Février 2024

Étude bouddhique

Thème

Réflexions sur la NRH

Les pratiquants de Tochigi sont des compagnons engagés dans une lutte commune

« Sauvons l’humanité de la souffrance ! » Ces mots sont ceux du grand penseur et militant pour les droits humains japonais Shozo Tanaka (1841-1913), originaire de la préfecture de Tochigi. Il ne resta pas les bras croisés, en cherchant à donner des ordres aux autres de manière hautaine. Cette déclaration en témoigne : « Chercher à aider les autres quand nous avons nous-même besoin d’aide est la raison d’être de la vie. » En d’autres termes, en tant que personnes qui connaissons notre lot de souffrances, nous devrions nous tourner vers les autres et vivre en nous mêlant à eux. C’est dans cette attitude que Tanaka voyait la preuve de l’authenticité de notre existence en ce monde. Tanaka lutta également pour défendre les personnes affectées par le premier cas de pollution industrielle dans le Japon de l’ère moderne – l’incident de la mine de cuivre Ashio, dans la préfecture de Tochigi. Fidèle à ses nobles idéaux, il passa ses dernières années au côté des victimes de ce drame. [Note du comité éditorial. Dans l’incident de la mine de cuivre Ashio, des polluants déversés par la mine contaminèrent les rivières avoisinantes, dont les crues régulières entraînèrent à leur tour une grave contamination des terres agricoles sur une vaste étendue, affectant ainsi les moyens de subsistance d’un très grand nombre de familles.] Un jour, Tanaka écrivit à un ami : « Qu’est-ce que cela apporterait au monde que vous vous retiriez dans les montagnes pour devenir un sage ? Je crois que si vous pouvez devenir un sage tout en vivant dans le tumulte de la société ou au milieu des conflits et des luttes acharnées – en vous polissant et en vous affûtant grâce à ces épreuves et à vos défis personnels –, la société bénéficiera naturellement de vos actions. »Puis il déclare que ce mode de vie est devenu la base de ses croyances. De la même manière, nous, pratiquants du mouvement Soka, ne devrions pas tenter de nous couper de la réalité – même si cette réalité est pleine de sombres contradictions et de conflits déplorables. La religion perd son sens véritable lorsqu’elle cherche à s’éloigner de la société. En tant que pratiquants du bouddhisme de Nichiren, nous poursuivons courageusement notre lutte à travers les tempêtes violentes de la société, en brandissant toujours la bannière de la révolution humaine, la bannière de kosen rufu. Dans le Sûtra du Lotus, le bouddha Shakyamuni déclare : « Constamment, j’ai prêché la Loi instruisant et convertissant d’innombrables millions d’êtres vivants » (SdL-XVI, 221) Luttez au cœur de la société ! Restez toujours parmi les personnes ordinaires ! Nous ne devrions jamais oublier que là se trouve la grande voie éternelle de la Soka Gakkai, dont la mission est l’établissement de l’enseignement correct pour la paix et la prospérité du monde entier et de toute l’humanité. En septembre 1946, un an après la fin de la guerre, mon maître Josei Toda, qui devint par la suite le deuxième président de la Soka Gakkai, entreprit son premier voyage d’encouragement à travers le Japon après la guerre. À l’époque, de nombreux Japonais se trouvaient encore dans un état d’épuisement physique et psychologique, et souffraient à cause des dommages matériels et des luttes éprouvantes qu’ils devaient mener. C’est dans ce contexte que M. Toda voyagea en train à travers la campagne japonaise, ballotté et secoué durant de longues heures dans un wagon bondé de personnes qui partaient acheter des denrées alimentaires dans des régions rurales. La première étape de ce voyage, qui brille avec éclat dans les annales de kosen rufu, a été Tochigi. M. Toda avait décidé de se rendre dans cette région pour répondre à la demande sincère et chaleureuse d’une pratiquante du département des jeunes femmes. Sa famille et elle avaient essayé de présenter le bouddhisme de Nichiren à des habitants du village