Autour de La Nouvelle Révolution humaine – La transformation du karma
Dans cet épisode, datant d’octobre 1960, le président Ikeda est à Washington et encourage une pratiquante qui vient d’avoir un grave accident domestique. « Le bouddhisme nous enseigne le principe de l’allègement des rétributions karmiques. Autrement dit, grâce à la pratique, nous pouvons transformer un lourd karma négatif, accumulé durant nos vies passées, et n’en subir en cette vie-ci que des effets très atténués. Votre accident d’aujourd'hui pourrait illustrer ce principe. Vous avez peut-être été sauvée d’une catastrophe bien pire. Il est important de vous consacrer à la pratique avec cette conviction et la reconnaissance qui en découle. Cela vous ouvrira le chemin du courage et de la bonne fortune. Mais en même temps, je vous en prie, prenez la décision de ne plus avoir d’accidents et de faire preuve de la plus grande vigilance pour les éviter. Si nous pensons que nous serons protégés simplement parce que nous pratiquons, tout en nous laissant aller à la négligence, on ne peut pas dire que nous pratiquons correctement notre croyance. Au contraire, c’est justement parce que nous pratiquons que nous devons constamment rester vigilants, en faisant tout notre possible pour éviter les accidents. C’est cela, la véritable croyance. Si nous pratiquons de cette manière le pouvoir de notre Daimoku se manifestera sous forme de sagesse et de bonne fortune. » (La Nouvelle Révolution humaine, vol. 1, chap. 4 « Lumière de la bienveillance », p. 202) Dans une réunion d’étude au Japon, en 1978, le président Ikeda encourage les pratiquants en racontant la campagne du chapitre Kamata, dont il avait été nommé conseiller en 1952, qui s’était soldée par un grand succès à la fois en termes de propagation et par les nombreuses victoires obtenues par les pratiquants dans leur vie personnelle. « En tant que disciple, j’ai décidé de me dresser et de me lancer dans l’action avec l’esprit de ne pas ménager ma vie. J’ai décidé tout particulièrement de me fixer un objectif personnel en ce mois de février, mois de naissance du président Toda, notre grand dirigeant de kosen rufu. Et j’ai encouragé les pratiquants à lutter de toutes leurs forces pour présenter le bouddhisme à de nombreuses autres personnes. Les pratiquants de Kamata ont entendu mon appel. « Quand nous décidons de dépasser nos limites pour répondre à notre maître, le courage et la joie jaillissent de notre vie. Je voulais que les pratiquants de Kamata réalisent cela. « De plus, j’ai encouragé à maintes reprises les pratiquants à engager cette lutte afin de transformer leur karma et leur état de vie. Tous étaient aux prises avec de graves problèmes, financiers, de santé ou autres. « La finalité de notre pratique bouddhique – notre prière et nos actions pour partager le bouddhisme – consiste à transformer notre karma pour devenir heureux. Les activités de la Soka Gakkai sont faites pour notre bien. Il n’y a pas de souffrance qui ne puisse être surmontée grâce à nos efforts dans la prière et la propagation du bouddhisme. M. Toda était catégorique sur ce point. « C’est pourquoi j’ai insisté sur le fait que chaque pratiquant devrait saisir l’opportunité de cette campagne pour créer une nouvelle brèche dans la résolution de ses problèmes personnels, montrer la preuve factuelle par ses bienfaits et le changement de son karma. Par-dessus tout, je voulais que tous les membres du chapitre deviennent heureux. Ou plutôt, en tant que conseiller du chapitre, je sentais qu’il était de ma responsabilité qu’ils le deviennent. « Tous les pratiquants ont pris la ferme décision de transformer leur karma, de faire surgir leur combativité et se sont mis à déployer de grands efforts. Ils se sont volontairement lancé des défis dans la prière et les dialogues sur le bouddhisme. C’est ainsi que le nombre de personnes qu’ils ont encouragées à rejoindre la Soka Gakkai s’accrut de jour en jour, à un rythme étonnant. « Puis, les uns après les autres, ils ont commencé à obtenir des bienfaits comme surmonter une maladie ou trouver enfin du travail après une période de chômage. À chaque réunion de discussion, de nombreux pratiquants partageaient leurs expériences de bienfaits. En