le point suivant : « L’étude doit s’ancrer dans la vie quotidienne et servir de guide pour nos actions. L’étude devient une force revitalisante quand elle nous apporte l’assurance et la conviction que nous possédons le pouvoir de surmonter les difficultés et les aléas de la vie. » Le président Ikeda était tout à fait conscient de la nécessité de donner une nouvelle interprétation aux enseignements de Nichiren afin que chaque principe soit compris comme faisant partie d’une religion vouée au bien des personnes ordinaires. C’était d’après lui une phase cruciale pour rendre les enseignements plus accessibles aux personnes ordinaires du monde entier. Afin de renforcer la dynamique de l’étude bouddhique au sein de la Soka Gakkai, il proposa que l’année 1977 soit « l’Année de l’étude », et il commença par donner un cours spécial sur l’histoire du bouddhisme lors de la réunion générale du département d’étude le 15 janvier, à Osaka. Dans son cours, il évoqua le rôle originel du clergé et des laïcs, et déclara qu’à l’heure actuelle c’est la Soka Gakkai qui remplissait les deux rôles. Il ajouta que, du point de vue de la doctrine bouddhique et de la finalité originelle des temples bouddhistes, les bâtiments du mouvement Soka peuvent être considérés comme des « temples contemporains », dans le sens où ils exercent les mêmes fonctions. Dans le chapitre « Justice » du volume 27 de La Nouvelle Révolution humaine, nous apprenons qu’un groupe de moines de la Nichiren Shoshu interpréta ce cours comme une critique de la part de Shin’ichi et l’utilisa pour attaquer la Soka Gakkai. Dans le numéro du 12 octobre 2020 de l’hebdomadaire japonais AERA, l’auteur japonais Masaru Sato évoqua ce sujet dans sa série d’articles intitulée « Études de Daisaku Ikeda ». Il fit remarquer qu’un groupe de moines de la Nichiren Shoshu avait commencé à calomnier la Soka Gakkai en 1977, suscitant ainsi des différends entre les deux organisations. Il précisa que les points de désaccord étaient le résultat de deux approches radicalement différentes : les moines se considéraient comme supérieurs aux laïcs, alors que la Soka Gakkai rejetait cette hiérarchie et défendait l’idée d’une religion au service des personnes ordinaires. Sato conclut que la séparation entre le mouvement Soka et le clergé était par conséquent inévitable et permit au mouvement laïc de progresser véritablement en tant que mouvement religieux universel. Je crois que le développement de la Soka Gakkai à l’échelle internationale repose sur notre souci permanent de prôner une religion vouée au bien de l’humanité et de faire des efforts pour traduire de manière appropriée les enseignements bouddhiques en action dans notre vie quotidienne. Aujourd’hui, notre dynamique d’étude bouddhique s’est développée jusqu’à devenir une force vraiment solide dans le monde entier. La série de commentaires du président Ikeda sur les écrits de Nichiren intitulée « Le bouddhisme du soleil – Illuminer le monde », publiée dans le Daibyakurenge, le mensuel d’étude affilié au mouvement Soka au Japon, est étudiée par les pratiquants de tous les pays et sert de force motrice à notre progression. En effet, la philosophie du bouddhisme de Nichiren s’exprime avec éclat dans notre vie de pratiquants ordinaires de la Soka Gakkai et constitue une base philosophique solide et saine. N’oublions jamais que c’est le résultat des efforts intenses déployés au fil des ans par notre maître qui était convaincu que « le bouddhisme, en tant que philosophie de l’espoir répondant aux besoins de l’époque, devrait être ravivé dans notre société moderne ». Résumé des chapitres du volume 24 de La Nouvelle Révolution humaine « Ode aux mères » Le chant Mère [Ndlr : son titre en français est Maman] est achevé en août 1976. Shin’ichi y partage ses précieux souvenirs avec sa mère. « L’esprit de protéger avec la plus grande vigilance » Shin’ichi entraîne les membres des groupes de protection et d’accueil composés de jeunes hommes et de jeunes femmes – Gajokai, Soka et Byakuren. Il lance une série de cours sur les écrits de Nichiren en commençant par La réalité ultime de tous les phénomènes (Écrits, 386-391). « Une éducation humaniste » Shin’ichi participe à divers rassemblements de responsables locaux de la Soka Gakkai. Le département de l’Éducation tient plusieurs réunions, notamment une convention importante où les professeurs partagent leurs expériences sur le terrain. « Le phare » À l’occasion de nombreuses cérémonies de Gongyo, Shin’ichi donne des encouragements aux groupes des professionnels du monde de l’entreprise, des Grands Ensembles, et des Communautés agricoles et pêcheurs. L’unité entre les responsables Le 18 octobre [2020], j’ai participé à une réunion de discussion en ligne organisée par les membres du chapitre Tournesol sur l’île de Shodoshima, dans la préfecture de Kagawa. Ce rassemblement virtuel – c’était la première expérience de ce type – était plein de joie, d’autant que beaucoup n’avaient pas eu l’occasion de participer auparavant à des réunions. Cette réunion fut un succès grâce aux efforts des responsables de chapitre et des autres responsables qui les avaient soutenus en prenant contact avec les pratiquants et en leur rendant visite pour les encourager, tout en respectant les consignes données en matière de prévention contre le Covid. Dans le chapitre « Une éducation humaniste », nous lisons qu’une des orientations pour l’année 1977 consistait à renforcer les chapitres de l’organisation (qu’on appelait à l’époque des blocs). À cette fin, Shin’ichi se concentre sur cette unité en première ligne et en encourage les responsables. « Le plus important est l’unité entre eux [les responsables] », explique-t-il, soulignant par-là que les responsables devraient travailler ensemble et encourager chaque pratiquant. Puis il ajoute : « Je veux donc que vous soyez mes représentants. Parlez avec eux, écoutez leurs problèmes, réunissez-les, apportez-leur de l’inspiration et encouragez-les chaleureusement. « Demandez-vous ce que je ferai en tant que président de la Soka Gakkai, comment je les encouragerai, puis essayez de faire mieux que moi dans le même esprit. » Shin’ichi met sans cesse l’accent sur l’importance des encouragements. Quand nous parlons de renforcer chaque chapitre, ce que nous voulons dire en fait, c’est d’encourager chaque pratiquant, sans exception, car « le cœur humain dirige tout ». Le président Ikeda conclut son éditorial du Daibyakurenge ­d’octobre« 2020 avec un court poème : Ce sont les encouragements, lumières précieuses illuminant le monde ici et là, qui garantiront la transmission de l’esprit des bodhisattvas surgis de la Terre dans l’avenir éternel. « Le chapitre est le lieu où nous accomplirons notre serment pour kosen rufu » –« avec cet esprit, déployons tous des efforts sincères pour encourager les autres, faire briller nos groupes et apporter la lumière de l’espoir dans notre environnement. Passages clés du volume 24 « Le cœur bienveillant d’une mère qui aime ses enfants ne fait pas de différence entre amis et ennemis. C’est là le point de départ de l’humanisme et de la paix. » Chapitre « Ode aux mères » « Comprendre un enseignement de manière théorique ne signifie pas pour autant que nous pourrons le mettre en application. Dans l’éventualité d’un désastre ou d’un accident, les gens savent souvent ce qu’il conviendrait de faire mais sont incapables de passer concrètement à l’action. L’entraînement pratique, quand il a été répété jusqu’à sa maîtrise complète, est la meilleure préparation pour agir en cas de crise. L’entraînement imprègne directement notre corps et notre vie. » Chapitre « L’esprit de protéger avec la plus grande vigilance » « Les réunions de discussion sont « la grande Terre » de la Soka Gakkai. Quand le sol y est bien labouré et entretenu, les arbres fleurissent, les fleurs s’épanouissent et les fruits mûrissent. « La Soka Gakkai est le lieu de l’éducation humaniste où l’on enseigne aux êtres humains comment se polir et s’élever, comment vivre d’une façon profondément humaine et œuvrer au bien de la société. » Chapitre « Une éducation humaniste » « La lumière de la sagesse et de la conviction peut briser les ténèbres de l’apathie et de la résignation qui menacent notre époque. Il est nécessaire que chaque personne devienne un phare illuminant son environnement avec la lumière de la revitalisation afin de montrer à la société la meilleure trajectoire qu’elle puisse adopter. Telle est la mission des pratiquants de la Soka Gakkai. » Chapitre « Le phare » 1. Moments inoubliables − par Hiromasa Ikeda, vice-responsable de la SGI Montrer sa gratitude envers ses parents est une facette fondamentale de notre humanité En septembre 1976, Sachi, la mère de Shin’ichi Yamamoto, s’éteint paisiblement à un âge avancé, entourée des membres de sa famille qui récitent Daimoku. Shin’ichi était resté à son chevet jusque très peu de temps avant sa mort et dès qu’il apprit son décès il se mit immédiatement devant le Gohonzon pour offrir Gongyo à sa mère. En priant, il lui revint en mémoire bien des souvenirs. Une mère élève ses enfants avec un amour infini. Les jeunes enfants peuvent être assez exigeants et dépendants. Mais lorsqu’ils deviennent adultes, le temps est venu pour eux de s’acquitter de leur dette de reconnaissance en prenant soin de leur mère. Perdre ce sens de la reconnaissance équivaut à perdre la part la plus grande de son humanité. Quand Sachi, la mère de Shin’ichi, venait au siège de la Soka Gakkai, elle portait souvent un haori noir (un manteau japonais mi-long, de type traditionnel) qu’elle avait confectionné elle-même. Considérant le siège comme la citadelle principale de kosen rufu et un lieu solennel empreint de l’esprit des présidents successifs du mouvement, il lui paraissait naturel de porter une tenue élégante quand elle s’y rendait. Jamais elle n’avait songé à recevoir un traitement de faveur ou à tirer profit du fait que son propre fils était le président de l’organisation. En avril 1975, l’année précédant le décès de Sachi, Shin’ichi eut l’occasion de la voir pour la première fois depuis longtemps au Temple principal au moment où les cerisiers étaient en fleurs. Mais son programme était si chargé qu’ils ne purent échanger que pendant quelques minutes. Sachant qu’elle adorait ça, Shin’ichi offrit à sa mère une guirlande fleurie et quelques branches de cerisiers en fleurs. Il passa la guirlande autour de son cou. Elle le remercia plusieurs fois, souriant à la vue des fleurs de cerisiers qu’il lui tendait. Au moment de se séparer, Shin’ichi souhaita exprimer sa gratitude d’une manière ou d’une autre et proposa à sa mère de la porter sur le chemin pentu qu’ils devaient emprunter. Il se pencha pour qu’elle monte sur son dos, mais elle en éprouva de la gêne : « Tout va bien, je t’assure. Ce n’est pas la peine que tu me portes. » « Mère, s’il te plaît, laisse-moi faire », insista-t-il. Elle finit par accepter en le remerciant