Novembre 2023

Étude bouddhique

Thème

Étude bouddhique

Célébration du 10e anniversaire de l’achèvement du Hall du Grand Vœu de kosen rufu

I. Inauguration du Hall du Grand Vœu de kosen rufu Le vœu de kosen rufu La réalisation de kosen rufu dans le monde entier est le testament de Nichiren Daishonin, et la Soka Gakkai est vouée à la mission unique de concrétiser cette noble vision, en accord avec la véritable intention de Nichiren Daishonin. Dédicace inscrite sur la stèle déposée devant le Hall du Grand Voeu pour kosen rufu, signée par le président honoraire de la Soka Gakkai, Daisaku Ikeda. Le 18 novembre 1930 La Soka Gakkai a vu le jour grâce aux efforts d’un maître et de son disciple partageant de profonds liens karmiques. Le président fondateur, Tsunesaburo Makiguchi, a propagé le bouddhisme de Nichiren et son enseignement de respect de la dignité de la vie alors que le Japon était en guerre. Ces actions lui valurent d’être arrêté et incarcéré par les autorités militaristes et il mourut en martyr dans sa cellule pour ses convictions. Son disciple, le deuxième président de la Soka Gakkai, Josei Toda, fut également incarcéré, mais survécut à cette épreuve et consacra le reste de sa vie à éliminer la misère de la surface de la Terre. Perpétuant l’esprit du président Toda appelant à se consacrer à la propagation du bouddhisme de Nichiren sans ménager sa vie, je me suis dressé en tant que disciple pour devenir le troisième président de la Soka Gakkai. Mes compagnons de croyance et moi, unis dans notre combat pour réaliser kosen rufu, avons écrit une éclatante histoire en nous exerçant avec vigueur et courage, semant ainsi largement les graines de la Loi merveilleuse, les graines du bonheur. Ces efforts ont permis la magnifique éclosion de la paix, de la culture et de l’éducation dans 192 pays et territoires du monde. Le 18 novembre 2013 Ici, à Shinanomachi – point d’origine où se trouve le siège de la Soka Gakkai et d’où le président Toda prit la direction du mouvement de kosen rufu, en accord avec le noble esprit de son maître – se dresse désormais le bâtiment dont j’avais proposé la construction et auquel j’ai donné le nom de Hall du Grand Vœu de kosen rufu. En cet endroit est enchâssé le Joju Gohonzon de kosen rufu de la Soka Gakkai portant l’inscription « Pour la réalisation du grand vœu de kosen rufu par la propagation bienveillante de la Grande Loi ». Dans ce haut lieu majestueux dédié au serment commun du maître et du disciple, nous formulons de profondes prières pour la réalisation d’un monde en paix grâce à la transmission des enseignements et des idéaux humanistes du bouddhisme de Nichiren. Nous y renouvelons notre détermination à remporter la victoire dans notre révolution humaine, sans redouter les obstacles et défis de toutes sortes, et en aidant les autres à faire de même. Dans son traité intitulé Sur l’acquittement des dettes de reconnaissance, Nichiren déclare : « Puisque la compassion de Nichiren est vraiment grande et capable de tout inclure, Nam-myoho-renge-kyo se propagera pendant dix mille ans et plus encore, pour toute ­l’éternité. » (Écrits, 742) Kosen rufu est la grande voie qui permet de parvenir à la paix et à la prospérité universelles. Notre grand vœu depuis le temps sans commencement est de permettre à tous les êtres humains de parvenir à l’illumination. Aujourd’hui surgit un courant ininterrompu de bodhisattvas surgis de la Terre, qui s’élancent et illuminent les quatre coins du globe avec la grande lumière de l’humanisme du Sûtra du Lotus. Mon vœu le plus ardent et le plus sincère est que tous les précieux pratiquants, directement reliés à Nichiren et suivant les pas des trois présidents fondateurs, s’unissent dans l’esprit d’itai doshin, « différents par le corps, un en esprit », afin d’établir un flux plus puissant que jamais pour kosen rufu, pour la paix mondiale, et ce, pour les dix mille ans à venir et pour toute l’éternité. Avec ma plus profonde reconnaissance envers mes maîtres, Tsunesaburo Makiguchi et Josei Toda Daisaku Ikeda, Troisième président de la Soka Gakkai (Hors-série Valeurs humaines, n° 4, janvier 2014, pp. 27-29) Le grand vœu du bonheur de l’humanité entière Message adressé à l’occasion de la cérémonie anniversaire tenue le 8 novembre 2013, marquant l’achèvement du Hall du Grand Vœu de kosen rufu, dans le quartier de Shinanomachi, à Tokyo. La cérémonie accueillit 330 responsables de la SGI de 85 pays et territoires. Paru dans le journal Seikyo, quotidien affilié au mouvement bouddhiste Soka au Japon, le 9 novembre 2013. Félicitations à tous ! Je suis si heureux que chacun d’entre vous – grands responsables de kosen rufu au Japon et dans 85 pays et territoires – ayez pu vous réunir pour la pratique célébrant l’achèvement de ce nouveau bâtiment. Huit piliers, alignés sur les façades sud et nord, accueillent les visiteurs dans ce magnifique édifice. Dans le Recueil des enseignements oraux, Nichiren déclare : « Dans le chapitre du Sûtra du Lotus “Les encouragements du bodhisattva Sagesse-universelle” (le 28e), le bouddha Shakyamuni révéla le point essentiel qu’il souhaitait nous transmettre. Le Bouddha enseigna le Sûtra du Lotus pendant une période de huit années, et résuma le message qu’il entendait léguer aux êtres humains pour l’époque ultérieure de la Fin de la Loi en huit caractères. [Ce passage en huit caractères est le suivant :] « Tu devrais te lever et saluer [la personne qui accepte et garde ce sûtra] de très loin en lui montrant autant de respect que s’il s’agissait d’un bouddha. » [Cf. SdL-XXVIII, 303] (Cf. OTT, 192) Nichiren poursuit ainsi son explication du message exprimé dans ces huit caractères : « On doit absolument faire preuve du même respect à l’égard des pratiquants du Sûtra du Lotus que s’il s’agissait de bouddhas. » (OTT, 193) Les huit piliers sur les côtés nord et sud de ce bâtiment symbolisent donc ce passage qui exprime le cœur du Sûtra du Lotus, et qui incarne aussi l’esprit de la Soka Gakkai de chérir chaque pratiquant comme s’il s’agissait d’un bouddha. Je partage, aujourd’hui, ce passage avec vous pour le bien des générations futures. À l’occasion de cette première pratique prometteuse dans ce nouveau centre bouddhique, devant le Joju Gohonzon de la Soka Gakkai, nous, pratiquants du Japon, souhaitons nous lever et applaudir chacun d’entre vous, nobles responsables de la SGI venus du monde entier. Nous le faisons avec le même respect que celui dû à un bouddha. [Les pratiquants japonais se sont levés pour applaudir les responsables étrangers de la SGI.] Il y a trois jours (le 5 novembre), j’ai solennellement dirigé la cérémonie d’enchâssement du Gohonzon dans ce centre en compagnie du président de la Soka Gakkai, M. Harada, et d’autres responsables. Cette année marque le soixante-dixième anniversaire de