Octobre 2024

Étude bouddhique

Thème

Messages SGI

Encourager et soutenir le groupe Avenir et la jeunesse vers un siècle de paix

Résumé du discours du président Harada prononcé lors de la 3e réunion générale des responsables de la Soka Gakkai – tenue conjointement avec la réunion nationale des responsables de la jeunesse, les réunions générales du groupe Ikeda Kayo-kai, et du département des étudiants, et le séminaire d’étude de la jeunesse de la SGI – à l’auditorium du Mémorial Toda dans le quartier de Sugamo, Tokyo, le 29 juin 2024.   Toutes mes félicitations pour cette 3e réunion générale des responsables, la réunion nationale des responsables de la jeunesse ainsi que les réunions générales du groupe Ikeda Kayo-kai et du département des étudiants. Vous débordez d’une énergie nouvelle pour la concrétisation de notre Soka Gakkai jeune dans le monde entier. Par ailleurs, 260 responsables de la nouvelle ère venus de 60 pays et territoires sont présents aujourd’hui au Japon pour participer au séminaire d’étude de la jeunesse de la SGI. J’aimerais vous souhaiter chaleureusement, à toutes et à tous, la bienvenue et vous exprimer ma reconnaissance d’avoir parcouru une si longue distance pour être parmi nous. Au mois de mai dernier, le pape François, chef de l’Église catholique romaine, m’a reçu en audience privée pendant environ trente minutes. Lors de notre échange, je lui ai présenté les initiatives de la Soka Gakkai au cours du dernier demi-siècle pour l’abolition des armes nucléaires. En réponse, le souverain pontife a exprimé sa ferme opposition aux armes nucléaires et a salué les efforts de la Soka Gakkai. Lorsque je lui ai parlé de notre mouvement pour la paix, fondé sur l’esprit exprimé par les mots d’ouverture de La Révolution humaine, « Rien n’est plus barbare que la guerre. Rien n’est plus cruel », le pape a confirmé l’importance de ce message et exprimé son approbation la plus complète. Je pense que notre parfaite entente sur la question de l’engagement en faveur de la paix revêt une importance historique. Le président Ikeda devait en fait se rendre au Vatican en 1975 pour rencontrer le pape Paul VI. Convaincu depuis longtemps de l’importance du dialogue interreligieux pour la paix mondiale, il mena, au cours des huit années précédant l’entrevue envisagée, des échanges réguliers avec l’ambassadeur du Vatican au Japon et des représentants du pape. Ils suggérèrent une rencontre avec le souverain pontife, et une invitation officielle fut finalement adressée au président Ikeda. Cependant, juste avant son départ, il fut contraint d’annuler cet entretien en raison de l’interférence du clergé de la Nichiren Shoshu, à l’esprit fermé et dogmatique. Le président Ikeda revint par la suite sur cet épisode dans La Nouvelle Révolution humaine, regrettant profondément d’avoir dû renoncer à cette rencontre malgré l’importance qu’elle revêtait pour la paix dans le monde. Je participais à l’époque à la préparation de cette rencontre, et je fus envoyé au Vatican pour expliquer aux cardinaux les raisons de cette annulation soudaine. Je ne peux m’empêcher de ressentir une profonde émotion en concrétisant finalement, quelque cinquante ans plus tard, le vœu du président Ikeda de franchir cette étape en faveur de la paix. J’aimerais également exprimer ma sincère gratitude envers les pratiquants qui ont rendu cette rencontre possible – en Italie, en Argentine, patrie du pape, ainsi que dans tous les pays du monde où ils ont gagné la confiance de la société en tant que bons citoyens. Nous faisons fièrement retentir la deuxième série des Sept Cloches 1, au cours de laquelle le président Ikeda envisageait d’établir les fondations de la paix mondiale, et nous sommes déterminés à faire de sa vision une réalité. Dans un essai [paru en 2001], le président Ikeda écrit : « La révolution humaine consiste à rencontrer les gens. Kosen rufu consiste à parler avec d’autres personnes. » Il est vrai que « les germes de la bouddhéité croissent en ­s’appuyant sur la causalité » (SdL-II, 59). En déployant des efforts joyeusement dans nos pays respectifs, rencontrons et parlons à ne serait-ce qu’une personne de plus, et faisons de cet été un moment où chacun de nous progresse dans ses efforts pour réaliser sa révolution humaine et kosen rufu. Durant sa jeunesse, le président Ikeda consacra son temps à rencontrer, encourager et entraîner autant de membres qu’il le pouvait dans l’arrondissement de Bunkyo à Tokyo. Il leur a dit un jour : « Certains ne m’ont jamais parlé ni même rencontré, et ils soutiennent de tout leur cœur la Soka Gakkai en faisant de leur mieux. Ils ont réellement une foi authentique. » C’est là l’essence de la relation de maître et disciple, et la clé pour construire une Soka Gakkai jeune dans le monde entier. C’est également en phase avec le message adressé par le président Ikeda lors de la troisième cérémonie d’entrée à l’université Soka [en 1973], dans lequel il déclare : « À partir de maintenant, l’éducation sera mon œuvre et ma préoccupation principales. Je suis déterminé à bâtir les fondations jusqu’à trente ans après ma mort. » Lorsque la deuxième série de Sept Cloches s’achèvera, en 2050, et que débutera la troisième série – dont l’objectif est d’établir la philosophie du respect de la dignité de la vie comme fondement de l’esprit de l’époque à travers le monde –, à peu près trente ans se seront écoulés depuis la disparition du président Ikeda. Notre capacité à soutenir aujourd’hui des individus dotés d’une foi authentique, même s’ils n’ont jamais rencontré le président Ikeda, déterminera si un grand nombre de personnes de valeur émergeront à ce moment-là, en dansant joyeusement sur la véritable scène du kosen rufu mondial. Une foi authentique ne peut se polir qu’au contact d’une foi authentique. En faisant du vœu du président Ikeda notre propre détermination, aidons nos précieux membres du groupe Avenir et de la jeunesse à se dresser en champions de kosen rufu directement reliés au président Ikeda, tout en ouvrant résolument la voie à un siècle de paix. Paru le 6 juillet 2024 dans le journal Seikyo, le quotidien de la Soka Gakkai

