Juin 2026

Étude bouddhique

Thème

Citations

Jour après jour, mois après mois

« En observant l’éclosion d’une seule fleur, on peut prédire la venue du printemps » (Sur l’ouverture des yeux, Écrits, 271) Quand une seule personne se dresse sincèrement, une brise d’espoir parfumée se lève, annonçant un printemps de joie et de victoire. (Discours prononcé à la conférence des responsables des départements des femmes et des jeunes femmes, mars 2005)   La vie est limitée. En vivant pleinement chaque instant, nous pouvons créer un avenir marqué par une succession de réalisations éclatantes. (Série d’essais « La citadelle éternelle du mouvement Soka »)   Nul n’est plus noble que les femmes du mouvement Soka, qui luttent pour kosen rufu. Les voix de ces femmes sincères et sages sont essentielles pour la création d’une nouvelle ère. (Discours prononcé à la conférence des responsables de région, février 2006)   Quand nous allumons la flamme de la non-violence et de la paix dans les profondeurs de notre cœur et de celui des autres, et la faisons briller avec éclat, elle devient une source de lumière capable de vaincre les pulsions violentes destructrices inhérentes à la vie. (Message de remerciement lors d’une remise de prix, janvier 1988)   En nous renouvelant chaque jour avec une attitude pleine de détermination, nous pouvons nous libérer des déceptions et des plaintes profondément ancrées dans notre vie. En avançant fermement pas à pas, nous pouvons mener une existence noble fondée sur notre mission. (Discours prononcé à la réunion des responsables, septembre 2009)   « L’hiver se transforme toujours en printemps » (L’hiver se transforme toujours en printemps, Écrits, 539). On peut sentir dans cette phrase l’optimisme invincible de Nichiren. Nous avons le pouvoir de surmonter les conditions les plus éprouvantes. (Discours prononcé à la réunion mensuelle des responsables, mars 2009)   Nous devrions toujours avoir l’humilité d’écouter l’opinion des autres et de continuer à apprendre. Les personnes qui se comportent ainsi seront les vainqueurs de leur époque. (Discours prononcé à la réunion commémorative des responsables de chapitre, juillet 1989)   Les jeunes devraient chérir des espoirs et des aspirations élevés. Quand nous consacrons notre vie à améliorer la condition de l’humanité et du monde, une force illimitée surgit de l’intérieur de nous. (Discours prononcé à la réunion nationale des responsables du département de la jeunesse, mars 1988)   Il n’y a aucun besoin d’essayer d’impressionner les autres. Poursuivez votre révolution humaine de manière à rester fidèle à vous-même, et vous deviendrez naturellement une personne qui donne aux autres l’envie de faire de même. (Session d’entraînement de la jeunesse, Los Angeles, février 1990)   Pour un être humain, se régénérer, c’est d’abord revigorer son esprit. La religion est le pilier de l’esprit humain. (La Nouvelle Révolution humaine, vol. 28, chap. « Le changement intérieur »)   Nous sommes tous des membres de la famille Soka, unis par des liens puissants. Chacun de nous a son propre rythme, et nos compagnons de croyance seront toujours à nos côtés tandis que nous avançons sur notre voie. (Série d’essais « Notre voie éclatante vers la victoire »)   Notre pratique bouddhique n’est pas une obligation, mais le droit que nous possédons de devenir heureux. Plus nous surmontons de difficultés dans notre vie, plus grand est le bonheur que nous établissons. (Discours prononcé à la réunion générale de Hokkaido, juillet 1990)   Il est important de continuer à avancer vigoureusement, avec persévérance et confiance, quoi qu’il arrive. En allant de l’avant et en passant à l’action, vous pouvez ouvrir la voie de la réalisation de votre mission dans la vie que vous seul pouvez accomplir. (Série de commentaires « Sur la vie de Marie Curie »)   Celles et ceux qui poursuivent de nobles objectifs mèneront une vie noble. Celles et ceux qui luttent sincèrement pour réaliser leurs objectifs en s’appuyant sur la récitation de Nam-myoho-renge-kyo finiront toujours par remporter la victoire. (Discours prononcé à la conférence commémorant le Jour de la SGI, janvier 2010)   Les liens de maître et disciple en bouddhisme sont éternels et durables. L’unité entre maître et disciple transcende l’espace et le temps. L’esprit de maître et disciple créera à jamais l’histoire d’une lutte commune. (Séries de commentaires « Apprendre des écrits de Nichiren »)   Ceux qui ont l’opportunité de se renforcer et de se forger dans leur jeunesse ont beaucoup de chance. En effet, le bonheur authentique réside dans le cœur de ceux qui possèdent un esprit éclatant que rien ne pourra vaincre, quelles que soient les difficultés à venir. (La Nouvelle Révolution humaine, vol. 14, chap. « La mission », p. 149)   Une amitié indéfectible est plus précieuse que n’importe quel trésor. Une vie dédiée à cultiver et à chérir les amitiés et non à manigancer et à servir ses propres intérêts, est une vie dotée d’un véritable rayonnement. (Festival de musique d’Odawara, octobre 1991)   Un profond sens de la mission et une reconnaissance incommensurable vont de pair. Une personne qui possède un sens de la mission et de la gratitude peut surmonter toutes les tempêtes du karma, et orner sa vie des lauriers de la bonne fortune et de bienfaits indestructibles. (Série d’essais « Réflexions sur La Nouvelle Révolution humaine »)   Ce qui importe c’est que nous, qui sommes en vie, soyons heureux. En raison de l’inséparabilité de la vie et de la mort, notre bonheur insuffle de la joie aux personnes défuntes que nous chérissons. (Dialogue avec des représentants de la région du Kansai, février 1995)   Qu’est-ce que la véritable santé ? Ce n’est pas simplement l’absence de maladie. Il s’agit de savoir si nous poursuivons ou non nos actions pour créer des valeurs en nous appuyant sur notre pratique bouddhique. (Série de commentaires « Apprendre des écrits de Nichiren »)   L’essence de la foi dans le bouddhisme de Nichiren est la pratique pour soi et pour les autres. La pratique la plus appropriée pour cette époque consiste à se tourner activement vers les autres en les rencontrant et en les aidant à créer un lien avec le bouddhisme. (Série d’essais « Notre voie éclatante vers la victoire »)   La foi nous rajeunit. Croire et prier sans douter – une telle conviction renforce notre force vitale. (Discours prononcé à la réunion des responsables, décembre 1992)   Un monde en paix où les êtres humains vivent ensemble en harmonie est le rêve et l’espoir du XXIe siècle. Faisons sonner résolument les cloches de la paix éternelle, les cloches de kosen rufu ! (Discours prononcé à la réunion des responsables, octobre 2001)   Nous utilisons notre voix pour encourager les autres. Nous nous déplaçons physiquement pour faire progresser kosen rufu. En poursuivant ainsi l’œuvre du Bouddha, nous développons notre bien-être intérieur. (Discours prononcé au séminaire d’entraînement des représentants des départements, août 2007)   Tout commence à changer le jour où nous décidons de nous dresser en renouvelant notre détermination intérieure. Il ne faut pas attendre que les autres changent – ce qui importe, c’est que nous changions nous-mêmes. (Discours prononcé à la conférence des responsables de région, septembre 2009)   Les écrits de Nichiren sont une source d’espoir éclatante ; les étudier nous insuffle courage et sagesse. Nous faisons ainsi vivre l’esprit indomptable de Nichiren en nous-mêmes, et nous allumons la flamme vive de la foi pour surmonter les obstacles. Accessible en ligne : (19.7) La Sagesse pour créer le bonheur et la paix, Partie 2 – La révolution humaine, chap. 19 « Se fonder sur les écrits de Nichiren »   Encourageons de tout cœur celles et ceux que nous rencontrons, ne serait-ce qu’avec quelques mots. Encourager une personne peut libérer le pouvoir de cent, mille, voire de dix mille personnes, et bien plus encore. (Discours prononcé à la conférence des représentants de départements, juin 2003)   Les personnes qui ont le sens de la reconnaissance sont rayonnantes et pleines de dignité. Exprimons notre gratitude envers celles et ceux qui ont fait preuve de gentillesse à notre égard. Le véritable esprit du bouddhisme s’exprime à travers une attitude humaniste et joyeuse. (Série d’encouragements « La grande voie vers la victoire des jeunes »)   Œuvrer pour kosen rufu ne signifie pas accomplir une entreprise majeure ou extraordinaire. Cela signifie faire preuve de persévérance et réaliser les actions que nous pouvons accomplir maintenant, aussi modestes soient-elles. (Série d’essais « Notre voie éclatante vers la victoire »)   Il y a des moments où nos limites sont mises à l’épreuve. Ceux qui refusent de reculer même d’un seul pas et luttent de toutes leurs forces jusqu’au bout seront les vainqueurs. La source ultime de cette force se trouve dans notre pratique du bouddhisme de Nichiren. (Série d’essais « Notre voie éclatante vers la victoire »)   Se dépasser jour après jour, se développer jour après jour, faire sa révolution humaine jour après jour – tel est l’esprit du bouddhisme de Nichiren. Débordant d’une énergie éclatante, élançons-nous dans le printemps avec plein d’espoir et de courage ! (Série d’encouragements « Les enseignements humanistes pour la victoire »)   Plus profonde est notre reconnaissance envers notre maître, plus grandes sont les capacités et la force que nous pouvons manifester. Quand nous faisons le serment de nous acquitter de notre dette de reconnaissance envers notre maître, nous nous élançons sur la voie de la victoire commune du maître et du disciple. (Série d’étude « Les écrits de Nichiren et la relation de maître et disciple »)   Rien n’est plus précieux que d’avoir des amis avec qui vous pouvez tout partager librement et des personnes vers qui vous pouvez vous tourner pour demander des conseils quand vous en avez besoin. (Discours prononcé lors d’une session de photos souvenirs avec les élèves des écoles Soka, décembre 1998)