natal de son père, où ils avaient trouvé refuge pendant la guerre et s’étaient par la suite installés. Mais aucun d’eux n’avait manifesté le désir de commencer à pratiquer. Après avoir mûrement réfléchi, la jeune femme se rendit à Tokyo en août pour être encouragée par M. Toda. Après l’avoir écoutée, il lui dit : « Je comprends votre situation. Je viendrai vous rendre visite. » Cette jeune femme sincère retourna à Tochigi, le cœur empli de courage. En apprenant la nouvelle, les membres de sa famille se réjouirent et attendirent l’arrivée de leur maître, avec dans le cœur le désir de permettre à d’autres d’adopter le bouddhisme de Nichiren. Cependant, dans le contexte difficile de cette période d’après-guerre, la famille pensa que M. Toda leur rendrait peut-être visite un ou deux ans plus tard, quand la situation se serait apaisée et que le réseau des transports se serait amélioré. Quel ne fut pas leur étonnement lorsque, peu après, une lettre les informait de la visite imminente de M. Toda et de six autres responsables ! « Il arrive bientôt ! » pensèrent-ils, et cette pensée les remplit de joie En toutes choses, le temps est un facteur essentiel. Quelle action dois-je mener maintenant ? Que faire aujourd’hui ? M. Toda leur enseigna par son propre exemple que les actions rapides et appropriées constituent la force motrice pour propulser kosen rufu. Il souhaitait également soutenir et encourager sans attendre ses disciples qui luttaient si sincèrement pour faire connaître le bouddhisme de Nichiren, tout en endurant le mépris et les calomnies de la société. Il était convaincu que c’était aux responsables de prendre l’initiative et de déployer des efforts particuliers pour encourager les pratiquants qui luttaient de toutes leurs forces en première ligne. Tel était son état d’esprit. Dans ce petit village entouré de montagnes de la région de Nasu, à Tochigi, M. Toda participa à une petite réunion toute simple composée de personnes ordinaires venues écouter son cours sur le Sûtra du Lotus. Les membres de l’unique famille pratiquante du village avaient fait tout leur possible pour informer leurs voisins de la visite de M. Toda en espérant qu’ils viendraient chez eux pour l’écouter. Son intervention fut suivie d’une discussion informelle. Les échanges francs et sincères qui s’engagèrent pendant cette rencontre directe incitèrent de nombreux participants à adopter la pratique bouddhique. Le bouddhisme est une philosophie de l’égalité. La valeur de la vie humaine ne connaît ni hiérarchie ni distinction. M. Toda méprisait autant l’arrogance qui pousse à la condescendance que l’obséquiosité qui se traduit par des flatteries. Le discours ou l’attitude de ceux qui font preuve de discrimination ou cataloguent les autres ne peut en aucun cas montrer comment ouvrir le palais éclatant de la vie qui existe chez tous les êtres humains, sans exception. M. Toda était un grand philosophe humaniste. Quel que soit son interlocuteur, il parlait en toute sincérité et disait franchement la vérité. Il ne faisait pas de différence entre les gens, considérait qu’il n’existait pas de personnes sans valeur et ne s’attardait pas sur les défauts des uns et des autres. Il ne jugeait pas sur la base de préjugés ou d’idées préconçues. Tel est le véritable esprit de l’égalité en bouddhisme. M. Toda prenait toujours le temps de s’asseoir pour écouter sincèrement, sans la moindre affectation ou prétention, les problèmes des gens. C’est ainsi que la Soka Gakkai s’est développée pour devenir une organisation humaniste et bienveillante. À Tokyo, à la fin de l’année 1978 (le 25 décembre), j’ai engagé un dialogue de quatre heures avec le Pr Bryan Wilson, un célèbre sociologue des religions de l’université d’Oxford (où il devint plus tard professeur émérite). Notre discussion porta notamment sur la question de la religion et des organisations religieuses. C’était seulement quatre mois avant que je ne démissionne de la présidence de la Soka Gakkai. À