La vie de Nichiren

Nichiren – Un grand vœu de compassion pour le bonheur de l’humanité

Partie V-II. Sur l’établissement de l’enseignement correct pour la paix dans le pays (Écrits, 6-30) Le grand tremblement de terre de l’ère Shoka, qui frappa Kamakura en 1257, incita Nichiren à écrire son traité Sur l’établissement de l’enseignement correct pour la paix dans le pays, qu’il soumit au personnage le plus influent du gouvernement, Hojo Tokiyori. Dans ce traité, il présente ses arguments sous la forme d’un dialogue entre un hôte et son invité. Citant pour preuve divers écrits bouddhiques, il affirme que la cause fondamentale des calamités qui tourmentent continuellement le pays réside dans le fait que Honen préconise la pratique exclusive du Nembutsu, ce qui a poussé les gens à tourner le dos à l’enseignement bouddhique correct. La signification du mot « pays » À cette époque, les principales écoles bouddhistes organisaient des prières pour la protection de la nation. Toutefois, on considérait alors que le mot « nation », ou « pays », désignait la cour impériale et l’empereur qui régnaient sur le peuple. En conséquence, on peut dire que les moines pensaient surtout aux dirigeants lorsqu’ils offraient des prières pour la protection de la nation. A contrario, lorsque Nichiren utilisait le mot « terre », « pays » ou « nation », il faisait référence à l’endroit où les gens vivaient. Nichiren écrit : « Il est certain que la paix dans le monde et la stabilité du pays sont aujourd’hui le but du souverain comme de ses sujets et correspondent au désir de tous les habitants. » (Sur l’établissement de l’enseignement correct pour la paix dans le pays, Écrits, 20) Plutôt que de se préoccuper exclusivement du dirigeant, il portait son regard bienveillant sur chaque personne ordinaire. Nichiren considérait que la nation correspondait à l’intégralité du système social établi dans le pays. Et il voyait le dirigeant comme un administrateur de ce système, qui œuvre à protéger le peuple, telle la « poutre du toit de la nation », et comme une personne au service de ce peuple, agissant comme ses « mains et ses pieds » (Letter to Hei no Saemon-no-jo Yoritsuna [Lettre à Hei no Saemon-no-jo Yoritsuna], WND-II, 318). Il se dressa pour être le pilier qui soutient l’ensemble de la société. Ainsi, le « pays » que Nichiren cherchait à protéger avait une signification bien différente de celle attribuée par les autres écoles bouddhistes. Le bouddhisme de Nichiren se concentre sur le bien-être de chaque personne vivant au cœur des défis de la société. Tout commence par la transformation d’une personne Le traité exhorte ensuite les dirigeants du Japon, représentés par Hojo Tokiyori, à cesser de soutenir les moines qui calomnient ­l’enseignement correct. Il prévient que, si le peuple continue de suivre de tels enseignements erronés, le pays endurera alors les désastres de la révolte intérieure et de l’invasion par des pays étrangers – les deux seuls désastres qui n’avaient pas encore frappé le Japon, parmi les « trois calamités et les sept désastres 1 » prédits dans les sûtras. Nichiren avertit que, si ces désastres se produisent et que les envahisseurs pillent les terres dont les dirigeants et les gens du peuple dépendent pour se nourrir, la nation périra. L’hôte avertit : « Si le pays est détruit et que les maisons sont anéanties, alors où pourra-t-on fuir pour trouver le salut ? » Il explique ensuite à l’invité comment les croyants devraient mettre le bouddhisme en pratique pour le bien de la société : « Si vous vous inquiétez de votre sécurité personnelle, ne devriez-vous pas tout d’abord prier pour l’ordre et la tranquillité aux quatre coins du pays ? » (Sur l’établissement de l’enseignement correct pour la paix dans le pays, Écrits, 26.) Ce passage peut être considéré comme une orientation nous permettant de mettre en pratique le bouddhisme dans la société. Il est impossible qu’une personne soit seule à devenir heureuse. Un seul individu ne peut pas échapper au malheur si les autres n’y échappent pas aussi. En conséquence, Nichiren nous enseigne à prier pour le bonheur de toutes les personnes et pour établir le fondement de ce bonheur, c’est-à-dire une société sûre et paisible. Il écrit : « Vous devez