Paroles d'encouragement

Une boussole pour la jeunesse

Cette nouvelle série contient des extraits d’encouragements du président Ikeda publiés dans le mensuel du département des collégiens et des lycéens Mirai (littéralement le journal de l’avenir). Certains de ces extraits paraissent ici dans une version révisée. La clé, c’est d’avoir un grand cœur Le président Ikeda donne ici quelques encouragements aux jeunes pour se faire des amis Les amis sont comme un miroir. Si vous saluez quelqu’un, il vous saluera en retour. Il ne deviendra peut-être pas immédiatement l’un de vos grands amis, mais votre sincérité se reflétera dans la vie de cette personne comme dans un miroir. Je suis sûr que vous connaissez la célèbre fable qui raconte comment le soleil et le vent du Nord rivalisent pour déterminer lequel des deux sera le plus apte à faire ôter son manteau à un voyageur. Le vent du Nord souffle de toutes ses forces son air glacé, mais le voyageur ne fait alors que resserrer son manteau contre lui. En revanche, lorsque le soleil lui offre son sourire et le réchauffe de ses rayons, il se détend et ôte son manteau. On pourrait comparer cela à nos relations avec les autres. Dans ce cas, persuader le voyageur d’ôter son manteau correspond à amener quelqu’un à ouvrir son cœur. Il est important que vous soyez comme le soleil. Le soleil nous envoie toujours sa chaleur et sa lumière, même quand le temps est nuageux et quand il pleut. Il est constant et immuable. J’espère que, vous aussi, aurez toujours un cœur aussi large. Il y a toutes sortes de personnes et chacune a sa personnalité et son mode de pensée propres. Cela peut être parfois une source de problèmes et de souffrances. Mais dans ce cas, dîtes-vous simplement : « Je suis en train d’apprendre une leçon importante sur la vie. » Extrait de Dialogue de l’espoir Faire s’épanouir votre personnalité De même que des fleurs différentes fleurissent à divers moments, le président Ikeda nous a encouragés à avancer à notre rythme et à vivre en restant fidèles à nous-mêmes. Le printemps approche. Les pruniers ont fleuri, les pêchers bourgeonnent, et ce sera bientôt au tour des fleurs de cerisier d’éclore. Le poète romantique anglais Shelley a écrit : « Si l’hiver s’approche, le printemps peut-il être loin derrière ? » Aussi rude et long que soit l’hiver, il est toujours suivi du printemps. Telle est la loi de l’univers, la loi de la vie. Il en va de même pour nous. Quand nous semblons traverser un hiver interminable dans notre vie, nous ne devons pas perdre espoir. Tant que nous gardons espoir, le printemps viendra à coup sûr. Le printemps est le temps de la floraison. Le bouddhisme, comme j’ai eu maintes fois l’occasion de le dire, enseigne le principe du cerisier, du prunier, du pêcher et de l’abricotier. (cf. OTT, 200) Le cerisier a sa beauté distincte, le prunier son parfum délicat. La fleur du pêcher a une couleur magnifique, et l’abricotier, un charme ravissant. Chaque personne possède une mission particulière, sa propre individualité ainsi que sa façon de vivre. Il est crucial de reconnaître cette vérité et de la respecter. C’est un fait de la nature. De même, dans leur monde, les fleurs s’épanouissent par milliers, de manière splendide et harmonieuse. Extrait de La Sagesse pour créer le bonheur et la paix, 6.8 Prendre l’habitude de faire de son mieux Le président Ikeda a donné l’encouragement suivant concernant la bonne attitude dans l’étude. Commencez par ce que vous savez faire. Si possible, essayez de trouver au moins un domaine dans lequel vous pouvez dire que vous êtes bon. La confiance qui apparaît quand vous comprenez que vous avez des aptitudes dans un domaine particulier vous donnera confiance en vous-même et ce sera le meilleur « médicament » pour continuer à vous améliorer. Il est difficile d’étudier. C’est pour cela qu’il est si gratifiant de parvenir finalement à comprendre ce que l’on étudie. Les difficultés et la joie sont indissociables. C’est vrai dans tous les domaines. Vos parents et professeurs vont peut-être m’en vouloir pour ce que je vais vous dire maintenant, mais je pense que si vous faites vraiment de gros efforts et que malgré tout vos notes ne s’améliorent toujours pas, ce n’est pas grave. En effet, bien plus que d’obtenir des résultats à court terme, il s’agit de prendre l’habitude de faire de votre mieux, de toujours vous engager à cent pour cent, que ce soit dans les études ou dans n’importe quelle autre activité. Si vous y parvenez, vous vous rendrez compte que vous vous êtes renforcés et que vous avez développé vos capacités. Vous finirez alors par découvrir votre mission dans la vie. Extrait de Dialogue de l’espoir

Paroles d'encouragement

Les femmes du mouvement Soka sont d’éclatants soleils de l’espoir !