l’époque, des traîtres, qui avaient abandonné leur foi, faisaient tout leur possible pour détruire l’unité de notre mouvement de kosen rufu en lançant des calomnies contre la Soka Gakkai et moi-même. J’ai fait part au Pr Wilson de ma conviction selon laquelle les organisations ou institutions religieuses sont nécessaires car elles permettent aux personnes d’approfondir leur foi. Il répondit sans hésiter que puisque la religion est une activité sociale, une forme d’organisation est en effet indispensable. Et, afin que cette organisation fonctionne concrètement, ajouta-t-il, il est important de créer en son sein des relations humaines fondées sur la sincérité et la confiance. J’ai fait part de ma conviction selon laquelle les personnes qui agissent isolément, sans se coordonner et sans penser aux autres, ne peuvent pas atteindre de grands objectifs. En réalité, elles ne peuvent même pas atteindre leurs objectifs personnels. Nous partagions de toute évidence le même point de vue. Le point de départ de toute organisation est la confiance entre les personnes qui la constituent. C’est pour cela que nous, pratiquants de la Soka Gakkai, avons toujours accordé la plus grande valeur aux liens de cœur à cœur, en les considérant comme ­l’essence même de notre organisation – dont la plus haute expression est l’unité de cœur et d’esprit, en d’autres termes, la non-­dualité entre maître et disciple. La Soka Gakkai est puissante non par sa taille mais parce que l’esprit fondamental consistant à respecter et à accorder sa confiance à chaque personne, sans exception, vit dans le cœur de chaque pratiquant. Le 26 décembre 1978, le lendemain de mon dialogue avec le Pr Wilson, à l’approche du Nouvel An, je me suis rendu à Ashikaga, la deuxième plus grande ville de la préfecture de Tochigi après Utsunomiya. Ashikaga fut le siège de la plus ancienne université du Japon, Ashigaka Gakko [une institution académique remontant à la période de Muromachi (1333-1568)]. À mon arrivée au centre bouddhique d’Ashikaga, de nombreux pratiquants m’attendaient pour m’accueillir. Nous avons célébré le développement considérable de l’organisation locale en nous réunissant pour la cérémonie de pilage du riz et la préparation des mochi, petits gâteaux de riz japonais particulièrement appréciés au Jour de l’An. Pour l’occasion, je portais le bandeau et le tablier traditionnels. À chaque fois que je frappais le riz avec le maillet, les pratiquants d’Ashikaga m’encourageaient. Des représentants des régions d’Ashikaga, Oyama et Sano, et même de la lointaine ville d’Utsunomiya, s’étaient réunis pour l’occasion. Tous étaient des responsables de kosen rufu à Tochigi. Tous étaient des champions du mouvement Soka. Ces vers du poète américain Walt Whitman me vinrent à l’esprit : « Une grande cité est grande lorsqu’elle a les meilleurs des hommes et des femmes, « Ne serait-elle composée que de trois misérables huttes crotteuses qu’elle serait pourtant la première au monde1  ! » Un jour, un responsable de Tochigi m’expliqua que la préfecture était connue pour ses coups de tonnerre. Un autre déclara avec humour que le tonnerre symbolise la fureur de la justice. L’indomptable poète français Victor Hugo déclara également sur un ton de défi : « Et si vous aboyez, tonnerres, je rugirai 2 ! » De la même manière, j’espère que les pratiquants de Tochigi continueront à relever avec courage tous les défis et rugiront avec la force du tonnerre pour faire triompher la vérité et la justice. Shozo Tanaka, dont j’ai parlé précédemment, a déclaré : « Si nous ne parlons pas au nom de la vérité, on confondra ce qui est correct et erroné, vrai et faux, et personne ne sera en mesure de les distinguer. » J’entends maintenant les voix des pratiquants de Tochigi qui rugissent tel un tonnerre lointain ! Et au-delà de leurs appels en faveur de la vérité et de la justice, qui résonnent puissamment à travers le pays, je vois l’aube magnifique du triomphe des personnes ordinaires anonymes !