donc rapidement réformer les doctrines que vous détenez dans votre cœur et adopter le seul vrai véhicule, l’unique vérité [du Sûtra du Lotus]. Si vous agissez ainsi, alors le monde des trois plans deviendra la terre de bouddha, et comment une terre de bouddha pourrait-elle jamais décliner ? Les régions dans les dix directions deviendront toutes des royaumes du trésor, et comment un royaume du trésor pourrait-il jamais connaître la souffrance ? » (Ibid., 27) Les « doctrines que vous détenez dans votre cœur » désignent ce en quoi l’on choisit de croire. La clé pour transformer les calamités qui affectent un pays entier réside dans le changement du cœur et de l’esprit des êtres humains, dans la transformation de leurs convictions profondes. Le « seul vrai véhicule » est l’enseignement correct que Nichiren nous exhorte à pratiquer assidûment. C’est la Loi merveilleuse exposée dans le Sûtra du Lotus. Nichiren affirme qu’elle nous permet de transformer ce « monde des trois plans » – le monde réel dans lequel nous vivons, empli de souffrances et d’illusions – en une paisible terre de bouddha, empreinte de sagesse et de compassion. En fondant sa vie sur la foi en la Loi merveilleuse, chacun de nous peut transformer son état de vie et créer le bonheur. Le Sûtra du Lotus enseigne une philosophie du respect de la dignité de la vie, fondée sur l’idée que toutes les personnes peuvent atteindre la bouddhéité. Il présente cette idée comme le principe fondamental pour transformer la société, afin que le monde réel dans lequel nous vivons puisse, tel qu’il est, devenir une indestructible terre de bouddha. C’est le concept de l’« établissement de l’enseignement correct pour la paix dans le pays ». Le thème principal des deux romans du président Ikeda, La Révolution humaine et La Nouvelle Révolution humaine, est : « La grande révolution humaine d’un seul individu peut contribuer à changer le destin d’une nation et, plus encore, permettre de changer le destin de l’humanité 2. » Les efforts de chaque pratiquant de la Soka Gakkai pour faire vivre cette conviction ont rapproché le monde de la réalisation de l’idéal de Nichiren : établir l’enseignement correct pour la paix dans le pays. La détermination de l’invité L’invité, qui s’est opposé dans un premier temps aux arguments de l’hôte, est peu à peu convaincu à mesure que le dialogue progresse. Il admet en définitive avoir fait preuve de beaucoup de légèreté en suivant les paroles de Honen et d’autres responsables du Nembutsu, et il dit : « J’espère que nous pourrons dès que possible commencer à prendre des mesures pour faire face à ces calomnies contre la Loi et apporter la paix au pays sans délai, afin de nous assurer la sécurité dans cette existence et la possibilité d’arriver à l’éveil dans la vie à venir. » (Ibid., 28) Finalement, l’invité fait un serment : « Mais il ne faut pas que je sois le seul à accepter vos paroles et à avoir foi en elles – je dois veiller à ce que les autres aussi soient avertis de leurs erreurs. » (Ibid.) C’est ainsi que se conclut Sur l’établissement de l’enseignement correct pour la paix dans le pays. Enfin éveillé à la vérité, l’invité partage maintenant le vœu passionné de l’hôte. Le dialogue entre l’hôte et l’invité, qui a débuté par le partage de leurs préoccupations, se conclut par le partage d’un même vœu. Nous pouvons voir là que Nichiren a écrit Sur l’établissement de l’enseignement correct pour la paix dans le pays avec la conviction et le souhait d’éveiller la nature de bouddha d’un être humain particulier : Hojo Tokiyori. Nichiren a soumis son traité à Tokiyori – qui représentait de fait la plus haute autorité du pays. Cela est connu comme sa première remontrance aux autorités gouvernementales 3. Réponse au traité Il avait écrit et soumis le traité sur la base de son vœu passionné de libérer le peuple de la souffrance, mais il n’y eut pas de réponse de la part du gouvernement de Kamakura (cf. Letter to Shimoyama [Lettre à Shimoyama], WND-II, 700). Il est possible que cela soit dû à l’influence de Hojo Shigetoki, qui avait servi Tokiyori en tant que vice-régent 4 quand ce dernier était régent ; et à celle de Nagatoki, le fils de Shigetoki, qui était le régent à ce moment-là. Shigetoki était un personnage