La Première Guerre mondiale fait rage. Il est alors commun de justifier sa nécessité. Se dressent alors certaines personnalités qui refusent, par l’écrit et par l’action, de se résigner à cette réalité mortifère.
Édouard Herriot, figure de la IIIe République, ministre à de multiples reprises et maire de Lyon de 1905 à 1957, débute le second tome de ses mémoires le jour du déclenchement des hostilités, le 1er août 1914. Un choix qui n’est pas anodin. Les premières pages sont transcrites directement du journal de l’édile, sans modification apparente. Il y décrit les mesures d’urgence que les services municipaux de Lyon doivent mettre en œuvre pour faire face à la situation. Le 27 août, il reçoit...