Citations

Jour après jour, mois après mois

La victoire du disciple est la victoire du maître. Les brillantes réalisations du maître et des disciples sont éternelles. La voie de maître et disciple est au cœur du bouddhisme de Nichiren. (La Sagesse pour créer le bonheur et la paix, vol. 3, part. 2, p. 93)   Ceux qui s’exercent sincèrement, en menant leur vie en rythme avec la Loi merveilleuse, kosen rufu et la SGI, posent les fondations d’un bonheur éternel et remportent la victoire ultime dans la vie. (La Sagesse pour créer le bonheur et la paix, vol. 1, p. 75)   Kosen rufu est une grande tâche qui perdurera dix mille ans et plus. Transmettons le puissant cœur de la foi et l’esprit éternel de la Soka Gakkai de génération en génération. (Discours prononcé à la réunion générale des responsables, le 11 février 1991)   Faisons jaillir une puissante force vitale en récitant des Daimoku intenses et rafraîchissants, au rythme d’un magnifique coursier qui galope à travers la plaine. (« Le bouddhisme du soleil », in Daibyakurenge, septembre 2016 ; D&E n° 307-308, juillet-août 2017, p. 30)   Il faut absolument devenir quelqu’un de solide et ne jamais être démoralisé. N’arrêtez jamais d’avancer, en bravant les épreuves avec courage, et en vous disant : « Je leur montrerai de quel bois je me chauffe ! » (Dialogues avec la jeunesse, T 1, pp. 33-34)   Les écrits de Nichiren sont la source de toute victoire. Faisons de notre mieux pour les lire chaque jour, ne serait-ce qu’un seul passage, tout en poursuivant notre lutte pour kosen rufu. (Discours prononcé au séminaire des responsables, le 26 août 2007)   Notre pratique bouddhique nous permet de nous développer et de devenir des personnes attentionnées d’une grande sagesse. Je souhaite que vous bannissiez toute forme de négligence et de suffisance et que vous avanciez toujours en faisant preuve de sagesse afin de remporter la victoire, sans le moindre accident. (Discours prononcé à la conférence des représentants de la zone n° 2 de Tokyo, le 12 décembre 2004)   Dans le bouddhisme de Nichiren, la véritable cause, c’est d’avoir ­l’esprit d’agir « maintenant plus que jamais ». J’espère que vous avancerez sur la grande voie du bonheur suprême avec cet esprit. (Kagayaki no ningen seiki e – Vers le siècle de l’humanisme)   Nous nous acquittons de la dette de reconnaissance envers notre maître en déployant des efforts sincères en tant que disciples. Tel est l’enseignement du bouddhisme. Telle est la voie de l’humanisme. La manière la plus élevée de nous acquitter de cette dette profonde consiste à lutter avec sérieux à l’élargissement de notre mouvement pour kosen rufu. (Ikeda Daisaku zenshu – Œuvres complètes de Daisaku Ikeda)   Chaque enfant a une mission. Chaque enfant possède des capacités et des talents qui lui sont propres. Montrer aux enfants que nous croyons en eux est la meilleure manière de cultiver leur potentiel. (Kyoiku no seiki e – Vers un siècle de l’éducation)   Une seule rencontre de cœur à cœur peut changer l’esprit d’une personne. Elle peut également entraîner le changement de tout un environnement, d’une société et, plus largement encore, du monde. (Série « L’éclat de notre révolution humaine », extrait paru dans le journal Seikyo, le 30 août 2012)   Les jeunes ont du pouvoir. Qu’il s’agisse d’un pays ou d’une organisation, faire sans cesse apparaître des jeunes pleins de fraîcheur et de talent est la clé pour générer un puissant courant ininterrompu de victoires. (Série « La vie est merveilleuse », extrait paru dans le journal Seikyo, le 14 juin 2003)   « Le fer chauffé dans les flammes et martelé peut devenir un bon sabre » (Lettre de Sado, Écrits, 306) Soyez forts ! Remportez la victoire maintenant ! Remportez-la aujourd’hui ! C’est la clé pour mener une vie toujours victorieuse. (Série « Réflexions sur La Nouvelle Révolution humaine », extrait paru dans le journal Seikyo, le 18 août 2003)   Les mots qui viennent de notre cœur peuvent toucher celui des autres. Quelques mots d’encouragement peuvent suffire pour redonner à quelqu’un la force de continuer à vivre. Adressons-nous aux autres avec une voix chaleureuse et attentionnée, et créons une société d’encouragements mutuels. (Série « Avancer avec dynamisme dans la nouvelle ère » ; D&E n° 283-284, juillet-août 2015, p. 109)   Quand les jeunes s’expriment avec audace et mènent des actions intrépides, ils ouvrent la voie à une nouvelle ère. C’est aux jeunes d’engager des actions décisives pour remporter la victoire dans nos efforts pour kosen rufu. (Série d’étude « À mes chers amis du département de la jeunesse », extrait paru dans le Daibyakurenge, avril 2018)   Le pouvoir de la récitation de Nam-myoho-renge-kyo génère non seulement une puissante force de vie qui nous aide à surmonter la maladie, mais transforme aussi le karma dans les profondeurs de notre être. Il élève notre « soi » intérieur jusqu’à l’état de bouddha et nous permet d’accéder à une