l’arrestation et de l’incarcération des premier et deuxième présidents de la Soka Gakkai, Tsunesaburo Makiguchi et Josei Toda, par les autorités militaires japonaises, pour avoir refusé de renier leur croyance (en juillet 1943). L’achèvement de ce grand et noble édifice en cette date historique est un véritable témoignage de la victoire des maîtres et disciples de la Soka Gakkai. Songeant à mes deux grands maîtres et m’imaginant la joie que leur procurerait cet événement, j’ai prié pour m’acquitter de ma profonde dette de reconnaissance envers eux. En outre, j’ai prié, empli d’une profonde gratitude, pour les pratiquants sincères qui ont œuvré à mes côtés, partageant nos joies et nos peines, pour parvenir à l’essor phénoménal de notre mouvement bouddhiste Soka aujourd’hui, sans se laisser vaincre par les attaques répétées des trois obstacles et des quatre démons. J’ai également offert mes plus sincères prières à chacun de mes chers amis décédés au cours de notre voyage pour kosen rufu. Le grand maître de l’architecture moderne Le Corbusier (1887-1965) a déclaré : « Comme une juste récompense, l’architecture apportera un bonheur particulier à ceux qui s’y sont consacrés de tout leur être 1. » De la même manière, ceux qui ont agi sincèrement pour réaliser la construction d’un noble édifice goûteront la joie sublime de le voir achevé. Il y a probablement des pratiquants qui, en raison de leur santé, de leur âge ou pour d’autres motifs, ne pourront pas se rendre dans ce centre. Mais souvenez-vous que ceux qui ont lutté pour kosen rufu et contribué à l’essor du mouvement Soka, pour en faire ce qu’il est aujourd’hui, ont indubitablement accumulé des bienfaits et une bonne fortune illimités et incommensurables dans leur vie, et qu’ils ont établi en eux-mêmes l’éclatant palais de l’éternité, du bonheur, du véritable soi et de la pureté qui perdurera à travers les trois existences (la vie dans le passé, le présent et le futur). Nous partageons tous le même bienfait et la même joie. Soyez-en profondément convaincus. Lors de son périlleux exil sur l’île de Sado, Nichiren a déclaré : « Je veux faire ici un grand vœu. » (Sur l’ouverture des yeux, Écrits, 284) Il fit le serment d’être le pilier, les yeux, le grand vaisseau qui sauverait tous les êtres humains de la souffrance, en priant avec l’unique désir de réaliser kosen rufu. Le « grand vœu » qu’il prononça n’est autre que le grand vœu de propager le Sûtra du Lotus – c’est-à-dire le grand vœu de kosen rufu. Sept siècles après que Nichiren eut proclamé son enseignement, le mouvement bouddhiste Soka est apparu à notre époque – au cœur de cette ère de conflits qu’est l’époque de la Fin de la Loi – pour accomplir la mission de concrétiser le grand vœu de kosen rufu, en accord avec l’esprit de Nichiren. C’est véritablement le mouvement qui poursuit le vœu et respecte le testament du Bouddha. Pour l’essentiel, ce grand vœu de kosen rufu et l’état de bouddha ne font qu’un. Par conséquent, quand nous consacrons notre vie à ce vœu, nous pouvons révéler la noblesse, la force et la grandeur suprêmes de notre vie. Quand nous restons fidèles à ce vœu, le courage, la sagesse et la compassion illimités du Bouddha surgissent de notre vie. Quand nous agissons de tout notre cœur pour le réaliser, le « poison » des défis les plus difficiles peut être changé en « remède », et le karma, transformé en mission. Tel est l’esprit de nos pratiquants infiniment dignes. Telle est la marque de notre invincible réseau humaniste Soka. Le Joju Gohonzon enchâssé dans cet autel est la « bannière de la propagation du Sûtra du Lotus » gardé par la Soka Gakkai, et dédié à ce grand vœu. On y lit : « Pour la réalisation du grand vœu de kosen rufu par la propagation bienveillante de la Grande Loi. » En tant que véritable disciple du président Toda, j’ai protégé ce Gohonzon dans le centre du maître et du disciple de l’ancien bâtiment de la Soka Gakkai, et j’ai voyagé dans le monde pour faire de la « réalisation du grand vœu de kosen rufu par la propagation bienveillante de la grande Loi » une réalité. Le président Makiguchi, qui a résisté au militarisme durant la guerre et mourut en prison pour ses convictions, a fait le serment de réaliser l’idéal de Nichiren : « l’établissement de l’enseignement correct pour la paix dans le pays ». Faisant mien ce vœu, j’ai entrepris de créer un réseau mondial de personnes qui se consacrent à cultiver les valeurs de paix, de culture et d’éducation. J’ai prié sans relâche devant ce Gohonzon pour le bonheur, la santé et la longévité de tous les pratiquants, et pour qu’ils puissent mener avec succès leur révolution humaine et révéler leur boud­dhéité en cette vie. Et, portant un regard sur l’avenir lointain de notre mouvement, j’ai poursuivi mes efforts pour créer un courant solide et ininterrompu de successeurs de valeur, et j’ai pris la tête de nos actions pour assurer la pérennité de la Loi. Le moment est maintenant venu. Nous sommes les témoins de l’achèvement tant attendu de cette merveilleuse citadelle du maître et du disciple. C’est véritablement un magnifique lieu de rassemblement, comme le décrit le Sûtra du Lotus, où les bodhisattvas surgis de la Terre venus du monde entier se sont réunis joyeusement pour prier devant le Gohonzon de kosen rufu enchâssé ici – permettant à l’état de bouddha qui ne fait qu’un avec le Grand Vœu du temps sans commencement de briller avec éclat tel le soleil qui se lève – et pour prendre un nouveau départ avec une énergie et un engagement renouvelés. Nos prières incluent nos environnements respectifs et le monde entier. Ce centre bouddhique est le lieu où les citoyens du monde de la Loi merveilleuse vont se réunir dans leur riche diversité pour « réciter Nam-myoho-renge-kyo avec la conscience d’être “différents par le corps, un en esprit” transcendant toute différence entre eux jusqu’à devenir aussi inséparables que les poissons et l’eau dans laquelle ils nagent » (Écrits, 218), comme Nichiren le décrit dans L’héritage de la Loi ultime dans la vie et de la mort. C’est la Tour aux trésors d’une harmonie humaine sans égale, où les pratiquants se soutiennent et s’encouragent chaleureusement, et renouvellent leur vœu de s’exercer sans cesse avec courage et vigueur, pour le bonheur et la sécurité de chacun, pour la prospérité de la société, pour la réalisation de la paix mondiale et pour la transformation du destin de l’humanité. Je propose par conséquent que, à partir d’aujourd’hui, ce bâtiment s’appelle le « Hall du Grand Vœu de kosen rufu », et que nous entamions dans la joie une nouvelle progression dynamique, insufflant espoir et justice, vers une nouvelle ère du kosen rufu mondial. Qu’en dites-vous ? [Les participants répondent par des applaudissements nourris.] Nichiren écrit : « Tel est mon vœu et je n’y renoncerai jamais ! » (Écrits, 284) Prenant à cœur l’esprit incarné par ce nouveau centre, promettons-nous, en tant que compagnons dans la foi du mouvement Soka, de toujours faire briller avec éclat notre vœu pour kosen rufu dans nos cœurs. Soyons déterminés à surmonter tous les obstacles et menons des vies pleinement satisfaisantes, jalonnées de victoires indestructibles, tout en avançant ensemble dans une unité harmonieuse et pleins d’enthousiasme ! (D’après, Hors-série Valeurs humaines, n° 4, janvier 2014, pp. 12-19) II. Le sens et l’esprit des centres bouddhiques Égayons et exaltons le cœur de chacun Extrait du discours prononcé à l’attention des responsables du département de la jeunesse, au Hall international de l’amitié Soka, dans le quartier de Sendagaya, à Tokyo, le 30 septembre 2008. (Paru dans D&E, n° 216, décembre 2009, pp. 8-9) Après la guerre, la Soka Gakkai a établi ses bureaux dans une petite maison en bois, dans le quartier de Nishi-Kanda, à Tokyo. M. Toda a dit avec émotion : « Ce sera merveilleux quand la Soka Gakkai pourra faire construire ses propres bâtiments. » Je lui ai répondu : « Je ferai en sorte que de magnifiques installations pour kosen rufu soient édifiées à travers le Japon et le monde entier. » J’ai réalisé le serment fait à mon maître. Aujourd’hui, il existe quelque 1 200 centres au Japon et environ 500 autres à l’étranger. Cette année marque le 55e anniversaire du transfert du siège de Nishi Kanda à Shinanomachi (en novembre 1953). L’avenir appartient à chacun de vous. Je veux faire en sorte que vous soyez heureux et fiers d’inviter vos amis dans les bâtiments de la Soka Gakkai. Des citadelles pour les êtres humains Je propose aux pratiquants du Kansai de continuer de se soutenir mutuellement, d’avancer en harmonie, avec l’esprit que chacun est le président, le directeur général, le responsable régional du Kansai. Dans le Sûtra du Lotus, il est dit : « Cette terre, qui est mienne, demeure paisible et sûre. » (SdL-XVI, 222). En accord avec cette phrase, les bâtiments de la Soka Gakkai sont des citadelles pour nourrir la vie des personnes, pour répandre le bonheur et la joie de vivre, même si les temps sont difficiles. Les installations de la Soka Gakkai, des lieux pour la Loi merveilleuse, sont des phares dans nos quartiers pour promouvoir la paix et la culture. » Citadelles de culture et de paix Extrait de « La période de la jeunesse est le moment de créer la cause fondamentale pour la victoire éternelle », discours prononcé au Hall international de l’amitié à Sendagaya, Tokyo, le 24 octobre 2009. (Paru dans D&E n° 216, décembre 2009, pp. 8-9) Nichiren cite le Grand Maître Tiantai : « Puisque la Loi est merveilleuse, la personne qui l’adopte est digne de respect ; puisque la personne est digne de respect, la terre l’est aussi. » (La personne et la Loi, Écrits, 1104) Nos centres bouddhiques sont des lieux de rencontres pour les croyants, les successeurs de Nichiren, qui se consacrent à protéger la Loi merveilleuse. Ces centres sont de véritables citadelles de la Loi bouddhique. Les efforts solennels pour garantir la pérennité de la Loi bouddhique nécessitent de veiller sur nos successeurs qui, à leur tour, garderont et transmettront les enseignements de Nichiren et mèneront des actions significatives au sein de leurs communautés respectives. Nos bâtiments sont destinés aux croyants et à l’avenir. Je souhaite consolider les fondations de la paix, afin que chaque personne puisse avancer avec fierté et confiance, et que notre mouvement soit toujours vainqueur. Voilà ma promesse. C’est aussi l’expression de ma reconnaissance envers chacun d’entre vous. La présence de splendides citadelles de culture et de paix contribue à ouvrir plus largement la voie d’une ère du peuple. De telles structures attirent de nombreuses personnes, et les croyants en tirent un grand sentiment de fierté. Certains croyants n’ont pas de centre bouddhique à proximité de chez eux et ne peuvent s’y rendre qu’au prix de beaucoup d’efforts. Je sais que vous avez tous œuvré sans relâche dans des circonstances éprouvantes au service de la paix, du bien-être de votre quartier et du bonheur de vos amis. Le bouddhisme enseigne que ceux qui se consacrent sincèrement à leur pratique bouddhique et à la paix sont victorieux, et qu’ils reçoivent des bienfaits incontestables. Soyez-en convaincus. À propos d’architecture, je me souviens d’une conversation que j’ai eue avec le prince Charles d’Angleterre, en juin 1994. Au cours de notre entretien d’une heure, dans la résidence privée du prince, nous avons discuté, entre autres, d’architecture. Le prince Charles, vivement intéressé par ce sujet, venait de fonder une école pour former de jeunes architectes. Selon lui, l’architecture a pour rôle d’élever l’esprit et d’apporter un sentiment de joie. J’espère que vous progresserez avec fierté et confiance, et considérerez l’architecture de nos centres bouddhiques comme le reflet de nos efforts en vue de créer un nouvel idéal architectural pour le XXIe siècle et le prochain millénaire. Extrait d’un message adressé à la réunion générale des responsables, tenue conjointement avec celle des responsables de la jeunesse, des femmes et des livreurs du journal Seikyo, dans l’auditorium Toda à Sugamo, Tokyo, le 6 janvier 2013. Des représentants de la SGI venus de 19 pays et territoires étaient présents. (Paru dans D&E, n° 255, mars 2013, p. 18) Cette année marque le 85e anniversaire de la conversion des deux premiers présidents fondateurs, Tsunesaburo Makiguchi et Josei Toda, au bouddhisme de Nichiren, ainsi que le 70e anniversaire de leur arrestation par les autorités militaristes japonaises à la suite de leur refus de renier leur croyance. J’aimerais dédier le nouveau siège du mouvement Soka – qui deviendra le grand bastion du kosen rufu mondial [lors de son achèvement en novembre 2013] – aux présidents Makiguchi et Toda, restés fidèlement dévoués à la propagation altruiste de la Loi merveilleuse jusqu’au dernier instant de leur vie, en accord parfait avec l’esprit de Nichiren. Je suis fermement déterminé à m’acquitter de ma dette de reconnaissance envers les présidents Makiguchi et Toda et je souhaite que tous les pratiquants, en tant que disciples, couronnent l’achèvement du nouveau siège par de merveilleuses victoires. Cela correspond à la preuve factuelle. Le nom de chaque pratiquant sera conservé pour l’éternité dans ce nouveau bâtiment. Ces archives attesteront de la bonne fortune et de l’honneur qui orneront à jamais la vie de chacun d’entre vous, grands vainqueurs de la vie. Poser les fondations de la victoire Extrait d’un message adressé aux responsables lors de la commémoration du 3 mai, Jour de la Soka Gakkai et Jour des mères du mouvement bouddhiste Soka, au Hall Mémorial Toda à Sugamo, Tokyo, le 13 avril 2013. (Paru