et le laissa la porter sur son dos. Sa mère avait toujours été frêle mais en vieillissant, elle était devenue encore plus chétive et légère. Shin’ichi fit semblant de gémir sous son poids et dit pour la taquiner : « Ah ! ce que tu pèses lourd ! » – ce qui la fit rire d’un air insouciant. Il n’oublia jamais la sensation de chaleur qu’il avait éprouvée en la portant sur son dos ce jour-là. (Extrait du chapitre « Ode aux mères ») Une attention particulière accordée aux règles de base permet d’éviter les accidents Un soir de la fin de l’automne 1976, Shin’ichi décida de faire le tour de plusieurs bâtiments de la Soka Gakkai situés dans le quartier du siège avant de rentrer chez lui, sachant que la probabilité d’incendies est plus élevée en hiver au Japon. Il rencontre alors deux membres du groupe Gajokai (un groupe du département des jeunes hommes dédié à la protection des centres bouddhiques) et leur propose de procéder ensemble aux vérifications des bâtiments. Shin’ichi poursuivit son inspection détaillée, en s’assurant notamment que les gazinières dans les cuisines et les lumières et appareils électriques dans les pièces étaient en état de marche et éteints. À l’extérieur, il pointa la lumière de sa lampe torche au pied des plantes et des fleurs situées devant le bâtiment pour vérifier qu’aucun matériau dangereux n’était déposé là. […] « Vous pensez peut-être que toutes ces mesures sont exagérées, mais si un accident devait survenir en raison de votre inattention, il serait trop tard. Savoir repérer les moindres détails peut prévenir les plus grands accidents. « Pour empêcher ces accidents, tout le monde doit faire preuve de la plus grande attention, décider d’un planning des tâches à réaliser et le suivre assidûment. Par exemple, les conducteurs de trains japonais procèdent toujours à une série de contrôles avant le départ. Répéter scrupuleusement cette routine à chaque fois est la clé pour protéger la sécurité des passagers. « Quand la routine est définie, il convient de la mettre en œuvre sans y déroger, sans sauter ni ignorer la moindre étape. Si vous la considérez comme une simple formalité et perdez de vue son objectif, vous deviendrez négligents. C’est là le plus grand danger. » […] Tout en continuant à inspecter les bâtiments dans le quartier du siège, Shin’ichi dit : « Le temps qui nous sépare de la fin de l’année est une période où non seulement il y a une recrudescence des incendies mais également des actes criminels, comme les fraudes ou les vols. Pourtant, certains pensent peut-être que ce type d’événements n’arrivent qu’aux autres, sans jamais soupçonner qu’ils puissent en être eux-mêmes les victimes. En fait, c’est le premier signe de négligence et cette manière de penser vous rend vulnérable. « Bien que nous rappelions lors des réunions l’importance de veiller à conduire prudemment pour éviter tout accident de la route, très souvent les gens se disent qu’ils savent déjà tout cela et ne prêtent plus guère attention à ces mises en garde. Ce que vous devriez faire à ce moment-là, c’est de veiller à être encore plus vigilant et de donner le même conseil à ceux qui vous entourent. » […] Shin’ichi sortit du bâtiment du journal Seikyo avec les deux Gajokai qui firent le court trajet jusque chez lui. Son épouse, Mineko, l’accueillit à l’entrée et remercia poliment les deux jeunes hommes. Au moment de partir, Shin’ichi leur dit : « Merci de m’avoir accompagné aujourd’hui. Ayez pour objectif une sécurité et une protection totales. Je prierai aussi, chaque jour, dans ce sens. « Je ne peux pas participer à chacune de vos tournées mais, dans mon cœur, je suis toujours avec vous. Nous partageons la même mission. Protégez notre siège en mon nom. Protégez nos centres culturels et nos centres bouddhiques. Et protégez les pratiquants. Retrouvons-nous bientôt ! » Ce soir-là, Shin’ichi et Mineko récitèrent intensément Nam-myoho-renge-kyo pour que les membres du groupe Gajokai ne prennent pas froid et poursuivent avec vigueur leurs missions respectives en manifestant pleinement leur potentiel. (Extrait du chapitre « L’esprit de protéger avec la plus grande vigilance ») Vers une ère de la révolution humaine En 1977, afin de renforcer les chapitres, les responsables de chaque niveau concentrent leurs activités sur les réunions de discussion. Quand les principaux responsables revenaient au siège de la Soka Gakkai après avoir participé à des réunions de chapitre, Shin’ichi leur demandait toujours combien de pratiquants de la jeunesse étaient présents et, plus particulièrement, si les jeunes femmes étaient enthousiastes. Il se réjouissait lorsqu’il apprenait qu’elles avaient fait des comptes rendus joyeux sur leurs études, leurs expériences personnelles ou leurs activités. Il dit un jour : « Ce que je viens d’entendre me ravit. Cela signifie que notre organisation a un brillant avenir. L’une des raisons pour lesquelles la Soka Gakkai s’est développée jusqu’au stade actuel est que nous avons sans cesse mis en avant la jeunesse et que nous lui avons permis d’agir à l’avant-garde de notre mouvement en la formant. « Notre époque connaît des changements rapides. Les bases de notre foi ne changeront pas mais la façon dont nous opérons et le style de notre organisation doivent s’adapter au temps. […] « Nous devons suivre les changements de la société et apprendre grâce aux nouveaux modes de pensée de notre jeunesse. […] » Shin’ichi réfléchissait toujours à l’avenir, tout particulièrement