immense bonne fortune qui mène à un état de bonheur absolu indestructible. (« La Sagesse pour créer le bonheur et la paix », sokaglobal.org, chap. 8, part. 4)   Le bouddhisme est la source du courage. Quand nous possédons du courage, nous pouvons transformer n’importe quel malheur ou souffrance en combustible pour notre développement et en force pour accomplir notre mission. (Discours prononcé à la réunion générale des responsables, le 8 janvier 2002)   Quand nous changeons, notre environnement change. Quand l’environnement change, le monde change. C’est la révolution humaine d’une seule personne qui est le point de départ de cette gigantesque transformation dynamique. (Une religion de la révolution humaine, Acep, p. 21)   Heureux sont ceux qui ont des amis en qui ils ont confiance, sur qui ils peuvent compter, à qui ils peuvent parler de tout, et qui sont eux-mêmes des amis de ce type pour les autres. (Discours prononcé à la réunion générale de Chubu, le 21 novembre 1993)   Au moment crucial, l’important est de continuer à aller résolument de l’avant dans la foi, tous ensemble avec nos amis pratiquants, et de demeurer sur le chemin que nous avons choisi en tant que disciples, en gardant toujours à l’esprit les mots de notre maître. (Les Cinq Orientations éternelles de la Soka Gakkai, Acep, pp. 60-61)   Pour soutenir nos cadets, nous devons prier sincèrement pour leur développement et, avec passion, persévérance et sincérité, leur enseigner la foi en nous appuyant sur la pratique. (La Nouvelle Révolution humaine, vol. 25, chapitre « Brise légère », traduction provisoire)   Ceux qui continuent à aller de l’avant rayonnent d’espoir et de courage. Ils sont animés par le sentiment d’avoir un but et mènent une vie accomplie. Ils atteignent leurs objectifs. C’est pour cela qu’ils apprécient leur vie. (Discours prononcé à la réunion générale conjointe de Kamakura et de Shonan, le 12 janvier 1992)   Ce qui importe particulièrement, c’est de réciter chaque matin un Gongyo revigorant. Prendre un bon départ permet de vivre une journée productive en nous mettant sur la voie d’une progression stable. (« La Sagesse pour créer le bonheur et la paix », sokaglobal.com, chap. 17, part. 5)   Il convient de se concentrer sur la personne unique qui se trouve devant nous –  de l’aider à devenir heureuse. Se préoccuper du bien-être de chacun est la finalité même et la raison d’être d’une religion. (Une religion de la révolution humaine, Acep, p. 19)   Un autre nom attribué au Bouddha est « Celui-qui-endure ». Ceux qui savent endurer sont heureux. Quelles que soient les difficultés qui peuvent apparaître, ils peuvent tout transformer positivement et changer le poison en remède. (Discours prononcé à la cérémonie du Nouvel An, le 2 janvier 2001)   Ne vous comparez jamais aux autres mais à la personne que vous étiez hier. Si vous avez avancé ne serait-ce que d’un pas, alors vous avez remporté une victoire. (Dialogues avec la jeunesse, T 1, p. 17)   Si vous étiez véritablement résolue à devenir la meilleure, vous seriez déjà en train de prendre des mesures concrètes et de travailler ­d’arrache-pied dans ce sens. La réussite est synonyme d’efforts inlassablement répétés. (La Nouvelle Révolution humaine, vol. 5, chap. « Ouvrir la voie », p. 31 ; éd. 2021, p. 35)   L’amitié s’approfondit en éprouvant de la reconnaissance pour l’aide des autres, en l’exprimant et en essayant de faire soi-même preuve de sollicitude. (La Nouvelle Révolution humaine, vol. 21, chap. « Couronne de joyaux », p. 352)   « Ne passez pas votre vie en vain pour le regretter pendant les dix mille ans à venir » (La question à méditer jour et nuit, Écrits, 626) Le moment est venu d’agir. Trouvez un moyen d’apporter une contribution que vous, et nul autre, pouvez fournir. (La Nouvelle Révolution humaine, vol. 4, chap. « Grande lumière », p. 285)   Un mode de vie équilibré consistant à dormir suffisamment permet d’établir les bases d’une bonne santé. J’espère que chacune et chacun d’entre vous créera, chaque jour, des valeurs en menant votre vie avec sagesse et vigueur, tout en avançant vers le grand objectif de kosen rufu. (Discours prononcé à la conférence nationale du comité exécutif de la Soka Gakai, le 1er août 2004)   Je voudrais aussi déclarer ceci : le moment est venu ! Tous ensemble, changeons à nouveau le cours de l’Histoire grâce au pouvoir du peuple, en ouvrant la voie à un monde libéré des armes nucléaires, un monde libéré de la guerre. (Déclaration sur le Sommet de Hiroshima, la crise ukrainienne et le non-emploi en premier de l’arme nucléaire, le 27 avril 2023)   Soyez prudents et restez vigilants pendant la période chargée des vacances de fin d’année et du Nouvel An. N’oubliez pas de réciter Nam-myoho-renge-kyo avec une foi forte afin de vaincre les fonctions négatives. Je vous souhaite de passer chaque jour avec sagesse, sans incidents, et en bonne santé ! (Série « Avancer avec les Écrits de Nichiren »)