Le 6 juin marque le 150e anniversaire 1 de la naissance de notre président fondateur Tsunesaburo Makiguchi (1871-1944), qui mourut en prison pour ses convictions. Le 4 juin est le jour de la création du département des jeunes femmes, le groupe Kayo-Ikeda de la SGI, et le 10 juin, celui du département des femmes. Au Japon, les pratiquantes de ces départements avancent ensemble, pleines d’enthousiasme, avec une devise commune : « En ce mois des femmes, créons des liens d’espoir. » Mon épouse Kaneko et moi-même pensons que c’est une merveilleuse manière de célébrer le mois de naissance de M. Makiguchi. Le président Makiguchi partageait souvent ces mots de Nichiren avec les pratiquantes pionnières de notre mouvement : « Quand le ciel est clair, la terre est visible. De même, celui qui connaît le Sûtra du Lotus comprend le sens de toutes les affaires de ce monde. » (L’objet de vénération pour observer l’esprit, Écrits, 381) Puis il les encourageait, ainsi : « Dès l’instant où le soleil se lève, la terre est éclairée. De la même manière, j’espère que vous illuminerez chacune de vos journées grâce à une foi si forte qu’elle chassera les nuages dans le ciel. Faites de vos problèmes un tremplin pour aller de l’avant ! » Doté d’un esprit jeune et ouvert, M. Makiguchi cherchait toujours à illuminer et à enrichir sa propre vie et celle des autres, créant ainsi des valeurs avec chaque personne. Un jour, par exemple, alors qu’il encourageait une adolescente, il lui demanda quels étaient ses centres d’intérêt. Quand cette dernière répondit qu’elle aimait la musique, il lui dit : « J’aimerais bien entendre certains de vos airs préférés ! » Aujourd’hui, les pratiquantes du département des jeunes femmes du monde entier font preuve de créativité et d’ingéniosité, et s’encouragent mutuellement tout en agissant ensemble avec optimisme et enthousiasme. Comme le dit le chant Le Vœu du groupe Kayokai, leur jeunesse porte en elle « un rayonnement éternel », et elles demeurent invaincues face aux difficultés et aux épreuves. Manifestant chacune leur potentiel unique, elles mènent des actions débordant d’énergie et de fraîcheur, qui inspirent tous les membres du mouvement Soka. Elles répondent ainsi à l’espoir que M. Makiguchi plaçait en elles. Le muguet est le symbole du département des jeunes femmes, et le lys blanc, celui des femmes. À l’image de ces fleurs qui s’épanouissent au début de l’été 2, les femmes de la Soka Gakkai étendent leur magnifique réseau d’amitié, en offrant des bouquets de bonheur à tout leur entourage, à l’ensemble de la société et au monde entier. Votre noble rassemblement d’amies au cœur pur est aussi parfumé que le lys blanc. Mon maître, le deuxième président de la Soka Gakkai, Josei Toda, offrit ce poème pour exprimer sa reconnaissance envers les femmes qui avaient préparé un magnifique arrangement floral à l’occasion de la réunion de création de leur département, le 10 juin 1951. Il lança cet appel aux participantes : « J’aimerais que chacune de vous voyage à travers le Japon pour faire connaître le bouddhisme de Nichiren. Qu’en dites-vous ? » Une jeune femme d’une vingtaine d’années leva immédiatement la main et dit : « Oui, je m’engage à le faire. » À l’époque, elle gagnait difficilement sa vie, tout en élevant ses deux jeunes enfants. Il ne lui était jamais venu à l’idée d’effectuer de longs voyages mais ­l’esprit de la Soka Gakkai brûlait dans son cœur. M. Toda se réjouit de ce grand esprit de recherche car, ainsi que l’écrit Nichiren, « c’est le cœur qui est important » (La stratégie du Sûtra du Lotus, Écrits, 1011). Cet esprit pur qui unit le maître et le disciple vibre toujours dans le cœur de ces femmes qui constituent aujourd’hui la « Génération des jeunes lys blancs 3 ». Lors de cette réunion d’inauguration, une femme originaire de la ville de Pusan (l’actuelle Busan) en Corée du Sud exprima son désir sincère de paix pour son pays natal ravagé par la guerre et son souhait ardent que tous ses habitants puissent y vivre en sécurité. Les pratiquantes du département des femmes ont toujours œuvré à l’avant-garde de notre mouvement de kosen rufu en Asie et dans le reste du monde. Les graines du lys des montagnes au Japon (également connu sous le nom de lys doré) retournent à la terre à l’automne mais doivent souvent attendre deux hivers avant de germer à nouveau, puis encore trois ans avant de fleurir. Avec un cœur pareil au lys doré, les pratiquantes altruistes du département des femmes ont également dû endurer des hivers rigoureux avant de s’épanouir avec dignité et élégance, dans le doux parfum de la bonne fortune. En ces temps éprouvants, je me souviens de cette déclaration de mon maître : « À l’époque de la Fin de la Loi, tout ce que nous entreprenons exige des efforts et de la persévérance. » La première « organisation de femmes bouddhistes » remonte à l’époque de Shakyamuni. Elle commença par un cercle d’amies de bien, unies par les liens de maître et disciple. Elles protégeaient et soutenaient d’autres femmes qui luttaient contre les souffrances de la naissance, de la vieillesse, de la maladie et de la mort et, ensemble, elles tissèrent des liens d’espoir. Cela me rappelle le vœu formulé par la reine Shrimala 4 en présence du Bouddha. On lit dans le Sûtra Shrimala : « Si je vois une personne seule, une personne qui […] a perdu sa liberté, qui souffre à cause de la maladie, de catastrophes naturelles ou de la pauvreté, je refuse de l’abandonner. Je lui apporte plutôt un réconfort spirituel et matériel. » Tel était son vœu : ne jamais laisser personne de côté. La première femme disciple du Bouddha fut Mahaprajapati, sa tante et mère adoptive. Beaucoup d’autres femmes ont ensuite suivi la même voie. Dans le 13e chapitre du Sûtra du Lotus, « Exhortation à la persévérance », Shakyamuni déclare que Mahaprajapati deviendra à l’avenir bouddha sous le nom de Qui-Réjouit-la -Vue-de-tous-les-Êtres-Vivants. Nichiren mentionne à de nombreuses reprises Mahaprajapati dans ses écrits. Dans des lettres adressées aux nonnes séculières Toki et Myoho et à la sage Nichimyo, la mère d’Oto, il leur dit qu’elles égalent cette grande pionnière et ont la mission d’ouvrir aux autres la voie du bonheur et de la victoire. Dans une autre lettre, Nichiren fait l’éloge de la forte unité et de l’amitié entre la nonne séculière Sennichi et la nonne séculière de Ko, qui habitent toutes deux sur l’île de Sado en leur disant : « Vous avez la même manière de comprendre les choses. » (Lettre à la nonne séculière de ko, Écrits, 599) En une autre occasion, il exprime l’espoir que Nichigen-nyo, l’épouse de Shijo Kingo, lira la lettre qu’il lui a fait parvenir ainsi qu’à une autre disciple [dont on sait seulement qu’elle était l’épouse d’un dénommé Toshiro] (cf. Les messagers Même-Naissance et Même-Nom, Écrits, 318). Nous sentons là à quel point Nichiren désirait que ses disciples s’unissent avec leurs compagnes et compagnons de pratique sur la voie de la Loi merveilleuse et avancent avec eux selon le principe « différents par le corps, un en esprit ». Quelles que soient les difficultés rencontrées, rien ne peut briser les liens partagés par les membres du mouvement Soka. En ce moment même, des pratiquants du monde entier, qui se soucient sincèrement de leurs amis pratiquants leur téléphonent, leur envoient des