au xxie siècle, en partant de tous les angles possibles. […] Le président fondateur de la Soka Gakkai, Tsunesaburo Makiguchi, qui établit la théorie des valeurs, souligna l’importance de mettre en garde les pratiquants contre les conséquences négatives, qui se traduisent sous forme de perte ou de rétribution du fait qu’on ne crée pas de valeurs. Pour faire prendre conscience à l’opinion publique de la grandeur du bouddhisme face aux séquelles de la Seconde Guerre mondiale, le président Toda souligna qu’il représentait le moyen de surmonter les souffrances dues à la pauvreté, à la maladie et aux problèmes familiaux, et souligna le pouvoir du Gohonzon. Qu’est-ce que les gens recherchent désormais dans le bouddhisme et quels sont les aspects que nous devrions mettre en avant quand nous le transmettons à d’autres ? Après s’être engagé dans des conversations franches et ouvertes avec les jeunes, Shin’ichi sentit que les personnes, la société et le monde recherchaient la révolution humaine − le processus consistant à développer un cœur fort et à affronter les difficultés de la vie de manière positive – et qu’on attendait beaucoup du bouddhisme de Nichiren et de la Soka Gakkai. Alors qu’il était évident que beaucoup de gens considéraient le bouddhisme comme un moyen de résoudre des difficultés économiques ou la maladie, il nota que les jeunes se concentraient plus particulièrement sur leur transformation personnelle et leur mode de vie. Il sentit ainsi l’approche d’une ère de la révolution humaine. (Extrait du chapitre « Une éducation humaniste ») L’attention et le dialogue créent la confiance Shin’ichi avait quitté le domicile familial pour s’installer dans la résidence Aoba, dans le quartier d’Ota à Tokyo, après avoir commencé à travailler pour Josei Toda en 1949. Il déployait toujours des efforts sincères pour créer des liens d’amitié avec ses voisins. Dans sa jeunesse, Shin’ichi était toujours attentionné et faisait de son mieux pour saluer tous ses voisins de façon claire et chaleureuse. Il était convaincu que ce n’était pas un hasard s’ils habitaient tous dans le même immeuble ; c’était le signe qu’ils étaient unis par un lien profond et il voulait chérir ses voisins et essayer de s’en faire des amis. Il invitait les enfants de l’appartement d’à côté à venir jouer chez lui. Par ailleurs, il parla à leurs parents du bouddhisme parce qu’il souhaitait le bonheur de cette famille et finalement ils commencèrent à pratiquer. Shin’ichi organisa des réunions de discussion dans son appartement. Il invita plusieurs autres habitants du même groupe d’immeubles et des environs. Certains se mirent à pratiquer le bouddhisme. […] Shin’ichi vécut trois ans dans les appartements d’Aoba. En mai 1952, il épousa Mineko. […] Puis, au mois d’août, ils s’installèrent dans les appartements Shuzanso, à Sanno, dans l’arrondissement d’Ota. Ce bâtiment de deux étages, surmonté d’un toit rouge, comportait dix appartements. Shin’ichi et Mineko furent locataires d’un appartement de deux pièces d’une superficie d’environ six tatamis (soit à peu près trente mètres carrés), situé au premier étage. […] Leur fils aîné, Masahiro, et le deuxième, Hisahiro, naquirent l’un et l’autre à l’époque où Shin’ichi et Mineko logeaient dans les appartements Shuzanso. C’était aussi une période où Shin’ichi assumait de lourdes responsabilités en tant que responsable du personnel du département de la jeunesse de la Soka Gakkai. Après avoir emménagé dans les appartements Shuzanso, Shin’ichi se présenta aussitôt aux voisins et leur remis sa carte de visite. Il voulait établir des relations harmonieuses avec chacun d’eux. […] Ils recevaient beaucoup de visites à l’appartement. Shin’ichi avait dit à Mineko : « Quel que soit le visiteur, il faut le saluer chaleureusement et lui offrir au moment de son départ un cadeau qui lui procure de l’espoir. » […] Les conversations pouvaient se prolonger jusqu’au petit matin. Le lendemain, Mineko allait voir les voisins pour s’excuser. « Je suis désolée, nous avons reçu des visiteurs jusqu’à une heure très avancée de la nuit. J’espère que nous n’avons pas fait trop de bruit. » Quel que soit l’endroit, sincérité, dialogue et considération permettent de faire s’épanouir les fleurs de l’amitié et de faire mûrir les fruits de la confiance. (Extrait du chapitre « Le phare ») 2. Vivre avec les Écrits de Nichiren, extraits du volume 24 de La Nouvelle Révolution humaine Traduit du journal Seikyo, quotidien affilié au mouvement bouddhiste Soka au Japon, du 21 octobre 2020. « Il a été bouddha dans la vie et il l’est maintenant dans la mort. Il est bouddha dans la vie comme dans la mort. C’est le sens de cette doctrine de la plus haute importance, nommée ­l’atteinte de la bouddhéité en cette vie. » (L’enfer est la Terre de la lumière paisible, Écrits, 457) Faire l’expérience de la joie dans la vie et dans la mort En 1976, Shin’ichi Yamamoto rendit visite à sa mère, Sachi, qui était alitée. Ensemble, ils étudièrent les enseignements de Nichiren. Allongée sur son lit, Sachi acquiesça, les yeux brillants, en écoutant son fils. C’était la première et la dernière fois que Shin’ichi lui donnait un cours sur le bouddhisme. Bien que sa mère fût sortie de son état critique, Shin’ichi sentit qu’elle n’en avait plus longtemps à vivre. C’est pour cela qu’il voulut saisir cette opportunité afin de lui parler de la vision bouddhique de la vie et de la mort. […] « Ceux qui luttent infatigablement pour kosen rufu sont