dans D&E, n° 258, juin 2013, pp. 9-10) Comme vous le savez peut-être, le nouveau siège de la Soka Gakkai est en construction [dans le quartier de Shinanomachi, à Tokyo]. La roche a été creusée très profondément pour installer les fondations, de façon à garantir la plus grande solidité possible au bâtiment. Un autre bâtiment de Tokyo (situé dans le quartier d’Hibiya) a été construit de la même manière – ses fondations ont été directement creusées dans ce que l’on appelle « la roche-mère ». C’est la raison pour laquelle les Forces alliées l’ont choisi après la Seconde Guerre mondiale pour y installer leur quartier général (QG). Un jour, à l’époque où M. Toda connaissait de graves problèmes dans ses affaires, lui et moi avons été surpris par une averse tandis que nous marchions le long de la rue avoisinant ce QG. J’ai levé la tête pour regarder le bâtiment, puis j’ai dit à mon maître que je ferai bâtir un jour un magnifique édifice comme celui-ci pour notre mouvement. Je garde de cette époque beaucoup de souvenirs marquants. Quoi qu’il en soit, dans un poème datant d’il y a de nombreuses années, j’avais déjà évoqué l’importance d’avoir une base solide : « Les fondations – faites-les profondes, profondes ; / creusez jusqu’à la roche. » En tant que pratiquants de la SGI, chacun d’entre vous œuvre, jour après jour, sans relâche, et déploie de constants et patients efforts pour réaliser kosen rufu. C’est ce qui rend notre mouvement si solide. Les fondations inébranlables pour la victoire – dans nos révolutions humaines personnelles et dans notre mouvement pour kosen rufu – sont le fruit d’efforts ardus, réalisés dans l’ombre. J’aimerais que la jeunesse, en particulier, tire fierté et confiance de cette vérité. Un célèbre dicton malgache dit : « Ne cherche pas à creuser dans la terre meuble. » Autrement dit, lancez-vous des défis ! Extrait de « Mai, le mois du vœu de maître et disciple », un épisode de la série « Notre voie éclatante vers la victoire » par Shin’ichi Yamamoto 2. (Paru dans le journal Seikyo, quotidien affilié au mouvement bouddhiste Soka au Japon, le 6 mai 2013 et dans D&E, n°259-260, juillet-août 2013, p. 33) Faisons toujours briller Le château du maître et du disciple, Plein d’espoir et de victoires ! […] Depuis la récente cérémonie de pose de la première pierre du nouveau siège de la Soka Gakkai (le 23 avril dernier), les travaux pour aménager l’intérieur du bâtiment progressent à grands pas. Des spécialistes des divers corps de métiers se sont réunis des quatre coins du Japon pour apporter leurs compétences. Un nombre véritablement impressionnant de personnes est impliqué dans ce processus de construction. Leurs efforts m’inspirent une profonde reconnaissance et je prie de tout cœur pour leur sécurité et leur bonheur. Le président fondateur du mouvement Soka, Tsunesaburo Makiguchi, a vécu dans le quartier de Mejiro, dans l’actuel arrondissement de Toshima, à Tokyo. Il a fait de sa maison un lieu de rendez-vous, où il partageait les enseignements du bouddhisme avec d’autres, et encourageait les pratiquants en proie à divers problèmes. C’est à partir de ce lieu qu’il a créé un courant régulier pour kosen rufu. Le deuxième président de la Soka Gakkai Josei Toda a, quant à lui, vécu dans l’arrondissement de Minato, à Tokyo. Mais comme il habitait près de la gare de Meguro, tout le monde parlait de « la maison de Toda, à Meguro ». Il se trouve que le quartier de Shinanomachi, dans l’arrondissement de Shinjuku, où s’élève notre siège actuel, se situe précisément entre les quartiers de Meguro et de Mejori. Je sais que nos deux premiers présidents se réjouiraient de voir l’achèvement de notre nouveau bâtiment. III. Des centres magnifiques dans le monde entier Discours prononcé à la réunion des responsables de la Soka Gakkai pour célébrer le 77e anniversaire de la fondation de la Soka Gakkai, au centre Ikeda du Kansai à Tennoji, Osaka, le 8 novembre 2007. Cette réunion s’est tenue en liaison avec la 32e réunion générale de la SGI et la 1re réunion générale du Kansai, pour célébrer le 55e anniversaire du mouvement de kosen rufu au Kansai. Un total de 20 représentants de la SGI venant de 60 pays et territoires participaient à ce séminaire d’automne de la SGI. C’était la première visite du président Ikeda au Kansai depuis sept ans. (Paru dans D&E, n° 193, janvier 2008, pp. 11-14) Nous comptons aujourd’hui 1 200 splendides centres de kosen rufu au Japon et 500 autres dans le monde. Ainsi, au Royaume-Uni, nous avons le grand centre culturel de la SGI-UK de Taplow Court situé sur un promontoire [surplombant la Tamise], à l’ouest de Londres. Bâti il y a plus de cent cinquante ans, le bâtiment central de Taplow Court a reçu la visite de nombreux invités éminents et de personnalités majeures de la culture au cours des ans, notamment des membres de la famille royale britannique et le Premier ministre britannique, Sir Winston Churchill (1874-1965). Le roi de Thaïlande Chulalongkorn (Rama V ; 1853-1910) y a fait un séjour prolongé. Chulalongkorn était le grand-père de sa majesté le roi Bhumibol Adulyadej, qui m’a fait le grand honneur de me recevoir en audience à trois reprises dans son palais de Bangkok. Nous avons parmi nous des pratiquants du Royaume-Uni et de Thaïlande. Bienvenue et merci d’assister à cette réunion ! Des pratiquants d’Allemagne sont également présents. Le centre culturel de la Villa Sachsen de la SGI-Allemagne s’élève sur les rives du Rhin (à Bingen, juste à côté de Francfort). Il se trouve dans une zone définie par l’Unesco comme « patrimoine mondial de l’humanité ». Victor Hugo s’est aussi rendu sur ce site et Goethe fit l’éloge de sa beauté. L’Association des châteaux allemands a vivement apprécié la façon dont nous avons restauré et remis à neuf ce château et m’a offert un prix spécial (en 2002). Richard von Weizsäcker, premier président de l’Allemagne réunifiée que j’ai rencontré, et avec qui j’ai eu l’occasion de dialoguer, a éprouvé le plus grand plaisir à visiter ce centre, en septembre 1995. Le centre culturel de la SGI Italie à Florence est aussi situé dans un bâtiment historique (la Villa di Bellagio) ayant appartenu à une grande famille de la Renaissance. Il est situé sur une route menant à Rome, la cité éternelle. Je ne me trompe pas, n’est-ce pas, chers pratiquants d’Italie ? [Les pratiquants italiens présents approuvèrent.] Le centre culturel de la SGI-États-Unis de New York est lui aussi situé dans un bâtiment historique datant d’il y a cent vingt ans (anciennement l’école Rand de sciences sociales, plus largement connue sous le nom de « Maison du peuple », un important centre culturel reconnu par le Conservatoire de l’État de New York, en 1996). L’éminent philosophe John Dewey s’est rendu à sept reprises dans ce lieu et a eu l’occasion de s’y exprimer. Le