lettres, des courriels, ou emploient d’autres formes de communication pour s’enquérir de leur santé et les encourager. Partager la souffrance des autres et prier pour leur sécurité et leur bien-être, être attentif et faire preuve de considération envers notre entourage, se tourner chaleureusement vers les autres, avec un cœur ouvert et une grande sagesse, pour partager la joie avec eux – voilà comment nous pourrons surmonter les divisions de notre société, unir les cœurs et bâtir les ponts de l’espoir et de la confiance. Le 6 juin est aussi le Jour de la relation de maître et disciple en Europe Depuis quelque temps, grâce à des séries telles que « Nos amis pratiquants du monde entier » et « Sortir de la crise », le journal Seikyo présente les contributions apportées par des pratiquants d’Europe et d’ailleurs à la société dans laquelle ils vivent, dans une situation de défi lié au climat engendré par la pandémie actuelle. Tous illustrent la philosophie suprême du respect de la dignité de la vie et l’humanisme bouddhique. Leurs histoires sont une source d’inspiration pour le monde entier. Le 3 mai de cette année, en Espagne, ma série de cours sur l’écrit de Nichiren Sur l’atteinte de la bouddhéité en cette vie a été publiée sous forme de livre dans deux langues régionales, le galicien et le basque. Dans un journal local de Galice, il a été dit que le principe profond de « l’atteinte de la bouddhéité en cette vie » enseigne que la conquête de l’autonomie individuelle est la source de l’autonomie collective et que ce concept pourrait ouvrir la voie à un avenir plein d’espoir au XXIe siècle. Cet article est paru le 17 mai, Journée des Lettres galiciennes 5, où l’on célèbre la publication d’un recueil de poèmes de la grande poétesse galicienne Rosalia de Castro (1837-1885), qui est à l’origine de la renaissance de la littérature galicienne au XIXe siècle. Située au nord-ouest de l’Espagne, la Galice a une longue et fière histoire marquée par de fortes influences celtiques et romaines. Dans sa poésie, Rosalia de Castro a rendu hommage à sa région d’origine, la plus belle du monde à ses yeux, et a exhorté ses lecteurs à sourire et à chanter ensemble afin de changer la souffrance et la peine en joie et en réconfort. La traduction en galicien de ma série de cours sur l’écrit de Nichiren intitulé Sur l’atteinte de la bouddhéité en cette vie a été réalisée par une brillante responsable du département des femmes d’Espagne, elle-même originaire de Galice. Dans le monde, les femmes admirables qui se consacrent à kosen rufu plantent de solides racines dans la société et apportent de remarquables contributions. Elles montrent que l’enseignement de « l’atteinte de la bouddhéité en cette vie » mène à la concrétisation de l’idéal de Nichiren : « l’établissement de l’enseignement correct pour la paix dans le pays ». Lors de mon premier voyage en Europe (en 1961), j’ai acheté plusieurs reproductions de tableaux durant mon séjour à Paris. L’une d’elles représente une jeune femme aux joues rougissantes engagée dans une conversation avec un jeune homme qui semble lui rendre visite. Cette image illustre la brillante vitalité de la jeunesse. À chaque fois que je regarde cette œuvre, je ne peux m’empêcher de penser aux personnages de Marius et de Cosette dans le roman Les Misérables de Victor Hugo (1802-1885), ainsi qu’à nos pratiquants des départements des jeunes hommes et des jeunes femmes. Au dos de cette gravure, j’ai écrit : « Soyez éternellement jeunes. » Une autre gravure représente un couple et ses enfants qui se détendent dans leur salon. La mère, modestement vêtue, se consacre à des travaux de couture tandis que les enfants se tiennent auprès de leur père, assis à côté d’elle. Le chien de la famille figure également sur la gravure. Bien que cette scène n’ait rien de spectaculaire, elle saisit un instant de vie familiale, dont le doux sourire de la mère constitue le cœur. Avec le souhait que nos familles Soka, si actives, établissent un climat aussi chaleureux où les mères sont considérées comme précieuses, j’ai appelé ce tableau « la famille harmonieuse ». Dans cette œuvre, le livre épais posé sur la table à côté de la mère peut être perçu comme le symbole du désir d’apprendre et de s’améliorer. Nous, pratiquants de la Soka Gakkai, qui marchons sur les pas de M. Makiguchi, sommes totalement engagés en faveur du développement de la culture et nous luttons pour notre amélioration personnelle. C’est pour cela que notre mouvement ne connaîtra jamais d’impasse. Sur l’atteinte de la bouddhéité en cette vie est aussi l’un des trente écrits de Nichiren que le département des jeunes femmes a choisi comme sujet d’étude au Japon et dans d’autres pays. Ces jeunes femmes, pleines d’esprit de recherche, ont gravé dans leur cœur le passage suivant : « Tous ces actes méritoires sèmeront des bienfaits et des racines de bien dans votre propre vie. » (Écrits, 4) « Quoi qu’il arrive, si nous avons une foi inébranlable, nous ne manquerons pas de devenir heureuses ! Nous pouvons remporter une victoire éclatante sur les épreuves et défis de toutes sortes ! » − telle est la conviction des femmes qui gardent la Loi merveilleuse. C’est pour cela qu’elles sont si fortes. C’est pour cela qu’elles ne sont jamais vaincues. C’est pour cela qu’elles sont si dignes et positives. Elles considèrent les problèmes comme des occasions de réciter Nam-myoho-renge-kyo. Elles font ainsi apparaître leur sagesse, leur courage et leur force pour encourager d’autres personnes. En définitive, elles parviendront elles-mêmes à un ­bonheur authentique et aideront les autres à faire de même. Une femme de la région de Tohoku au Japon, qui a commencé à pratiquer le bouddhisme de Nichiren l’année où je suis devenu le troisième président de la Soka Gakkai (en 1960), a désormais cent ans. Évoquant la clé de la victoire dans la vie, elle a déclaré : « Ayez un diamant dans votre cœur. Brillez de tout votre éclat. C’est le but de la foi […] Vous n’avez pas à vous inquiéter, engagez-vous simplement dans la foi de tout votre cœur ! » Au début de l’année 1960, j’ai écrit dans mon journal : « La plus grande organisation féminine du monde, groupe culturel, mouvement de libération des femmes, cercle de personnes exprimant leur individualité et un humanisme moderne, organisation dédiée à l’amélioration des conditions de vie des gens – ce sont là autant de noms possibles pour désigner le département des femmes de la Soka Gakkai6. » Aujourd’hui, comme je l’espérais – ou plutôt comme j’en étais convaincu –, notre réseau uni de femmes du mouvement Soka brille partout dans le monde comme un phare de paix et de culture sans équivalent. Grâce aux prières et aux efforts courageux et bienveillants des femmes qui partagent avec fierté mon esprit et mon engagement, nous avons remporté une victoire éclatante sur tous les obstacles durant les soixante années écoulées depuis ma nomination. Je prie de tout cœur pour que chacune d’entre vous, mes précieuses compagnes de pratique, goûtiez santé, bonheur et longévité. Et je prie également de tout cœur pour que, aussi profonde que soit aujourd’hui la nuit des souffrances, vous, les soleils éclatants de Soka, vous dissipiez l’obscurité en illuminant avec éclat l’avenir de notre planète et en transformant tous les poisons en remède.