bouddhas dans la vie. Chaque jour, ils goûtent une grande joie, sans jamais se laisser vaincre par l’avidité. Tel est le grand enseignement de l’atteinte de la bouddhéité sans changer d’apparence. « Nous pouvons goûter la joie dans la vie comme dans la mort. Nous pouvons faire l’expérience de l’éternité à travers cette joie absolue. « Récitons Nam-myoho-renge-kyo jusqu’au dernier instant de notre vie, en faisant briller notre être avec l’éclat du soleil couchant qui illumine de ses teintes dorées tout ce qui nous entoure. » « Les mères de la Soka Gakkai, qui mènent une vie d’émissaires du Bouddha, se dressent toujours du côté du soleil de la victoire et du bonheur à travers les trois existences (la vie dans le passé, le présent et le futur). « Quand Shin’ichi eut fini de parler, il prit la main de sa mère et elle lui répondit en serrant fortement la sienne. Elle lui exprimait par ce geste toute sa détermination. […] « Le lendemain, Sachi dit aux membres de sa famille : “J’ai connu mon lot de regrets et de souffrances dans la vie, mais j’ai remporté la victoire. J’ai toujours espéré que mes enfants apporteraient une contribution positive à la société et l’un d’eux a véritablement joué un rôle important. Cela me réjouit vraiment.” » (Extrait du chapitre « Ode aux mères ») « D’abord, seul Nichiren a récité Nam-myoho-renge-kyo puis deux, trois, cent personnes ont suivi, l’ont récité et l’ont enseigné aux autres. » (La réalité ultime de tous les phénomènes, Écrits, 389) L’esprit de se dresser par soi-même est le principe clé pour réaliser kosen rufu Le 5 janvier 1977, la troisième partie du cours de Shin’ichi sur La réalité ultime de tous les phénomènes est publiée dans le journal Seikyo. « Quelle que soit l’époque, le principe fondamental et immuable pour réaliser kosen rufu réside dans l’esprit de se dresser par soi-même. Nichiren, MM. Makiguchi et Toda se sont dressés seuls avec courage. […] « En termes concrets, l’esprit de se dresser par soi-même signifie ici prendre l’entière responsabilité de la propagation de la Loi merveilleuse auprès de notre famille, de notre entourage et de notre environnement. « Nous entretenons des liens avec des membres de notre famille, des parents et des amis qui nous sont chers. Du point de vue de la Loi merveilleuse, ces relations constituent le domaine de notre mission. Ce sont des liens profonds qui nous unissent aux autres. […] « C’est ce qui confère toute son importance au principe de se dresser seul. Nous devrions garder à l’esprit que nous sommes ici, à cette époque, en tant qu’émissaires de Nichiren. En tant que bodhisattvas surgis de la Terre, nous devrions prendre l’initiative, là où nous nous trouvons, de passer à l’action. N’oubliez jamais que c’est la seule manière de réaliser kosen rufu. » Dans notre vie quotidienne, présenter le bouddhisme aux autres est un acte à la fois très ordinaire et extrêmement difficile. Parce que ceux qui sont dans notre entourage nous connaissent bien, il est inutile d’essayer de faire semblant ou d’affabuler. Il n’y a qu’une méthode possible : travailler avec persévérance, être honnête et sincère, faire preuve d’une grande passion tout en montrant des preuves factuelles de la pratique. Le sens fondamental de notre pratique bouddhique réside dans ces efforts. (Extrait du chapitre « L’esprit de protéger avec la plus grande vigilance »)

Réflexions sur la NRH

Souvenirs de mes interprètes

Les interprètes ont une mission indispensable dans notre long voyage vers la réalisation de la paix mondiale. Ils sont des ponts qui relient les gens par le langage. Ce sont également des diplomates expérimentés qui élargissent le cercle de la compréhension et de l’amitié à travers le monde. On pourrait dire qu’ils sont les gardiens des échanges culturels authentiques. Pendant quarante ans, j’ai œuvré à répandre la philosophie et les idéaux du bouddhisme de Nichiren pour le bonheur de l’humanité et pour une paix durable. Durant cette période, j’ai été amplement soutenu par de nombreux interprètes remarquables alors que je m’efforçais de transmettre ma joie spirituelle à mes interlocuteurs. Je me souviens de chacune et chacun d’entre eux, sans exception, avec beaucoup d’affection. Certains n’étaient pas membres de la Soka Gakkai, comme Léon Strijak, qui était professeur agrégé à l’université d’État de Moscou en Russie, et Lin Liyun qui fut interprète lors de ma rencontre avec le premier Ministre chinois, Zhou Enlai. Leurs visages brillent dans mon esprit comme les rayons argentés de l’étoile du matin. Vladimir Kanef, qui fut mon interprète durant ma visite en Bulgarie en 1981, me fit forte impression. Âgé d’une trentaine d’années, ce diplômé de physique avait été appelé à la toute dernière minute. Comme il avait étudié au Japon et s’était lié d’amitié avec plusieurs membres de la Soka Gakkai, il me connaissait bien et était parfaitement informé de mes activités. Mon programme durant cette visite était extrêmement chargé mais M. Kanef ne se départit jamais de son sourire, et sa voix garda tout son éclat et sa chaleur tandis qu’il traduisait mes paroles. Je lui ai serré la main à de nombreuses reprises en lui exprimant ma profonde reconnaissance et, peu avant mon départ, je lui ai offert mon stylo-plume pour le remercier. On me rapporta qu’il avait dit humblement à l’un des membres de notre mouvement : « Ce stylo pèse très lourd. Il me fait sentir combien ma responsabilité est immense. » Ses mots témoignent de tout le rayonnement