Centre culture-nature de la SGI-Brésil est situé dans la ville d’Itapevi, aux environs de Sao Paulo. Il possède de superbes parterres de fleurs magnifiques et d’une végétation tropicale. Je me souviens avec émotion avoir visité le centre avec mon épouse (en 1993). Suivons la grande voie du kosen rufu mondial durant toute notre vie, en nous rassemblant et en organisant des réunions dans nos splendides centres régionaux qui constituent autant de terrains d’entraînement pour la foi. En Afrique, le centre de la SGI du Ghana se situe dans la capitale, Accra. Les pratiquants ont bâti ce centre de leurs propres mains. C’est vraiment extraordinaire ! Le Jardin Soka des arbres de la bodhi en Inde s’étend approximativement sur 66 hectares et se trouve à une heure de route de New Delhi. Des paons sillonnent les terres de ce magnifique jardin couvert de multiples fleurs colorées et embelli par 3 000 arbres bodhi imposants à la végétation luxuriante. Nous avons donc un bel et solide ensemble de centres dans tout le Japon et dans le monde entier, dédiés à la paix, la culture et l’éducation. J’aimerais utiliser cette occasion pour affirmer que les fondations du kosen rufu mondial sont maintenant achevées et tout à fait solides. Nous avons aussi parmi nous des pratiquants pionniers de kosen rufu dans leurs pays respectifs depuis les débuts de notre mouvement. J’espère que vous, nos pionniers, continuerez à englober chaleureusement chacun et irez inlassablement de l’avant avec encore plus de vigueur et de fierté dans votre mission, la plus noble au monde. Sud de la France, Grandiose comme le ciel bleu Élargissons la solidarité, telle une grande montagne victorieuse ! Extraits de l’essai de Daisaku Ikeda, tiré de la série « Voyages inoubliables. Avec un cœur ensoleillé », publié dans le magazine féminin Pumpkin, en août 2023. (Paru dans Valeurs humaines, n° 156, octobre 2023, pp. 10 et 13.) Le centre de séminaires de mes amis, à Trets, offre une vue magnifique sur la montagne Sainte-Victoire, qui se dresse comme un immense paravent naturel, émergeant au lever du soleil. Ses surfaces de calcaire blanc se détachent sur le ciel azur, puis s’illuminent le soir dans la lumière dorée du soleil couchant. Le premier président de la Soka Gakkai, Tsunesaburo Makiguchi, a déclaré que les montagnes étaient des lieux qui forgeaient le caractère et le point de départ pour former des personnes de valeur. Notre centre de séminaires, avec cette vue sur la montagne Sainte-Victoire, haute de mille mètres et s’étendant sur plus de 18 kilomètres, est un point de départ où les compagnons de foi se réunissent, se déterminent à œuvrer courageusement pour la paix, et renforcent la solidarité entre les citoyens du monde. […] Lorsque j’ai quitté la France, je n’ai pas dit à mes amis français « au revoir », mais je leur ai dit : « Alors, pour l’éternité. » Cela parce que le cœur de mes amis et le mien sont éternellement unis. À Trets, nos amis d’Europe et du monde entier continueront à se rassembler pour étudier ensemble et s’encourager mutuellement, sous un ciel bleu limpide, le regard tourné vers la montagne Sainte-Victoire. Je suis de ceux qui croient que la montagne de la victoire et de la dignité de la vie, qui relie les peuples de la Terre, s’étendra à partir de la France vers le monde entier pour l’éternité.

Citations

Citations de Daisaku Ikeda – la vie et la mort

XXIX. La vie et la mort La prise de conscience et la compréhension de la mort améliorent notre état de vie. Lorsque nous sommes conscients de la réalité et de l’inéluctabilité de la mort, nous commençons à rechercher l’éternité et nous cultivons la détermination de faire le meilleur usage possible de chaque instant de notre vie. *** Naissance, vieillesse, maladie et mort sont des réalités inéluctables de la vie et des questions éternelles que l’humanité a tenté de résoudre. Comment créer les plus grandes valeurs possibles face à une réalité impermanente et en constante évolution ? C’est la recherche de réponses à ces questions qui a conduit à la naissance du bouddhisme. *** Le bouddhisme enseigne que les quatre souffrances − naissance, vieillesse, maladie et mort − font partie intégrante de la vie. L’essentiel est de ne pas se laisser submerger par elles. *** Le cycle des vies et des morts peut être comparé à l’alternance des périodes de sommeil et d’éveil. Tout comme le sommeil nous prépare à l’activité du lendemain, la mort peut être considérée comme un état dans lequel nous nous reposons et nous reconstituons pour une nouvelle vie. Dans cette optique, la mort devrait être reconnue, au même titre que la vie, comme un bienfait appréciable. *** La mort survient inévitablement pour chacun d’entre nous. Qu’il s’agisse d’un moment de dignité et d’honneur ou d’une fin pitoyable dépend entièrement de la manière dont nous menons notre vie actuellement, aujourd’hui même. En ce sens, le « moment de la mort » existe réellement dans le présent. *** Du point de vue de l’éternité, il y a peu de différence entre une vie « longue » et une vie « courte ». Ce qui compte, ce n’est donc pas la longueur ou la brièveté de notre existence, mais la manière dont nous la menons. C’est ce que nous accomplissons, le niveau de développement de notre état de vie, le nombre de personnes que nous aidons à devenir heureuses. *** La philosophie bouddhique de l’éternité de la vie n’est pas un moyen destiné à persuader les gens d’accepter leur mort ; c’est une vision réaliste et inébranlable de la vie, établie à travers une myriade de luttes contre les souffrances de la naissance, la vieillesse, la maladie et la mort. Elle nous apprend à affronter les dures réalités de la vie avec conviction et espoir ; elle nous enjoint de consacrer toutes nos actions et nos pensées au bien-être d’autrui, car le bouddhisme considère l’univers comme intrinsèquement bienveillant. En chérissant cette philosophie, nous pouvons transformer chaque difficulté en une source de puissance qui apporte de la joie dans notre vie. Les épreuves auxquelles nous sommes confrontés deviennent des ingrédients pour l’édification de notre caractère. Les difficultés deviennent le sol fertile dans lequel de nouvelles pousses minuscules surgissent et s’épanouissent. Chaque perle de sueur versée dans la lutte pour la perfection de soi et l’amélioration de notre société devient la source d’une plus grande énergie. *** L’expérience de la perte d’un être cher nous pousse à une compréhension plus profonde de la vie. Tout le monde craint la mort et en est attristé. C’est naturel. Mais en luttant pour surmonter la douleur et la tristesse qui accompagnent la mort, nous prenons conscience de la dignité et de la valeur de la vie et nous développons la compassion nécessaire pour partager les souffrances des autres comme si c’étaient les nôtres.