Dossier thématique

« Les trois preuves »

Le lecteur trouvera dans ce dossier un article de présentation du concept des trois preuves réalisé en 2017 par le département d’étude, puis des extraits d’écrits de Nichiren commentés par Daisaku Ikeda et des passages de La Nouvelle Révolution humaine visant à expliquer ou illustrer par des exemples quelles sont ces trois preuves – ou trois critères – permettant de déterminer ce qu’est une religion correcte. Si la preuve littérale et la preuve doctrinale (ou preuve par la raison) ont leur importance, la preuve factuelle – la preuve concrète dans notre vie quotidienne – est « la plus précieuse », nous dit Nichiren. À ce sujet, notre maître Daisaku Ikeda cite de nombreux exemples de bienfaits obtenus par la foi mais il indique aussi qu’au niveau le plus profond, la meilleure preuve factuelle que nous pouvons manifester, c’est de réaliser notre révolution humaine. Valeurs humaines, janvier 2017, pp. 14-15. Les trois preuves sont les trois critères permettant de déterminer quel est l’enseignement correct en mesure de mener tous les êtres humains au bonheur absolu. Elles démontrent que le bouddhisme de Nichiren est l’enseignement qui permet à tous les êtres humains de l’époque de la Fin de la Loi d’atteindre la bouddhéité en cette vie. Les trois preuves sont la preuve textuelle, la preuve doctrinale et la preuve factuelle.` La preuve textuelle signifie que les doctrines d’une religion se fondent sur ses écrits fondateurs ou s’accordent avec eux. Nichiren écrit : « Il faut donc accepter ce qui est clairement inscrit dans le texte des sûtras mais écarter tout ce qui ne s’appuie pas sur le texte. » (Conversation entre un sage et un ignorant, Écrits, 111) Les doctrines qui ne sont pas accréditées par la preuve textuelle ne sont rien de plus que des interprétations ou des opinions arbitraires. Dans le cas du bouddhisme, tous les enseignements doivent s’accorder avec les sûtras, c’est-à-dire avec les enseignements exposés par Shakyamuni. Dans la Soka Gakkai, ce sont les écrits de Nichiren, qui a pratiqué et concrétisé l’essence du Sûtra du Lotus, qui constituent la preuve textuelle. La preuve doctrinale, ou preuve par la raison, signifie que les doctrines et affirmations d’une religion sont compatibles avec la raison et avec la logique. Nichiren écrit : « La Loi bouddhique est la raison. » (Le héros du monde, Écrits, 846) Le bouddhisme respecte la raison à laquelle il accorde la plus grande valeur. Il ne faut donc pas accepter des arguments ou interprétations irrationnels. La preuve factuelle signifie que la croyance dans des doctrines religieuses et leur mise en pratique produisent des résultats positifs dans notre vie, dans nos occupations quotidiennes et dans la société. La religion n’est pas une simple abstraction. Elle exerce une puissante influence sur la vie des gens. Nous pouvons juger les mérites d’une religion en examinant son impact concret. Nichiren écrit : « Pour juger de la valeur des doctrines bouddhiques, moi, Nichiren, je crois qu’il n’y a pas de meilleurs critères que la raison et la preuve textuelle. Et, ce qui est plus précieux encore que la raison et la preuve textuelle, c’est la preuve apportée par les faits réels. » (Trois Maîtres des Trois Corbeilles prient pour qu’il pleuve, Écrits, 604) Comme l’indique clairement cette citation, Nichiren attribuait la plus haute valeur à la preuve factuelle, qu’il plaçait au-dessus de toutes les autres formes de preuve. En effet, le but originel du bouddhisme est d’aider les êtres humains à devenir heureux. Une religion n’est pas vraiment crédible s’il lui manque l’une ou l’autre de ces trois formes de preuves. À titre d’analogie, on pourrait citer ici l’exemple d’un médicament. Pour être sûr et efficace, un médicament doit comporter une liste d’ingrédients avec les effets correspondants (la preuve textuelle), une base théorique solide pour être efficace (la preuve doctrinale) et, quand on le prend, il doit montrer des effets concrets en soulageant le mal qu’il est censé soigner (la preuve factuelle). Le bouddhisme de Nichiren a une base objective et universellement acceptable à la fois du point de vue de ses résultats théoriques et pratiques. Extrait de discours de Daisaku Ikeda D. Ikeda : La preuve des bienfaits de la foi bouddhique se manifestant dans notre propre vie est une sorte de parabole ou d’illustration des mérites acquis grâce à la pratique de la Loi merveilleuse. Une telle preuve tangible est un témoignage éloquent de la véracité de cette Loi. Les grands exemples de Shijo Kingo, des frères Ikegami et d’autres disciples de Nichiren Daishonin, qui furent confrontés à de grandes difficultés et les surmontèrent en persévérant dans la pratique bouddhique, sont un magnifique encouragement pour nous lorsque nous devons faire face à des problèmes du même genre. Nichiren encouragea les frères Ikegami lorsque tous deux s’unirent pour résister aux persécutions, en leur disant : « Pourrait-il y avoir dans l’avenir plus merveilleuse histoire que la vôtre ? » (Lettre aux deux frères Ikegami, Écrits, 503) Comme Nichiren l’avait prévu, l’histoire de ces deux frères est maintenant racontée dans le monde entier. Il en va de même pour nous. Notre expérience individuelle d’une victoire sur nos problèmes donne courage et espoir à beaucoup d’autres. L’histoire de notre triomphe personnel devient une sorte de parabole exprimant le pouvoir de la pratique bouddhique. Et ceux qui entendent notre expérience peuvent encore la partager avec beaucoup d’autres. M. Makiguchi commença les réunions de discussion dans la Soka Gakkai, pour que les pratiquants puissent partager leurs expériences dans la foi bouddhique avec les autres. Il enseigna la Loi bouddhique non par des théories abstraites et difficiles, mais par des expériences personnelles faciles à comprendre. Chaque expérience personnelle est une parabole de la Loi merveilleuse qui imprègne et régit tout. Et les réunions de discussion, qui consistent à échanger de telles expériences, sont une forme contemporaine du chapitre « Analogies et paraboles », une version moderne des sept paraboles du Sûtra du Lotus, un infini trésor de paraboles. Les paraboles représentent la sagesse et la bienveillance à l’état le plus pur. La Soka Gakkai a entrepris une révolution dans la façon de propager le bouddhisme, en adoptant la même méthode que le Sûtra du Lotus. L’esprit des paraboles du Sûtra du Lotus vit dans les soixante-cinq ans d’histoire de la Soka Gakkai. Et nous continuerons à écrire la brillante histoire d’une vaste propagation du Sûtra du Lotus (Nam-myoho-renge-kyo) jour après jour, une histoire qui sera léguée éternellement et que poursuivront les générations futures. Commentaire de l’écrit Le héros du monde, vol. 12, pp. 170-171 et 175-176 « Soyez extrêmement prudent et, pour l’instant, ne vous engagez à aucun serment par écrit. […] L’acier non forgé fond rapidement dans un feu flamboyant, comme la glace mise dans de l’eau chaude. Mais un sabre, même exposé à un grand feu, résiste un certain temps à la chaleur car il a été bien forgé. En vous mettant ainsi en garde, je m’efforce de forger votre foi. La Loi bouddhique est la raison. La raison l’emportera sur votre seigneur. […] Comme je vous l’ai dit précédemment, soyez des millions de fois plus prudent qu’auparavant. » (Écrits, 846) Forger sa force intérieure et maintenir une foi résolue Nichiren exhorte Shijo Kingo à ne pas se laisser gouverner par ses émotions et à ne pas agir de manière impulsive. Il lui conseille de ne pas plier sous le coup d’intimidations sévères ni de succomber à des signes extérieurs d’ouverture de la part de son seigneur, pouvant lui faire croire qu’il est en sécurité et qui, par conséquent, l’entraîneraient à se montrer conciliant – car, dans les deux cas, Shijo Kingo céderait à la demande d’Ema et finirait par abandonner sa foi. Par désir sincère de protéger son disciple, Nichiren lui explique comment gérer avec sagesse la situation. L’acier non forgé fond au contact du feu tandis qu’une épée forgée y résiste, écrit Nichiren. Par cet avertissement, il cherche à forger la foi et la détermination intérieure de Shijo Kingo. Nous ne pouvons pas remporter véritablement la victoire si nous passons sans cesse de l’espoir à la peur en songeant à ce qui pourra advenir. Le bouddhisme est la raison. Ce n’est qu’en abordant la vie avec un état d’esprit serein et confiant, forgé par nos efforts pour cultiver notre force intérieure et pour polir notre foi, que nous pouvons réellement faire jaillir de nous-mêmes les merveilleux mécanismes de la vie, qui nous mettent sur la voie de la victoire. Se polir sans cesse et se renforcer par la foi – ce développement personnel fondé sur la Loi bouddhique représente la voie directe vers la véritable victoire dans la vie. Pour nous, aujourd’hui, au sein de la SGI, cela consiste à pratiquer régulièrement, matin et soir et à poursuivre nos actions pour kosen rufu. Grâce à ces efforts constants et à cette transformation accomplis dans notre révolution humaine, nous ouvrons la porte à la victoire. Nichiren offre une feuille de route infaillible à Shijo Kingo pour le guider vers la victoire, en lui écrivant : « La Loi bouddhique est la raison. La raison l’emportera sur votre seigneur. » (Écrits, 846) Ceux qui mènent leur vie avec honnêteté et intégrité en se fondant sur la Loi bouddhique remporteront la victoire en temps voulu dans tous les domaines. […] Dans le bouddhisme de Nichiren, la victoire se fonde sur le principe suprême de la Loi bouddhique. Et, en réalité, sa plus grande expression se situe dans le monde harmonieux