Paroles d'encouragement

Vers un avenir plein d’espoir avec les Écrits de Nichiren

Illuminer notre environnement et le monde par la lumière de la confiance « Il est certain que la paix dans le monde et la stabilité du pays sont aujourd’hui le but du souverain comme de tous ses sujets et correspondent au désir de tous les habitants. Un pays parvient à la prospérité grâce à la Loi bouddhique et on voit que cette Loi est digne d’être révérée grâce à ceux qui la suivent. » Sur l’établissement de l’enseignement correct pour la paix dans le pays, Écrits, 20 En lien direct avec Nichiren, les pratiquants de notre mouvement prient pour la paix mondiale et le bonheur de toute l’humanité en récitant Gongyo matin et soir sur toute la planète. C’est comme si une sorte de relais permanent s’établissait ainsi dans le monde entier. Les membres du groupe des Communautés de la Soka Gakkai 1 au Japon réalisent des efforts exemplaires pour accomplir l’idéal de Nichiren : « établir l’enseignement correct pour la paix dans le pays. » En nous efforçant de mener une existence et de créer un environnement qui soient une source d’inspiration pour tous, illuminons le monde en acquérant une confiance éclatante et en montrant une brillante preuve factuelle ! Aujourd’hui encore, créons des liens avec les autres ! « Le bienfait du Sûtra du Lotus est tel qu’un seul de ses mots contient les triples bienfaits de Shakyamuni, Maints-Trésors, et des bouddhas des dix directions. On pourrait comparer cela au joyau-qui-exauce-tous-les-vœux [qui peut faire pleuvoir d’innombrables trésors]. » La voix pure et portant loin, Écrits, 335 Même un seul mot du Sûtra du Lotus contient le bienfait de tous les bouddhas. Nichiren, Bouddha de l’époque de la Fin de la Loi, nous enseigne que grâce à la foi dans la Loi merveilleuse, chacun de nous peut faire jaillir de sa vie force et sagesse, aussi librement que s’il disposait d’un joyau-qui-exauce-tous-les-vœux. Tous les efforts que nous faisons, jour après jour, en récitant Nam-myoho-renge-kyo et en rencontrant et en dialoguant avec ne serait-ce qu’une seule personne créent vraiment de très grandes valeurs. Aujourd’hui encore, créons des liens avec d’autres personnes ! En tant qu’ambassadeurs du Bouddha, engageons-nous dans une diplomatie de cœur à cœur avec un esprit rayonnant et optimiste, tout en insufflant espoir et bonheur. Engageons-nous dans le dialogue avec l’esprit de la compassion bouddhique « Il est dit dans les Enseignements oraux : “Une grande compassion″ est comparable à la bienveillance et à la bienveillance qu’une mère ressent pour son enfant. À présent, cela correspond à la bienveillance et à la compassion de Nichiren et de ses disciples”. » Les Enseignements oraux, p. 43. Nous célébrons le mois de la fondation de la Soka Gakkai 2 avec nos compagnons du monde entier, qui luttent avec une grande compassion semblable à celle de Nichiren, le bouddha de l’époque de la Fin de la Loi. Avec les départements des femmes et des jeunes femmes à l’avant-garde, nos pratiquants s’efforcent, partout dans le monde, de mener des dialogues afin de soulager la souffrance des autres et de leur transmettre la joie. Dans ces temps troublés et difficiles, il est plus important que jamais d’utiliser notre voix pour faire l’œuvre du Bouddha (voir OTT, 4) avec la conviction que « le courage mène à la compassion » et que « la compassion engendre la sagesse ». Offrons de chaleureux encouragements « comparables à la bienveillance et à la compassion qu’une mère ressent pour son enfant » à nos jeunes qui se développent avec enthousiasme, les yeux rivés vers l’avenir. Le trésor suprême existe en nous Il est dit dans les Enseignements oraux : “Ce chapitre [du Sûtra du Lotus, “Le chapitre Prophétie de l’illumination aux cinq cents disciples” (8e)] raconte l’histoire du précieux joyau cousu dans la doublure d’un vêtement. En un mot, cela signifie que Nichiren et ses disciples, qui ont récité Nam-myoho-renge-kyo, ont accepté et cru dans le joyau de la sagesse de la Loi merveilleuse du Véhicule Unique. La foi est comparable au joyau cousu dans le vêtement.” » Les Enseignements oraux, p. 78. La parabole du joyau dans le vêtement relate la grande joie d’une personne pauvre qui découvre, après une longue errance à travers épreuves et difficultés, qu’un joyau sans pareil a été dissimulé dans son vêtement par un ami, bien des années auparavant. Nous possédons tous intrinsèquement l’état de vie suprême ou état de bouddha. Quand nous prenons conscience de cette réalité, nous pouvons puiser en nous-mêmes le trésor infini de la sagesse afin de surmonter n’importe quelle difficulté. Nos encouragements sincères ont le pouvoir de stimuler un éveil intérieur chez les autres. Ensemble, créons de merveilleuses histoires où brille « la plus grande de toutes les joies » (OTT, 212) ! Ce dernier texte, rédigé par le président Ikeda avant son décès, le 15 novembre, conclut cette série « Vers un avenir plein d’espoir avec les écrits de Nichiren ».