Étude bouddhique

La clé de la victoire future se trouve ici et maintenant

Cet été, le Japon et de nombreuses régions du monde connaissent des records de chaleur. Le Japon a été confronté également à une série de catastrophes naturelles causées par des pluies torrentielles et de violentes tempêtes. Récemment, le typhon Khanun a provoqué d’importants dégâts sur l’île d’Okinawa et dans la région d’Amami, et poursuit sa route destructrice vers Kyushu et d’autres zones situées à l’ouest du Japon. La plus grande prudence reste également de rigueur par rapport au typhon Lan qui devrait frapper le Japon dans les prochains jours 1. Je prie de tout mon cœur pour la sécurité de toutes les personnes habitant dans les régions touchées, afin que les dommages soient les moins importants possibles, et pour que la vie reprenne rapidement son cours normal. Je prie également pour que personne ne souffre de maladie à cause de la chaleur et pour la protection des cultures dans ces conditions extrêmes. Nichiren écrit : « Nous vivons actuellement dans une période de troubles où les gens ne peuvent guère agir [litt. où le pouvoir du peuple est affaibli]. » (Le corps et l’esprit des êtres ordinaires, Écrits, 1142) Réaffirmons notre engagement à renforcer et à rassembler le pouvoir des personnes ordinaires et luttons pour établir un monde paisible et prospère en nous fondant sur les principes humanistes du bouddhisme de Nichiren.   En japonais, mirai signifie avenir. Ce mot apparaît fréquemment dans les écrits de Nichiren. On lit par exemple dans la lettre intitulée Sur l’acquittement des dettes de reconnaissance : « Puisque la compassion de Nichiren est vraiment grande et capable de tout inclure, Nam-myoho-renge-kyo se propagera pendant dix mille ans et plus encore, pour toute l’éternité [mirai]. » (Écrits, 742) Dans son traité Sur l’ouverture des yeux, Nichiren déclare : « Shakyamuni, Maints-Trésors et les autres bouddhas avaient l­’intention d’assurer la propagation future [mirai] du Sûtra du Lotus pour le rendre accessible à tous les enfants du Bouddha dans les temps à venir [mirai]. » (Écrits, 290) Et dans sa lettre Sur les prophéties du Bouddha concernant l’avenir, il écrit : « Je vois que les prophéties du Bouddha s’appliquent à vous. Mais alors, que prophétisez-vous vous-même [pour l’avenir (mirai)] ?2 » (Écrits, 405) En fait, le mot mirai figure 175 fois dans la nouvelle édition japonaise des œuvres complètes de Nichiren (Nichiren Daishonin gosho zenshu). Le thème de l’avenir est également prépondérant dans le Sûtra du Lotus, qui clarifie une question essentielle : quel est l’enseignement correct à propager à l’âge mauvais qui suivra la disparation du bouddha Shakyamuni, et qui le diffusera ? Parce qu’il avait fait le vœu de garantir le bonheur éternel à tous les êtres vivants de l’époque de la Fin de la Loi, Nichiren surmonta les épreuves les plus inimaginables et révéla le cœur du Sûtra du Lotus qu’il représenta sous la forme du Gohonzon. Notre pratique bouddhique agit au présent et pour l’avenir. En accord avec l’enseignement selon lequel « si vous voulez comprendre les résultats qui se manifesteront à l’avenir, observez les causes créées dans le présent 3 » (Sur l’ouverture des yeux, Écrits, 283), il importe de semer de grandes causes aujourd’hui pour garantir une grande victoire à l’avenir. En ce sens, les responsables du groupe Avenir 4 sont des porte-étendards véritablement dignes de respect qui, par leurs efforts pour soutenir des jeunes successeurs, perpétuent les nobles actions du Bouddha.   Cela fait déjà un mois que les activités liées au « Mois de l’essor dynamique du groupe Avenir » [au Japon] ont commencé 5. Je suis profondément reconnaissant envers tous les précieux pratiquants qui, malgré la chaleur écrasante, continuent à prier jour après jour pour le bonheur et le bien-être de nos successeurs, les princes et princesses du mouvement Soka, et déploient des efforts admirables pour leur apporter la brise rafraîchissante de l’espoir et du courage. Je me réjouis également de suivre cette année les concours d’été du groupe Avenir. J’aimerais également exprimer mon plus grand respect envers ceux qui s’engagent dans la noble entreprise d’éduquer les enfants, ainsi qu’envers tous les membres du mouvement Soka qui soutiennent leurs efforts altruistes. En outre, je souhaite transmettre mes remerciements aux membres du département des éducateurs qui créent des espaces de soutien pour les parents en organisant des sessions d’échanges sur l’éducation parentale et d’autres activités analogues. Le 30 juillet, un cours d’été national du groupe Avenir s’est déroulé dans cette « citadelle pour la paix 6 » qu’est l’université Soka, et il a été retransmis en direct dans des centres de la Soka Gakkai à travers le Japon. Les voix des 25 000 collégiens et lycéens pratiquants participant à ce cours et entonnant le chant du groupe Avenir Les porte-étendards de la justice, résonnent encore avec force et intensité en moi. L’expérience d’une lycéenne de la préfecture de Kanagawa toucha toutes les personnes présentes. Cette jeune fille n’avait pas pu fréquenter l’école primaire et le collège de son choix mais, grâce au soutien et aux encouragements de ses amis au sein du mouvement Soka, elle développa la force de ne pas se laisser vaincre par les obstacles. Aujourd’hui, elle suit ses cours de lycée par correspondance et mène une vie heureuse en déployant des efforts admirables pour réaliser ses rêves d’avenir. Le premier à avoir fait briller la flamme de la foi dans sa famille était son arrière-grand-père, un ami très cher que je n’oublierai jamais. Nous nous sommes rencontrés pour la première fois en 1952 à une réunion de discussion que j’organisais à Kawasaki, dans la préfecture de Kanagawa. Il avait quitté la préfecture de Saga, sur l’île de Kyushu, pour Tokyo afin d’y poursuivre son rêve de devenir peintre. Un ami ­l’invita à participer à la réunion de discussion où je me trouvais. Alors que nous discutions, il me fit part de ses doutes sur ses chances de réussite en tant qu’artiste. Je lui répondis sans hésiter : « Testez la pratique du bouddhisme de Nichiren et devenez le meilleur peintre de tout le Japon ! » Il hocha la tête solennellement et décida de rejoindre la Soka Gakkai. Je l’ai encouragé à chaque fois que l’occasion se présentait. Il devint un artiste renommé et intégra le groupe des artistes dès sa création. À l’automne de sa vie, il occupa la fonction de directeur honoraire du musée d’art Fuji à Fujinomiya, dans la préfecture de Shizuoka. Une de ses œuvres est exposée à l’université Soka d’Amérique. Le jeune homme avec qui j’ai dialogué à cette réunion de discussion