de la Loi bouddhique, qui s’étend à notre vie quotidienne, notre travail, notre communauté et au-delà à une échelle mondiale qui transcende les frontières. La Loi bouddhique possède le pouvoir de créer des valeurs, de transformer des influences néfastes en influences bénéfiques. Elle possède le pouvoir de changer le karma, de transformer le grand mal en grand bien. Elle possède le pouvoir de justice, de transformer l’inhumanité en compassion et en raison. Chaque disciple qui gagne dans la société représente la preuve factuelle de la révolution humaine. Cela désigne chaque personne qui accorde la plus haute importance aux « trésors du cœur » (Les trois sortes de trésors, Écrits, 858) et qui se développe en profondeur. Selon le Sûtra du Lotus, cela signifie toujours faire preuve de respect envers les autres par son comportement, en se fondant sur la conviction que chacun possède le potentiel de révéler sa bouddhéité. L’essor personnel de chaque pratiquant garantit la victoire de la foi. C’est la raison pour laquelle Nichiren exhorte sans cesse ses disciples à ne jamais abandonner leur foi… Le grand vœu, extrait de Une religion de la révolution humaine (pp. 56-58 et pp. 249-250) « Je serai le pilier du Japon ! Je serai les yeux du Japon ! Je serai le grand vaisseau du Japon ! Tel est mon vœu et je n’y renoncerai jamais ! » (Sur l’ouverture des yeux, Écrits, 284) Chacun de nous doit devenir le pilier, les yeux et le grand vaisseau À l’époque moderne, les présidents Makiguchi et Toda ont gravé ce vœu de Nichiren dans leur cœur et se sont dressés pour accomplir kosen rufu à l’époque de la Fin de la Loi. Depuis sa fondation, la Soka Gakkai a été une organisation bouddhiste fondée sur ce vœu, en lien direct avec Nichiren. Dans ses débuts, la Soka Gakkai fut qualifiée avec mépris de « rassemblement de pauvres et de malades » au sein de la société japonaise. Sans se laisser décourager, les pratiquants de notre mouvement luttèrent alors de tout leur cœur pour partager le bouddhisme avec les autres. Ils étaient fiers de consacrer leur vie à la noble mission de kosen rufu et à l’idéal de Nichiren : l’établissement de l’enseignement correct pour la paix dans le pays. Bien sûr, tout le monde n’avait pas pris conscience de sa mission ni compris d’emblée les enseignements de Nichiren. Les gens se lançaient dans leur pratique bouddhique avec le désir de transformer à tout prix leur karma personnel de pauvreté, de maladie, de mésentente familiale, ou d’autres problèmes. Avec le temps, ils en vinrent à prier pour le bonheur des autres aussi bien que pour le leur et à agir pour apporter des bienfaits à autrui et à la société. Tout en partageant joies et souffrances avec leurs compagnons de pratique, ils s’éveillèrent peu à peu à leur mission de bodhisattvas surgis de la Terre qui se consacrent à kosen rufu. Ils ont développé la conscience d’être des pratiquants de la Soka Gakkai, une organisation exerçant la fonction de pilier pour le pays, d’yeux pour le monde et de grand vaisseau pour l’humanité. Notre fierté, en tant que pratiquants, est que chacun de nous a choisi pour mission d’être le pilier central. Le bouddhisme de Nichiren est un enseignement qui apporte l’autonomie aux êtres humains, en les aidant à s’extraire d’une attitude passive consistant simplement à soulager leurs propres problèmes et souffrances pour apporter soutien et encouragements aux autres et devenir « les piliers, les yeux et les grands vaisseaux » du monde. La Soka Gakkai forme des personnes de valeur dans le monde entier, qui ont pour fonction d’être les piliers du peuple, les yeux du bonheur et les grands vaisseaux de l’espoir. C’est la preuve la plus indiscutable que le bouddhisme de Nichiren est la religion de la révolution humaine et l’exemple authentique d’une religion vouée au bonheur des êtres humains, ce dont le XXIe siècle a le plus besoin. Dans le bouddhisme de Nichiren, chaque personne devient un acteur du changement. De fait, la révolution humaine ancrée dans le grand vœu tel que l’enseigne le bouddhisme de Nichiren se voit clairement chez celles et ceux qui se développent, devenant le pilier, les yeux et le grand vaisseau de leur environnement et de leurs domaines de responsabilité respectifs. Quand chacun incarnera le pilier, les yeux et le grand vaisseau qui œuvrent en faveur de la paix et du bonheur, on verra apparaître une magnifique civilisation mondiale marquée par un brillant épanouissement de la philosophie du respect des autres. Être pour les autres une source d’inspiration en montrant la preuve factuelle du pouvoir de la foi En accord avec les enseignements de Nichiren, le président Makiguchi, le président Toda et moi-même, unis par la relation de maître et disciple, avons fait progresser kosen rufu en mettant avant tout ­l’accent sur la preuve factuelle. Nichiren enseigne : « Ce qui est plus précieux encore que la raison et la preuve textuelle, c’est la preuve apportée par les faits réels. » (Trois maîtres des trois corbeilles prient pour qu’il pleuve, Écrits, 604) Montrer « une preuve clairement visible » – c’est-à-dire la preuve factuelle du pouvoir de notre foi et de notre pratique bouddhiques – est l’argument le plus probant et le plus convaincant qui soit. L’expérience concrète a un grand pouvoir. Les nobles expériences partagées par les pratiquants lors des réunions de discussion à travers le monde entier correspondent tout simplement à la « preuve clairement visible » pour notre époque. Et, même quand nous n’obtenons pas de résultats immédiats visibles grâce aux efforts accomplis dans notre pratique bouddhique, le « cœur » ou l’esprit de ne jamais cesser de nous lancer des défis, en étant déterminés à ne pas être vaincus par les épreuves ou l’adversité, est le signe que nous avons déjà remporté la victoire. Notre expérience ne peut manquer d’entrer en résonance avec celle de beaucoup d’autres personnes et de leur insuffler courage et espoir. L’expérience d’une seule personne transformant son destin a des répercussions qui peuvent lui permettre en définitive de changer le destin de l’ensemble de la société. Selon ce principe, la révolution humaine mène directement à la paix mondiale. Extraits de la Nouvelle Révolution humaine (NRH) NRH, vol. 2, chap. « Entraînement », p. 124-125 et p. 132-134 Dans le volume 2 de La Nouvelle Révolution humaine, le président Ikeda donne un cours d’étude à des jeunes lors d’un séminaire sur les articles de prévention de Nikko, disciple direct et successeur de Nichiren. Ces extraits soulignent l’importance de la preuve textuelle pour hériter de l’esprit de Nichiren. Extrait « Ces Vingt-Six Articles de prévention ont été rédigés par Nikko Shonin, qui était alors âgé de 88 ans, le 13 janvier 1333, c’est-à-dire vingt-cinq jours seulement avant sa mort, survenue le 7 février. Je pense par conséquent que nous devrions considérer ce texte comme ses dernières volontés et son testament. » La voix sonore de Shin’ichi résonnait dans tout l’auditorium. « Même si, à l’origine, ces articles de prévention étaient destinés aux moines de l’école Fuji, la Soka Gakkai a toujours rigoureusement mis en pratique l’esprit qu’ils renferment, celui de Nikko Shonin. Mais en quoi consiste exactement cet esprit ? « Dans la préface de ses Vingt-Six Articles de prévention, Nikko Shonin déclare sans équivoque : “Je formule ici un certain nombre d’articles à l’intention de ceux qui étudieront le bouddhisme à l’avenir. Et cela pour la seule raison que je considère comme un trésor les paroles d’or [de Nichiren Daishonin] concernant kosen rufu.” (GZ, 1617) Un tel dévouement à la réalisation de kosen rufu était son esprit fondamental. C’est exactement celui de la Soka Gakkai. Kosen rufu veut dire établir – en se fondant sur les enseignements bienveillants de Nichiren Daishonin – un monde où tous les êtres humains pourront véritablement vivre heureux et en paix. C’est cela, notre mission. » Après avoir expliqué la préface, Shin’ichi entreprit un commentaire détaillé de chacun des articles. « Article 1 : La doctrine de l’École Fuji ne doit pas s’écarter, si peu que ce soit, de celle de notre maître défunt. » « La doctrine de l’“École Fuji” désigne l’enseignement de Nikko Shonin. Cette doctrine, dit-il, ne diffère pas le moins du monde du bouddhisme de Nichiren Daishonin, et est en parfait accord avec les instructions que celui-ci a laissées. En somme le principe fondamental qui régit l’École Fuji est de ne jamais s’écarter des enseignements du maître défunt, Nichiren Daishonin. Cet article peut donc être considéré comme la preuve textuelle qu’avoir une foi directement reliée à Nichiren Daishonin signifie pratiquer et préserver la Loi correcte. » […] « L’essence des enseignements de Nichiren Daishonin ne se trouve pas ailleurs que dans ses propres paroles. Cela signifie que nous devons nous appuyer sur le Gosho, les écrits de Nichiren Daishonin. Depuis l’époque du président Makiguchi, la Soka Gakkai a toujours pris le Gosho pour fondement. Et parce que nous avons pratiqué en parfait accord avec les enseignements de Nichiren Daishonin, une pluie de persécutions s’est abattue sur nous. Cela nous permet de lire les écrits de Nichiren avec notre vie et d’avancer sur le chemin correct de la croyance en tant que pratiquants du Sûtra du Lotus. C’est précisément pour cette raison que les bienfaits obtenus par ceux qui pratiquent cette religion en tant que membres de la Soka Gakkai sont incommensurables. Ils peuvent accumuler une bonne fortune et des bienfaits éternels. Avançons énergiquement pour kosen rufu en faisant des Écrits un élément essentiel de notre vie. » […] « Nikko