de sa personnalité, pareil à une étoile. Quand je me suis rendu au Brésil en février 1984, dix-huit ans après ma précédente visite, j’ai rencontré le président João Baptista de Oliveira Figueiredo, dans la capitale Brasilia. En fait, en cette occasion, c’est dans l’avion qui me menait au Brésil que j’ai trouvé mon interprète. Il s’agissait d’un Japonais travaillant pour la compagnie aérienne, qui se trouvait avec nous durant le vol. Nous avons entamé une conversation amicale et je lui ai demandé s’il accepterait d’être mon interprète lors de ma rencontre avec le président brésilien, car il n’y avait personne de prévu. Il m’a répondu que ce serait une énorme responsabilité, mais il a accepté avec plaisir. Le souhait bienveillant de propager largement les enseignements du bouddhisme de Nichiren nous amène inévitablement à nous déplacer dans le monde. Et cela nous a tout naturellement conduits à répondre à un besoin crucial : trouver de nombreux interprètes qualifiés. Mes dialogues sont de nature philosophique et intellectuelle. Il est donc parfois difficile pour les interprètes ne disposant pas d’une compréhension profonde du bouddhisme de communiquer mes véritables pensées et intentions. Quand le christianisme est devenu une religion universelle, de très nombreux interprètes de talent sont apparus. Dans notre mission de transmettre le bouddhisme de Nichiren dans le monde, nous aussi, pratiquants de la SGI, avons dû faire preuve de sagesse pour trouver la meilleure manière de procéder. J’ai pris conscience que j’aurais besoin d’interprètes pour m’aider dans mon travail. J’étais déterminé à en trouver et à les former pour établir un courant d’interprètes. J’ai offert des prières profondes et puissantes pour réaliser ce vœu. Et, j’ai découvert, les unes après les autres, de remarquables personnes de talent que j’ai encouragées et soutenues. Aujourd’hui, la SGI est dotée d’une grande équipe d’interprètes dans toutes les langues. Il y a vingt-cinq ans, j’ai engagé un dialogue avec l’historien de renom, Arnold J. Toynbee. Les grands esprits ont tendance à perdre patience lorsqu’ils se retrouvent face à des interprètes inexpérimentés. Combien de fois j’eus des sueurs froides quand nos interprètes perdaient pied et n’arrivaient plus à suivre le rythme de nos échanges. Ils disent qu’ils se souviennent encore à ce jour de leur supplice d’alors et des remords qu’ils ont éprouvés du fait de leur manque de qualification. La présence d’interprètes talentueux est directement liée à la progression du kosen rufu mondial. Parallèlement, nombreux sont ceux qui font l’éloge de nos interprètes pour leur finesse et leurs connaissances sur les sujets les plus divers. Je n’oublierai jamais ma troisième visite au Pérou, en février et mars 1984. Le dernier jour, j’étais invité à un déjeuner avec le président péruvien de l’époque, Fernando Belaúnde Terry. Mon interprète en cette occasion était Rosa Kishimoto, qui est actuellement la responsable du groupe des conseillers dans le département des femmes de la SGI-Pérou. Mme Kishimoto est une admirable pionnière qui contribua à établir les fondations du mouvement de la SGI au Pérou avec son défunt mari, Victor Kishimoto. Elle avait proposé de servir d’interprète peu avant ma venue. Le déjeuner était un événement public important auquel participaient le président et la première dame du pays, le Premier ministre et son épouse, des membres du cabinet, et des personnalités culturelles de haut rang. Même l’indomptable Mme Kishimoto était un peu crispée – au point que je lui ai demandé de se détendre. Mais une fois lancée, elle s’acquitta parfaitement de son rôle avec aplomb et dignité. La conversation aborda de nombreux thèmes, de la visite du président au Japon aux échanges culturels et universitaires entre les deux pays. Mme Kishimoto traduisit de manière remarquable. Sa voix était raffinée et confiante. On me rapporta que le secrétaire général du président lui avait exprimé ses remerciements tant il avait été impressionné par son très haut niveau de compétence. Quand je l’ai félicitée en la remerciant pour son excellent travail, son sourire étincelant exprima à la fois son soulagement et sa satisfaction. Mme Kishimoto est une Japonaise de la deuxième génération, née au Pérou. Quand la Seconde Guerre mondiale éclata, les conditions de vie de sa famille se dégradèrent au point qu’elle ne put poursuivre sa scolarité au-delà du primaire. Elle ne reçut aucune formation en tant qu’interprète. Mais, pendant de nombreuses années, elle a lu des journaux internationaux de qualité et acquit ainsi, au fil de ses lectures, de vastes connaissances. En plus de ses compétences linguistiques, elle comprenait sincèrement le cœur du peuple péruvien. Elle ne cessait de réfléchir à la meilleure manière de lui transmettre l’esprit du bouddhisme de Nichiren. Le secret pour une interprétation réussie, qui est aussi la quintessence de la communication humaine, ne consiste pas à simplement transmettre les mots mais à véhiculer l’esprit, l’essence même de ce qui est dit, pour relier un cœur à un autre. Le grand auteur Léon Tolstoï a écrit : « En ce qui concerne l’humanité, ce sont la bonté et la beauté qui unissent les êtres humains. » Aujourd’hui, la mission de la SGI consistant à unir l’humanité par la beauté lumineuse de la paix et de la culture brille avec encore plus d’éclat qu’auparavant. Et je suis animé par un profond sentiment de gratitude pour nos remarquables interprètes.