puissant du clan Hojo et le père de Dame Kasai, l’épouse de Tokiyori. Dame Kasai était aussi la mère de Hojo Tokimune, qui devint ensuite le huitième régent. Au moment où fut soumis Sur l’établissement de l’enseignement correct pour la paix dans le pays, Shigetoki était entré dans le clergé et suivait l’enseignement d’un moine de l’école de la Terre pure (Nembutsu). La connaissance du contenu du traité se répandit parmi les proches du shogunat, et, lorsqu’il fut notoire qu’il critiquait l’ouvrage de Honen, Choix du Nembutsu par-dessus tout, l’opposition enfla parmi les croyants du Nembutsu. Doamidabutsu 5, dirigeant révéré des adeptes du Nembutsu à Kamakura et disciple de deuxième génération de Honen, défia Nichiren dans un débat, mais il échoua, incapable de répondre à ses arguments après avoir seulement échangé quelques mots. Réalisant qu’aucun d’eux ne pouvait égaler Nichiren dans un débat, les croyants et les moines du Nembutsu conspirèrent pour l’attaquer, notamment en adressant aux autorités de fausses accusations contre lui. Ils firent aussi appel au shogunat pour le punir, mais le gouvernement n’entreprit aucune action en ce sens. On pense que Tokiyori souhaitait rester impartial, plutôt que ­d’accepter leurs accusations (cf. Refuting Ryokan and the Others [La réfutation de Ryokan et des autres], WND-II, 1052). Toutefois, Tokiyori dut finalement prendre en considération la position de Shigetoki et d’autres personnes qui l’avaient soutenu lorsqu’il était régent, et il n’eut alors pas d’autre choix que d’ignorer le traité de Nichiren et de permettre tacitement aux fidèles du Nembutsu de le persécuter. Encouragés, les adeptes du Nembutsu en conclurent que, même s’ils tuaient Nichiren, personne ne serait poursuivi pour ce crime puisque c’était un moine qui n’était d’aucune utilité pour le shogunat. Ils planifièrent donc de s’introduire de force dans sa demeure pour l’assassiner. Nichiren écrivit qu’ils formaient « un groupe de plusieurs milliers » (cf. Letter to Shimoyama [Lettre à Shimoyama], WND-II, 700) ou même « de plusieurs dizaines de milliers » de personnes (cf. Refuting Ryokan and the Others [La réfutation de Ryokan et des autres], WND-II, 1052). Il n’est pas clairement indiqué si une foule aussi importante se livra à une seule attaque ou s’il y eut toute une série d’attaques, mais on peut imaginer un grand nombre de personnes se précipitant vers son logis. Cependant, de façon assez extraordinaire, Nichiren put s’enfuir sain et sauf (cf. Letter to Shimoyama [Lettre à Shimoyama], WND-II, 700). Cet incident est appelé la persécution de Matsubagayatsu, du nom de l’endroit où l’on situe traditionnellement la modeste demeure où vivait alors Nichiren. Ceux qui tentèrent de le tuer ne furent jamais tenus pour responsables, probablement en raison de manœuvres occultes de Hojo Shigetoki, de Nagatoki, et de leurs alliés (cf. Les trois obstacles et les quatre démons, Écrits, 643 et Letter to Shimoyama [Lettre à Shimoyama], WND-II, 700). Ainsi, la soumission du traité Sur l’établissement de l’enseignement correct pour la paix dans le pays fut l’étincelle à partir de laquelle l’incendie des persécutions se propagea rapidement. (À suivre) Orientations données par le président Ikeda (extrait de La Nouvelle Révolution humaine, vol. 4) Puisque le bouddhisme considère tous les êtres humains comme des bouddhas, il discerne une dignité absolue et un potentiel illimité en chaque individu. Ce sont ces mêmes idéaux qui constituent le socle philosophique inébranlable de la démocratie. En outre, faire apparaître notre bouddhéité inhérente nous permet de développer notre bienveillance envers autrui. Ainsi, on peut considérer que l’expression « adopter le seul vrai véhicule, l’unique vérité [du Sûtra du Lotus] » (Sur l’établissement de l’enseignement correct pour la paix dans le pays, Écrits, 27) signifie en un sens se défaire de tous les préjugés et conceptions partielles sur la vie et l’être humain, et revenir au respect de la dignité suprême de la vie. C’est se libérer de l’égoïsme et adopter la bienveillance pour règle de conduite, en se fondant sur un véritable humanisme. Là réside le principe universel qui constitue la clé de la prospérité de l’humanité et de la paix sur terre 6.