il y a tant d’années adopta la Loi merveilleuse et fit de sa vie et de son art un magnifique chef-d’œuvre. Aujourd’hui, la musique de la foi qui s’étend dans sa famille sur quatre générations résonne triomphalement. Il est certain qu’à travers toutes les épreuves de la vie les membres de cette famille ont apporté leur soutien et leurs encouragements à leurs amis de croyance. Alors qu’il est en exil sur l’île de Sado, Nichiren écrit en août 1273 une lettre à Shijo Kingo et à son épouse, Nichigen-nyo – des disciples à Kamakura qui luttaient contre la maladie de leur fille cadette, Kyo’o. Il leur dit qu’il prie les divinités du soleil et de la lune pour sa guérison à chaque instant de la journée (cf. Écrits, 415). Et il déclare : « Le malheur de Kyo’o se changera en bonheur. Faites appel à toute votre foi et priez ce Gohonzon. Qu’est-ce qui pourrait alors ne pas se réaliser ? » (Réponse à Kyo’o, Écrits, 416) Aucune famille n’échappe aux problèmes, et l’éducation des enfants est un défi auquel les parents du monde entier sont confrontés. Il peut arriver que des difficultés inattendues frappent nos familles ou nos enfants. Mais nous avons Nam-myoho-renge-kyo, pareil au rugissement du lion ! Nous avons le Gohonzon, à propos duquel Nichiren écrit : « C’est ma propre vie à moi, Nichiren, qui devient l’encre sumi avec laquelle je calligraphie le Gohonzon. Vous devez donc croire en ce Gohonzon. » (Réponse à Kyo’o, Écrits, 416) Quand nous faisons apparaître une foi courageuse, « le malheur se changera en bonheur » (Réponse à Kyo’o, Écrits, 416). C’est une certitude. Nous pouvons transformer n’importe quelle difficulté en bonne fortune pour nos familles et nos enfants. Telle est la force de la foi et de la pratique qui « changent le poison en remède », enseignée il y a 750 ans par Nichiren, le Bouddha de l’époque de la Fin de la Loi. L’été est une période propice pour soutenir les personnes de valeur. Je garde d’innombrables souvenirs des bons moments passés à étudier et acquérir des connaissances avec des membres du groupe Avenir au cours des nombreux étés passés. En août 1982, un festival de la paix et de l’espoir se déroula à Tohoku, dans la préfecture de Miyagi. Je revois clairement les joyeux sourires des quatre mille membres du groupe Avenir, les « émissaires de l’avenir » et les trésors de notre château des personnes de valeur de Tohoku, chantant et dansant gaiement ensemble sous le soleil de l’été. J’ai applaudi leurs spectacles enthousiastes et je leur ai dit combien leur lutte courageuse et confiante pour la paix sur la grande scène de la société et du monde au XXIe siècle serait ma propre victoire dans la vie, ma récompense pour tous mes efforts et mon travail intense. Ils se sont magnifiquement développés à la hauteur de mes espoirs et, en tant que noyau central de l’organisation de Tohoku, ils ont joué un rôle décisif dans la reconstruction après le séisme et le tsunami de mars 2011. Ils continuent toujours à ce jour à servir courageusement leurs concitoyens. Un bel avenir n’apparaît pas au hasard. C’est le résultat de notre résolution intérieure à chaque instant. C’est la raison pour laquelle il est essentiel que nous encouragions sincèrement la personne à nos côtés. Puis, nous devrions continuer à avancer ensemble, en luttant en harmonie, aujourd’hui et encore demain. Seuls ces efforts constants et soutenus peuvent façonner un avenir radieux.   « Quel est le mode de vie correct ? » C’est la question que j’ai posée à mon maître, Josei Toda, il y a soixante-seize ans en août [1947], durant notre première rencontre. J’avais alors 19 ans. Sa réponse fut très claire : « C’est bien de réfléchir au mode de vie correct mais vous feriez mieux de tirer le meilleur profit de votre temps en testant la pratique du bouddhisme de Nichiren. Vous êtes jeune. En pratiquant, vous vous retrouverez tout naturellement sur le bon chemin de la vie ! » Ma vie témoigne de la justesse de ses paroles. Le cœur plein de gratitude, j’ai rédigé les douze volumes de La Révolution humaine et les trente volumes de La Nouvelle Révolution humaine pour laisser une trace écrite de ce qu’est la voie correcte de la vie, que j’ai suivie en harmonie avec la Loi merveilleuse, mon maître, mes compagnons de croyance et la Soka Gakkai. Il y a trente ans, le 6 août 1993, j’ai commencé à écrire La Nouvelle Révolution humaine dans la préfecture de Nagano. J’ai choisi la date anniversaire du lancement de la bombe atomique sur Hiroshima – correspondant à la première utilisation d’une arme nucléaire – pour commencer mon roman que j’ouvre avec les mots : « Rien n’est plus précieux que la paix. Rien ne procure plus de bonheur que la paix 7. » Dans cette œuvre de trente volumes, j’ai relaté l’histoire de la lutte commune pour la révolution humaine de nos compagnons bodhisattvas surgis de la Terre au Japon et dans le monde, qui luttent inlassablement pour le bonheur de l’humanité et une paix durable. Nichiren ferait à coup sûr l’éloge de cette « merveilleuse histoire [qui perdurera à l’avenir] » (cf. Écrits, 503). Je suis convaincu qu’à travers ce roman, je pourrai engager un dialogue éternel partout et en tout temps avec les jeunes qui perpétueront l’esprit de maître et disciple des trois présidents fondateurs de la Soka Gakkai. Durant ses années de formation, Shakyamuni put contempler l’Himalaya, la chaîne de montagnes la plus élevée au monde, tandis que Nichiren portait son regard sur l’immensité de l’océan Pacifique, le plus vaste océan du monde. Aujourd’hui, nous sommes en mesure de transmettre à nos jeunes amis du groupe Avenir, qui se développent magnifiquement, le soleil du bouddhisme des personnes ordinaires, le plus important de tout l’univers, et la terre sans limites des bodhisattvas surgis de la Terre, c’est-à-dire le fondement de la victoire du peuple. Que cela soit pour nous une source de fierté et d’espoir infini. Alors qu’il était confronté à une tempête de critiques, M. Toda déclara un jour : « La lutte que nous menons aujourd’hui portera ses fruits dans cent ou deux cents ans. » Même si, aujourd’hui, personne ne comprend notre mouvement, affirma-t-il avec aplomb, l’Histoire montrera que j’ai raison. Je me souviens d’avoir partagé ces mots de M. Toda avec Mikhaïl et Raïssa Gorbatchev, l’ancien président soviétique et son épouse, qui hochèrent la tête et sourirent pour exprimer leur accord. Le temps est maintenant venu de nous fixer un nouveau défi en vue de créer un meilleur avenir – allons à la rencontre des autres, créons des liens avec une personne puis une autre ! Soutenons des successeurs de valeur, avec la conviction que la clé de la victoire future se trouve ici et maintenant !