Shonin a écrit ces Vingt-Six Articles de prévention pour le salut et la protection des êtres humains de l’époque de la Fin de la Loi et pour toute l’éternité. Il exhorte les moines des générations futures à observer et mettre en pratique ces préceptes, sans jamais remettre en doute leur validité et déclare que ceux qui transgresseraient ne serait-ce qu’un seul de ces articles ne sont pas ses disciples. Il s’ensuit de toute évidence qu’ils ne peuvent pas non plus être ceux de Nichiren Daishonin. Les véritables disciples de Nichiren Daishonin et les successeurs de Nikko Shonin sont ceux qui pratiquent et appliquent l’esprit que renferment ces Vingt-Six Articles. C’est en cela que consiste la véritable transmission vitale de la foi – et non en des cérémonies ou des rituels funéraires. En gravant ces articles au plus profond de notre vie, à partir d’aujourd’hui, combattons résolument pour faire accomplir un bond spectaculaire à kosen rufu, avec une fierté et un sens de la mission dignes d’authentiques disciples de Nichiren Daishonin ! » La Nouvelle Révolution humaine offre également de très nombreux témoignages de « preuve factuelle » de bienfaits qui découlent de la pratique bouddhique, obtenus par celles et ceux qui ont fait pleinement vivre l’enseignement dans les conditions de vie où ils se trouvaient. « La justesse de notre cause s’imposera naturellement à mesure que nous montrerons, encore et encore, la preuve factuelle de nos victoires. La voie de kosen rufu exige que nous soyons victorieux. Quand nous manifestons toute notre combativité avec un esprit invincible, notre vie brille majestueusement. » NRH, vol. 26, p. 393 NRH, vol. 24, p. 287-288 Sur le lieu de travail Extrait « Même si vous êtes employé depuis peu ou si vous n’occupez pas une position très importante, dit Shin’ichi, ne perdez jamais ­l’esprit de protéger votre entreprise en contribuant à son développement et d’apporter de la joie à ceux qui vous entourent. C’est cela l’attitude bouddhiste et l’esprit de la Soka Gakkai. « Vous ne pouvez pas bien faire votre travail si vous considérez votre emploi comme temporaire et si vous pensez que vous ne pouvez pas vraiment contribuer au succès de votre entreprise. « M. Toda disait souvent : “Ceux qui n’ont pas d’autre motivation que de toucher leur salaire ont un mauvais esprit. Pour mériter son salaire, il est nécessaire de soutenir son entreprise en faisant beaucoup d’efforts dans son travail.” Il dit aussi : “Dans la foi, faites le travail d’une personne ; dans votre emploi, travaillez comme trois personnes.” Tel est le comportement d’un authentique pratiquant de la Soka Gakkai. « Nichiren écrit : “Considérez le service de votre seigneur comme la pratique du Sûtra du Lotus.” (Réponse à un croyant, Écrits, 914-915) Son message ici est que nous devrions considérer notre travail comme la mise en pratique de notre foi bouddhique et nous dresser face aux défis qu’il fait apparaître dans cet esprit. Il est important que, dans nos emplois, nous appliquions l’esprit de la Soka Gakkai et que nous fassions, en tant que croyants, l’expérience de transformer l’impossible en possible de façon à briser toutes les barrières qui peuvent limiter notre progression. » Shin’ichi parlait comme s’il voulait toucher ceux qui l’écoutaient au plus profond d’eux-mêmes par son souhait ardent de les voir devenir les meilleurs employés sur leur lieu de travail. Le bouddhisme consiste à remporter la victoire. La seule façon de montrer la véracité du bouddhisme, c’est de manifester la preuve factuelle de la victoire dans la société. « Nous aurons beau proclamer la justesse du bouddhisme, si nous ne montrons pas la preuve factuelle dans la société, nous n’aurons prononcé que de vaines paroles. » NRH, vol. 14, chap. « La mission », p. 140 NRH, vol. 16, chap. « Envol », p. 214 et p. 219-220 Au cœur de la société Extrait « J’ai été bien peiné d’apprendre que certains ont été touchés par ces inondations, dit alors Shin’ichi. Je vous offre mes plus sincères condoléances. L’important, c’est ce que vous allez accomplir, à partir de maintenant. Allez-vous vous laisser décourager et sombrer dans le désespoir ? Ou considérerez-vous cela comme une occasion de montrer la preuve factuelle de notre foi et allez-vous vous dresser avec courage, déterminés à ne pas être vaincus ? Votre détermination intérieure est ce qui décide de votre bonheur ou de votre ­malheur. » […] Shin’ichi aurait voulu se rendre dans la ville de Futatsui, au nord d’Akita, où une digue sur la rivière Yoneshiro s’était effondrée, provoquant de graves inondations. Il aurait aimé encourager les pratiquants qui habitaient là, mais son emploi du temps ne le permettait pas. Il demanda alors que des responsables du département des jeunes hommes de Tokyo soient envoyés immédiatement sur place et leur donna pour consigne d’organiser des activités de secours. Les pratiquants du département de la jeunesse des villes d’Akita et de Hirosaki, dans la proche préfecture d’Aomori, se rendirent aussi à Futatsui pour apporter leur aide. Certaines maisons avaient été projetées par les flots au milieu des routes. Toutes les habitations étaient envahies par la boue et, même après le retrait des eaux, il y avait tant de tâches à accomplir qu’il était difficile de déterminer par quoi commencer. Beaucoup d’habitants semblaient tétanisés. L’affreux spectacle des destructions les décourageait totalement. Les jeunes pratiquants engagés dans les activités de secours s’efforçaient de les encourager en leur apportant des boulettes de riz et en leur demandant de quelle aide et de quels biens matériels ils avaient besoin. Les jeunes gens titulaires d’un permis de conduire s’arrangèrent pour louer des camions à une entreprise de construction locale et entreprirent de dégager les détritus qui avaient envahi les rues. D’autres aidaient des familles à retirer la boue de chez eux et à nettoyer leurs maisons. Les actions de ces jeunes étaient fondées sur leur désir sincère, en tant que bouddhistes et en tant que pratiquants de la Soka Gakkai, de faire tout leur possible pour aider les personnes dans le besoin. Leur foi brillait dans leur comportement. Beaucoup de gens de la région exprimèrent l’admiration suscitée par leurs efforts. Un résident dit à un pratiquant de la Soka Gakkai, lui aussi victime des inondations, avec qui il mangeait des boulettes de riz qui venaient d’être distribuées : « Je suis vraiment impressionné que des pratiquants de la Soka Gakkai soient venus de si loin apporter leur aide. Ils sont tous si bien organisés, et ils travaillent avec encore plus d’ardeur que nous, qui sommes directement affectés. C’est dans des périodes comme celles-là que l’on peut réaliser combien les personnes de foi sont merveilleuses. » En entendant cela, le pratiquant se dit en lui-même : « Je ne peux pas me permettre de céder au découragement. Le temps est maintenant venu de montrer à tous ce que signifie être un pratiquant de la Soka Gakkai. En montrant l’exemple, nous pouvons partager notre pratique avec les autres. Quoi qu’il arrive, je montrerai la preuve factuelle en me relevant après ce désastre ! » C’est ainsi que, les uns après les autres, les pratiquants se dressèrent et transformèrent leur souffrance en mission. « La preuve factuelle est d’une grande force. Changer concrètement nos conditions d’existence est la clé de la victoire dans la vie. » NRH, vol. 19, chap. « La Tour aux trésors », p. 261 NRH, vol. 15, p. 38-39 Quand survient la maladie Extrait [Un journaliste nommé] Tate partit pour Minamata en avril 1973 et entreprit d’interroger les victimes de la maladie [de Itai-Itai et de Minamata]. Il se rendit souvent sur les îles avoisinantes où d’autres pratiquants souffraient aussi d’empoisonnement au mercure. Une femme, en particulier, avait souffert de convulsions et d’intenses sensations de picotement sur tout le corps. Elle avait été contrainte de fermer son restaurant et sa boutique parce que ses voisins éprouvaient un malaise à fréquenter un établissement dont la propriétaire avait contracté une maladie grave. Elle s’était retrouvée dans ­l’incapacité de payer son loyer et fut alors menacée d’expulsion. Alors qu’elle semblait dans une impasse, elle entendit parler du bouddhisme de Nichiren et rejoignit la Soka Gakkai. Étrangement, peu après ses débuts de pratique, ses douleurs cessèrent. Les critiques à l’encontre de la Soka Gakkai étaient profondément ancrées sur l’île et elle fut quasiment mise à l’écart par ses voisins. Mais elle refusa de se laisser vaincre par leur attitude parce qu’elle avait constaté par elle-même une preuve factuelle irréfutable de la foi. Elle poursuivit sincèrement sa pratique et bientôt son état physique s’améliora tant qu’elle n’eut plus besoin de piqûres pour atténuer ses douleurs. Voyant sa force vitale s’accroître toujours plus, elle eut la conviction que, en persévérant dans la foi, elle deviendrait à coup sûr heureuse. Elle souhaitait également transmettre ce bouddhisme à ses voisins insulaires afin qu’eux aussi connaissent le bonheur. C’est pour cela que, quelles que soient les critiques ou les calomnies auxquelles elle était confrontée, elle saluait tout le monde d’un sourire. Quand il fut finalement prouvé que le méthyl mercure rejeté par l’usine chimique locale était la cause de la maladie de Minamata, un haut responsable de l’usine lui rendit visite. Il s’agenouilla devant elle pour lui offrir ses excuses. Mais au lieu de l’injurier pour tous les dommages que l’entreprise avait causés à sa santé et à sa vie, elle répondit : « Plutôt que de vous excuser auprès des victimes, vous devriez