Citations

Jour après jour, mois après mois

Celles et ceux d’entre vous qui soutiennent nos successeurs dans le groupe Avenir 1 sont des « amis de bien », ou influences positives, dotés d’une mission très importante. Chérissons chacun de nos précieux jeunes, en les aidant à s’épanouir en tant que magnifiques « fleurs humaines » et à briller de la manière unique qui est la leur. (Série d’encouragements « Avancer avec les écrits de Nichiren ») *** Les voix fermes des jeunes et des personnes ordinaires expriment la solidarité et ont le pouvoir de changer le monde. Notre voix est une source de force et de lumière. (Série d’essais « L’éclat de notre révolution humaine ») *** Accorder la plus grande valeur à nos rencontres et engager le dialogue relient les cœurs et forgent des liens humains, transcendant les frontières et les différences ethniques. (La Nouvelle Révolution humaine, vol. 29, chap. « La source ») *** Notre récitation de Gongyo le matin est importante car elle réveille notre vie et fait lever un soleil éclatant dans notre cœur. (Cérémonie de Gongyo, Tokyo, novembre 1987) *** À certains moments vous devrez affronter les tempêtes de la vie et les périodes d’infortune, ou à d’autres accepter que votre existence ne se déroule pas comme vous l’aviez souhaité. Pourtant, c’est précisément dans ces moments que vous devriez relever avec détermination et enthousiasme chaque défi, les yeux tournés vers l’avenir. (Message adressé à l’occasion de la cérémonie d’entrée de l’université Soka d’Amérique, août 2014) *** Les personnes véritablement remarquables sont celles qui se donnent corps et âme en toute humilité. Ce qu’elles accomplissent demeure éternellement dans leur vie. (Discours prononcé à la conférence des responsables de Shin’etsu, août 2007) *** Il est important que vous développiez votre force intérieure. Encouragez vos cadets et soutenez des personnes de valeur. C’est ainsi que l’on crée les plus grandes valeurs. (« Conversations sur la littérature mondiale », février 2001) *** L’« esprit » dans l’expression « différents par le corps, un en esprit » signifie la foi. Cela veut dire s’unir autour du grand vœu de kosen rufu, qui inclut aussi le souhait de chacun de changer son karma. (Série d’essais « Notre voie éclatante vers la victoire ») *** C’est par le dialogue que nous pouvons développer notre capacité à nous connaître et à connaître les autres. Seul le dialogue peut ouvrir un esprit fermé et forger des liens de cœur à cœur. (Dialogue avec l’ancien président chilien, Patricio Aylwin) *** Le bouddhisme enseigne la loi de causalité. La vie de celles et ceux qui participent aux examens d’étude bouddhique de notre mouvement et de toutes les personnes qui les soutiennent est pleine des bienfaits accumulés en poursuivant « l’œuvre du Bouddha ». (Série d’essais « La lumière du siècle de l’humanisme ») *** Le moment venu, nos intentions sincères toucheront à coup sûr le cœur des autres. Les personnes véritablement sages sont celles qui luttent pour élargir le cercle de l’amitié grâce à leur considération chaleureuse et sincère, tout en puisant dans leur créativité et leur ingéniosité pour rendre le monde meilleur. (Série d’essais pour le groupe Avenir « Déployez vos ailes vers l’avenir ») *** Plus nos difficultés sont nombreuses, plus nous pouvons élargir notre état de vie en nous appuyant sur la foi et ainsi en faire un combustible pour notre bonheur. Nous pouvons tout transformer positivement et changer le poison en remède. (La sagesse pour créer le bonheur et la paix) *** Quelle que soit l’époque, les jeunes sont les moteurs du changement. Les jeunes possèdent une force intérieure et une capacité de résilience pour se frayer un chemin