entendant leurs histoires, le nombre de personnes qui eurent le désir de rejoindre la Soka Gakkai et de pratiquants qui décidèrent d’accomplir de plus grands efforts pour partager le bouddhisme ne cessa d’augmenter. « Quand une vague de bienfaits et de joie se répand, cela crée un formidable élan pour nos activités. « Je me suis consciemment efforcé de rappeler sans cesse aux pratiquants que l’objectif de nos activités est d’affronter nos souffrances et notre karma, et de les transformer. Telle était la force motrice derrière les activités de chacun. « C’est parce que tous les pratiquants luttaient courageusement pour propager le bouddhisme, mus par leur sincère désir de répondre à leur maître tout en relevant le défi de transformer leur karma, que le chapitre Kamata est parvenu à un développement considérable. » (La Nouvelle Révolution humaine, vol. 26, chap. 4 « Avancer avec audace » p. 390-391) Il est facile de recevoir de petits bienfaits en pratiquant le bouddhisme de Nichiren. Mais obtenir le grand bienfait de changer son karma est une tout autre affaire. Il n’est en effet pas possible de changer notre karma si nous n’examinons pas profondément la véritable nature de notre esprit et de notre caractère – pour œuvrer ensuite à polir notre vie et à accomplir notre révolution humaine. Dans ce but, il est nécessaire que nous nous consacrions de tout cœur à notre mission pour kosen rufu – une tâche qui exige que nous récitions Nam-myoho-renge-kyo avec une foi résolue, que nous nous lancions des défis face aux obstacles et que nous nous efforcions d’éliminer l’injustice. (La Nouvelle Révolution humaine, vol. 12, chap. 1 « Fraîcheur de l’espoir », p. 54-55) « Il est important de conserver une foi telle l’eau qui coule, en persévérant, avec une humble détermination. Nous devons polir et fortifier notre vie, et cultiver une conviction absolue dans la foi. Si nous y parvenons, nous sommes alors capables de faire jaillir une force extraordinaire au moment crucial. » […] « Sur le plan individuel, “le moment crucial” est celui où vous découvrez que vous-même ou un être aimé êtes atteints d’une grave maladie, ou lorsqu’il arrive un accident imprévu, quand vous perdez votre travail ou que votre société fait faillite. De tels événements sont la manifestation de votre karma depuis le passé infiniment lointain et constituent des opportunités de changer le cours de votre destinée. « Un autre exemple de “moment crucial”, c’est lorsque notre foi est mise à l’épreuve et que nous rencontrons des oppositions, comme au moment où la Soka Gakkai a été persécutée ou confrontée à des difficultés. La seule manière de devenir heureux consiste à établir un état de vie aussi indestructible qu’un diamant, et à le faire briller. Les obstacles et l’adversité sont les meilleurs outils pour polir et forger votre vie. « Par conséquent, les époques de grandes persécutions représentent une occasion parfaite pour nous de changer notre karma et de transformer nos conditions de vie. Voilà pourquoi nous devons avoir le courage de faire face à de telles attaques. Nous ne devons pas être lâches. » (La Nouvelle Révolution humaine, vol. 14, chap. 3 « Vents violents », p. 204-205) « Le bouddhisme de Nichiren Daishonin nous permet de transformer le lieu où nous nous trouvons maintenant en une “terre de la lumière éternellement paisible” et d’y construire un palais de bonheur. Pour cela, il vous faut transformer ce karma qui vous fait souffrir […]. Le seul moyen pour y parvenir est de changer radicalement votre état de vie. Si vous changez votre état de vie, votre environnement se mettra tout naturellement à changer lui aussi. C’est le principe de la non-dualité de la vie et de son environnement (esho funi). Un grand palais de bonheur existe dans notre propre cœur. La foi est la clé qui ouvre la porte de ce palais. » (La Nouvelle Révolution humaine, vol. 1, chap. 1 « Soleil levant », p. 47) « Pour établir une terre joyeuse et prospère, déclara Shin’ichi, il faut tout d’abord que chaque personne qui s’y trouve transforme fondamentalement son karma. Cela entraînera, par la suite, la transformation du pays dans son ensemble. » (La Nouvelle Révolution humaine, vol. 13, chap. 4 « Terre de bonheur », p. 288)