Messages SGI

L’avenir sera radieux et magnifique pour les personnes courageuses

Hajime Nakamura, professeur émérite de l’université de Tokyo, est un célèbre spécialiste du bouddhisme au Japon. Dans un ouvrage publié récemment, intitulé Hikaku shiso no kiseki (Recueil de la pensée comparée), il fait l’éloge de notre président fondateur, Tsunesaburo Makiguchi 1. Il y a lieu de se réjouir que les éloges de cet illustre érudit japonais soient publiés aujourd’hui, exactement cinquante ans après l’arrestation et l’incarcération de M. Makiguchi par les autorités militaristes japonaises [le 6 juillet 1943, avec son disciple Josei Toda]. Dans son ouvrage, le Pr Nakamura critique l’élite intellectuelle japonaise qui s’est contentée d’apporter quelques annotations et commentaires aux ouvrages d’experts non-japonais, et il reproche aux universitaires japonais de ne pas avoir réfléchi par eux-mêmes. En ce sens, dit-il, ils ont manqué d’autonomie et de conviction dans leur esprit. « Mais cela ne signifie pas, ajoute-t-il, que tous les Japonais aient manqué de conviction. […] Ceux qui vivaient en lien avec les personnes ordinaires, ceux qui se sont dressés contre les persécutions ont fait preuve d’une formidable conviction. » Les personnes qui, sans se laisser vaincre par les persécutions et les critiques, ne cessent de défendre la cause des personnes ordinaires et d’œuvrer inlassablement pour elles, font preuve d’une force de caractère et d’une grandeur remarquables. Le Pr Nakamura déclare également : « À partir de mes années universitaires [le début des années 1930], la philosophie au Japon a été dominée par le néokantisme, caractérisé par la théorie des valeurs (vérité, bonté, beauté auxquelles s’ajoutait parfois le sacré). Telle était la position de tous les philosophes [au Japon] et personne n’éleva la voix pour les contredire. […] Seul Tsunesaburo Makiguchi osa remettre en cause cette conception. […] Makiguchi retira la vérité et le sacré de cette équation et les remplaça par la valeur du gain. » Les valeurs proposées par M. Makiguchi sont donc beauté, gain, et bonté. « À première vue, le gain peut faire référence aux profits matériels mais cette valeur exprime en réalité un concept clé de la philosophie orientale, déclare M. Nakamura. Le bouddhisme accorde la plus haute valeur au gain lorsqu’il consiste à servir et à contribuer au bien-être des autres. Beaucoup peuvent assimiler le gain à un bénéfice financier ou commercial. Mais dans le bouddhisme, le mot gain signifie véritablement contribuer au bien-être des autres, des personnes ordinaires et de l’humanité en général. » Et M. Makiguchi ne se contenta pas de discourir sur le sujet du gain mais il mena une vie entièrement vouée au bien des autres et, finalement, mourut en prison pour ses convictions. Il y a cinquante ans, le Japon incarcéra ce grand homme et provoqua sa mort. Mais, aujourd’hui, le Japon commence à découvrir la valeur de ce pionnier remarquable. C’est pour illustrer ce point que j’ai pris la liberté de présenter ici les observations de M. Nakamura. Pour quelle raison la Soka Gakkai a-t-elle triomphé ? Parce que nous avons avancé en observant fidèlement les enseignements de Nichiren. Dans ses écrits, Nichiren fait toujours sincèrement l’éloge de ses disciples. Il est essentiel d’avoir de l’estime pour les pratiquants et de leur apporter du bonheur et de la joie. Les pratiquants de la Soka Gakkai qui luttent pour kosen rufu sont les envoyés de Nichiren et des enfants du Bouddha. Quand nous faisons leur éloge, nous recevons des bienfaits. Le bouddhisme enseigne la non-dualité entre