à travers les tempêtes de l’adversité et de la souffrance, sans être balayés par elles. (Commentaires de la série « Le bouddhisme du soleil ») *** Chaque jour de la vie est un nouveau jour, précieux et irremplaçable. Celles et ceux qui se dépassent avec une attitude sérieuse, de tout leur cœur et de tout leur être, rayonnent de joie et éprouvent une grande satisfaction. (Discours prononcé à la conférence des représentants des responsables de région, mars 2001) *** Nos réunions de discussion, où nous nous retrouvons pour étudier ensemble, nous encourager et nous applaudir les uns les autres, sont des forums de kosen rufu qui reflètent parfaitement les orientations de Nichiren. (Discours prononcé à la réunion des responsables, septembre 2006) *** Le dialogue […] fait appel à la sagesse et à la passion nécessaires pour créer compréhension et sympathie. Les compétences d’une personne en matière de dialogue peuvent être considérées comme une indication de ses capacités en général. (La Nouvelle Révolution humaine, vol. 21, chap. « La diplomatie du peuple », p. 93) *** Afin de bâtir la paix, la clé consiste donc, pour les êtres humains, à se développer, à se confronter à leurs faiblesses et à en triompher. En d’autres termes, on ne peut pas parvenir à la paix sans le combat de la révolution humaine. (La Nouvelle Révolution humaine, vol. 12, chap. « La danse de la vie », p. 247) *** Réciter Nam-myoho-renge-kyo est la source suprême qui permet de vivre avec passion. Un Gongyo et des Daimoku éclatants harmonisent notre vie avec le rythme de l’univers et nous permettent de faire surgir une vitalité infinie. (Série d’encouragements « Les enseignements humanistes pour la victoire ») *** Ne pas avoir d’accidents est en soi une victoire ; et la clé est de rester vigilant. Veillons à toujours faire preuve d’une grande prudence et à prendre des précautions. (Série d’encouragements « Vivre les écrits de Nichiren ») *** Une religion qui ne s’engage pas à agir pour le bonheur de celles et ceux qui souffrent et luttent est une religion morte d’un point de vue spirituel. (La Sagesse pour créer le bonheur et la paix) *** « La Loi bouddhique est comme le corps et le monde comme l’ombre. » (Comparaison entre le Sûtra du Lotus et les autres sûtras, Écrits, 1049.) Quand nous dépassons nos limites en nous appuyant sur la foi, nous pouvons puiser librement dans notre sagesse et notre force inhérentes. Nous sommes alors assurés de connaître un développement remarquable. (Série de cours « Le bouddhisme du soleil ») *** Un jeune est celui qui, de sa propre initiative, passe sans cesse à l’action avec la conviction d’être un véritable protagoniste, et qui lutte pour toujours avancer en surmontant chaque obstacle. Tant que nous conservons ce cœur jeune, nous pouvons toujours nous élancer haut dans le ciel. (Message adressé à l’occasion de l’assemblée internationale de l’ordre des Chevaliers de Rizal, février 2013) *** Si vous vivez en vous appuyant sur la Loi merveilleuse, vous deviendrez à coup sûr heureuses. Vous triompherez et brillerez telles que vous êtes, de la manière qui vous est propre, et vous élèverez votre état de vie. Vous, les jeunes femmes du mouvement Soka, amies Kayo, possédez les plus belles « ailes de l’espoir ». (Série d’encouragements « Vers un avenir plein d’espoir avec les écrits de Nichiren Daishonin) *** Mes chers jeunes amis ! Élancez-vous joyeusement dans la réalisation du grand vœu consistant à développer kosen rufu. Embarquez-vous pour le voyage de toute une vie en vous consacrant à la grande aventure du kosen rufu mondial, à l’établissement de la paix dans le monde ! (Essai de la série « La citadelle éternelle qu’est le mouvement Soka ») *** La