
Jade, jeune femme engagée dans le mouvement Soka, a ressenti une grande joie et un nouvel élan en s’ouvrant davantage aux autres, dans le cadre des activités bouddhiques. Récit.
« Un dialogue de cœur à cœur mène à une réelle compréhension, et cet échange de vie à vie aide chaque personne à faire surgir un énorme potentiel. 1» Cet encouragement de Daisaku Ikeda décrit exactement ce que j’ai pu vivre avec mon aînée dans la foi. Autonome et indépendante, je n’ai jamais trop aimé demander de l’aide ou des conseils aux autres, soit parce que je trouvais des solutions rapidement à mes difficultés soit parce que je ne voulais pas déranger avec mes « petits défis ».
Cette façon de « faire seule » a changé quand j’ai accepté la fonction de responsable région, et de faire équipe avec mon binôme femme. Si, jusque-là, je demandais rarement de l’aide ou des conseils à mes aînées (qui restent toujours disponibles pour moi !), le fait d’agir en binôme m’a permis d’accepter le soutien de quelqu’un. En venant régulièrement pratiquer chez moi , elle m’ a aidée dans la réalisation de mes objectifs.
Ces rendez-vous m’ont appris à m’ouvrir beaucoup plus. J’ai commencé à partager mes combats et mes souffrances, et à demander plus de soutien pour réciter Daimoku ou pour étudier, quand j’en avais besoin.
Tout cela m’a aussi permis de voir l’état de vie vraiment vaste et joyeux des aînés. Rien ne leur semble trop difficile ou impossible à réaliser mais plutôt joyeux, léger et naturel. Cela m’inspire à développer, moi aussi, un tel état de vie toujours plus large, ainsi qu’une confiance indestructible dans le Gohonzon et la Loi.
À travers cette relation, je sens aussi que j’ai renforcé mon lien avec toutes les femmes aînées de ma région. Je ressens toujours une grande joie d’être avec elles, moi qui avais tendance à ne faire des activités qu’au sein de la jeunesse. Agir ainsi me permet d’approfondir ma reconnaissance car, même si nos aînés sont très souvent là quand nous en avons besoin, j’essaie de me rappeler que leur présence n’est pas un dû, mais une grande action de bienveillance et de compassion. Plus largement, je développe et manifeste de la reconnaissance envers chaque pratiquant, membre de ma famille et toute personne de mon entourage. Ce qui me permet finalement de ressentir une profonde joie.
Pour moi, c’est important d’oser demander des conseils ou du soutien à nos aînés parce qu’ ils nous l’apporteront et que les combats à leurs côtés sont toujours plus légers. « La philosophie de la vie et les mots d’encouragement dans la foi que les aînés partagent sans prétention avec les jeunes resteront à coup sûr gravés dans leurs cœurs purs 2. »