soi et les autres – principe selon lequel notre vie et celle des autres sont profondément reliées. Dans la lettre intitulée Sur La Tour aux trésors, adressée à Abutsu-bo, Nichiren écrit : « Vous pensez peut-être avoir fait des offrandes à la Tour aux trésors mais il n’en est rien. C’est à vous-même que vous faites ces offrandes. » (Écrits, 302) En d’autres termes, il affirme que faire des offrandes à la Tour aux trésors – le Gohonzon – équivaut à faire des offrandes à sa vie. Accorder la plus grande valeur au Gohonzon consiste en fait à accorder la plus grande valeur au Gohonzon qui existe en nous. Tel est le cœur de la foi, telle est l’essence du bouddhisme de Nichiren. Accorder la plus grande valeur aux enfants du Bouddha qui œuvrent à kosen rufu revient à accorder la plus grande valeur à notre bouddhéité inhérente. Plus nous faisons l’éloge de ceux qui luttent de toutes leurs forces, plus nous les félicitons, et plus grandes sont la bonne fortune et la vitalité que notre mouvement et nous-mêmes pouvons accumuler. Dans le Recueil des Enseignements oraux, Nichiren explique le principe de la non-dualité entre soi et les autres en s’appuyant sur une analogie simple à comprendre : « C’est comme lorsque vous vous inclinez face à un miroir en signe de révérence ; l’image que renvoie le miroir s’incline également devant vous. » (OTT, 165) Avoir à cœur de toujours faire l’éloge des enfants du Bouddha est la manifestation d’un état de bouddha fort. Ceux qui font l’éloge du Gohonzon et des courageux pratiquants luttant pour kosen rufu sont des personnes dont l’état de bouddha est fort. Sur la base du principe de non-dualité entre soi et les autres, tout compromis avec les fonctions démoniaques, c’est-à-dire avec les « ennemis de kosen rufu », donne raison aux tendances destructrices qui existent en nous. Cette attitude nous dirige en définitive vers le malheur. Lutter pour couper les racines du mal, c’est lutter pour couper les racines du mal et du malheur dans notre vie. Pour conclure, j’aimerais vous faire part d’une observation du grand auteur français, Victor Hugo (1802-1885)2. Selon lui, il existe trois types de défis dans la vie. Tout le monde est confronté aux épreuves, d’une manière ou d’une autre. Victor Hugo énonce trois manières de réagir face aux défis : nous pouvons tout simplement baisser les bras et céder, nous pouvons aussi nous cacher ou nous éloigner, ou, enfin, nous pouvons les attaquer de front. Notre avenir sera radicalement différent en fonction de l’approche que nous adoptons. Quand une difficulté surgit, certains abandonnent immédiatement, en disant que cela les dépasse. Victor Hugo qualifie ces personnes de « faibles », et déclare que leur avenir a pour nom « l’impossible ». Il y a également ceux qui évitent les difficultés, en cherchant à les ignorer ou à les nier. Victor Hugo les appelle les « timides », et leur avenir a pour nom « l’inconnu. » Seul le malheur les attend. Et puis il y a ceux qui s’attaquent avec courage à la réalité, en refusant d’être vaincus. Victor Hugo les appelle « les penseurs » et les « vaillants » et, pour eux, l’avenir, dit-il, a pour nom « l’idéal ». Leur avenir sera radieux et magnifique. Trois approches de la vie et trois avenirs différents. La vision de Victor Hugo ressemble beaucoup au mode de vie enseigné par le bouddhisme de Nichiren. Dans cet esprit, allons de l’avant, luttons de toutes nos forces et remportons la victoire. Telle est la manière d’achever notre vie de manière glorieuse, en goûtant la victoire et le bonheur ultimes.

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