Paroles d'encouragement

Vers un avenir plein d’espoir avec les Écrits de Nichiren

Illuminer notre environnement et le monde avec la lumière de la confiance « Il est certain que la paix dans le monde et la stabilité du pays sont aujourd’hui le but du souverain comme de ses sujets et correspondent au désir de tous les habitants. Un pays parvient à la prospérité grâce à la Loi bouddhique et on voit que cette Loi est digne d’être révérée grâce à ceux qui la suivent. » Sur l’établissement de l’enseignement correct pour la paix dans le pays, Écrits, 20 En lien direct avec Nichiren, les membres de notre mouvement prient pour la paix mondiale et le bonheur de toute l’humanité dans un relais permanent, où il se trouve toujours quelque part dans le monde des pratiquants qui récitent le Gongyo du matin ou le Gongyo du soir. Les membres du département de l’Environnement 1 dans la Soka Gakkai au Japon fournissent des efforts exemplaires pour concrétiser l’idéal de Nichiren : l’établissement de l’enseignement correct pour la paix dans le pays. En nous efforçant de créer des vies et des environnements qui soient une source d’inspiration pour tous, illuminons le monde en gagnant la confiance et en manifestant une brillante preuve factuelle. Vous êtes tous de grands trésors « Celui qui recueille des éloges ne craint pas de prendre de risques personnels mais, s’il est critiqué, il peut courir inconsidérément à sa propre perte. Telle est la voie des hommes du commun. » La réalité ultime de tous les phénomènes, Écrits, 389 Faire l’éloge des autres et les féliciter est au cœur du Sûtra du Lotus. Les écrits de Nichiren débordent de paroles chaleureuses pour ses disciples. La Soka Gakkai est un monde de confiance et de réconfort sans pareil où les membres s’encouragent et s’applaudissent mutuellement. Nous ne sous-estimons jamais les efforts invisibles et dévoués de ceux qui ne ménagent pas leurs efforts derrière la scène, sous le regard bienveillant du bouddha de l’époque de la Fin de la Loi. Tous sont des grands trésors. En cette époque pleine de paroles haineuses qui calomnient et rabaissent les autres, ayons la force de partager et de diffuser des paroles bienveillantes qui, au contraire, les respectent et les élèvent ! Éveillons la nature de bouddha présente dans la vie de chaque être humain !

Messages SGI

Changeons le destin de l’humanité tout entière !