Messages SGI

Répandre la lumière de la révolution humaine pour changer le destin de l’humanité

Je suis absolument enchanté d’accueillir tous nos nobles jeunes responsables du kosen rufu mondial réunis ici aujourd’hui [pour participer au cours d’étude destiné à la jeunesse de la SGI]. Il ne fait aucun doute que Nichiren, le Bouddha de l’époque de la Fin de la Loi, est conscient des efforts considérables que vous, mes précieux amis, avez déployés pour surmonter de nombreux obstacles et défis et venir jusqu’au Japon, et qu’il vous applaudit. Je suis certain qu’il fait également l’éloge de vos familles et de vos camarades qui vous ont soutenus et vous ont souhaité le meilleur voyage possible, en déclarant : « Comme votre bonté est grande ! Plus solide encore que la vaste terre, plus profonde que le grand océan ! » (Le Sûtra du véritable acquittement des dettes de reconnaissance, Écrits, 944) Applaudissons chaleureusement tous nos amis pratiquants, qui sont unis dans l’idéal de « différents par le corps, un en esprit », en leur adressant nos prières pour le développement de kosen rufu et l’harmonie, la sécurité, la paix et la prospérité dans leurs pays et territoires. Aujourd’hui, pour célébrer le 10e anniversaire de l’achèvement du Hall du Grand Vœu  de kosen rufu [en novembre prochain], je voudrais encourager nos citoyennes et citoyens du monde du mouvement Soka, les bodhisattvas surgis de la Terre, en leur présentant trois calligraphies de ma main, qui contiennent le mot « grand ». La première s’intitule « Grande Lumière ». En mars 1954, mon maître, le deuxième président de la Soka Gakkai, Josei Toda, a créé un bureau de la jeunesse dans notre organisation, dont il m’a nommé responsable. À cette occasion, il m’a donné l’orientation suivante : « Les jeunes du mouvement Soka, qui adhèrent à la philosophie de la vie selon laquelle notre vie et l’univers ne font qu’un, qui reconnaissent que le soleil, la lune et les myriades d’étoiles se trouvent en nous-mêmes, devraient s’employer à ouvrir considérablement leur état de vie et devenir la force motrice pour planifier et concrétiser tous les aspects de kosen rufu ». Grâce à des efforts acharnés, dans l’unité de maître et disciple, déterminé à faire honneur à la confiance que mon maître avait placée en moi, j’ai fait jaillir la lumière d’une nouvelle vague de création de valeurs et accéléré notre majestueux mouvement de transmission de la Loi merveilleuse. L’année prochaine marquera le 70e anniversaire de cette nomination dans ma jeunesse. J’en appelle maintenant à vous tous et toutes, mes jeunes disciples bien-aimés du Japon et du monde entier : Mes jeunes amis, à votre tour, devenez les responsables de la jeunesse de la nouvelle ère ! Je compte sur vous pour tisser un magnifique réseau, toujours plus vaste, de personnes partageant les mêmes principes et brillant de l’éclat de la révolution humaine. Avec la passion et la force de la jeunesse, défendez le droit à la vie de toute l’humanité et répandez une vive lumière dans la vie des gens et dans la société ! La calligraphie suivante s’intitule « Grande Compassion ». Dans Sur l’acquittement des dettes de reconnaissance, Nichiren dit : « Puisque la compassion de Nichiren est vraiment grande et capable de tout inclure, Nam-myoho-renge-kyo se propagera pendant dix mille ans et plus encore, pour toute l’éternité. » (Écrits, 742) Dans Le recueil des enseignements oraux, il est dit : « La “grande compassion” [du Bouddha] est comparable à la bonté et à la compassion d’une mère pour son enfant. Actuellement, il s’agit de la bonté et de la compassion de Nichiren et de ses disciples. » (OTT, 43) Personne n’incarne cette grande compassion héritée de Nichiren plus profondément et chaleureusement que les femmes de la Soka Gakkai. Ainsi, notre mouvement pour kosen rufu, grâce au partage de la Loi merveilleuse dans un esprit de compassion, se poursuivra pour toujours sans que rien ne puisse l’arrêter. Dans nos sociétés où tant de personnes ressentent la souffrance glaciale et la désolation que cause la solitude, il semble crucial de suivre l’exemple des membres du département des femmes et jeunes femmes unies, en allant vers les autres avec un courage synonyme de compassion pour les inviter au dialogue, et en puisant notre sagesse dans une prière bienveillante. C’est ainsi que nous répandrons sur la planète le réseau lumineux et riche d’espoir de la famille Soka, qui offre l’exemple d’une culture de paix. La dernière calligraphie s’intitule « Château des grands monarques ». Dans une lettre adressée à son jeune disciple Nanjo Tokimitsu, qui s’était mis en première ligne pour le protéger, lui et la communauté des pratiquants, pendant la persécution d’Atsuhara 2, Nichiren a raconté l’histoire de Shakyamuni dans une existence passée, alors qu’il était un grand roi nommé Couleur-Or. Le royaume était en proie à une longue et grave sécheresse et, pour sauver le peuple affamé, le roi Couleur-Or distribua tout ce qu’il possédait, partageant soigneusement les dernières mesures de riz de ses réserves. Puis, il implora les cieux de le laisser prendre sur lui toutes les peines et les souffrances de son peuple et de mourir à sa place. Les divinités célestes entendirent son appel et firent tomber la douce pluie de l’immortalité, qui fit revivre le peuple (cf. Le riche Sudatta, Écrits, 1094-1095). Rien n’est plus puissant que le « cœur d’un roi-lion » (cf. Lettre de Sado, Écrits, 305) – l’esprit d’une personne qui chérit la Loi merveilleuse et œuvre avec une dévotion inlassable et désintéressée à l’avènement de kosen rufu, pour le bonheur des gens et pour la justice. Nous avons le pouvoir d’activer les fonctions protectrices de l’univers, de revitaliser la vie des gens et de bâtir un monde de trésors, qui concrétise l’idéal de Nichiren : « établir l’enseignement correct pour la paix dans le pays ». Protégeons résolument le château toujours victorieux de Soka, le château des personnes ordinaires qui se consacrent au bonheur et à la paix, construit par nos nobles pionniers avec une foi d’une force indestructible. Et, avec tous les Shin’ichi Yamamoto du globe qui ne cessent de se développer, faisons le serment d’assurer la victoire et la prospérité éternelles du « Château en or des grands monarques » qu’est la Soka Gakkai, l’organisation qui s’est engagée à transformer le destin de l’humanité.