prier le Gohonzon pour demander pardon et réfléchir à vos actions. » Il eut été tout à fait normal que cette femme ressente une colère et une haine sans borne à l’égard de l’entreprise chimique à l’origine des maux qui lui avaient causé tant de souffrances physiques. Elle était certes convaincue que l’entreprise devait prendre l’entière responsabilité des actions qui avaient provoqué ses souffrances et celles des autres victimes. Mais elle songeait aussi à la raison pour laquelle, du point de vue de la causalité de la vie, elle avait dû endurer ces douleurs, et fut persuadée en pratiquant qu’elle allait pouvoir ainsi transformer intégralement son karma négatif au cours de son existence présente. En fait, elle avait le sentiment que sa mission consistait à démontrer le pouvoir du bouddhisme en menant une vie résolue, sans se laisser vaincre par sa maladie. Et elle était déterminée à créer une société où personne ne serait victime de la pollution. « Ceux qui pratiquent la foi de tout leur cœur, même dans le contexte le plus difficile, acquièrent immanquablement des bienfaits. La joie qu’ils en retirent leur sert alors de force motrice pour présenter aux autres les enseignements de Nichiren et rien n’est plus convaincant que la preuve factuelle dont ils peuvent témoigner. Telle est la formule immuable de la propagation des enseignements de Nichiren. » NRH, vol. 21, chap. « La SGI », p. 84 NRH, vol. 23, chap. « Lutte audacieuse », p. 280-282 Au sein de la Soka Gakkai Extrait « Je suis sûr qu’un grand nombre de vos parents ont eux aussi travaillé de toutes leurs forces pour surmonter des difficultés financières. Ils se sont vigoureusement engagés dans la foi bouddhique tout en vous élevant. Ce sont des personnes ordinaires sans pouvoir ni richesse, qui se sont dressées pour aider les autres sur la voie de kosen rufu. Ils ont persévéré face à toutes sortes de critiques et d’insultes. Il leur arrivait même parfois de se priver de manger mais ils étaient entièrement dévoués, faisant parfois bien des kilomètres pour transmettre le bouddhisme de Nichiren. « Ils ont fait de la Soka Gakkai ce qu’elle est aujourd’hui grâce à leurs efforts acharnés et à leur décision inébranlable de montrer la preuve factuelle. » La Soka Gakkai est un rassemblement de personnes ordinaires anonymes. C’est pour cela que c’est une organisation si pure, précieuse et solide. « Vos parents vous ont transmis leurs espoirs en vous envoyant à l’université, dit avec force Shin’ichi. Vous devriez leur être profondément reconnaissants. N’oubliez jamais de manifester votre reconnaissance et sachez les remercier. » Tout en écoutant parler Shin’ichi, le responsable du département des étudiants de la région de Chubu, Kosaku Nagata, serra les lèvres en se rappelant les luttes amères menées par ses propres parents. Il était né à Kobe, dans la préfecture de Hyogo. Son père était un cuisinier, spécialiste des sushis, et tenait un restaurant dans un quartier animé de la ville. Mais il se trouva pris dans un tourbillon de difficultés et, contraint de fermer son établissement, il créa alors une ferme d’élevage de poulets. La maison où ils s’installèrent manquait même de matelas. De plus, dans cette nouvelle entreprise, son père fut victime d’une escroquerie et connut d’importants revers financiers. Au cours de leur lutte pour surmonter leurs difficultés, les parents de Kosaku rejoignirent la Soka Gakkai après y avoir été encouragés par la sœur cadette de son père. Kosaku était alors en troisième année. La famille connut bientôt ses premiers bienfaits grâce à sa nouvelle foi. Un ami qu’ils avaient auparavant aidé contacta le père de Kosaku en proposant de lui louer sa boutique, à Akashi, dans la préfecture de Hyogo, et il lui suggéra de créer à nouveau un restaurant de sushis. C’était une toute petite boutique qui ne pouvait accueillir qu’un nombre très restreint de clients mais ils saisirent cette occasion pour prendre un nouveau départ. Ils ne menaient pas une vie facile mais les parents de Kosaku pratiquèrent avec sérieux, emplis de joie. Bien que travaillant avec ardeur dès les premières heures de la matinée afin d’acheter des produits frais pour la journée et jusqu’à la fermeture du restaurant, tard dans la soirée, ils trouvaient cependant le temps de présenter le bouddhisme de Nichiren à d’autres. Même si certains se moquaient d’eux ou tentaient de les ridiculiser, ils n’étaient jamais vaincus. Finalement, ils purent ouvrir un nouveau restaurant dans des locaux beaucoup plus grands et ils utilisèrent l’étage, qui leur tenait lieu d’appartement, pour y accueillir des réunions de discussion. Un jour, les pratiquants du quartier vinrent à la réunion avec une femme qui, ayant perdu son mari, élevait seule son bébé, et un jeune homme dépressif qui souffrait d’une maladie grave. Une pratiquante du département des femmes portant des sandales et un tablier et un pratiquant du département des hommes qui, n’ayant pas eu le temps de se changer, était venu en tenue de travail pour assister à la réunion, leur firent part de leur confiance et de leur enthousiasme. Ils étaient convaincus qu’ils pourraient faire apparaître le bonheur dans leur vie grâce à leur pratique bouddhique. Ils en avaient parfois les larmes aux yeux. Ce fut un chaleureux échange humain et une rencontre de cœur à cœur. Kosaku vit des personnes venues en réunion de discussion sans entrain et déprimées acquérir jour après jour de plus en plus de vitalité après avoir commencé à pratiquer. La preuve factuelle des bienfaits apportés par la pratique aux personnes ordinaires est évidente au sein de la Soka Gakkai. Extrait de La Sagesse du Sûtra du Lotus Ici, dans ces extraits de La Sagesse du Sûtra du Lotus, Daisaku Ikeda cite Tsunesaburo Makiguchi qui compare le concept des trois preuves à la médecine, puis qui aborde le rôle des réunions de discussion comme lieux et temps d’inspiration et d’encouragement pour se (re)déterminer à montrer la preuve factuelle. Vol. 1, p. 276 D. Ikeda : […] Le sûtra [Sûtra du Lotus] enseigné selon le propre esprit du Bouddha dépasse de beaucoup les capacités de compréhension des simples mortels ; il est bien au-delà de ce qui peut s’appréhender par l’intellect. C’est seulement par la croyance et la compréhension que l’on peut y avoir accès. Le mystère de la Loi merveilleuse, qui nous permet de goûter un état de vie de liberté totale et d’unité avec l’univers, est aussi éloigné de nos conceptions ordinaires que le fonctionnement d’une navette spatiale pour une personne ne connaissant rien à cette technologie. C’est pourquoi il n’y a pas d’autre moyen qu’une forte croyance pour entrer dans l’orbite de la Loi merveilleuse. Mais il ne s’agit pas du tout d’une croyance aveugle. C’est une foi qui s’appuie sur les trois preuves (littérale, doctrinale et factuelle). Comme le disait Tsunesaburo Makiguchi : « Même si nous n’avons nous-même aucune connaissance médicale, si nous avons confiance en un médecin, nous le laissons traiter notre maladie. Et pour cela, que nous en ayons conscience ou non, nous le choisissons en fonction de trois critères : 1. Ses diplômes. Est-il un spécialiste ou non ? C’est la preuve littérale. 2. Ses résultats. A-t-il déjà guéri de nombreux malades ? C’est la preuve “factuelle”, concrète, la plus importante de toutes. 3. Son traitement est-il logique et convaincant, du point de vue de la science médicale ? Si oui, nous pouvons raisonnablement lui faire confiance. C’est la preuve théorique. » Vol. 1, p. 340-341 D. Ikeda : […] Tsunesaburo Makiguchi avait donné à ces petits rassemblements le nom de « réunions de discussion pour prouver la valeur d’une vie fondée sur le bien suprême (la Loi merveilleuse) ». Autrement dit, il s’agit de donner des « preuves factuelles » – d’une manière que tout le monde peut admettre et comprendre – de la merveille de « la foi se manifestant dans la vie quotidienne », telle que nous en avons l’expérience lorsque nous nous appuyons sur la Loi merveilleuse, et de la merveille de la révolution humaine – façon de vivre consacrée au bien-être de la société et au bien-être des autres. Dès l’origine, les réunions de discussion dans notre mouvement ont été ouvertes à des personnes de toutes les classes de la société. […] Les réunions de discussion, dans la SGI, sont des forums ouverts à tous où l’on puise sagesse et vitalité pour agir dans la société. En entendant l’expérience de certains et les bienfaits qu’ils ont obtenus, les autres renouvellent leur détermination : « Ils ont lutté avec acharnement et, finalement, ils ont remporté la victoire. C’est magnifique ! Moi aussi, je peux transformer mon karma ! Je vais faire tous les efforts possibles pour y parvenir ! » D’autres encourageront les amis pratiquants en proie à diverses difficultés en leur disant : « Je n’y suis pas encore parvenu moi-même, mais je connais un autre pratiquant qui a parfaitement réussi. Il nous sert de modèle. Pourquoi ne pourrions-nous pas obtenir le même résultat que lui, nous aussi ? » Ainsi, tous les échanges qui ont lieu au cours des réunions de discussion encouragent les participants en leur assurant qu’ils atteindront la bouddhéité en cette vie, et éveillent en eux le sens de leur mission pour kosen rufu. En ce sens, ils ont, à notre époque, la même fonction que les prophéties de Shakyamuni dans le Sûtra du Lotus, lorsqu’il affirme à ses disciples qu’ils atteindront à coup sûr la bouddhéité. On pourrait presque appeler les réunions de discussion des « réunions de prédiction » dans lesquelles les enfants du Bouddha s’encouragent mutuellement.

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