non-dualité entre le maître et les disciples est au cœur du bouddhisme de Nichiren. Quand les disciples se dressent avec une ferme détermination et en étant unis, ils ouvrent une nouvelle ère. Prenons un nouveau départ aujourd’hui même ! Chaque jour est déterminant. (Discours prononcé à la réunion nationale des responsables, septembre 2003) *** Nous pratiquons la philosophie suprême du bouddhisme de Nichiren. Avec cette philosophie comme base, exprimons-nous librement et partageons nos convictions – pour le bien du bouddhisme, pour le bonheur des autres et pour le bien de la société. (Éditorial du Daibyakurenge, juillet 2013) *** La résilience est comparable aux mauvaises herbes – c’est la force des personnes ordinaires. Aucune forme d’oppression ne pourra jamais contrôler leur cœur. (Discours prononcé à la réunion nationale des responsables, avril 1992) *** L’étude du bouddhisme inspire courage et conviction. Elle nous permet d’encourager nos amis et de remporter la victoire dans la vie. Mettre l’étude bouddhique en pratique est la grande voie de la révolution humaine. (Série d’encouragements « À mes amis victorieux ») *** « Là où il y a vertu cachée, il y aura une récompense visible. » (Vertu cachée et récompense visible, Écrits, 916.) Les efforts dans l’ombre des personnes luttant sincèrement pour kosen rufu se changeront à coup sûr en bienfaits extraordinaires. (La Nouvelle Révolution humaine, vol. 21, chap. « Résonance », pp. 206-207) *** Renouveler sans cesse son vœu est une source de courage et la cause de toutes les victoires à venir. (Série d’essais « Le chant de la victoire humaine ») *** Quand nous sommes fermement résolus à œuvrer pour notre environnement et à contribuer à la société, nous rendons le bouddhisme de Nichiren accessible à tous et faisons ainsi progresser kosen rufu. (La Nouvelle Révolution humaine, vol. 19, chap. « L’Arc-en-ciel de l’espoir », p. 35) *** [Nichiren écrit :] « Un proverbe populaire dit que “un est la mère de dix mille”. » (Conversation entre un sage et un ignorant, Écrits, 132.) Une personne est la « mère », ou la source, qui peut insuffler de la force à des milliers de personnes. Accorder la plus grande valeur à chaque personne – telle est la tradition ininterrompue de la Soka Gakkai. (La Sagesse pour créer le bonheur et la paix) *** Prenez bien soin de votre santé. Goûter une vie longue et en bonne santé, et être heureux non seulement pour soi-même mais aussi pour notre famille, nos amis et ceux qui nous sont chers – telle est l’essence de la foi dans la Soka Gakkai, dédiée à kosen rufu. (Discours prononcé à la réunion des responsables nationaux, octobre 2004) *** « Le “grand vœu” fait référence à la propagation du Sûtra du Lotus [Nam-myoho-renge-kyo] » (OTT, 82). Ce vœu est la source d’une force et d’une sagesse équivalentes à celles du Bouddha. En gardant passionnément notre vœu pour kosen rufu, continuons à avancer sur la voie d’une victoire incessante ! (Série d’essais « Le Chant de la victoire humaine ») *** Les efforts éclatants de nos jeunes compagnons bodhisattvas surgis de la Terre sont une source d’espoir pour tous, partout dans le monde. Les jeunes possèdent un noble vœu. Ce sont tous mes chers successeurs en qui j’ai toute confiance. Illuminez l’humanité avec le bouddhisme du soleil ! (Série d’encouragements « Vivre les écrits de Nichiren ») *** Une victoire et un bonheur authentiques s’établissent grâce à nos efforts sincères, constants et quotidiens. Remporter la victoire dans notre vie quotidienne, voilà ce que signifie être victorieux dans la foi. (Discours prononcé à l’occasion de la conférence « Renaissance de la Nouvelle Angleterre » organisée par la SGI-États-Unis, septembre 1993)