À chacune et à chacun d’entre vous, mes précieux compagnons, je tiens à exprimer ma plus profonde gratitude pour vos nobles, courageux et inlassables efforts, qui nous ont permis de célébrer avec fierté le 10e anniversaire de l’inauguration du Hall du Grand Vœu pour kosen rufu en ce mois de la fondation de la Soka Gakkai, ainsi que l’anniversaire du décès en prison de notre premier président fondateur, Tsunesaburo Makiguchi. Pour marquer le coup d’envoi de l’année 2024 – « Année du nouveau départ pour une Soka Gakkai jeune dans le monde entier » –, j’aimerais vous présenter trois calligraphies encadrées, qui expriment ma profonde reconnaissance ainsi que mes espoirs. La première calligraphie s’intitule « Compagnons pratiquants du monde entier ». Durant les dix ans qui se sont écoulés depuis l’achèvement du Hall du Grand Vœu pour kosen rufu, notre mouvement pour la paix, la culture et l’éducation a progressé de manière absolument remarquable. C’est grâce aux citoyennes et citoyens du monde, qui forment le mouvement Soka dans 192 pays et territoires, et s’unissent dans la prière avec kosen rufu pour vœu commun, en agissant selon le principe « différents par le corps, un en esprit ». En effet, le nombre des pratiquants de notre mouvement autour du globe, en dehors du Japon, est passé de 1,75 million en 2013 à près de 3 millions aujourd’hui. Quand j’y repense, 3 millions, c’est aussi le nombre de familles pratiquantes que mon maître, le deuxième président de la Soka Gakkai, Josei Toda, m’avait fixé comme objectif pour la prochaine grande étape de notre mouvement de kosen rufu au Japon, après que nous eûmes accompli le rêve de sa vie, à savoir partager la pratique du bouddhisme de Nichiren avec 750 000 familles [à la fin de l’année 1957]. Il m’a dit : « Daisaku, te sens-tu capable de faire passer le nombre de familles pratiquantes à 3 millions dans les sept ans à venir ? » Je lui ai promis de le faire, en déclarant : « À cette idée, je sens jaillir en moi un courage accru. Je réaliserai absolument cet objectif 1. » Grâce aux efforts conjugués de tous ses disciples, nous avons atteint ce but en cinq ans seulement, plutôt qu’en sept. Aujourd’hui, nous avons fait apparaître une magnifique forêt de Tours aux trésors – les « Compagnons pratiquants du monde entier », soit près de 3 millions de personnes qui se lancent le défi d’accomplir leur révolution humaine. C’est avec une grande fierté que je fais part, aujourd’hui, de cette réussite à Nichiren, le bouddha de l’époque de la Fin de la Loi, et aux présidents Makiguchi et Toda, devant le Joju Gohonzon de la Soka Gakkai, portant l’inscription « Pour la réalisation du grand vœu de kosen rufu par la propagation bienveillante de la Grande Loi ». La deuxième calligraphie s’intitule « Paix mondiale ». Il y a sept cent cinquante ans [en 1273], alors qu’il traversait la terrible épreuve de l’exil sur l’île de Sado, Nichiren écrit dans la lettre Sur la pratique telle que le Bouddha l’enseigne : « Quand tous les êtres humains réciteront Nam-myoho-renge-kyo, le vent ne tourmentera plus les branches et la pluie ne brisera plus les mottes de terre. Le monde redeviendra ce qu’il était à l’époque de Fu Xi et de Shen Nong 2. Dans leur existence présente, les gens seront libérés du malheur et des désastres et apprendront l’art de mener de longues vies. Soyez conscients que le moment viendra où sera révélée cette vérité, à savoir que la personne [du Bouddha] comme la Loi sont sans âge et éternelles 3. » Notre récitation de Nam-myoho-renge-kyo est le son ultime du respect de la dignité de la vie et de l’harmonie universelle. C’est la force motrice fondamentale pour parvenir à la sécurité des pays et à la paix mondiale. Le regard tourné vers l’avenir éternel de l’époque de la Fin de la Loi, Nichiren nous a enseigné la grande voie du dialogue pour réaliser la paix et la prospérité véritables en tout lieu, sur la base des principes du bouddhisme, qui célèbrent la vie. Les trois présidents fondateurs de la Soka Gakkai et leurs disciples ont suivi cette voie avec le cœur d’un roi-lion. Aujourd’hui, notre Soka Gakkai jeune dans le monde entier est un grand mouvement qui change le destin de toute l’humanité. Nos membres débordent de la force vitale illimitée du soleil du temps sans commencement, appliquent le principe de transformation des « trois mille mondes en un instant de vie » et demeurent inébranlables dans leur conviction selon laquelle « un grand mal est suivi d’un grand bien 4». Il est merveilleux que vous, les jeunes du mouvement Soka qui partagez mon esprit et êtes liés par de profonds liens karmiques, ayez choisi d’être ici au moment de ce nouveau départ. Je prie pour que vous fassiez retentir les cloches de l’espoir pour le triomphe de la paix aujourd’hui et à l’avenir. Je suis convaincu que vous y parviendrez. La troisième calligraphie s’intitule « Nous sommes les compagnons de la citadelle du bonheur ». Il s’agit d’une calligraphie que j’ai présentée à l’origine aux pratiquants de l’arrondissement de Shinjuku à Tokyo, où se trouve le siège et principal bastion de la Soka Gakkai. Elle vient d’être montée et encadrée. Selon le Sûtra du Lotus, les bodhisattvas surgis de la Terre que nous sommes sont tous « accompagnés de foules égales aux grains de sable de soixante mille Gange 5 ». Puisque nous sommes des bodhisattvas surgis de la Terre, nous ferons apparaître en ce monde de nombreux amis partageant les mêmes idées 6. On lit aussi dans le Sûtra du Lotus que « les germes de boud­dhéité croissent en s’appuyant sur la causalité [ou les causes externes et connexions]7 ». Pendant les sept années qui nous séparent de notre centenaire [en 2030], puisons toujours plus de sagesse pour aider les gens à former un lien avec le bouddhisme de Nichiren. Éveillons un nombre encore plus grand de personnes dans le monde à leur nature de bouddha. Et invitons joyeusement et courageusement de nombreux nouveaux amis à se joindre à nous dans la citadelle du bonheur, au sein de laquelle nous pourrons briller ensemble de l’éclat de la sagesse et de la compassion. « La vie est limitée ; nous ne devons pas la donner à contrecœur. En définitive, le but auquel nous devons aspirer est la Terre de bouddha 8. » En comprenant que ces derniers mots signifient « ce à quoi nous devrions finalement aspirer, c’est à kosen rufu et à la paix mondiale », gravons ce message de Nichiren au fond de notre cœur !