Paroles d'encouragement

Sur le développement dynamique

Les vacances d’été approchent. Au Japon, juillet est le mois du développement dynamique du groupe Avenir 1. Cet été, beaucoup d’entre vous vont se lancer des défis dans divers domaines, que ce soit dans vos études, dans des activités extra­scolaires, chez vous ou ailleurs. Le président Ikeda a dit un jour : « L’été est une saison de développement dynamique.″“Développement dynamique” signifie avancer plus que jamais à grands pas et connaître un immense développement. » Étudions les encouragements du président Ikeda pour faire de cette période une saison de développement dynamique. Ayez une confiance illimitée en vous-mêmes Même si vous savez intellectuellement que vos études sont importantes, vous pourriez vous surprendre à penser : « C’est trop tard » ou « Je ne pourrai pas y arriver ». Le président Ikeda a transmis un jour les encouragements suivants aux membres du département des lycéens pour expliquer qu’un état d’esprit négatif nous empêche de libérer totalement notre potentiel. Imaginons quelqu’un qui s’engage avec un niveau d’énergie total de cent pour cent. Mais cette personne se met alors à penser par exemple : « Je déteste les maths. Je ne vais rien y comprendre. » Cet état d’esprit sape à lui seul quarante pour cent de son énergie. De ce fait, il a besoin de l’équivalent de quarante pour cent d’énergie positive simplement pour compenser cette perte d’énergie et se mettre à étudier. Cela signifie que quatre-vingts pour cent de son énergie ont déjà été utilisés. Avec seulement vingt pour cent d’énergie restante, cette personne aura des capacités très limitées. En revanche, ceux qui retroussent leurs manches et se lancent directement dans l’étude disposent de la totalité de leur énergie. C’est-à-dire qu’ils ont cinq fois plus d’énergie qu’une personne aux dispositions d’esprit négatives. Rien n’est plus handicapant que de se rabaisser soi-même. Le président Toda disait souvent que la différence entre une personne brillante et une qui ne l’est pas est tout à fait minime. Nous avons tous un cerveau, disait-il, mais le reste dépend des efforts que nous accomplissons. Notre cerveau est un microcosme de l’univers. Et la plupart d’entre nous n’utilisent qu’une fraction de son vaste potentiel. Mes jeunes amis du département des lycéens, vous êtes encore jeunes. Vous pouvez parvenir à un développement infini. Ayez une confiance illimitée en vous-mêmes ! Extrait de la série « Dialogue avec la jeunesse, II » Écrire est un moyen de stimuler votre courage et d’approfondir votre confiance en vous Quelquefois, quand vous devez écrire un essai ou un rapport, vous ne savez pas par où commencer. Le président Ikeda donna ce conseil : « Ne réfléchissez pas trop ; mettez-vous à écrire. Vous verrez alors vos pensées s’approfondir. Vous pourrez même découvrir de nouveaux aspects de vous-même en écrivant. » Il transmit ensuite les encouragements suivants. Plus vous écrirez et plus vous aurez des facilités à le faire. Il est important de ressentir de l’inspiration dans votre cœur. Faire simplement l’effort d’écrire est déjà tout à fait admirable. Ce n’est pas comme un examen ; il n’y a pas de mauvaise réponse. Tout ce que vous voulez exprimer est bien. Il est inutile de se comparer aux autres. Si vous n’avez pas d’idées, vous pouvez commencer par recopier quelque chose que vous avez lu et qui vous a touchés profondément. Efforcez-vous d’inscrire dans un carnet des mots et des formules qui vous ont touché. Quand j’étais jeune, je recopiais des passages inspirants de chefs-d’œuvre littéraires du Japon et du monde entier. Tenir un journal intime est aussi une bonne façon de pratiquer l’écriture. Décrivez simplement les événements de votre journée et ce que vous avez ressenti. Un journal intime est une sorte de dialogue avec vous-même. Dans son célèbre journal, Anne Frank s’engageait dans un dialogue avec elle-même sous le nom de « Kitty ». Réfléchir sur les événements de la journée et écrire ne serait-ce que quelques mots à ce sujet dans votre journal créent le récit doré de votre vie. Écrire est une façon de s’encourager soi-même et un moyen d’établir la confiance en soi. Extrait de la série d’encouragements « Sur les ailes de vos rêves » Devenez des citoyens du monde en apprenant à voir à partir du point de vue des autres Quand vous entendez le terme « Citoyens du monde », vous imaginez peut-être des personnes s’exprimant dans des langues étrangères. Il est bien sûr précieux d’avoir ce type d’aptitudes mais le président Ikeda va encore plus loin en expliquant ce que signifie être un véritable citoyen du monde, et la joie que l’on peut ressentir en apprenant une langue étrangère. N’oubliez jamais que vos compagnons de pratique dans le mouvement Soka, notamment vos parents et membres de votre famille, sont de véritables exemples de ce que signifie être un citoyen du monde. Ils manifestent de la sagesse et de la compassion et ont le courage d’agir pas seulement pour eux-mêmes mais aussi pour le bien des gens du monde entier et pour la paix. L’esprit d’œuvrer pour le bonheur des autres et pour le bien-être de la société est la première des exigences pour devenir un citoyen du monde. D’une certaine façon, apprendre une langue étrangère, c’est s’entraîner à voir les choses en partant du point de vue d’autres personnes. Une langue est profondément liée à la culture, la philo­sophie et l’histoire d’un pays ou d’une région. Ainsi, quand vous étudiez une langue, vous apprenez aussi ces autres aspects. À chaque fois que je m’apprête à accueillir des pratiquants de la Soka Gakkai ou des invités d’outre-mer, je fais auparavant l’effort d’acquérir des connaissances sur leur langue et leur littérature. Je m’efforce de les saluer avec des mots de leur langue et je m’engage dans un dialogue pour approfondir ma compréhension de l’esprit de leur pays. Cultiver un mode de vie où vous pouvez voir les choses avec les yeux des autres et apprendre d’eux est la véritable récompense liée à l’étude des langues. C’est la voie de l’apprentissage et du développement mutuels. C’est pour chacun de vous que j’ai tracé un chemin dans le monde. J’attends avec impatience le jour où vous prendrez un magnifique envol dans les vastes cieux de l’avenir pour le bien de la paix mondiale. Le temps est maintenant venu d’étudier avec ardeur et d’apprendre une langue étrangère ! Relevez joyeusement le défi ! Extrait de la série d’encouragements « Sur les ailes de vos rêves »

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